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 [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.

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MessageSujet: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:38







                           




          Labrit : Mi  juin 1460







- Prit l'eschampe !

La dague qu'il lança rageusement alla se planter dans la poutre porteuse de la cheminée.

- La conchia ! Ferra Puta ! Gore pissoue !  Me vergoigner de la sorte ?! Moi ?!! Par le cul Dieu ! Je jure que  je vais la retrouver et lui faire broster l'brau ! J'vais faire jointure à ma façon, qu'elle va en hurler la bordelière !

Dans la chaumine déjà en désordre, il balança d'un revers d'avant bras, tout ce qui était sur la grande table en bois. Gobelets, assiettes, plats froids, s’éparpillèrent sur le sol dans un bruit assourdissant faisant monter davantage sa colère quand Umare ; son chien se servit allègrement des restes . Lui, reprit le fil de ses pensées en faisant mille et un pas de long en large de la pièce principale.
Eulalie  était partie. Bien sur il l'avait pourchassé, mais l'avait raté par faute d'un cheval cagneux. Il en remâchait encore.  Son cri de rage au milieu de cette forêt n'avait pas réussi à le calmer, pas plus que sa lame égorgeant l'animal fautif. En transe, les iris haineuses,  rageuses, il continua ses allées et venues en rugissant à voix haute :




-   L'esforcer ! Et si cela ne lui suffit pas, j'l'enherbe où l'esmoignone ! Elle pourra plus  prendre  l'eschampe une fois eshanchée !

- Bon...... avant........ faudrait que je saches où elle met les voiles........
- La caillette......l'a pas pensé que j'avais des amis qui allaient de villes en villes...... au grès des foires......   A eux......Va me falloir leur parlementer ...... leur raconter une fable du genre qu'on m'a enlevé ma promise.  Oui, c'est ça......... leur raconter que je la recherche........ qu'elle est.........  je ne sais où.......  enlevée par un godelureau........Que si il la voit, il me le dise pour que je la ramène au bercail..................

- Dans une taverne après plusieurs chopes de bière........... une mine patibulaire pour arranger les dires............ils y croiront à la fable..............



Plus serein d'avoir trouvé une solution, il ramassa un gobelet , prit une bouteille de Floc qu'il posa sur la table. Tout en s'asseyant il ressassa une fois de plus.

- La  conchia ! Quand je pense qu'elle m'a coûté 500 écus !   500 écus pour une ; qui este en dar ! Tu parles d'une affaire tiens ?!

Puis se servit à boire, renifla un grand coup, retrouva son sourire en coin en sachant que demain, il irait voir  Jean la tronche ; le Bègue, Charles le radin ;  Henri le précieux ; le Puisard ; Arnoult le Pecheux, et pourquoi pas aussi Antoine la patte folle. Ceux là éclusaient le Royaume de foire en foire. Ce serait un manque de chance certain si ils ne la croisaient pas.  



      Le lendemain en taverne

- Non ? Prit l'eschampe ? Avec un godelureau ? La paltonière !
- On t'la r'trouvera bien, va, et on fêtera tes noces !
- Mais ca va prendre du temps !
- Pas forcement, suffit d'un coup d'chance .
- T'parles , j'ai jamais eu d'chance moi !
- Toi ?  m’étonnes  pas, avec ta tête de musardeau du Diable !
- Allez Loriot, on va la r'trouver . A nous tous, on connaît pas mal de monde, qui connaît du monde qui en connaît d'autre... Elle pourra pas filer entre nos mailles , à moins qu'elle soit morte..


Il hocha de la tête à l'affirmative, et resservit ses compagnons déjà fort imbibés tout en jubilant intérieurement d'avoir réussi à les mettre de son coté. Il la retrouverai, à cette heure, il en était certain.






Vocabulaire voyez ici et encore , ici.

          Drôlesse                  Femme effrontée et méprisable
          Prendre l'eschampe  : Fuir                                
         Conchia                    : Merdeuse
         Ferra Puta                : Fieffée s.alope
         Gore Pissoue            : Truie pisseuse
         Vergoigner               :  Faire honte
         Broster le brau         :  Mordre la poussière
         Faire jointure           : Accoupler
         Bordelière : débauchée
         Esforcer :  Violer
         Enherber : Empoissonner avec des herbes
        Esmoigner / Eshangé:  Mutiler / Estropié
        Caillette : Sotte
        Estre en dar : Ne servir à rien
        Paltonière : Prostituée
        Musardeau du diable :  Niais du diable
[/quote]


Dernière édition par Admin le Mar 21 Fév - 17:26, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:41

Loriot_la_verole a écrit:





      Gascogne, Labrit : Début d'année 1461



Les personnes avaient été convié à ouvrir grands leurs yeux et leurs oreilles, ils lui avaient promis, mais Loriot savait ce qu'était promesse d'un commerçant, cependant, avait il le choix ? Lui même allait d'Est en Ouest pour les foires du Sud , mais jamais il ne montait plus haut vers le Nord, une perte de temps et d'argent, selon lui. Le temps s'écoulait sans aucune nouvelle, la fin d'un été, puis d'un automne , début d'un hivers...... Sa hargne n'en était que plus grande, la paillarde se planquait sacrement bien.

- Je la retrouve et la vends ! Elle sert a rien de toute façon...... autant se faire du blé …........Le marché des blanches se porte mieux que celui des bestiaux ! Je pourrai en tirer facilement le double de ce que je l'ai acheté ….... Suffit de descendre voir les Maures …....... Y raffolent des blanches …......... Mais avant ça, je lui laisserai un dernier souvenir......... Parbleu ! Elle va se faire bigorner le portrait ! Faut lui apprendre à vivre a c'te gourgandine ! Elle filera droit , ensuite ! Foi d' Loriot !

La table trembla sous son coup de poing rageur et feutra un frappement quand une faible voix se fit entendre derrière la lourd bois de la porte d'entrée.

- Looo...looo...riot Ou......v'e..

Inutile que le type derrière se présente, il était reconnaissable bien facilement; Loriot ouvrit la porte à la volée, attrapa le parchemin que le bègue lui tendait et l'invita à entrer d'un signe de tête.

- Sert toi à boire, lui signifia t 'il en lisant le début de la missive. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres à la lecture des écrits. Le bègue avait mit par écrit tout un rapport sur la fugueuse. L'endroit où elle se trouvait........ qui elle côtoyait........ce qu'elle faisait de son quotidien...... tout y était détaillé............. une véritable mine d'information.........


- Plus rapide d'avoir mit par écrit..............Alors comme ça...........elle est en terre indépendante........... Pas si caillette que ça.......la donzelle............Bien....... ne me reste plus qu'à trouver......... un armateur …..........qui à l'intention de faire voile vers…..... Regard qui se pose un instant sur les écrits........ Brest .

Il posa le parchemin sur la table, le caressa un instant songeur puis se tourna vers le Bègue plus ravi qu'il ne l'avait jamais été depuis longtemps . Enfin, il vida quelques godets en le remerciant d'une bonne tape sur l'épaule avant de le congédier sous prétexte qu'il avait un voyage à organiser.
Le temps était venu.


Des le lendemain son baluchon fait, plus une jolie bourse emplie d'écus sonnants et trébuchants qui pourvoirait à son excursion, vêtu de ses habits les plus solides et sombres pour de telles expéditions ; il chevaucha jusqu'à Bayonne ; sur ses quais, il y trouverait un navigateur, faisant voile vers la destination voulue. Un nom résonnait dans un coin de sa tête depuis la veille au soir : Toto dangely, le navigateur.
L'homme en question était manchot, il ne devait donc pas, passer inaperçu. Reste qu'il faudrait le convaincre de faire voile vers la Bretagne. Les quais sont en vue, plusieurs bateaux y sont amarrés, sous son regard perçant le voile de l'aube, Loriot vit l' homme à l'unique bras grimper sur une passerelle. Sourire sur les lèvres de constater que la chance restait à ses cotés puis sa voix trop chantante, trop caressante, trop mielleuse :


- Ohééé ! du bateau ?! Ferriez vous déjà voile de si bon matin ?Questionna t il tout en s'approchant du pied de la passerelle, les rênes de Pablot en main.

- Vous me semblez tout à votre affaire cependant !........ C'est bien une nave que voici, n'est ce pas ? Demanda t il l'iris trop appréciateur.
- Elle a l'air neuve......... D'ici, je pourrai presque en sentir encore l'odeur du bois.......... Mais dites moi ….....quelle est votre destination ? Termina t il sous un bruit assourdissant quand une autre voix graveleuse à souhait enchaîna à sa place :


- Bouges ton séant, triple buse d'abrutis ! T'vois pas qu'tu bouches le passage !
L'homme qui le sermonnait ressemblait en tout point à un de ces marins qui boivent leurs maigres écus gagnés, les soirs dans les bouges des bas quartiers. Tout en serrant la mâchoire pour ne point lui répondre d'un coup de pied dans la sienne de mâchoire, il fit quelques pas de coté, laissant passage libre aux gus qui – en file indienne – roulaient des tonneaux en direction du bateau, puis reprit un ton au dessus pour se faire entendre , en se retournant vers le « un bras » :


- Si vous voulez gagnez deux cent écus facilement....... ils sont à vous......... si toutefois vous naviguez vers le Nord........... Je dois me rendre en Bretagne........ hé oui....... personne n'est parfait....... confirma t il en haussant les épaules..... mais les affaires sont les affaires, je ne vous l'apprendrais pas......... affirma t il en montrant de la tête, les gars qui naviguaient du quais à la nave. Et puis.....suffit de vous voir........... pour comprendre que vous savez commercer également........... Pareil bateau.............. cela demande beaucoup d'écus............. qui ne se trouvent pas sous un sabot de cheval........... A moins d'en faire le commerce......... Termina t il en riant mielleusement et de regarder le « un bras » dans l'attente de ses réponses.


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:41

--Toto.Dangely. a écrit:


La décision était prise de reprendre la mer au plus vite, un fameux contrat ayant trouvé l’aboutissement avec le duché de Normandie. Aussi il fallu rapidement constitué l’équipage, et surtout les porteurs afin d’acheminer jusqu’au port d’accostage du fameux deux mats ; le Tethys, fierté du capitaine manchot, le grand nombre de stères de bois commandés.

C’est un matin d’avril, sous la pluie, que le convoi quitta Labrit, sacré convois d’ailleurs, pour sur que porter 200 stères n’était pas une mince affaire, et affréter une charrette supplémentaire pour y déposer avec précaution les produits de luxe commandé par le Duc lui même. Un homme fut même choisi pour surveiller cette chariote spécifiquement, car sa valeur était inestimable pour un pauvre marchant comme le manchot.

Nombreuses charrettes étaient là, s’assurer des liens et de leurs résistances, héler un porteur pour retirer quelques cordes, il était hors de question de perdre les précieuses marchandises. Enfin le convoi s’ébranle, direction Bayonne donc, port d’attache de la nave génoise. Sept nœuds à parcourir, en évitant les armées présentes sur le sol gascon. Lors de chaque arrêt, pour repos des hommes et des chevaux, un homme était de faction pour assurer la surveillance du convoi, pendant que d’autres se restauraient, buvaient, s’amusaient. Et oui, pour certains c’étaient ceinture que cela soit de repas ou de sommeil !

Arrivée à Bayonne, prendre la direction des quais, et sourire en voyant le bateau. Pour sur qu’il n’avait pas trop souffert des vents et autres mouvement de l’océan. Mais pas le temps de contempler sa possession, il fallait des bras, de nombreux bras pour mettre en cale toutes les marchandises.


Vous me surveillez les marchandises ! Je vais chercher des bras supplémentaires ! L’ancre doit être levée ce soir !

Puis en regarder deux autres qui se défilaient

Hé vous deux là, vous me tirez la passerelle, et commencez à frotter les balustres !

Puis filer rapidement dans les tavernes locales, et rameuter quelques crèves la faim, qui moyennant 5 écus pour la journée viendraient charger les cales du bateau.

