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 Chez Mithridate, le médicastre

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MessageSujet: Chez Mithridate, le médicastre   Lun 21 Fév 2011 - 8:23

Chez Mithridate, le Médicastre




L'homme où plutôt le vieillard qu'il paraissait aux yeux d'autrui, était d'une maigreur a faire peur, quant sa peau d'une blancheur de mort faisait ressortir ses deux prunelles d'aciers. Ses cheveux, eux, du moins, le peu qu'il en restait, était semés dru mais si rare que l'on voyait son crâne, faisant contraste avec sa si longue barbe grise et frissonnante.

Il vivait reclus dans une bâtisse qui paraissait tout aussi délabrée que lui. Enfin une bicoque… quelques planches, un peu de torchis et il avait défini que cela serait sa demeure, son lieu de travail et de recherche. Il avait appris à se servir de plantes, il y avait bien longtemps, dans sa jeunesse auprès d’un homme du nom de Gabopossum, cela le faisait sourire quand il y repensait, laissant alors découvrir des dents jaunies par le temps, et l’abus de certaines herbes. Il avait été à une époque le médicastre de ce village…époque bien lointaine, et sûrement oublié de tous !

Il était dans son antre, jouant entre des fioles, écrasant différentes herbes pour tenter de faire des cataplasmes, mélangeant aussi bien du Lupunis Albus, du Symphytium autrement appelé Consoude, pour tenter de soigner les plaies suppurantes, quand il entendit frapper à sa porte, qui osait venir le déranger ?! Lui qui fut pratiquement passé au bûcher pour avoir tenter d’extirper le mal d’un jeune garçon âgé d’à peine 10 ans, souffrant de douleur de ventre, ah pour sur à cette époque, on lui faisait confiance, soigner les plaies et les bosses de ces misérables humains, même une fois on l’avait appelé pour aider à naître un veau… mais depuis l’accident, tel un exclu il avait vécu, nul n’osant venir lui demander conseil, ou soin…

Cela remontait il y a quelques 10 printemps maintenant, l’enfant du nom de Fidèle, souffrait de maux de ventre, il se tordait de douleur, vomissait triples boyaux, et plus aucun n’aliment il ne pouvait ingérer. Quand on lui avait amené, bien trop tardivement malheureusement, l’enfant n’avait plus que peau sur les os, un visage blafard, une expression de mort dans les yeux. Il avait commencé par l’examiner, apposant les mains sur l’endroit de la douleur, ce qui eut pour effet d’engendrer des cris effroyables. Malgré l’emploi de cataplasmes de mélange d’herbe à tisane, un peu de Benoîte, d’Epurge, et de Menthe Pouliot, espérant ainsi faire passer ces douleurs, et le purifier de l’intérieur, l’enfant continuait à s’éteindre doucement, mais irrémédiablement, jusqu’au jour, ou il ferma définitivement les yeux et que plus un souffle ne sortir de son corps. Il avait donc rendu cette enveloppe charnelle aux parents, qui avait juré de lui faire payer son incompétence, par tous les moyens possibles…

Depuis ce jour, il était appelé Mithridate, du fait qu’il avait su trouvé les herbes et potions pour se remettre d’une tentative d’empoisonnement attribué à la famille du jeune garçon décédé de maladie, qu’il n’avait pu sauver.


Il laissa alors tel quel son travail, se dirigeant vers la porte en traînant les pieds, et ronchonnant,
m’en va t’les faire déguerpir, pfff j’veux pas être dérangé, j’pensais qui z’avait compris d’puis l’temps !

Il ouvre alors le battant de la porte, et l’entrouvre passant juste son visage, ne voulant point qu’on puisse apercevoir son antre. De son angle de vue, il apercoit une chariote, et devant lui, une femme, regard qui se glace quand il lance


QUOI !

Tenter de contourner l’obstacle de ce corps et regarder plus avant, apercevoir une autre femme, puis encore une. Elles voulaient quoi ses donzelles, encore des filles qui veulent de cette herbe...

c'est par la la route ! Fichez l'camp maintenant !

Il finit alors par claquer sa porte en marmonnant

t'façon, c'est dangereux ces plantes à force, ça fait dérailler l'ciboulos....






A peine quelques pas de fait, que le bruit envahit sa bâtisse, il ne voulu point entendre, se remit à sa table de travail pris d’un main son mortier rond et de l’autre son pilon est écrasa le mélange, ses doigts n’étaient plus aussi agiles que par le passé, et serrer le pilon lui donnait des douleurs abonni nables mais plus les bruits montaient, plus il écrasait avec force. Ses phalanges devinrent blanches, il serrait les dents, il sentait sa patience mise à dure épreuve, l’avait donc pas compris la donzelle, il ne voulait pas entendre, non ! Plus entendre ! Il avait faillit passer à trépas la dernière qu’on avait requit son aide, il n’avait pas envie que cela ne se reproduise non !