De retour quelques temps après avec une dizaine de bonhommes, constater que la passerelle était tirée, en être alors satisfait, point de fouet ne serait donc nécessaire. Monter alors à bord et donner les ordres, quand il entend alors un homme l’interpeller


Tu veux quoi avec ton âne ! Lança-t-il sans ménagement

Et oui c’est une nave, mais toi tu ressembles en rien à un matelot ! Nom d’Aristote, il lui voulait quoi ce grelé..

Bouges toi de là avant qu’un tonneau ne t’écrase les pieds !


Il voulait quoi celui là, avec son air à jouer les aimables, l’écouter tout de même, ah oui 200 écus pour sur que cela serait de l’argent facile… mais au fond de lui un sentiment bizarre, un voleur… un qui surement sans hésiter dans la nuit passerait un couteau sur la gorge s’emparant du bateau et des marchandises… grande hésitation entre l’appât du gain, et la crainte de se faire rouler.
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:42

Loriot_la_verole a écrit:




Le ton donné n'étonna même pas Loriot qui côtoyait à longueur de journée des commerçants toujours de mauvais poil soit, parce que la cadence n’était pas assez rapide où qu'une marchandise leur était passé sous le nez ou encore qu'un contrat demandait trop de mains d'oeuvre pour le peu d'écus reçus. Tout était prétexte à leur mauvaise humeur, aussi regarda t'il le " un bras" sourire en coin sur les lèvres tout en se bougeant un peu plus vers la droite cependant pas question de lâcher prise. Il cherchait depuis trop longtemps la souris en question, maintenant qu'il avait une piste, et une qui semblait fort sérieuse, il était impensable de faire marche arrière à cause d'un estropié qui lui refusait le voyage.

Mon âne et moi..... répondit il en regardant cette fois son hongre noire de jais avant de se retourner vers le plus abrutis de la terre - du moins, le pensa t'il avec une intelligence inférieure à sa conscience professionnelle pour refuser si facilement des écus -

On voudrait se rendre sur les Terres Bretonnes....... mais..... vous ne voulez pas faire affaire, on dirait bien ..... ...Vrai....... les terres bretonnes............. c'est pas un endroit pour les mauviettes.... j'peux comprendre vu........ votre......... comment vous êtes ....... ou alors vous n'allez pas par la....... Enfin........ faut juste être coquebert pour refuser de gagner 200 écus, si jamais.......

Non ?..........

Pas moyen ?? ........... Soit .... j'en trouverais d'autres qui accepteront.....
termina t'il en regardant les différents bateaux amarrés sur le port.



Il tira sur les rênes de Pablot puis rebroussa chemin en direction d'une des charrette qui se vidait doucement.

Eh mon gars, interpella t'il le gus qui, voûte, portait un lourd sac de blé sur son épaule.

Tu sais ou qu'il emmène cette marchandise, l'esmoigné ? le questionna t'il au plus près de l'oreille tout en respirant par la bouche pour éviter les effluves que l'autre dégageait.

Fait voile vers la Normandie qu'y paraîtrait. marmonna l'autre sans stopper sa cadence

La Normandie ? Regard envieux vers le bateau, certes ce n'était pas la Bretagne, mais cela s'en rapprochait grandement
T'es sur ?

C'est c'qui s'dit prés d'la capitainerie en tout cas. poursuivit le gus en soufflant comme une barrique.
T'as qu'a lui d'mander au vieux si tu veux l'savoir ! poursuivit il, et d’enchaîner :

Bouges ! Tu m' gènes la ! Faut qu'tout soit a bord avant c'soir ! Et pour une misère en plus...Y vont nous tuer ces gens là, les impôts, les taxes, on croule sous leur poids et y voient rien les nantis, y pensent juste a s'faire du blé facile pour enjoliver leur château si grands qu'on y perdrait des marmots facile



Loriot n'écoutai déjà plus ses plaintes mais lentement remonta les pavés qui menaient au centre de la ville, une autre plan en tête : vendre son cheval au premier boucher qui se présentera même pour une modique somme, puis dans la foulée, refiler deux sous à un mendiant tout en lui piquant sa cape vermoulue. Pas que cela plaise de laisser passer ainsi des écus, mais au moins l'autre se débattra moins de se faire ainsi déplumer.

Affublé de sa toute nouvelle parure, capuchon sur la tête, empestant autant que cent boucs, il regagna les quais puis se mit dans la file des pauvres gus qui charriaient les marchandises. Un lourd sac de ce qui semblait être de la farine fut déposé sur son épaule et, le dos courbé tel les pauvres hères, il grimpa sur le bateau, face cachée par le sac quand il passa devant le capitaine. Arrivé en cale, il posa son fardeau sur les autres, ôta la cape qui sentait décidément vraiment trop la vermine, puis aussi vif qu'il put l’être, se dissimula dans l'endroit le plus sombre, avant de se planquer sans un bruit, derrière une rangée de tonneaux.

La décision était prise : il voyagerait à fond de cale, en clandestin... ce ne serait qu'une histoire d'une semaine...une semaine sans se faire prendre lors qu'il irait se ravitailler, il aviserait à ce moment......


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:42

Toto.dangely a écrit:
Toutes voiles dehors, toutes voiles gonflées et voila la nave s’éloignait du rivage. L’équipage, devenu des plus experts, savait manœuvrer presque sans les ordres du manchot, de ce fait, c’est au mess que le manchot passa une bonne partie des deux premières journées.

Carte maritime posée, étudier les meilleurs courants, pour rejoindre au plus vite la Normandie, regard au hublot parfois, déjà La Rochelle et son port était visible. Pour sur que le manchot ne regrettait pas le choix de son navire, il filait rapidement sur ses eaux mouvementées. Un bruit sourd s'entends alors, se lever d’un bond et descendre à la cale pour l’inspecter tout en bougonnant


Fichtre porteurs ! Pas foutu d’arrimer des marchandises correctement

Arriver à fond de cale, et voir des tonneaux roulants au rythme des mous et remous, lancer alors

Quel est le couillon qui a arrimé cela ainsi ! Venez me rejoindre on se presse !

Ni une ni deux, il entend alors les planches craquer et deux membres d’équipage se pointer.

Nom… de… garder le reste entre les dents, ficelez moi ça correctement, et surtout assurez vous que le reste est arrimer correctement !

Rester là cette fois, et les surveiller quand … oh surprise l’un lance

J’crois bien qu’on à un intrus à bord cap’taine !

Stupéfaction dans le regard, donner ordre d’amener l’intrus, et reconnaitre, même avec le peu de lumière de la calle, l’homme de Bayonne.


Alors mon gars… tu pensais voyager ainsi !

Regarder les deux membres d’équipage le tenant par chaque bras

Trouvez sur lui deux cents écus, et jeter le par-dessus bord ! Quand les cotes bretonnes seront en vue !

Sourire alors en regardant le grélé, il croyait quoi lui… d’après ses calculs, il croiserait les cotes bretonnes sous deux ou trois jours


En attendant, attachez-le au grand mat, ça lui fera prendre le grand air !

Remonter alors sur le pont, voyant tournoyer des mouettes dont une qui se pose non loin de lui, message en patte. S'approcher du volatile, qui biensur ne reste pas en place, grogner avant d'enfin attraper le velin, bien humide qui se déchire presque, et redescendre au mess, besoin d'une bonne chope...

Quelques jours après

Le manchot en avait presque oublié l'intru, quand un membre d'équipage vint le voir


Euh on voir les chandelles du phare de Brest cap'tain, on l'balance ?

Tourner la tête, ayant horreur d'être déranger ainsi pour de futile raison,

T'as perdu la raison ? Ou ça rentre pas dans ta petite tête, j'avais dis des les côtes bretonnes ! Foutez le par dessus bord !

Monter alors sur le pont, afin de s'assurer du bon déroulement, bien posé sur les jambes, et sourire quand sur la planche le grêlé avance vers l'eau

Te voulais la Bretagne, alors sautes et nages !

Faire un signe à un des matelot de l'aider, et le voir de son pieds pousser le fondement du grêlé, rire alors et retourner au mess laissant l'équipage vaquer à ses occupations
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:43

Loriot_la_verole a écrit:




Le voyage, ne s’était pas exactement passé comme il l'avait prévu, cependant il songea que la fin justifiait les moyens et se voir sur une planche prêt à faire le grand saut après être passé par la hauteur du grand mat, lui importa finalement peu. Certes, il ne ressemblait plus à grand chose d'humain, mais la encore il s'en moqua, seul comptait la Bretagne en vue.
Nonobstant les courbatures et son ventre criant famine, il rejoignit donc les côtes bretonnes à la nage en considérant, une fois de plus le bon côté de sa situation: loin des quais, à l’insu de tous, il n'aurait pas à donner son nom et son arrivé se faisait ainsi plus discrète, qui plus est, il n'aurait pu faire mieux, puisque c’était sur le rivage de Brest qu'il posait pied.

En premier lieu il devait se refaire une petite santé, ce qui lui prit deux bonnes semaines avant de pouvoir sortir de sa réserve. Il les mit à profit pour espionner les allées et venues des personnes sur le marché, dans le seul espoir d'y trouver la " souris" qu'il était bien décidé à retrouver. Les jours passèrent mais elle demeurait invisible tant et si bien que le doute de la véracité des dires du Bégue s'imposa.
Je vais lui raccourcir les oreilles à celui ci ! Il me racontera pas de salades, deux fois de suite ! grinchai t'il de plus en plus irritable jusqu'à ce qu'une bride de conversation lui parvint aux oreilles comme quoi certaines personnes auraient migrées dans la ville de Rohan. Il ne lui en fallut pas plus pour s'y rendre lui aussi.

Rohan

Il remarqua de suite que les tavernes de cette ville faisaient leur affaire, et entra dans l'une d'elle où une donzelle était assisse par terre comme un chien le ferait en attendant son os. En elle même, elle n'avait strictement rien d'intéressant, en revanche la mioche à ses côtés l'était davantage. Fringuée de nippes , la main tendue à l'entrée d'une église où sur le marché, il envisagea qu'elle pouvait lui rapporter beaucoup. Il savait que peu résistait devant le visage crade d'une mioche d'environ quatre ou cinq ans, à en juger par la taille de la gamine, les iris apeurés et les joues creuses. De fait, il ne cessa de la dévisager ce qui ne plus pas à la chienne qui se leva et sortit rapidement en l'emportant. Un sourire malsain monta sur ses lèvres quand il la vit déambuler. La donzelle avait une jambe de bois ! ce qui la rendait facile à repérer sur une place, un marché, dans une rue ou ruelle et plus encore elle serait incapable de poursuivre quiconque lui enlèverait son lardon. Cette affaire ci lui parut alors bien aisée, quand l'autre demeurait de plus en plus impossible. Toujours pas la bonne donzelle en vue, le bègue lui avait véritablement raconté des salades mais pour s'en assurer, il prit la décision de continuer son périple dans toutes la Bretagne.


Saint Brieuc, Treguier...... toujours aucun signe de celle qu'il escomptait, demain Saint Pol puis retour à Brest, pour faire un détour par Vannes et filer vers la plus importante : Rennes.. Cela lui promettait encore beaucoup de lieues, mais le jeu en valait la chandelle. Il la retrouverait et prendrait le temps nécessaire pour la tache.


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:43

Eulalie a écrit:




Kastell, ce jour

Une pause; juste le temps de tremper mon index dans le miel que je venais de mettre en pot , boire un verre puis ensuite, j'irai gratter un peu à la mine, c’était ça le plan.
Prendre un moment, un petit moment, voir quelques têtes, Ame peut-être, où bien encore David même si de cela j'en doutais fortement, mais par dessus tout, boire un verre, goûter le miel et me reposer un instant. Mais alors....



La porte de la taverne s'ouvre.
Je redresse la tête.
Je blêmis; chancelle.
Le « Sans Nom » avance.
Mon passé se tient devant moi.


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:44

Loriot_la_verole a écrit:




Kastell fin d’après midi, fin d'une recherche



Elle est là..... Il la voit au travers de la fenêtre, seule.......... dans cette taverne et........ seule.... Il ne peux croire en sa chance, elle ne le quitte plus depuis quelque temps, mais la donzelle est bien là, si facile à refermer dans ses filets.... Et la petite chose de rien  qui n'a aucune idée de ce qui l'attends …..comme c'est..... jouissif. Elle va payer le prix de sa fugue, c'est certain ; mais pas ici, pas encore, pas.... maintenant.

Avant, il veux voir la peur dans ses iris. Il se vengera plus loin, lorsqu'il sera certain que personne ne puisse l'interrompre. Cela n'en sera que meilleur, plus........ jubilatoire. Elle ne se doute de rien...... ni de sa vengeance qui durera jusqu'au retour au pays ni, ensuite....... Des Maures......... Il avait prit cette décision depuis quelque temps, elle lui rapporterai gros ; elle et la mioche de Rohan....... Deux proies faciles qui feront dans les mille écus chacune.

Il s'en frotte les mains, satisfait de l'avoir retrouvé mais pourtant déçu que ce soit si aisé alors il entre....... démarche assurée et nonchalante. Il perche son sourire....... mauvais, aiguise ses iris....... froides, vindicatives et lui dit sa joie de la revoir enfin........la parole traîne autant que sa marche... Il prends son temps pour s'approcher d'elle. Elle est blanche...... la blancheur des cadavres...... Il fait un pas puis un second.......elle chancelle.........il ricane de s’apercevoir que rien n'a changé, l'effet est toujours le même. Il le lit dans ses yeux, dans sa vague tentative de marche....... elle transpire la trouille par tout ses pores, il jubile......... aux anges.

La drôlesse recule tant, qu'elle en vient heurter le mur...... prise au piège........et toujours pas un mot, seul, la peur aux fond de ses iris...... Alors il sort sa dague, s'affale de tout son poids contre elle puis vient frôler ses lèvres sur son cou et tout en s'enivrant de son odeur... lui susurre à quel point elle lui avait manqué....Enfin lentement la pointe de la dague glisse de l'autre coté de son cou .... prendre son temps........ la respirer encore à plein poumon pour ensuite faire danser la lame. Il l’arrête........recommence........ se délecte de sentir sa poitrine monter et descendre dans un rythme qui en plus long que l'aurait fait des mots...........Brusquement une lueur rouge s'écoule le long de son cou, des mots aux creux de l'oreille :
Tu es à moi, ne l'oublies plus.........
Finalement........sourire malsain....... regard étincelant de fiel avant qu'il ne l'attrape par le bras pour la sortir violemment de cette taverne. La souris couine aussi soudainement qu'inattendue..... Son regard se fait d'acier quand son poing s'abat sur sa face, il aura la paix le temps de sortir de cette ville aussi discrètement qu'il y est entré. Sur son épaule il dépose le poids mort, puis sans un regard il sort de la taverne.

L'heure était venu de prendre la route pour Rohan.. Sur les chemins, à l'orée d'un bois là où personne ne le dérangerait, il continuerai ….....son œuvre........


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:44

Eulalie a écrit:





- Ame ! Ame !!! Aucun son ne sortit de ma bouche cependant, incapable de parole autant que de geste, je connaissais l'effet que l'effroi avait sur moi. Il me coupait les mots, bloquait toutes réflexions censées, plombait mon estomac, pétrifiait mes guibolles ; me paralysait toute entière. Incapable de rien, pourtant, ce jour, je savais de quoi l'ordure devant moi était capable, je devais réagir ; réagir ou mourir.

Il s’approcha. Sans le quitter des yeux, je fis un pas sur le côté en chancelant. Sous ma main tremblante, le pot de miel roula un instant sur la table de bois pour terminer sa course sur le sol ; unique son anormal que l'on pouvait entendre. Oh cette démarche ! Ce regard bleu azur si froid ; ce sourire mauvais qui barre son visage alors que lentement il avance. Et ce ton contredisant ses dires ! Je reculai dans un dernier sursaut mais trop tôt ; je me vis prise au piège comme une souris devant un chat. Je cherchai vainement du regard une aide quelconque, mes deux neurones incapables de faire la jointure ne trouvèrent aucune solution. Je ne pus rien dire, rien faire, alors que déjà il portait sa dague en main. Aussitôt des mots me revinrent en mémoire :
- Tu courras au bateau ! Tu promets, tu courras ! C'est un ordre Lalie ! Ame encore et toujours..
Ces mots qui m'avaient fait rire, ne voulant pas croire que le fumier était de retour, ces mots qu'elle avait prononcé une semaine plus tôt se mirent alors à danser dans mon crane , puis s’emmêlèrent, se déchirèrent et soudain ma vision se troubla, l'ordure s' affalai sur moi. Plus de course, pas plus de mot, ne pas même bouger le moindre doigt, attendre simplement qu'il en finisse tandis qu'il enchaîne lui même avec d 'autres mots et que sa dague dansent sur mon cou . J'en priais le ciel pour qu'il la plante et que tout soit finit.

Avant la douleur, je sentis quelque chose de chaud qui s'écoulait sur mon cou, puis vint l'odeur, reconnaissable parmi tant d'autre, mélange de fer et sel que j'avais trop souvent senti par le passé. Sans que je ne comprenne pourquoi, il se redressa d'un bloc puis m' attrapa vivement le bras pour nous diriger tout deux vers la sortie. C'est alors qu'il me signifia que nous partions pour Rohan ; là où une mioche l'attendait. J'effleurai mon cou puis au niveau de la table, je stoppai nette la marche en criant mon refus. La poix collée sur ma main ne pus écrire que trois lettres « roh »avant que son poing ne s’écrase sur ma face. Je sombrai sans plus pouvoir me soucier de rien.





Un braiement me sortit de l’inconscience. J'ouvris les yeux qui m'arracha une grimace puis constatai que le salaud m'avait déposé comme un vulgaire paquet à dos d'âne. Mon œil gauche ne distinguait que la vague forme flou du chemin sur lequel nous avancions et ma pommette semblait éclatée. Mentalement je fis l'inventaire des autres maux, mes poignets me lançaient , mon dos m’apparus lacéré et mon cou me tiraillait. C'est en voulant effleuré ma pommette que je compris la douleur de mes poignets. L'ordure me les avait attachés ensemble. Il faisait jour, combien de lieues avions nous fait ? Combien de temps avais je sombré ? Autant de questions que je ne poserai jamais. Je crus que mon crane allait explosé avant que derechef , je ne sombre.


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:44

Loriot_la_verole a écrit:




Éviter les villes et les chemins trop fréquentés pour n'emprunter que ceux des sous bois , façon qu'il avait eu de se faire le moins remarqué. Il faisait marcher la donzelle derrière le baudet sur lequel il se tenait et même si il maugréait qu'elle avance si lentement, il s'encourageait en tirant sur cette corde qui la retenait, sa joie de la voir trébucher pour manger la terre le faisait jubiler tout autant que les moments en tête à tête. Au début, elle avait vainement tenté de se débattre....... comme le jeu en avait été que plus attirant ! Maintenant elle ne mouftait plus et n’était plus qu'une docile donzelle, comme toutes devaient l'être.
Nonobstant, il y trouvait moins de plaisir, il ne lisait plus de peur dans ses iris, en fait il n'y lisait plus rien. En conséquence ; il avait songé à les lui crever mais dans un dernier sursaut il s'était ravisé. Aveugle elle rapporterait moins d'écus par les Maures, pourtant l'étincelle de la trouille qu'il avait aperçu lui avait redonné toute la vigueur nécessaire pour se déchaîner sur elle et les cris qu'elle émit se perdirent sous le son des cloches de l'église de la ville derrière lui. Il termina son affaire dans un soupir de satisfaction et reprit la route sans plus tarder quand il entendit des voix et des sabots. Il stoppa le baudet, et se mit encore plus à couvert en tirant la souris contre lui. Accroupi derrière un cercle de pierre, sa main sur la bouche de la platonière, la dague à un centimètre de son cou ; il lui susurra à l'oreille :


Dis un mot. Un seul.. Je te vide comme une truie.

Ensuite, un soupçon incliné sur le coté, il regarda qui faisait ce tapage.

Un instant il se demanda ce que le Roy de France faisait dans le coin, puis il se souvint qu'il était en Bretagne, et qu'il était impossible que ce soit lui. Pourtant l'homme portait une couronne. De beaux habits, un noble cheval autant qu'une monte si sure et fière.......... après un instant de réflexion, il songea que ce devait donc être le gérant de ces terres.......... Sourire en coin, il le remercia mentalement de s'occuper plus de sa personne que des Bretons qui l'entouraient tandis que le visage couronné se tourna sur la droite, vers l'homme qui s'y tenait, mais en plein sur sa trajectoire. Rapidement, il se rabattit .
Avait il été vu ? Mettraient ils pied à terre ? Il attendit en épiant le moindre bruit puis constata que le défilé poursuivit son chemin. Se redresser une fois le potentiel danger passé, sourire radieux sur les lèvres, il adorait vraiment ce pays où l'on pouvait y faire le moindre méfait sans aucune sanction. Il tira sur la corde de la souris, il restait du chemin à faire jusqu'à Rohan, et la bas, une mioche et sa jambe de bois de mère à retrouver.
Finalement, il grimpa sur le baudet qu'il fit trotter sans se soucier si la conchia suivait, il n'avait plus qu'une envie; en finir avec ces dernières lieues.


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:45

Eulalie a écrit:





L'animal avait prit son dû sans pour autant en être repus, aussi , avait il recommencé encore et encore inlassablement. J'étais passé par l'effroi, la haine, la révolte mais cette dernière fut vaine et n'eut le don que t'attiser davantage l'avidité du bourreau. Alors s'en suivit des cris de miséricorde, de pitié, d'indulgence qui activa le dégoût de moi même sans donner plus de résultat, lors, s’enchaîna la torpeur, puis finalement l'appel de la mort. Je priais Aristote pour qu'il exauce mon souhait et vienne chercher ce qui restait de moi mais il devait être trop occupé ailleurs et ne répondait pas; si bien que les jours se suivirent, identiques dans leur sauvagerie. Marcher, tomber, relever mon corps douloureux sous peine d’être traînée, manger ce que le bourreau me donnait en becquée, assouvir l'animal, recevoir ses coups. La nuit ? Le jour ? Je n'en savais plus rien , pour moi aucun soleil , je traversais toujours ce même couloir sombre et noir sans aucune lueur à l'horizon. Face à l'humiliation quotidienne de mon despote, je finis par naviguer dans les eaux de l'apathie. J’étais au delà de la fatigue, de la douleur, au delà même du dégoût de moi même comme des hommes je n’étais plus que coquille vide qui n'attends plus rien de quiconque en ce monde et qui n'aspire plus qu'à rejoindre l'autre. Mais soudain je vis l’inquiétude sur les traits de l'animal quand il me souleva telle une plume pour mieux nous planquer derrière de grosses pierres :

- Dis un mot. Un seul.. Je te vide comme une truie.