Puis il entendit cette voix hurler


Lily-es a écrit:

S'il vous plait, s'il vous plait, ouvrez-moi... Vous un médicastre, vous ne pouvez pas laisser une femme souffrir et peut-être mourir !! ce n'est pas possible

Se lever, se diriger vers la porte, l’ouvrir avec violence, faisant alors trébucher la femme, jeter un regard s’imaginant la voir s’effondrer au milieu de la carré, manquerait plus qu’elle se fracasse le crâne sur le sol…

Jeter un œil vers la chariote, voir une tête dépasser, sa blancheur n’avait pas d’égal à la sienne, se retournant il lança


Vous pensez que j’vais la porter seul ! Ou qu’on va la charcuter dans la rue !


S’avancer, regarder l’intérieur de l’attelage, pas de mioche, juste des traces de sang, son sang lui ne fit qu’un tour

Vous vous moquez sales gamines, pas d’nourrisson la d’dans !

Il allait faire demi tour, rentrer chez lui et refermer sa porte quand il vit beaucoup de sang sur la couverture, la lever alors, regarder et découvrir entre les jambes de la femme allongée beaucoup de sang, lever les yeux vers elle, son visage exprimait encore la douleur, les marques profondes que seules ou presque un accouchement laissait. Il se radoucit légèrement

Bon tu t’actives on la rentre !

Il parlait comme si il s’agissait d’un animal, sans aucune considération pour cette personne, on voulait qu’il soigne… qu’il guérisse… alors fallait bien qu’il regarde, et pas dans la rue qu’il pouvait faire.

Il monta dans la chariote, en ronchonnant


Pfff l’est tout frêle, comment veux tu qu’elle porte, va encore être pour moi…

Il passa un bras derrière la malade, lui lançant

Marcher ! Vous savez encore ou faut porter ?



Marmitonne

Plein les bottes ! Enfin… façon de parler parce que la Marmitonne, été comme hivers, c’est avec des poulaines qu’elle trimballe sa carcasse. Carcasse est le mot juste, vu que la vieillerie l’emporte tout doucement, mais n’allez pas croire qu’elle est fragile pour autant, car derrière cette apparence, c’est un vrai roc !

Marchande de légumes sur la grande place centrale à Moulins ;


Pa’ce que la, on y entends tout c’qu’on veux, et on ne loupe rien de c’que les z’aut’ veulent nous cacher !
et lavandière mais seulement de son propre linge
Bin, y peuvent aussi s’tremper les mains dans la flotte geler du lavoir, les z’aut’ hein ?! f’rait beau voir qu’j’sois la seule à m’chopper des ang’lures tiens ! Y croiront donc qu’on va tous les servir ?!! manqu’rait p’us qu’ça tiens !

lavandière donc, afin, bien sur de pouvoir raconter à loisir ce qu’elle a vu, et entendu à toutes les gueuzes qui sont là aussi à astiquer parfois même, les braies des nobliaux qu’elle-même s’amuse à entacher.
Hééééééé nan !!, jamais qu’elle raconte des sornettes !
Pensez donc, ce n’est pas son genre de fabuler, juste, qu’elle voit des choses étranges parfois, et qu’elle en fait ses propres conclusions.


Z’aller pas m’dire qu’il est courant d’voir un maire prendre un bain d’boue dans une marre, alors qu’il avait parlé avec la tiote la, celle qui cherchait mari c’est sur ! , pour tourner en rond comme ça dans la ville.. elle s’disait : infirmière la gueuze !! mon n’œil ouais ! Sauf qu’le maire l’a gobé tout ça ! et qu’il en a eu les sens à la r’tourne, et qu’il l’a écouté, c’est sur aussi ça, sinon, jamais qu’il s’rait allé s’bauger comme les cochons ! Et l’pire dans tout ça, c’est qu’il est marié le bougre !! et a une mioche à lui en plus !!! Tsss, si c’est t’y pas malheureux qu’tout ça… j’vous l’dit moi, les bonzhommes, y sont tous pareils ! Suffit qu’un jupon s’frotte un tiot peu à eux et zouuuu, y perd’e leur ciboulot !!
Quoique, j’en connions qu’y sont pas des bonzhommes mais qu’c’est du pareil au même.. parce que , on dira c’qu’on voudra, mais la Marthe.. celle la aussi ,c’est un cas ! M’enfin, j’pourions en écrire des histoires… voui, mais là, c’est surtout un banc qu’j’voudrions ! pour r’poser mes pauv’ jambes qu’ont fait que marcher pendant cinq longs jours entiers pour voir , en plus, une pauv’ loque !!

Tsss, c’est pareil çui là, comme si qui pouvait pas m’refilions sa r’cette pour m’soulager mes mains ! Saloperie de vioque qui pense qu’à lui tiens, encore !
Ô j’me doutions qui doit cacher bin un grand s’cret pour s’être ainsi coupé du monde entier ! Et j’pensions bin savoir quoi qu’ c’est ! J’ai même entendu dire qu’la Aglaé l’a disparu en même temps qu’lui , mais elle, binn, l’étions pas toute seule qui paraitrait… Un batard, vo’la quoi elle allait faire plus loin, pa’ce que l’Mit – Mé di cas tre – comme qui veux qu’on dise ! Bin, lui, fut, un temps où c’est qu’les donzelles qui soignait ! et surtout celle qu’était d’la taverne d’la porte Rouge…- Si vous voyez quoi j’veux dire…- et qu’l’Aglaé, s’est bin la bas qu’elle travaillait !! Enfin… pou’ un travail… Encore d’la débauche quoi …
Tsss, en attendant, le vl’a au fin fond d’son trou comme un rat ! Comme si c’était aisé d’faire autant d’lieues pou’ une pauv’ dame comme mouai..


Hochement de la tête de droite à gauche. Soupir. Sur, le vieux médicastre ne pensait vraiment pas à la si tendre Marmitone, et surtout à ses pauvres jambes, qui- s’en plaignait elle toujours – avaient tant de peine à la supporter.. Bon, certes, si il n’y avait eu que ses jambes qui ne la supportaient pas… en effet les trois quart du village se forçaient de plus en plus à ne pas dégoiser un seul mot quand ils venaient acheter ses légumes,- car malgré tous, ils restaient de meilleures factures que chez les autres marchands- où même quand ils passaient à proximité de son étal, mais allez donc savoir pourquoi, jamais personne ne lui disait franchement le fond de leur pensée.. Aussi, nul doute dans l’esprit de la vieille, on l’aimait, l’appréciait, et l’attendait même chaque jour au lavoir afin de connaître enfin qui : « de celui çi à engrosser celle la » où qui : « de celle la est grosse de celui çi alors que le mari a été vu, ivre mort à la sorti du bauge à lanterne rouge !! » où encore mettre le doigt sur le vrai père d’une mioche, qui ressemble nullement à son géniteur présumé.. La Marmitone savait toujours tout sur n’importe quoi, et son esprit aiguisé lui permettait ainsi de faire des relations insoupçonnables entre certaines choses, conséquences, ou personnes. Un don pour elle, une pénurie pour les habitants !

Cinq long jours de marche, bâton en main pour, disait elle, y prendre appui ; mais surtout, pour se défendre des malandrins si ils leur venaient l’envie d’aller voir sous ses jupes.. – car bien sur, cette brave dame ne songeait nullement qu’à lui seul son regard si, euhh, doux ? Pénétrant ? Enivrant peut être ? Où tendre plutôt ! breff, loin d’elle la pensée qu’un seul de ses regard suffirait à figer sur place, toute personne qui la croise, et ne donnait aucune envie de compter fleurette.– et voici à présent cette chére, aimable, courtoise dame à proximité de ce que certains -dont elle – disaient ; la porcherie du Mit, qui désignait un semblant de manse..

Une chariote ? La surprise passée très rapidement, elle comprend que le bougre n’est pas seul.. Et bien sur, voici que Marmitone s’interroge, et que bien vite, son cerveau s’active à la vitesse de la lumière pour y déloger une explication à sa façon..

Ôhhhh, voila qu’il fait dans l’invitation à présent ! Les filles d’la Porte rouge viendriont jusqu'à chez lui maintenant ?!! Faut qu’je voyions ça d’ plus prêt !


[i]De plus prêt en plus prêt, la fatigue qu’elle disait ressentir, soudainement envolée comme feuilles au vent ; ses pas précautionneux pour n’éveiller aucun bruit, la dirige vers une des croisée aux vitres- malheureusement pour elle- impénétrables tant la crasse y est présente.. Marmonnement mental, tout autant que grognement, décidé cependant d’en savoir bien davantage, elle estime que le mieux du « flagrant délit » est encore d’ouvrir grand la porte et de surprendre tout le monde !
Quelle ne fut pas sa surprise !!! La porte, elle était déja grande ouverte, mais c’est ce qu’elle vit à l’intérieur qui lui fit ouvrir des yeux ! des yeux !!

Trois donzelles ! rien que ça ! Et même pas sur la paillasse !! nannnnn !! su’ la table !!! Bon diouce ! Si j’m’attendions à ça ! Et la toute jeune qui sourions en douce, en plus !! Qui soulevions les jupons !! Bon Diouce de bon diouce !! Mais quoi donc qu’elle faisions ?! Vl’a qu’elle la frottions aussi ?!!!!