Je n'osai même plus respirer mais par delà ces mots c'est un autre son qui m'attira, une voix, cette voix..
J'ouvris grandes mes oreilles à défaut de ne pouvoir rien voir et m'assurai de ne pas me tromper. Non, cette voix je la connaissais bien, la voix d'un ami, la voix d'un marin d'eau douce, la voix de Ko.. Alors soudain, je fus tentée de sortir de ma torpeur et de hurler , ne serait ce que son nom afin que cesse peut -être enfin, ce supplice qui n'en finissait pas de ne pas finir. Cependant, la dague plantée si près de mon cou m'obligea à me raviser. Il me fut étrange de constater qu’après avoir appeler si fortement la mort, je lui intimais à présent, de foutre le camp. Pourtant, comme il aurait été simple d'avancer de moi même sur l’arête aiguë de cette lame. A la place, pendant que mon bourreau s'inclinait, je fis mine de défroisser mon jupon crasseux en l’écartant du plus que je pouvais dans l'unique espoir qu'il fusse visible du chemin. C'est à ce moment que l'animal se rabattit si rapidement au plus prêt de moi que j'en vis ma fin arriver. Je retins ma respiration, le regard apeuré. Trop occupé sûrement, il ne s’aperçut de rien pendant que lui même retenait ….....sa respiration ? C’était bien cela où j'avais perdu véritablement l'esprit ? Se pouvait il que le plus vil de tous, ait …... peur ? J'en serai resté bouche bée si je n'avais pas été aussi terrifié des conséquences à venir mais tandis que je l'espionnai, c'est un franc sourire qui naquit sur ses lèvres quand il se leva pour me regarder. Le silence nous entoura de nouveau anéantissant mon imprévu espoir quand l'animal certainement pressé, se détourna de moi pour grimper sur son baudet qu'il fit trotter ; me faisant passer ainsi de la marche à la course.
Rohan bientôt, je le savais pour connaître le chemin qui nous y menait. Nous arrêterions nous la bas un temps ? Quand il est apparu devant moi à Kastell, il avait dit devoir y retrouver une mioche , qui était elle ? Une amie ? Quelle personne pouvait accepter un tel animal ? A moins qu'il ne lui ai encore rien montré de sa véritable face. Égoïstement, je souhaitai alors qu'il n'occupe plus que son temps avec cette fichue mioche dont il m'avait dit de vagues mots , mon martyr cesserait possiblement pendant ce temps. Quand soudain, d'anciens dires me firent comprendre qui devait être la mioche en question... Ame qui avait si peur, Ame qui avait trouvé que le malsain regardait avec convoitise …......Oanez. !! Sur, il ne la trouverait pas à Rohan.. Combien de temps lui faudra t-il pour le comprendre ? A quelle hauteur il en déversera sa rage sur moi ? La rechercherait t-il ailleurs ? Puis, en définitif : quand tout cela prendra t-il fin ?

Les premières fermes des environs de Rohan étaient visibles quand , exténuée, je m'effondrais sur le sol boueux...


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:45

Loriot_la_verole a écrit:




L'âne trottinait quand une résistance le calma. Loriot tenta vainement de le faire avancer à coups de talons sur ses flancs puis de sa dague qu'il planta sur son arrière train. C’est en se retournant qu’il vit la gueuze affalée sur le sol. Un éclat de rire franc résonna dans la plaine sombre de Rohan pour venir mourir à l orée de son bois. Il contempla la donzelle puis pour finir, énervé de ne plus avancer, il descendit de son improbable monture. A hauteur de la souris il lui flanqua des coups de bottes rageur dans les cotes en rugissant :

Debout !! On est pas rendu
Et toi, ma belle............c’est que le début de ton éducation. T'as encore des choses à apprendre..........Le meilleur arrive...........moi.... toi ….........et subséquemment............... les Maures ….... Ta coquille de putrelle va se faire polir........ fais moi confiance …...Oh oui la gouge........... t'as pas finit de les écarter tes cuisses au fin fond de leurs bouges.......... Je te promets encore de très bons moments pendant longtemps..........
Debout pouilleuse ! !!

Une salve de coups en plus, puis de s'accroupir et lui relever la tête en lui attrapant les cheveux. Il la regarda sans cacher sa répugnance pour la replonger directement sur le sol en lui affirmant d'un ton de dégoût total  :

T'as raison, bouffes la poussière, elle vaux plus cher que toi........... T'es vraiment bonne qu'à les écarter sans broncher.........et encore....... même pour ça, j'ai connu bien meilleur..........mais je vais continuer d'y remédier........ sauf qu'avant, tu vas me préparer un baquet d'eau chaude ..... j'empeste à te côtoyer ….....

Il s'en retourna en portant sa main à son entrejambe, sourire de satisfaction sur les lèvres, en pensant aux fornications à venir. Il reprit place sur son âne qu’il fit avancer sans s’occuper si la culvert se relevait puisque, quoiqu'il en soit, elle suivrait rampante ou marchante. En prime, il jugea qu’elle avait bien de la chance puisqu'il ne leur restait plus que quelques mètres avant d’arriver à la chaumine qu’il avait «  emprunté ». Elle ressemblait plus à une grange mais peu lui en chaut , car ainsi, il faisait parti du paysage Bretons. De fait ; il ne lui fallut que peu de temps pour rejoindre les quatre planches qui lui servaient de tanière. A peine le pied à terre que deux pigeons messagers cessèrent leur vols non loin de lui. Un instant surpris, puisqu'il n’attendait aucune nouvelle de personne n’en ayant pas donné lui-même à ces connaissances. Quoiqu'il en soit, il s’empara de leurs missives. La première le fit sourire en coin, quand il y lut le nom de la conchia vers laquelle il lança un bref coup d’œil avant de prendre connaissance du contenu du parchemin. Qui pouvait bien écrire à une attardée pareille qui ne savait ni lire, ni écrire ? Pour la seconde fois, son rire se fit entendre. D’un bruit de fond de gorge moqueur , il lui cria alors :

T’es la bienvenue à Rohan ! Ils doivent pas t’connaitre par ici pour affirmer de telle chose............ une ratée pareille........ qui sert à rien, incapable de rien, même pas de marcher sans se casser la gueule, ils ont une étonnante conception des gens qui sont les bienvenus............. Notes qu'ils sont doués aussi, à peine débarqué qu'ils savent que t'es là......... pourtant..........c'est certain que pas un va bouger son cul de terreux pour venir te chercher..... rêves pas la belle..... Et qu'ils viennent même, je les attends........
Hé ! y veulent savoir si t’as eu des désagréments dit donc !
Va falloir les prévenir qu’y fait pas bon se balader sur les chemins de Bretagne. On y croise trop de monde, qu’on en a du se camoufler derrière des rochers pour laisser passer un cinglé qui se balade avec une couronne sur la tête ! Le reste c’est que du blabla, pour un jeu, une auberge ou on peux dormir un endroit ou on peux se soigner, que des choses inutiles en gros. Nous deux, on s’amuse déjà , non ?! On a un toit, et tout va pour le mieux. T'as juste besoin d' un seau d’eau froide dans ta tronche pour te remettre les idées en place.


Il rangea la missive dans une de ses fontes, puis déplia la seconde qui portait son propre nom et en commença sa lecture à voix haute.
Citation :
Demat,

Le Maire Adenora et toute l'équipe municipale, vous souhaitent bon retour à Rohan!

Je vous invite à me faire part d'éventuels désagréments rencontrés en chemin ou de tout ce que vous jugerez utile de porter à ma connaissance.

C'est avec un réel plaisir que nous vous invitons à retrouver vos ami(e)s en taverne où l'ambiance est toujours aussi chaleureuse.
La halle attend le récit de vos exploits ou la simple narration de vos aventures. Vous pourrez y participer à nos animations, notamment au très populaire jeu de loto animé par notre Tribun Mo84.
Une blessure à faire panser, une maladie qui vous ronge, rendez-vous vite au dispensaire d'Hermine.!
L'auberge de la vallée offre toujours le confort de ses chambres à qui en a besoin.

Le marché espère s'enrichir de vos récoltes engrangées comme des marchandises que vous avez pu glaner en chemin, même s'il reste aussi bien achalandé que lorsque vous l'avez certainement connu.

Rohan continuera de tout faire pour vous plaire et j'espère qu'elle saura encore vous séduire. Soyez assuré en tous cas de pouvoir y vivre en paix et en harmonie.

Amicalement,

Le Conseil Municipal de Rohan.

Des rires fusèrent aussitôt, massifs, francs, ininterrompus, jubilatoires.

Morbleu ! Tu n'aurais pu choisir terres plus accueillantes toi ! Je devrais te remercier d'être aussi débile même pour choisir une terre d'asile !

Bref regard vers le nom de l'expéditeur.

Dis donc....... Guigoux.......... Guigoux.......... C'est pas l'ex procureur ? Faut que je lui réponde, lui dire mes désagréments de route et lui parler de ma marchandise !! Souris la belle, ton voyage va peut être prendre fin........ Le type attends de la marchandise ....Je vais lui en proposer de la marchandise !

Et d'attraper la souris comme un paquet pour la balancer sur le sol de terre battu de la remise. Il s'attabla, sortit encre, plume, et répondit au dos du parchemin.

Citation :
Bonjour à vous !

Vous me trouvez plus que heureux de vous avoir lu. Je peux même affirmer que je suis aux anges puisque en effet, je sais vers qui me plaindre de mon difficile périple.
En effet, j'ai dû à plusieurs reprises, me camoufler derrière des rochers tant de drôles voyagent sur vos terres. J'y ai vu, de mes yeux vu, un qui se balade avec une couronne sur la tête, je pense qu'il serait bienvenu de l' enfermer dans un dispensaire quelconque, au lieu de le laisser se pavaner tel le Roy de France. Notez, également que l'homme n'était pas seul.. En bon Breton que je suis et en vertu de l' aversion complète que j'éprouve envers ces Francoys, il m'est apparu de mon devoir de vous en informer afin que pareils individus affichant si promptement la caractéristique de notre pire ennemi, ne puissent poursuivre facilement son chemin.

A présent, parlons affaire. J'ai en effet avec moi, une marchandise qui vaux dans les 1500. Nonobstant, au vu de l'insigne honneur que j'ai d'écrire à votre personne, je vous la concéderai pour seulement 1200. Sachez qu'elle sera visible sur le marché de Rohan puisque je vous cite :
" Le marché espère s'enrichir de vos récoltes engrangées comme des marchandises que vous avez pu glaner en chemin."
c'est donc que toute marchandise est la bienvenue, même des foires aux bestiaux. Cher ex procureur, j'ai grande hâte de conclure donc cette affaire avec vous, sur la dite place.

PS: Vous dites qu'Hermine soigne toute maladie qui ronge, prevenez la, que je pense venir lui rendre visite prochainement, j'ai de l'huile de rein à y refiler gracieusement.

Se relire , sourire en coin, puis recacheter le parchemin et le retourner à l'expéditeur puis finalement, boucler la chaumine et prendre la direction de la ville. Il ne pensait plus qu'a l'alcool qu'il y boirait et d'autres donzelles à combler.


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:46

Eulalie a écrit:




Exténuée, fourbue, la douleur irradiant tout mon être, je ne pouvais plus faire un pas et affalée sur le sol, je tentai de me relever sans y parvenir. Mes poignets ensanglantés par cette corde de chanvre, mes guibolles flageolaient sans pourtant que je ne marche, quand à mon bas ventre, je ne le sentais même plus. Depuis longtemps , je ne parlais plus, je n'émettais seulement que des supplications qui ne servaient qu'à monter encore plus le dégoût de moi-même et à raviver le sourire mauvais de mon bourreau. Alors, mon esprit battit la campagne pour s'affliger sur une question. Se souciait-on de mon absence ? puis rapidement, trop promptement, je songeai qu'en réalité, personne n'avait à s'en inquiéter. Qui , il est vrai, pourrait se soucier d'une pauvre fille stupide et inutile comme me l'avait si bien répété le Loriot.
Des amis ? Qui avais je comme amis ?