La de son « examen » , la donzelle complètement affalé, les jambes à l’air se mit alors à parler…Sans prendre note des derniers mots, la Marmitone comprit de suite de quoi, il en retournait !

Bon diouce ! Alors c’est l’Aglaé qu’étions d’retour ?! Et vl’a la Batarde ?! Et l’Mit , le pére !! Mais y z’ont t’y pas honte d’lui faire ça à la p’tiote ?!! Une famille de débauché entière !!

Rapide regard vers une quatrième personne, une femme encore…
Et ca qu’y qu’c’est donc ?! la frangine c’est sur ! Mais pas du même père en plus ! Et binn, et binn la ; Marmitone, j’croyions bien qu’t’as tiré l’pompon !!!

[i]Sans s’apercevoir que sa bouche restait bée, tant la stupeur de la vision qu’elle avait sous le nez, les yeux, les pieds, breff, la vision de folie devant elle, l’avait littéralement sciée.. Elle ne bougeait pas, ne dit mot, resta simplement coite, sur le seuil de la porte.. les bras ballants parce que le Mit souriat a tous va, et de surplus papouillait tout autant…




Le Mithridate


Il laisse faire le nettoyage, palpant toujours ce ventre qui lui semble bien vide, émettant juste des humm….des mouais… de temps en temps, puis un vent lui caresse le visage, il lève la tête, regard des mauvais jours, vers la nouvelle venue… et quelle venue ! La cagneuse comme il l’appelle, posée là dans l’embrasure de sa porte ! Lui qui n’avait jamais de visite, voila que dans la même journée on aurait cru les festivités ducales qui s’annonçaient à sa porte, alors qu’il mire la cagneuse voilà qu’il entend les prières s’élever… Lever les yeux au ciel... rien ne lui sera épargné ce jour, de cela il en est convaincu.

Mit connaît Marmitone depuis... en remontant dans sa mémoire, cela fait bien 10 automnes !
Oui, c'est bien ça, le gamin est mort - une terrible chose mais personne n'aurait pu le sauver, c'est ainsi... - En tout cas depuis ce drame, le village l'avait exclu, et considéré comme le diable en personne. Un reclus, voila comment il dû vivre, durant deux longues lunes seul chez lui. Mais le manque de chandelle, l'obligation de se ravitailler l'avait obligé à se rendre au bourg. Sa première sortie au milieu de ses villageois, il s’en souvient comme si c’était hier.

La trouille, celle qui se devine dans ses pas incertains, et ses viscères se tordent en tout sens. Faire vite ! Faire vite ! Se le répéter, agir tel un automate, mouvements saccadés, pas pressés, tête basse et n'aspirer qu’à se retrouver à l'abri de ces quatre murs, la, où, personne ne vient plus le voir, la; où, le silence règne, mais surtout la paix. Mais cette hantise de se faire de nouveau agressé est là, malgré tout il espère, en son fort intérieur, que le temps a son oeuvre, que cette sombre histoire est tombée aux oubliettes…

C'est la qu'il la vit…Ou plus précisément : entendu… un langage… ce langage...
Le sourire en coin ne peut que s'afficher sur sa mine qui pourtant restait sombre jusqu'ici, mais; ouïr ce franc parlé... Il n'était pas le seul a l'avoir entendu au vu des regards qui se tournent vers elle, la dame, dirons nous, plutôt cagneuse...
Se plaindre ? Pire que cela même, elle en veux a la terre entière, mais surtout a ceux qui lui avait dérobé, volé affirmait elle, des écus sonnants pour des remèdes de charlatans !
Ohh, il ne faisait pas bon s'appeler guérisseur avec elle, car apparemment, elle en avait fait un bon nombre, mais d'aucun n'avait réussi a soulager sa pauvre carcasse

La foule aime cela, une rixe possible, l’arrivée de la maréchaussée, enfin une distraction. Bien des regards et des esgourdes suivirent toute la scène de près. Lui, se fait discret, et attend quelques temps tout en écoutant. Le marchand ambulant d’après les dires n’était qu’un charlatan, mélangeant n’importe comment les herbes, et en faisant soit disant des baumes….
Doucement, devant les dernières vociférations de la " vieille" à son soit disant guérisseur, la foule s'agglutine, puis devient même impressionnante. Et puis, qu'apprécie cette foule entre tous ? De la diversion, voila enfin de quoi se tordre de rire, voir une vieille s'en prendre a un jeunot, prête à lui arracher les tripes, quoi de meilleur après une dure journée de labeur ? N'est pas ce pas pour cela que tous vont à la taverne le soir ? Oublier sa propre misère... Voir les autres " se pouiller" ....Et là... la scène devenait de plus en plus charmante. La maréchaussée...
Voila de quoi faire rire certains badauds, quand d'autres s'enfuient comme des voleurs…
Ceux qui restent ne manquent rien du spectacle, quant a Mit…

Il s'était mis à l'écart, avait rabattu sur sa tête sa capuche, mais ne voulait pas manquer cela non plus, après tout ce temps passé seul dans sa chaumière, cette distraction lui donnait baume au coeur !
Tout le contraire était pour le marchand ambulant qui se faisait incendié

A l'en croire la " cagneuse" il devait planquer de la ciguë ou de la belladone afin d'en finir avec certains " patients" trop pénibles, et puis surtout, ces soit disant remèdes, ne devait contenir que de l’eau, certes aromatisés, mais pas forcement par des plantes... Elle y avait plutôt décelé un arrière goût d'eau de vie de prune sur l'un d'entre eux…
Le scandale était mené bon train, la maréchaussée se gaussait, mais dû intervenir quand la cagneuse commença à lever une main maladroite dans lequel une pierre s'y tenait...
La foule fut dissipée, la vieille obligée de se calmer, et la carriole du marchand promptement emporté aux portes de la ville pour une fouille en règle...
C'est a ce moment que Mit intervint…

Comment expliquer son geste ? Même lui n'aurait su le dire... la solitude peut être, mais surtout, avant toute chose, il avait l'envie de guérir les autres au plus profond de lui... Ne pas supporter cette souffrance quand il peut l’amoindrir, ou du moins essayer de la rendre plus vivable.

Pas simple à accoster la mégère, quant à lui certifier qu'il pouvait lui venir en aide...

Elle ne croyait plus rien, ni personne, et comme elle disait : j'en ai fait le tour, merci beaucoup !

Alors simplement, il lui avait fait cadeau d'un de ces onguents, un de ceux qu'il voulait échanger contre un affûtage de sa hache... Tant pis pour la hache, avait il songé alors, car les mains qu'ils voyaient sur la vieille, lui faisait mal a lui même
Ce fut leur première " rencontre"... D'autres s'en suivirent, directement chez lui, une fois par saison, elle descendait le voir. Le voir, ou avoir ses onguents ? Les deux cela il le savait ! Mais Il avait appris à la connaître au fil des saisons.
Qu’en pensait il ? C’était sans importance, elle était sa seule visite, et il savait surtout à quoi s’en tenir avec celle là, elle adorait jaser sur tout le monde.
Des faits véridiques ? ? Peut-être... Il vivait trop reculé pour les vérifier. Mais pour sur qu’elle avait la langue bien pendue, et à chaque visite, elle lui en racontait encore et encore. Ce divertissement lui convenait bien, même si il savait que sa vie devait aussi être décriée par elle-même à d’autres….

Et à présent le début de l'automne l'emmenait une fois de plus chez lui... Elle avait bien choisi son jour, faut le dire... Légèrement énervé quand il entendit quelqu'un l'appeler... Réveil en sursaut, grognement, marmonnage dans sa barbe hirsute en regardant de nouveau la jeunette :


T'arrêtes de m'appeler Messire, la gamine !, j’suis Mit et point barre !

Il allait quand même pas essayer d’être gentil, pas son genre, la solitude l’avait rendu sauvage. Puis soudain, ses sourcils se fronce perplexe, l’homme est contrarié par un ennemie invisible. Alors son gros index noirâtre vient fouiller scrupuleusement l’intérieur de son nez, quand ravi le sourire aux lèvres, il trouve l’intrus qui le démangeait. Bien vite cependant il reprend son palpage, s’essuyant le doigt au passage l’air de rien, en commandant d’une voix qu’il veut grave et ne donnant droit à aucun commentaire:

Elle est vide ! Faut s’reposer maintenant, et nettoyer,
Toi ! tu bouges ton c.. et tu fais chauffer d'l'eau dans la marmite ! C'est pas plus dur que faire des mioches, tu sauras faire ça quand même nan ?!


Le regard dur se posait alors sur la donzelle qui depuis son entrée n'avait fait que de geindre sans lever le moindre doigt. Avait-elle peur de se salir ? Ahh oui, demander de l'aide, l'avait l'air fortiche, mais pour le reste, rien ! Sur qu'il allait laisser passer ça le Mit, elle allait devoir s'y camper tout autant que l'autre qui avait déjà commencé à décrasser la souris délirante.
D'un pas sur, il lui fourra d'office la marmite dans ses pognes, montra l'âtre, puis l'extérieur en lui dictant deux mots:


Feu, Eau !