Ame.. oui, d'elle je pouvais l'affirmer, mais je priais finalement pour qu'elle reste là où elle était, l'animal la tuerai sur place pour obtenir Oanez. Non, en admettant qu'elle en soit tenté, il ne fallait pas qu'elle me cherche; surtout pas. Et ensuite, qui d'autre ?
Son compagnon Micki ? Non, il ne s'occupait que de lui, et délaissait déjà bien suffisamment mon amie.
David ? Bien sur que non, il ne veux surtout aucune vague comme si la vie ressemblait à un long fleuve tranquille.
Ko ? Avec son procès aux fesses depuis tant de lustre, il avait bien d'autres préoccupations et puis, si moi j'avais entendu le son de sa voix, lui ne m'avait de toute évidence, pas vu.
Sub ? Parti en Irlande, pourtant lui, il aurait pu sûrement, oui ; peut être; quoique; là encore j'avais des doutes. Pourquoi le ferrait il ? Rire amer qui ne sortit pas quand je songeais que ce ne serait pas pour revoir mes beaux yeux; eux; n'avaient vraiment plus rien de beaux.
Perlu ? Aze ? Laudevin ? Theo ? Ananxis ? Gwel ? autant de noms qui refirent surface, je n'avais pas vu ces visages depuis si longtemps qu'ils ne devaient pas plus s'en inquiéter.
Alors quoi ? les pontes ? Non, décidément pchoune. Eux autres ne préféraient ne s'occuper que de leur propre petit confort et par dessus tout, de leur élévation politique pour, l'affirmaient ils, " le bien de la Bretagne." Si mes lèvres n'avaient pas été aussi tuméfiées, j'aurai sourit en coin. Ils n'avaient décidément rien compris tout ces biens pensants et sûrement pas le principal. Non, il n'avait pas capté que, tout pays n'existe que par ses habitants, ces pauvres bougres dont ils n'avaient strictement rien à faire. Non, d'aucun ne pensait à la Bretagne, car alors, il ne laisserait pas faire ça. Les maires s’inquiéteraient de ces disparitions soudaines autant que de toutes désertions; la prévôté surveillerait de près les étrangers entrer sur leur terre ; les gardes des remparts ferraient leurs rapports journaliers, les chefs de port vérifieraient toutes les marchandises des rafiots et la justice pourrait œuvrer sans aucune difficulté, mais, tout ceci n’était qu'utopie, je le savais. Chacun ne pensait définitivement qu à son rang, à son fief, à sa particule, à sa puissance. Certaines personnes, allaient même jusqu'à se présenter en étalant toutes leurs fonctions diverses et variées. J'ai été ceci et cela, et puis ceci et encore cela ,comme si cela les rendait meilleur(e)s ami(e)s, meilleur(e)s époux(ses), meilleures mères; père, ou encore meilleur protecteur du plus humble; bien sous tout rapport en somme. Les pontes... si seulement ils ouvraient leurs esgourdes plutôt que de s’écouter parler eux même.. Et puis, il y avait aussi ceux qui parlaient pour au final, ne rien dire. De beaux discours, de jolis mots qui mit bout à bout faisait certes une phrase, mais sans aucun sens, une façon bien propre de noyer le poisson, comme l'on dit. Songeant à tout cela, subitement je me demandais, quelle date étions nous ? Quel jour ? Quand l'animal m'avait trouvé , les élections ducales n’étaient plus si loin, à présent, qu'en était il ? Étaient ils tous occupé à s’écouter parler ? A dire de belles paroles toutes plus improbables que les autres ? A s'enivrer à coup de Chouchen que les gueux paieraient plus tard de leurs impôts ? Je les imaginais aisément les uns et les autres à se parler sans se comprendre pour terminer par crier plus fort que leurs voisins pour prouver la justesse de leurs propos. Vrai, qu'avait on à attendre d'eux tous ? Rien. Strictement rien et moi encore moins que les autres; ils demeuraient en clan, ne s'ouvrant pas aux autres, marchant ensemble en gardant bien leurs œillères pour ne pas voir le mal être de la Bretagne mourante. Rien à espérer de personne, aucun pigeons messagers interrogatifs sur ma disparition. Et quand bien même l'un se pointerait, je savais que mon despote les intercepterai à ma place.

Je nageai dans les méandres de mes pensées quand il me refila des coups de pieds dans le ventre. L'effet fut immédiat je me recroquevillai en gémissant et terminai en demandant grâce; lui déversait sans s'en soucier, ses mots de bile. Mon souffle déjà si faible, stoppa sur un mot. Maure.

C’était ça son plan ? Aller jusqu'à Grenade l'imprenable ? Descendre tout le Royaume de France, traverser l'Espagne assiégé pour se rendre en terres hostiles emplies de barbares pour... pour... me laisser à ces barbares ?
Qu'y trouverait il comme compensation ? Du bétail ? De l'argent ? Un certain pouvoir ?
La nausée me vint suite à ses dires puis il m'attrapa par les cheveux et je lus son dégoût sur sa face . Enfin il me replongea dans la terre glaise en m'affirmant ce qu'il avait l'intention de faire. Derechef mentalement, je priais pour que la mort me vienne, ou qu'une aide quelconque arrive, mais cette éventualité était vaine, je le savais, j'en avais fait le tour un instant auparavant. Personne ne savait ou j’étais, ce qui m'arrivait. Définitivement, je ne devais compter que sur moi-même. Hors, la fatigue, la peur des représailles en cas d'échec, tout m’interdisait de tenter quoique ce soit.

Il se détourna de moi, et reparti plus léger jusqu'à son baudet, il fallait que je me lève, je le devais sous peine d'être traîné. Combien de temps encore avant qu'on ne s’arrête  ? Allions nous également contourner Rohan ? Le baudet avança, et son faible élan m'aida à me redresser, pourtant je savais que je ne tiendrai pas longtemps.

Pour une fois, le ciel m'entendit puisque l'animal mit pied à terre devant un semblant de manse. Je ne sais quel miracle me fit rester debout quand deux pigeons se pointèrent. Mon cœur cogna si fort que j'ai cru qu'il allait sortir de ma poitrine. Ces missives m'étaient elles destinées ? Ame venait elle aux nouvelles ? Je serai la mâchoire et répétai mentalement : Pas Ame, pas Ame, pas Ame. Je savais trop que cela signerait son arrêt de mort.
L'animal me regarda , sourire fielleux et amusé sur sa face suivit d' un rire qui sonna faux. Je ne fus juste soulagé que ce ne soit pas Ame et le laissai déverser , une fois de plus, une fois encore, ses paroles sur mon incapacité totale. Une fois terminé son laius, je le vis prendre l'autre missive et nouveau je priai pour que ce ne soit pas mon amie, mais en l'entendant la dicter à voix haute, je finis par décrocher et me perdre dans le néant de mes pensées jusqu'à ce je me sente décoller du sol.

Le sol ou je gis est froid, dur, mais la fatigue est trop forte... Plus tard, demain, un jour, je devrai trouver une issue, réussir à me sauver, à prévenir quelqu'un ; plus tard, demain, un jour.. Pour l'heure je sombrai dans la nuit de ma nouvelle vie.


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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:47

Loriot_la_verole a écrit:




Retour de taverne. Aucune donzelle en vue, mais à la place un de ces types qui lui avait dit le connaître. De prime abords cela l'avait amusé mais quand l'autre lui affirma qu'une boiteuse lui avait parlé de lui, d'amusé, il en resta surprit.
Bien sur, il savait de qui il parlait. De jambe de bois il n'en connaissait qu'une, mais à elle, il s'était bien gardé de balancer son nom. D'ailleurs elle en avait fait autant, même si sa caractéristique permettait de la différencier entre toutes. Cependant le gus en en question, lui avait bien dit  : " La jambe de bois m'a parlé de vous, un Loriot qui cherche une certaine Eulalie.. " La, de suite, il pensa que la fameuse faisait dans la sorcellerie. Ce qui était plutôt dérangeant. De quoi était elle capable véritablement ? Il se souvenait des " sorcières des houx " dont il avait une fois demandé l'aide. Dérangeant, elles étaient capables de vraiment tout.

Il ne laissa rien transparaître et changea de conversation pour parler de bestiaux qu'il avait à vendre. En effet, il songeait qu'il était temps de refourguer son âne pour acquérir un cheval digne de lui. Rires intérieurs quand l'autre lui affirma qu'il avait une étrange façon de parler des gens... lui pensait à son bourricot et le type à..  ? aucune idée, il aurait pas su le dire.
Loriot tentai encore de digérer le reste de la conversation en revenant vers sa chaumine. Donc, le type est de Saint Pol mais crèche à Rohan pour obligation militaire. Il est aussi, conseiller à Saint Pol qu'il conseille de la où il est  ; - le résultat doit pas en être terrible - en plus il préfère également défendre Rohan plutôt que sa ville.. je suis moins ébahi d’être entré et sorti sans embrouille, elle est bien cette terre indépendante, très accueillante !

C’était fort distrayant tout cela, et lui montra une fois de plus comment la Bretagne fonctionnait, globalement : comme la boiteuse qu'il avait rencontré. Fort divertissant  ; pourtant  ; moins qu'une souris qu'il aurait préféré rencontré.

La chaumine.... il ouvrit la porte , plus qu'une idée en tête  : continuer à apprendre à vivre à la gueuze qu'il avait enfermé. Le porte de la remise s'ouvre et dévoila la donzelle toujours affalée sur le sol. Ni une , ni deux, il alla chercher un seau qu'il remplit d'eau au puits. Revenir et lui balancer sur la trogne en rugissant sévèrement:


Debout putrelle ! Tu penses roupiller à longueur de temps !!! La cheminée va pas s'allumer toute seule ! Mon baquet pas se remplir de lui même !

Il la surveilla de ses iris malsains, prêt à toute éventualité de la part de la conchia.


Dernière édition par Admin le Mer 22 Mai - 19:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 18:47

Eulalie a écrit:





Dans les méandres de mon sommeil.

- Viens par ici ,toi...
Murmure de ma voix alors que je plongeai mon invraisemblable harpon dans la rivière afin d'y attraper le saumon. Le bougre de diable détalla entre mes guibolles et me laissa le cul dans l'eau. De rage, j’éclaboussai d'un revers de main la rivière elle même ; puis rentrai bredouille et trempée comme une soupe à la maison. Premier chose à faire, éviter a tout prix de croiser ma mère. J'y ruminai quand par malheur, j'entendis sa voix guindée me crier :


- Eulaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !!!!!!!!

- Ce n'est pas possible ! Tu as osé recommencer !!!! Ne prendras tu jamais exemple sur la fille de Dame La Potine !!! Où encore celles de Dame de Lobresselle !! Elles ne traînent pas à longueur de journée ! Elles assistent au conseil ! Vont à l'église ! Sourient aimablement à tous ! Poursuivent des études et non pas ..
non pas …
Se vautrer dans la rivière comme une...une.... une vulgaire traînée !!!

- Tu empoisonnes mon air autant que mille boucs réunis ! Ton géniteur s'y suffisait bien de lui même ! Et regarde donc ce qu'il nous a laissé ! Absolument rien ! J'ai tout juste de quoi pourvoir à ma garde robe ! Mes souliers ne sont même plus dans l'air du temps ! Je ne ressemble qu'à une.... vulgaire paysanne ! Et pendant ce temps, ma fille n'en fait qu'à sa tête au lieu de chercher époux respectable ! Qu'est ce que je vais faire de toi ! Tu ne sais rien faire ! Même la broderie tu en es incapable ! Je ne parle pas de musique, tu es aussi douée qu'une poule devant une viele !

- Penses tu un peu à moi ! A la honte que tu me fais ! Penses tu à ce qu'ils vont en dire de moi  ! Moi Eulalie !
- Tu n'y penses jamais à moi ! Non !Tu n'es qu'une sale capricieuse égoïste !!!
- Une é-go- ïs- te !!!
- Que Saint Gilles me vienne en aide.......

Termina t'elle en s’effondrant sur la chaise à la manière des prouteuses qui ont leurs vapeurs.

- Ne restes pas là, à me regarder comme la gourde que tu es  ! Vas me chercher mes sels ! Je faiblis, tu ne le vois pas !

Je ne me fis pas prier pour lui ramener lorsque à sa hauteur je m’étouffai.......




Retour à l'instant présent

Je toussai plusieurs fois comme si j'avais plongé la tête dans cette rivière. J'ouvris les yeux qui me piquaient pour entendre d'autres mots raisonner comme dans un brouhaha


- Debout putrelle ! Tu penses roupiller tout le temps !!! La cheminée va pas s'allumer toute seule et mon baquet pas se remplir de lui même !

Mon corps , avant ma mémoire, me rappela ou je me tenais. L'endroit devait faire deux mètres sur deux et était vide de tout, froid , sombre, sans fenêtre, sans issue.... sauf cette porte qui donnait sur la pièce principale. Je levai la tête en essuyant mes yeux, pour voir que l'animal se tenait devant moi . Lui tenait un seau à la main. Je compris de suite pourquoi j'avais cru me noyer. Le buste détrempé je commençai par me recroqueviller enfin, je m'aidai du mur pour, lentement, me relever. Je m'y accrochai comme pour m'y fondre sans quitter des yeux le despote , et supplia d'un faible timbre par peur que cela ne lui monte derechef sa hargne comme moi.

- Je te le prépare., oui......., oui tout de suite. Je ferai tout ce que tu veux..... tout ce que tu veux.. Je te le promets mais...... pitié, pitié, ne me fais plus de mal. Pitié...Pitié....