Si elle captait rien avec ça, il lui resterait plus qu’à lui faire boire une décoction d'un autre de ses remèdes pour aiguiser les esprits lents... Puis enfin, il se retourna vers celle qui nettoyait, du moins qui avait essayer et de son ton tout aussi " sympathique" lui quémanda sarcastiquement :

T'Trouves que c'est propre ca ?? J't'en foutrai du travail…... du travail bien fait moi ! t'vas m'faire le plaisir de nettoyer !! t'sais c'que ca veux dire ou faut qu'en plus j'te montre ?!

Comme pour l'autre souris, il lui fourra des linges dans ses mains, la regarda droit dans les yeux, puis dicta :

eau chaude à faire chauffer, et lavage ! Après ça, tu pourras p'tete enfin la badigeonner d'onguent qui la calmera ta gagneuse !

D'un pas lourd, il se dirigea vers une étagère emplie de fiole en tout genre, cependant c'est sans aucune hésitation qu'il attrapa le petit pot en faïence qu'il déposa sèchement sur la table en, une fois de plus, dictant d'une voix sonore :

Miel, Mandragore... et pis aut' chose, t'as pas intérêt à en met' trop si tu veux pas qu'elle nous lâche, compris ?! J'ai d'la visite, tu fais ça, pendant qu'l'autre souris fait chauffer l'eau. J'peux vous laisser ? C'est pas trop vous d'mander ? T'façon, t'as pas l'choix, tu fais, c'est tout !


Sa voix était passée par tout les tons, de l'impératif à la raillerie, son visage n’était plus le même, il était stoïque, regard droit dans les mirettes de jeunotte, se demandant si elle saurait faire…

Les plantant là, il alla vers la porte et fit signe de la tête à Marmitone d’entrer, zieutant dehors afin de s’assurer, que nul l’autre ne viendrait encore en cette journée. Ronchonnant
, pas de visite pendant des lunes et d’un coup…. Pfffff.



Marmitonne

La Marmitone avait fini par fermer la bouche. Pour sur, elle n'avait pas vraiment envie d'avaler une de ses sales mouches à vers qui grouillaient dans l'endroit.
Par contre, ce qu'elle entendait bien malgré elle, - car pensez vous, elle ne prêtait nullement attention à tout cela hein ?! Pas son genre de faire dans le " tape l'incruste" , et c'est bien malheureusement que ces yeux s'étaient rétrécis au possible pour ne laisser transparaître que deux fentes qui par la force des choses, ne ratait rien du spectacle - et que donc, ces esgourdes oyaient des choses qui contredisaient les faits..

D'Aglaë, le nom qui fait son apparition est soudainement Lili... Alors certes pour revenir dans l'coin incognito, l'Aglaë à sacrement bien fait d'changer son nom hein ?! Mais nan de diouce, elle a vraiment pas réfléchie bin longtemps pour aller "pêcher" çui d'une Lili.. Des "Lilis", y en a à foison dans les bouges ! Tiens y en avait même une à Moulins, dans l'temps ! quoi qu'elle est d'venue.. pff, qu'importe d'ailleurs, ces filles la, ça mérites rin de rin !
Mais passons, y a quand même un p'tit " truc" qui chiffonne la Marmitonne... C'est qu'la Lili, la.. l'parait sacrément jeunette... l'aurait t'y pas trouvé un r'mède pour effacer la vieillerie... f'rait t'y pas encore en plus, un peu dans la sorcellerie la mégère... Ca l'étonnerai pas plein, plein ça, à la Marmitonne...
Pour celle qu’est étendue sur la table à s’montrer à tout va, bin, pas d’doute, c’est la batarde, restes l’autre… Une drôle celle la, une asperge qui reste figée comme un piquet comme si un balai lui était planté bien profondément dans l’fondement.. elle bouge pas, ne dis rien ; ahh si tiens ! v’la qu’elle cause, ou plutôt qu’elle baragouine quatre mots à fendre l’âme.. Nan de diouce, elle prends l’Mit pou’ un nigaud ! Sur qu’y va sortir son mouchoir pou’ essuyer ses larmes tiens ?!



Tel un serpent visqueux, les pensées de Marmitonne se tordent sournoisement dans son esprit échafaudant sa propre vérité qu’elle tient pour argent comptant. Sur d’elle , et de son « examen » elle est certaine qu’Aglaë est belle et bien de retour, que de surplus, elle fait dans la sorcellerie, et pour couronner l’ensemble, qu’elle balade ses deux bâtardes, dont une, n’est pas très fraîche pour l’heure.. Vu encore ce qu’elle a compris, l’Aglaë leur à montré l’metier, comme on dit, enfin, métier est un grand mot bien sur, d’la débauche, toujours et encore, et v’nant d’elle on pouvait pas s’attendre à mieux t’façon… Quand soudain…

Les choses s’accélèrent, le Mit fait dans ce qu’il s’est faire de mieux, -soit dit en passant- à savoir, la rudesse, la brusquerie, la sauvagerie, voire même la grossièreté.. C’est qu’il sait sacrément bien recevoir le vioque ! La est bien tout son art !!.. Bon, c’est pas tout ça, mais la Marmitonne, n’est pas v’nu pour r’garder les z’aut’ s’papouiller hein ?! et elle commence léger à trouver l’temps long, comme quoiqu’il en soit, elle avait capté ce qu’il se tramait ici, elle était surtout très pressé a présent, d’aller raconter tout ça ailleurs.. Bon certes aussi, elle avait un joli étalage de « vérité » à raconter au vioque, même si ça, au final, c’était pas spécialement ce qu’elle trouvait des plus réjouissant, cause qu’il connaissait quasi plus personne à rester tout seul dans sa, euhhh, son boui boui ! ouais, c’est bien ça ! M’enfin, elle ça lui permet, d’étendre un peu ses fils, telle une vieille araignée, et de repartir avec ses pots d’onguents, tant efficaces ; alors autant passer l’temps en papotant de tout et de rien hein ?!

Bon, ça y est, v’la l’Mit décidé à bouger son fessier crados vers elle, en se faisant sermonner par la gamine en plus ! Et la, pour Marmitonne, c’est le grand sourire assurée, elle va s’prendre une torgnole si elle continue comme ça la mioche ! Enfin, ça, c’est les histoire du vioque hein ?! Il se pointe donc, et forcement, faut qu’il en rajoute à espionner derrière son dos, comme si quelqu’un voudrait v’nir dans l’coin qui pue à 3 lieues à la ronde… Tsss, j’sais pas c’qui crois çui la, m’enfin, vieux comme qu’il est, on l’re’fras pas.. Encore trois pas de coté, et d’un signe de tête, il lui montre ….
bin voyons ! Fallait s’en douter, l’endroit le plus cradouille, c’est pour elle ! Tsss, une n’honte c’te vioque ! Une n’honte ! Même pas l’banc ! Et vas y donc que j’peux pas r ‘poser mes pauv’ vielles jambes qui m’supportent plus.. Bon allez Marmitonne, t’échappe aussi à son tord boyaux d’première qui t’met toujours l’estomac en javel.. Et pis la, à quatre pas de l’âtre, t’auras bin chaud.. R’garde pas par terre surtout, sinon, tu t’en va déballer tripes et boyaux..

Et c’est ainsi que Marmitonne se retrouve nez à nez avec le bougre qui en fouette d’ailleurs, et pas que de la bouche.. Bon, elle ne le quitte pas des z’yeux, la seul chose qu’elle lui trouve d’agréable à voir, des yeux d’un bleu si perçant, qu’on croirait que le ciel du Sud s’y est invité. Pou’ l’reste, c’est que la grisaille des pays du Nord, pou’ sur ! Breff, il dénote pas de son intérieur celui la, et l’endroit qu’il a choisi pour « parlementer » est précisément celui ou trône tout un tas de vieux pots emplie dont ne saurai que dire tant les champignons à l’intérieur ont prit le dessus, de vieilles herbes, anciens légumes qui restent méconnaissables tant la décomposition est avancée, des asticots aussi tiens ?! C’est nouveau ça, à moins que.. , bref, c’est limite son tas d’fumier en somme, et tout ça pas loin du feu, ça en dégage de l’odeur, et pas d’la bonne, j’vous prit d’croire ! Bon, Marmitonne à présent, c’est le nez qu’elle essaie de fermer, et un bref salue de la tête de sa part donne le bonjour. Bin quoi ? Ca lui suffit bien à c’vieux fou ! Puis elle se « lance » :


Bin, t’as pas préparé mes r’medes ? Ceux d’d’habitude ! C’est les trois gamines qui t’mettent les sens à la r’tournent que tu m’les apportes pas direct ?! Oh l’Mit ?! Toi , mon vieux, tu files un mauvais coton ! T’as vu qui qu’est chez toi un peu ?! T’l’a t’y pas r’connu en plus ?! Nan de diouce, j’peux pas y croire ça ?!

Et voila, deux, trois, bon allez d’accord, quatre mots et voila Marmitonne partie sur sa lancée, et quelle lancée.. voyez plutôt !