Ensuite, je tentai un pas, suivit d'un autre, mes jambes me supportaient . A présent, je devais passer devant lui pour sortir d'ici. Le nœud de la peur se remit à valser dans mon estomac, je levai un regard de pitié vers le bourreau.
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 22 Mai - 19:48

Loriot_la_verole a écrit:




Il pose le seau juste à côté de lui, rit d'entendre ses plaintes et termine par un sourire en coin de constater que la conchia devient docile. La petite chose de rien avance, à sa merci, paraîtrai qu’elle ait perçut qui était son maître. Jubilation... Jubilation.... Toutefois il préfère lui affirmer quand elle fut à ses côtés  :

Deviendrai t-on raisonnable, putrelle ? 
L’index arpente sa joue d'un air dégoûte . Évasivement il lui remet quelques mèches de cheveux en affirmant :
Bien sur que tu vas faire tout ce que je veux.... Je te demande rien d'autre depuis toujours, tu sais.... Faire ce que je t'ordonne sans embrouille...... T'avais pas l'air d'avoir comprit... Faut t'en prendre qu'à toi même..... C'est de ta faute tout ce qui arrive.......Prendre l'eschampes comme ça... Grave erreur......T'aurai pas dû....... Tu m'as tellement mis en colère...... Tellement manqué......... Ne recommences plus jamais......... .

Et d'une intonation sournoise; affirme plus que la questionne en désignant les liens de ses poignets.

Tu veux que je te les ôte, n'est ce pas.... ?
Je pourrai le faire............que tout redeviennes comme avant....mais....... Maintenant, va falloir me montrer que tu le mérites....... C'est valable pour d'autres choses ; comme …... Avoir trois repas par jour et à la même heure . Pouvoir te laver autrement qu'à coups de seau d'eau froide que je te balance dans la tronche . Ne plus roupiller par terre comme un sac. La liste pourrai s'allonger. A toi de voir.... de.... les gagner ...... De me........persuader.........D'ailleurs........ pour me prouver ta bonne foi …..
. Vague coup de tête sur elle :
Tu vas te dépoiler. Tu seras plus à l'aise et moi...... plus sur que tu réfléchiras à deux fois avant de prendre l'eschampes sans rien sur le dos...... Tu vois ? Chacun y trouve son compte. C'est comme dans la négoce, un arrangement où tout le monde y trouve satisfaction.

Ses iris avides lorgnent la conchia. La tenir entre ses mains était de plus en plus réjouissant. Peut être ne la vendrai t il pas. La garder pour lui si elle s'améliore encore. Il se dit qu'il y réfléchirai puis continue enflammé  :
Attends !
J'ai une idée de génie ! On va s'amuser , tu vas voir.  C'est moi qui vais le faire ! Comme avant, tu t'en souviens ? Comme au bond vieux temps !!


Emporté par son impatience, il se colle derrière elle et à l'oreille d'un air prometteur de mauvais traitements
Bouges pas.....
Il pose sa senestre sur le décolleté de la godinette pour la glisser comme un serpent jusqu'à son sein  :
J'ai toujours aimé couper à la dague les lacets des fanfreluches inutiles ...... effeuiller...... … En particulier si elles sont bien engoncées dedans...... Y en a qui remuent tellement que cela m'en rends ….....maladroit ….. ….. Longer la cicatrice qu'il lui a laissé il y a longtemps sur son flanc , puis sortir sa main pour presser la souris contre lui. Tu en dis quoi ? J'ai envie de jouer... et toi ? Y t'ont fait ça, tous les autres ? Tu dois être en manques... je vais y remédier...putrelle 

Soudain, un éclat de gorge badin .

Bigre ! Ce que j'aime ton nouveau nom ! Pas toi ?
Putrelle.
Putrelle
Putrelle.... Je ne m'en lasse pas ! Il sonne bien et te va comme un gant. Combien de types depuis que tu as pris l'eschampes ? Chuttttt
Sourire et insister : Ne dit rien.......... laisses moi deviner......
Un an de fugue........... un par jour et …....je suis sympa ! Ça doit faire pas mal d'oseille....... Mouais, tu vaux quand même pas plus de 15 écus... donc dans les........ cinq mille cinq cent écus.........
sifflement appréciateur et confirmer : on va arrondir à 10 000. Un par jour c’était pas bézef, deux c'est encore peu mais fait monte l’addition d' une coquette somme que tu me dois..... Sans compter le toit ni la ripaille. Atteste t- il . Sa main vient effleurer son propre dos pour sortir sa dague. Lentement, la passer sous ses yeux puis sous les lacets de son décolleté.

Respires putrelle, que je m'amuse un peu au moins !

Tout comme pour les chevaux, il continuerai son débourrage à sa façon. Qu'elle essaie de le braver , elle reprends une salve, il a un tisonnier à disposition depuis peu qu'elle apprécierai sûrement.
Puissance...... jouissance....
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Sam 25 Mai - 16:11

Eulalie a écrit:




Il rit, s'amuse de la situation , mes deux neurones paralysés par l'effroi épient le moindre revirement. Je connais son humeur changeante : du rire - aux coups, je reste en alerte, me prépare à la prochaine tôlée qui suivra sans aucune raison valable.
Je fais un pas de plus........Un pas encore dans ce tunnel sans issue, sans avoir d'autres choix que de le parcourir. Depuis Kastell l'effroi bloquait toute tentative de fuite, et quand bien même je l'aurai tenté , la véritable question était : y arriverais je ? J'avais eu beau la retourner dans tous les sens, c'est toujours la même réponse qui se pointait : « non. » Trop peu de force, trop de fatigue, trop de faim, trop de douleur, trop de terreur en comparaison à l'animal au mieux de sa forme. Alors derechef s’ensuivraient les coups, peut-être même me tuerait il. Je m’étais demandé pourquoi il ne l'avait pas encore fait jusqu'à ce qu'il me parle des Maures me laissant épouvanté.

Il sourit à présent, ironique, mauvais présage...... j' avance.... pas malhabiles, respiration au minimum .Je prie pour que mes poulaines ne s’emmêlent pas. Me vautrer devant lui , me vaudrait des coups de pieds dans le ventre, j'en étais persuadée. La terreur qui m'envahit, m'emprisonne toute entière, taris la maigre confiance en moi-même que j'avais retrouvé.
Que lit il sur mon visage ? Quelle réaction en découlera ? Ne pas parler, ne pas l'irriter par des mots qu'il interpréterait selon son humeur.
A sa hauteur.... en alerte.... il me faut ramasser le seau. Va t-il shooter dedans ? Le faire voler plus loin ? Le reprendre pour me cogner avec ? Ma lenteur l' exaspère t-il ? Dois je aller plus vite ? N'y verrait il pas un affront  propice à me frapper ? Sans issue... Perdue... Quand...


- Deviendrai t-on raisonnable, putrelle ? 

Putrelle... A force de l'entendre me nommer ainsi, je sentais que ce mot s'inscrivait sournoisement dans mon esprit pour l'accepter de fait. Mais vinrent d'autre questions. Dois je sourire ? Confirmer ses dires ? Ne rien dire ? Un quart de seconde à peine pour autant interrogations . Mon visage reste malgré tout impassible, avant qu'il ne lève sa main. Statufiée, figée, je me raidis , prête à recevoir le coup qui va venir ; telle une tortue qui rentrerait dans sa carapace pour se protéger. Aucune protection pourtant pour les pauvres êtres que nous sommes
Son index parcourt ma joue. Je ne respire plus. J'attends que tombe le couperet. La trouille plombe mon ventre. La nausée m’assaille. Non ! Me crient mes neurones. Je serre les dents. Le regarder toujours aussi figée. Aucun couperet. J'écoute sans bouger le moindre cil .

Ma faute.. De ma faute.. Oui, évidement.. Je n'aurai pas dû.. Sûrement à t-il raison...Une promise ne met pas les voiles.. Il en était ainsi... Nous ne sommes que femmes du diable, un ventre pour des héritiers....Les curés ne cessent de le dire...... Nous devons obéissance aux hommes...... Rien d'autre.... pourtant ….Ame m'avait parlé du Sans Nom comme d'un homme.. Assurément, elle parlait de Loriot.. Qui devais je croire en ce cas ? Ne devais je pas obéissance à l'homme en face de moi ? Si il ne devait pas en être, alors Aristote n'aurait pas permis qu'il me retrouve.. Si ?
Paumée, j'abandonne, ne me concentre plus que sur les gestes du despote.


Changement de ton.. La main se baisse.. Va t'-elle revenir fulgurante , s' abattre sur ma face ? Je m'y apprête. Rien .. mais d'autres dires... A l'évocation de mes poignets, la douleur reprends le dessus. Il continue pourtant et me montre de toute sa hauteur, ma misérable condition. Soudain, mon ventre se tortille de faim, mon odeur nauséabonde me tourne la tête et la fatigue ramollit les défenses de ma carcasse entière. Ne plus être ficelée, pouvoir manger, dormir ? Ai je bien comprit ? Il serait prêt à l'accepter ? Je n'arrivai plus à le suivre, quand l'instant d'avant il me disait ma faute, à présent il me montrait ses failles.. Et puis soudain, mon souffle se coupa.
Que je ? Nue ? Non !!
Mes yeux durent trahir mes pensées, Je fis un pas pour tenter de lui arracher la tête ! Il n'en finira jamais de ses idées de sauvages ! Non... Rien.. juste des pensées...En vérité, je ne bouge pas, je ne suis même pas certaine d'avoir montré ma revendication étant donné qu'il poursuivit.

Alors se sentir prisonnière de ses bras qui m'enserrent. Impression d'être tombée au milieu d'un champ d'ortie à l'effet urticant. Sa main, cette main.. répugnance de lui, de moi par faute de n'oser m'en défaire. Comme le chat s'amusait avec sa souris, la faisant passer de l'espoir à l'effroi, anéantissant ses dernières forces. Je l'avais jadis vécu, mais ne me souvenait pas à quel point il y excellait. Derechef l'horreur.. Déglutir de l'entendre parler subitement de son jeu. Je le connaissais trop bien cette amusement . La dague poser entre ma poitrine je devais deviner de quel côté , où brusquement il la ferrait glisser afin d'y faire suivre mon corps. Un choix sur deux, droite où gauche ? Dernier passe-temps qui m'avait fait fuir vers la Bretagne avant qu'il ne me coupe en morceaux.


Éclat de rire de sa part.. Il joue décidément trop bien pour la souris que je suis. Des rires à l'emportement sans transition. Un mot l'amuse, celui la même que mon esprit commence malgré moi à accepter simplement parce qu'il y voit la faille.
Si j' avais oser revendiquer, si je l'avais repousser si je m’ étais enfuis alors je ne serai pas ce qu'il dit, mais qu'ai je fait ? Je me suis débattue et ensuite ? Des coups.....La faim..... La douleur....La fatigue...... La soif........La peur......... Et alors ? Quand on veux , on peux ! Me rappelèrent mes neurones pour me montrer derechef la faille.......Oui, vous avez raison leur répondis je, convaincu.........Rien, je n'ai rien fait ... rien... j' ai accepté......... pire même , je lui ai donné raison......... Écœurement....Dégoût........ Répulsion......... Je mérite ce qu'il m'arrive......... . Seulement lui poursuis son laïus dépassant mon entendement. D'autres ? Quels autres ? De qui parle t-il ? De quoi parle t-il ? Alors je comprends... L'argent que je lui dois.....Une dette....... Juste une façon commune à tous pour garder main mise sur ce qu'ils convoitent........ La putrelle que je suis se brise .......10 000 écus......... Jamais je n'ai vu de telle somme........

L’étreinte se relâche , une lame passe sous mes yeux, je me fige en comprenant qu'il est retourné à son jeu. La lame se perd entre ma poitrine. Respiration altérée........


Respires putrelle, que je m'amuse un peu au moins !

La lame est froide et colle sur mon corsage trempée. Une idée m'effleure. Et si je m'effondrais dessus. Tout se terminerai la, plus d'effroi, plus de coups, plus rien.. Cela semble si simple quand on y pense.. Il suffirait que je m'écroule dessus...... Que mes guibolles s'affaissent........ Me pencher en avant pour qu'elle me transperce..... . Il ne doit pas s'y attendre......... Il ne verra pas le coup venir......... Et tout sera fini, tout.........Ou s'enfoncera t-elle ? .... Le cœur ? Droit au cœur, il le faut.......Et si elle allait au ventre, en mourrai je aussi ?
C'est péché de se donner la mort , Lalie !


- Ame ? C'est toi ? Tu es la ?
Questionna trop fort ma voix pâteuse. Je lève la tête, mire la porte persuadée de la voir devant moi, en train de brandir sa canne sur la tête de mon bourreau. Le néant me fait un clin d’œil, j'avance d'un pas vers lui et m’écroule sur le sol anéantie
Trop en vie......Toujours trop en vie........
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Sam 25 Mai - 19:05

Loriot_la_verole a écrit:




Rien ne va plus, la conchia parle toute seule à une porte. La cinglée a perdu entièrement l'esprit, manquait plus que ça pour arranger ses affaires. Il sut alors qu'il la garderai encore un temps avant de la refourguer à qui voulait. Même les Maures n'accepteraient pas pareil fardeau, l'ex procureur n'avait pas répondu, ne lui restait plus que la vente aux enchères sur le marché. Pas moins de 50o ! Qui en voudrait, c’était à voir. Il sourit en coin en pensant au manchot , deux incapables ensembles, entente parfaite, non ? Mais là, fallait la trimbaler jusqu'au pays.. Elle crèverai avant, elle faisait tout pour le faire enrager.....

Sans crier gare elle avance d'un pas libérant la dague qui coupa nette les lacets du corsage. Et voilà qu'elle se vautre sur le sol. Rien à foutre, elle est incapable de tenir sur ses quilles. Le pied ne tarde pas à venir cogner le ventre pour libérer sa rage.


T'en as pas assez de te casser la gueule, Putrelle !

Il ne lui laissa pas le temps de se relever d'elle même , marre à la fin ! Déjà, elle avait mit trop vite fin à son divertissement favori ! Après ça ; il lui faudrait attendre combien de temps avant de plonger dans son baquet ! Il lui prends rageusement les aisselles, la plante devant lui, et termine par lui arracher ses fanfreluches qui ne servent à rien.

Voila qui est mieux ! T'es d'un banal !!! Rien pour toi, décidément. Pas grave, je m'en arrangerai, faudra bien.
Une chose encore à lui signaler en lui refourguant rageur le seau dans les bras.

Et dorénavant tu vas sourire ! C'est trop te demander  ? Sourire !!! T'en es capable où je dois te le graver à la dague sur ta trogne ! D'une poussée dans le dos, il la fit passer dans la grande salle en montrant la cheminée et la cuve juste devant.

Le feu et mon baquet !
Le bois est à droite en sortant ; sous l' atelier. Pour l'embraser tu trouveras ce qu'il faut sur la pierre de la cheminée. Tu as déjà un seau et t'en trouveras un second sur la margelle du puits.
Et tu te grouilles putrelle ! J'ai assez perdu de temps !
Des courriers à écrire , puisque tu veux vivre allongé, ça m'en a donné une idée. J'ai des amis à inviter, sans eux, je t'aurai pas retrouvé , y méritent une récompense. Tu te casseras plus la gueule, une fois attaché à la paillasse les cuisses écartées, et eux, ça les changera des filles de la Maria.

Il lui empoigne le bras, ouvre la porte d'entrée et la vire dehors d'un coup de pied au cul.

Fais pas la chochotte, y a personne à 50 mètres à la ronde ! Profites en pour t'y faire, t'as pas finit d'te montrer à poil !
Et j'te préviens, j' commence mes courriers. Tout doit être prêt une fois que j'aurai fini !
T'as entendu putrelle !
Je veux mon baquet fumant, une fois terminé !
Si c'est pas prêt, c'est de suite que je t'attache, je fais le tour des tavernes ou je manquerais pas d'en trouver qui seront d'accord pour t'arranger ta coquille ! J'gagnerai quelques écus au moins ! Que tu serves à quelque chose ! Parce que jusqu'ici, rien ! Une charge c'est tout ! T'arrives même pas à m'arecier !


Il laissa la porte ouverte et toujours aussi irrité vint s'attabler. Il prit un parchemin, le défroissa et commença ses écrits en lançant de brefs coups d’œil vers la porte. Une pause pour sept amis qui indubitablement seraient contents d'avoir de l’amusement gratis.
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 29 Mai - 8:40

--Fractale a écrit:





En Breizh rien n'est impossible.
Les fées cotoient les humains, l'Enchanteur enchante les âmes, les lutins préparent des potions qui font grandir les enfants à volonté, les oiseaux montrent les chemins aux égarés, les fontaines chantent les légendes des filles tombées, le vent efface les maux, les arbres guettent, le bois est immortel...

D'ailleurs, dans cette demeure de misère les lattes de bois ont transmis le message aux arbres alentours qu'une jeune femme était retenue prisonnière.
De feuille en feuille, de branche en branche les arbres font circuler l'information.
Les animaux de la forêt le colportent à leur tour, qui piaillant, qui grognant, qui hululant, qui hurlant...

Ne vous étonnez de rien vous qui arrivez en Breizh.
Tout est possible sur notre terre.

Et ainsi, le message est arrivé jusqu'à Fractale rampant à la recherche de quelque mulot à se mettre sous la dent... façon de parler...

Un arbre près de la masure où est retenue la femme.
Des branches sur cet arbre.
Des branches vivantes.
Des branches immobiles.
Des branches attentives au moindre mouvement venant de la batisse branlante.

La porte s'ouvre.
La femme meurtrie sort.

Une branche se penche, se courbe jusqu'au sol, se détache du tronc, et rampe en silence jusqu'à cet être famélique autrefois si pleine de vie.
Une branche devenue serpent.
Hypnotisant la jeune femme, le serpent l'empeche de s'affoler, de prévenir le tortionnaire resté à l'intérieur de la baraque.
Le temps est suspendu.
Profitant de cette magie temporelle, le serpent parle... Et la femme comprend... elle seule peut comprendre à cet instant, le langage de l'animal qui lui transmet mentalement son message.

"Sauve toi ou meurs... Je t'aiderai quel que soit ton choix. Décide."

Et sans plus s'attarder, le serpent disparait laissant la femme choisir son option, laissant le temps reprendre son cours, laissant les événements se poursuivre.
Il a disparu aux yeux des humains, mais il est là, toujours, qui veille...
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Mer 29 Mai - 21:37

Eulalie a écrit:




Mon esprit battait la campagne, je m'en rendis compte un quart de seconde trop tard alors que je m’étais effondrée. Des voix m'assaillaient, voix amies que je savais ne plus jamais entendre. Je n'ai jamais cru aux miracles et ma règle numéro un, me revint en force quand forcement les coups pleuvent. Tout juste le temps de me recroqueviller que je suis mise debout sans préambule.

Je pensais avoir taris le fleuve à Treguier. Pourtant les traîtresses roulent, silencieuses, sur mes joues à hauteur de ma propre honte quand il ôta sans ménagement mes misérables guenilles. Mon effroi se changea en cet instant en un immense désespoir. Désespérément muette, je les laisse exprimer tout avilissement de ma pudeur . Cependant dans un dernier sursaut de dignité, je cache vainement mon corps meurtris derrière mes mains ficelées . L'animal n'en prends pas note, mais préfère me confirmer l' insignifiance de ma personne. Les mots s'infiltrent et trouvent échos aisément en moi.


Ce n'est pas le seau collé de force dans les bras qui me prit au dépourvu. Non, ce sont ces paroles : sourire. Malgré tout, je m’efforçais d'en plaquer un plutôt faiblard, au travers des gouttes démonstratrices de mon déshonneur. La source retrouvait vie et semblait ne plus vouloir s’assécher. Une fois de plus, il n'y fit pas allusion. Devais je en remercier les cieux ? Non, pas de miracle, il se déchaînera plus tard, je n'en avais pas le moindre doute.
D'une poussée qui me laissa cependant debout, je fus transporté dans la pièce principale. J'entendis le chien brayer ses ordres. Mes deux neurones ne purent additionner que deux choses : Sortir et nue... S'ensuivit déchéance, désespérance, opprobre.. association sans fin de mots qui me tyrannisent. Mais alors que je pensais être arrivée au fond du gouffre le plus immense, son sol se déroba sous mes pieds que je cru manquer plusieurs marches dans la nuit. Par ses paroles, il me redit ses intentions finales. Le mot explosa sous mes paupières : bouges...
Me revint en mémoire les premières filles que j'avais vu en débarquant au port de Brest. Je me souvins n'avoir eu aucune pitié de leur condition. Elles avaient le sourire trop haut perché, le verbe trop salace, le geste trop indécent, la tenue trop impudique, la démarche trop grossière mais par dessus tout, elles semblaient s'en amuser pour ne pas dire s'en réjouir. Jamais je ne serrai comme elles, jamais ; me dicta mon instinct au moment ou l'autre me prit le bras pour me mettre dehors en y ajoutant un coup de pied. Évidement, il ne savait faire que cela, taper, hurler, ordonner.
Cachant du mieux que je pouvais, ma féminité, je vais chancelante jusqu'à l'endroit désigné.


La nuit entre chien et loup , m'entoure. Crépuscule incertain où lentement tout s'efface avant de sombrer dans le néant du noir et le silence menaçant. Les effluves de la forêt environnante propagent leurs senteurs, mélange d'humus, de champignons et de fleurs. Les derniers animaux rejoignent leurs tanières. Dans cette étrange lueur, les arbres semblent s'animer pour devenir monstres inquiétants aux formes difformes : gage d'une mort certaine pour quiconque s'en approche. J'avance vers l'atelier et je tremble de peur comme de froid en les imaginant serpents. Le dernier souffle du vent fait chanter leurs feuilles - murmure agonisant - avant que le hibou - maître de cet univers - s'envole dans un sinistre hululement. Je sursaute de frousse, mon esprit bat la campagne, me fait voir des choses inexistantes. je le sais dorénavant.

Je pose mon regard sur la pile de bois et m'active à ma tache, mais la lueur déclinante fait miroiter un objet planté dans un billot. Mon esprit s'égare, pourtant je prends le temps de m'en assurer entièrement et me penche vers lui. Mon pouls s’accélère, j'effleure le manche de l'improbable outil. Mon bourreau aurait il oublié qu'un hachereau se trouverait à ma portée ? J'y vis de suite la voie de ma liberté et de mouvements fébriles de vas et vient, je tente d'extraire l'instrument de sa geôle.
Le temps joue en ma défaveur, je me doute que le bourreau me rejoindrait si je tarde trop, aussi, je ne prends pas le temps de couper mes liens sur l’arête tranchante de la lame d'acier. Je la pose juste sur mes avant bras puis plonge mes mains nouées sous trois bûchettes. Ainsi dissimulé, je prie pour que le tortionnaire ne voit rien. Comment allais je m'y prendre ? Je n'en savais strictement rien, mais en cet instant , je choisissais la délivrance plutôt que des années de servitude, de déshonneur, d'abjection.
Y survivrais je  m'importa soudainement si peu .




Le souffle plus précipité, le pouls plus nerveux, je fais chemin inverse pour rentrer dans la manse. A peine suis je sur le seuil qu' il lève une tête inspectrice qui tourne vite au dégoût. D'un signe de tête il me montre l'âtre puis replonge dans ses écrits. J'entre en repliant mes avant bras sur le bois. Ma dextre cherche le manche de mon outil, je devais de suite l'abattre sur sa tête pour le surprendre, seule planche de salut qui me venait en tête. Folie ! Me répondit elle, mais je ne l'écoute plus. En deux enjambées, je me précipite sur le despote, arme haute levée, bois s'effondrant à mes pieds.

Tout se déroula très vite.

Sur la tête du tyran, j'abats le hachereau à l'instant où une piqûre courtise mon flanc. Elle s’intensifie pour devenir douleur aiguë qui me brûle et m'oblige à lâcher mon improbable arme. Mes deux mains tentent de comprendre pourquoi cette souffrance qui m'impose à mettre genoux à terre et distinguent trop vite la dague de mon persécuteur. Je relève lentement la tête vers lui , une seule question en tête : pourquoi ? Je saisis que jamais je n'aurai de réponse en voyant des gouttes puis un filet rouge se répandre autour de son crane pour finir par pleuvoir sur le sol.