T’es pas mieux qu’le vieux du moulin du bout du village, toi ! T’sais t’y pas quoiqu’il a fait ?! J’te l’donne en mille ! Il a mis une jeunette dans l’moulins ! Voui Monsieur ! Une jeunette ! Et pour une bouchée d’pain qu’elle l’a eu l’moulins qu’y paraitrait !! Si y a pas anguille sous roche la d’sous ! Va pas falloir me dire l’inverse tiens ! La pauv’ Simone, si elle voyait ça d’la où qu’elle est, sur qu’elle doit en grogner ! Ca ; pour sur qu’on aurait pas vu ça d’son vivant à elle ! C’est qu’elle savait l’tenir l’Alphonse au moins ! Et maintenant.. Pffft ! p’us rien de rien ! Une gamine.. nan de nan quand même.. Tiens, c’est pareil que l’aut’ la ! L’manchot d’l’auberge, tu vois d’qui j’veux parler où bien ? En tout cas, çui la, y paraîtrait aussi que sa main qu’il a perdu, c’est pas pou’ les raisons qu’il a dite.. nan, de nan, mouai j’en ai entendu d’aut’ version qu’la sienne.. Des bandits qui disaient hein ?! Mouais, bin l’bandit, j’croyions bien qu’c’etait surtout lui, et d’ailleurs, y continue encore ! T’sais quoi qu’il fait dans son taudis ? Il y a enfermé une donzelle qui paraîtrait ! Voui Monsieur ! Une souris ! Bonne pou’ pâture ! Et pas tout seule en plus ! Il a une tauliere qu’il l’aide dans son bouiboui ! T’rends t’y compte ! Et pou’ pas avoir d’ennui, binn, l’taulier a réussi a s’faire élire procureur ! La belle affaire que ça hein ?! Ni vu, ni connu, comment que j’t’embrouille tout ça ! Et puis, par derrière, il dit qu’il fait dans l’charitable ! Tout ça pa’ce qu’il a r’cueilli une mioche avec sa bestiole.. Tu parles, quelques jours plus tard, c’est une autre souris qui est v’nu d’mandé asile ! Alors, on m’la fait pas a moi, tu l’sait hein ?! Et j’paris même que la souris, binn c’est une maitresse au manchot, et qu’la gamine, c’est sa batarde ! T’façon, j’lavais r’connu sans son bras çui la, il est même sacrement bien connu à Moulins par les vieux, et des mioches, il en a dans tout l’royaume qui paraitrait ! Des r’connus, des disparus, mais pas un avec lui ! Oh voui, c’est un sacré drole çui la ! Faut s’en méfier !

Ohh voui , il s’en passe de sacrement belle dans l’village ! tu d’vrai y descendre plus souvent, ça t’dérid’rait ! Tiens, c’est pareil la, j’sais pas si tu l’sais, mais çui qui t’leve tes dimes et l’toutim, bin, il est d’l’église aussi ! Encore un qu’est défroqué j’suis sur ! Pou’ sur qu’c’est pas l’paradis qui s’ouvrira d’vant lui, et c’est les portes d’l’enfer qui s’ouvriront avec tous l’or qu’il amasse ! Tss, si c’est pas honteux encore, d’voir ça ! L’église l’est plus comme qu’elle était ! Aristote a foutu l’camp , mon pauv’ ! Y s’fait payer bonbon, avec tes sous à toi ! Y s’en ont rien à faire d’la misere, et pourtant, elle coure les rues ! C’est même honteux à voir, et faut la voir aussi la mioche qui hurlait au coin d’la rue des tanneurs ! Elle disait qu’elle avait perdu ses parents ! Bin si ca s’trouve, son pêre s’est p’tete même le manchot tiens ! Ou alors.. Nan de diouce, c’est p’tete le diacre ! On l’a pas vu s’pointer l’bout d’son nez à lui ! Y s’fait discret pour une fois ! C’est quand même étrange ! Et c’est un sergent qu’est v’nu r’metre de l’ordre ! Bin tiens ! Tu vois ! J’te l’dit, l’sergent l’est a la botte du curé ! Et hop la, encore un qui fait dans le : ni une, ni deux, j’t’embrouille tout ça ! Oh, nan de diouce ! J’en ai des choses a t’raconter ! Oh, tu sais t’y pas, tu t’souviens aussi d’la…



Sifflet coupé… Voila que la donzelle se plante entre eux deux, alors qu’ils sont en grande conversation.. Froncement de sourcils de la Marmitone, regard des mauvais jours- donc, de tous les jours – qui se plantent dans les prunelles de la souris irrévérencieuse à souhait, les mots suivent alors sans d’autre forme de proces :

Dis donc l’Aglaë ! T’crois t’y pas qu’j’t’ai pas r’connu ! Va t’en donc t’occuper d’ta batarde pour l’heure ! T’vois t’y pas qu’on est occupée nous autres ! Tes manières d’harengère c’est pas pour ici ! Allez files voir ta gueuze avant qu’elle pleure sa mère !

Retour du regard dans celui du médecin, avant de continuer

Comme si une donzelle d’la sorte allait faire la lois par chez nous hein ?!

Lévres retroussées, sourire plein de hargne, la Marmitonne en avait encore tant et tant à raconter…
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