Des sifflements dans mes oreilles me rattrapent... la souffrance.....la brûlure........je m'effondre sur le sol , oublieuse de tout, n'attendant que la mort qui se jouait de moi.




(Hrp on / Fin écrite en collaboration avec ljd Loriot /Hrp off )
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Sam 1 Juin - 17:58

Ame_la_boiteuse a écrit:



Voilà, on y était.

Theo nous avait accompagnés sur les chemins, à travers bois et champs à la recherche de Lalie. Joe avait tenu à venir avec moi, ne voulant plus me perdre de vue, " plus jamais à aucun moment" avait-il dit. Quant à Chouchenn, mon chien, bien malin qui aurait pu le retenir à la maison... J'avais donc mis Oanez en sécurité, à l'abri du danger qui planait sur sa tête depuis plusieurs semaines, depuis ce jour néfaste où nous avions croisé la route de cet homme malfaisant qui m'avait fichu la trouille de ma vie en posant son regard malsain de rapace sur ma fille, et nous avions pris la route, direction Rohan.

Voilà, on y était...



[Flash back - Kastell, quelques jours auparavant]

"Lalie, je t'assure que ce bonhomme m'a fichu la trouille ! Crois-mois, je t'en prie ! Je l'ai entendu dire qu'il cherchait une Eulalie, et il ressemble à ce que tu m'as raconté de l'homme que tu as fui. Je t'en prie Lalie, crois-moi, il est en Breizh, et il te cherche"

Un instant inquiète, Eulalie avait fini par rire, niant l'évidence d'un revers de main, elle m'assura que meme si c'était lui, jamais il ne la trouverait dans un coin aussi paumé que Kastell, et que de toute façon, elle était convaincue que ce bonhomme n'était pas celui qu'elle redoutait tant, que ça devait etre quelqu'un d'autre, une coincidence...

Une coincidence... Tu parles d'une coincidence !
Peu de temps après cette discussion, le bonhomme était à Kastell, à roder dans les ruelles du village.
Je n'avais eu que le temps d'attraper ma gamine par la main et de filer nous cacher sur le bateau de Micki, comme on l'avait prévu en cas de danger, aussi vite que ma boiterie me le permettait.
Et le danger était là, sous l'aspect d'un homme malfaisant au regard cruel...
Sauf que je n'avais pas eu le temps de prévenir Lalie.
Sauf que le lendemain, quand je suis sortie de ma cachette et que j'ai cherché Lalie, elle avait disparu.
Sauf que dans la taverne, il y avait du sang, des bris de vaisselle et des tabourets renversés.

Prise d'une angoisse folle, j'avais couru alerter David.
Aucune réaction de sa part, sauf un haussement d'épaules et une phrase : "elle a dû partir..."
Partir ? Lalie ? Sans me prevenir, moi ?
Partir ? Alors que la veille encore elle me suppliait de rester avec elle ?
Partir ? Alors qu'elle m'avait demandé de la former pour intégrer la Cour de Justice ?
J'avais secoué David :
"Namého ! David, réveille-toi ! Lalie n'est pas partie de son plein gré ! Il y a du sang dans la taverne !! "
"Et alors, toutes les femmes saignent une fois par mois... "telle fut la réponse laconique... Nan, mais il se foutait de ma fiole ?

Eberluée, je cherchais alors à convaincre Micki, qu'il fallait chercher Lalie, sure qu'un malheur lui était arrivé.
Mais là encore, je dus faire face à une sorte de détachement de sa part, il me fit une réponse du genre que si ce que je racontais était vrai, alors c'était sans doute la partie sombre de Lalie qui s'était révélée, une phrase que j'interprétai comme : Si ça lui est arrivé, c'est qu'elle l'a cherché ... Bref que la victime était coupable.
Il daigna cependant accepter du bout des lèvres de m'aider à la chercher si vraiment, mais alors vraiment, j'insistais, parce qu'il avait des études à suivre, lui, c'était important, ça !
Autant vous dire que je n'insistais pas.

Mais ce n'est pas pour autant que je baissai les bras.
Prendre la route seule avec ma fille aurait été une folie sachant la menace que le vil bonhomme faisait planer sur nous, alors je pris ma plume et écrivis à ceux vers qui je pensais pouvoir me tourner pour m'aider à retrouver mon amie.
Bien peu me répondirent : Theo, bien sûr, et un ami qui m'assura de son soutien.
C'était vachement maigre.
Mais je ne suis pas à cours de ressources, alors je menai ma petite enquete tant bien que mal, et peu à peu de réussis à mettre bout à bout des bribes de renseignements et des preuves de passage par ci par là... et enfin la trace du vérolé s'arretait à Rohan.
Rohan....
Theo était justement arrivé à Rohan. Il fallait l'alerter, qu'il cherche sur place, qu'il interroge, qu'il trouve enfin Lalie, qu'il la délivre, qu'il me la ramène...

Theo avait vu l'homme, mais aucune trace de Lalie.
En désespoir de cause il rentra à Kastell.
Et les jours passèrent, à tourner et retourner les élèments, à faire des suppositions, à échafauder des plans, passant de l'espoir à l'abattement.
Toujours là dans les coups durs, ce fut Joe qui me réconforta ouvrant ainsi enfin nos yeux sur les sentiments que nous éprouvions l'un pour l'autre.

Suite aux renseignements d'un voyageur botaniste, je me mis à la recherche d'une plante tueuse : la ciguë, qu'il a appelé ça. Un poison mortel, qu'il avait précisé. Bah tiens, tout juste ce qu'il me fallait pour mettre fin aux agissements du prédateur vérolé.

Mais comment retrouver Lalie ?
Où était-elle ?



[Retour au présent - Rohan ce jour]

C'est là qu'intervint l'extraordinaire.
Appelez ça comme vous voudrez, était-ce l'intervention divine qui s'était manifestée, Aristote répondant ainsi à la force de mes prières ?
Etait-ce simplement le hasard qui nous conduisit devant la cabane branlante ?
Nul ne le saura sans doute jamais.
Moi, je dis que c'est Fractale qui m'a conduite ici.
A chacun ses croyances et ses convictions, hein.

Voilà, on y était !
Armée de mon couteau de lancer, de mon arc et d'un bouquet de ciguë qui dépassait de ma gibecière, planqués derrière le tronc d'un chêne centenaire, Theo, Joe, Chouchenn et moi observions les alentours.
La baraque était là, à portée de vue, à portée de main...
Lalie, mon amie, était là, derrière cette porte...
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Dim 2 Juin - 8:51

Theoden35 a écrit:



[KP, quelque jours avant ]

Théoden prépara ses affaires, il avait décidé de s'équiper du stricte minimum,
épée, bouclier, haubert, deux dagues ainsi que de la viande séchée et de plusieurs pommes. Après tout, ont partaient pas en vacances. D'ailleurs, ce ne serait pas une partie de plaisir mais avant tout une volonté de récupérer Eulalie qui était captive de ce vérolé depuis déjà bien longtemps. C'était également un envie de vengeance, Théoden été résigné à faire la peau à ce lâche qui s'attaquait à plus faible que soi. L'exercice de deux mois de campagne militaire au sein de l'armée l'avait endurci et rendu plus habile à manier différentes armes ainsi qu'a montrer une agressivité qu'il s'employait à appliquer plus spécifiquement au combat. Il n'aurait aucune pitié envers le coupable.

[Rohan, près de la cabane]

Ame, Joe et Theoden été donc arrivé à l'orée de la foret qui bordait Rohan.
Ils étaient devant cette cabane, où Eulalie était surement retenu prisonnière, séquestré, voir torturé par ce fou furieux.
Theoden récupéra le bouclier qu'il avait sur son dos, cela lui avait évité d'avoir le bras engourdi par le poids de celui-ci. Puis, il tira son épée du fourreau. Il était donc prêt à en découdre avec ce vaurien de Loriot.

Avant d'entrer dans la cabane, il eut un instant où le temps s'était arrêté pour lui. Il ne bougeait plus et sembla dans les nuages. Celui-ci conversa avec lui même:


-Comment se fait t'il qu'Eulalie s'est fait kidnappée? était-ce sans raison? J'en doute. Était-ce pour une histoire antérieure dont elle ne m'a jamais rien dit? Fort Possible.
Une fois cette histoire close, il faudra qu'elle nous donne des explications. à moins qu’âme m'est caché cela. Je crains que cela ne soit un enlèvement avec une raison bien propre. Eulalie nous devra la vérité, ce sera la moindre des choses.


Cet instant clos, il revint à lui même.
Il s'adressa à ses compagnons:


-Nous allons entrer dans cette cabane,suivez moi de près, restons sur nos gardes et ne vous éloigné sous aucun prétexte. Le mieux est que vous soyez derrière moi, un à gauche , l'autre à droite ainsi nous aurons une meilleur observation. Soyez prêt!

La porte paraissait avoir subis les dégâts du temps, des insectes et de l'humidité. Theoden suivis d’âme et Joe s'approchèrent de la porte. Une fois , devant, Theoden arma son pied en fléchissant sa jambe et déclencha un coup plutôt puissant qui défonça, ce qui restait de cette vieille porte.
FLAM entendit t'on

Puis, ils entrèrent.
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Dim 2 Juin - 8:52

Daviid a écrit:



[Il y a quelques temps déjà, à Kastell]

C'était il y a quelques temps, nous étions heureux tout les deux, malgré quelques petite divergence. Cependant, sans dire un mot elle était partie. Je le savais car elle me l'avait dit, qu'un jour sans doute elle devrait partir, du moins c'est ce que j'avais compris. Alors quand Ame est venu me parler, bien sur que je ne l'ai pas cru. Un homme méchant, que je n'avais jamais vu, pourquoi croire pareil bêtise.

Un soir à la taverne, alors que les semaines passaient et que je noyais ma solitude dans la prune, celle qu'Ame affectionne particulièrement. Théo, Ame aussi son venu, reparler encore et encore du départ de Lalie. Et si c'était vrai, et si j'avais été assez stupide pour ne pas la croire dés le début. Ouhhh ma tête qui tourne, je vacille et m'effondre sur le sol. J'entends des voix en même temps qu'une calèche me roule sur le crane. Un départ pour retrouver Lalie. La cavalerie maintenant, le Rohan, mon crane est sur le point d'exploser. Je sombre.


[Sur la route vers Rohan]

Le réveille fut dure, très dure. Je pris à peine le temps de me réunir tout à fait que je trainais déjà ma carcasse encore pleine sur mon cheval, enfin celui que père m'avait donné il y a des années. Ne plus boire, plus facile à dire qu'à faire. Récupérer a tout prix l'amie que j'ai aimée. Bien sur, rien ne serais plus jamais comme avant, je le savais. Je sortais de la ville, avachis sur ma monture, savant à peine ou aller, le sud sans doute, la route au sud oui c'était bien.

Alors que j'avançais, je me remémorais tout ce qui c'était passé, toutes les idées que j'avais pu avoir, toute cette jalousie. Sur la route, j'aperçus le groupe qui était parti et arrêté près d'une cabane. Je voulu crier mais à la première syllabe, un troupeau me roula dessus. Non, j'étais juste tombé à terre. Je parvins tout juste a ramper jusqu'à la porte et a me hisser contre celle ci. Puis regardant dans la pénombre, je balbutia.


Laliee ... Je suis ... Nous sommes ... là.
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Dim 2 Juin - 10:35

Eulalie a écrit:



J'avais entendu parler de lui : l'Ankou.
Il venait chercher les morts. C’était ça son travail. Ramasser les dépouilles pour les conduire...... ailleurs. Ma mémoire me faisait défaut mais il me semblait qu'on le disait armé d'une faux. Ceux qui avait vu son visage n'était plus là pour dire à quoi il ressemblait vraiment. Et moi, recroquevillée sur mon flanc droit, déambulant dans les limbes de mon inconscience, je l’attendais.

Combien de temps plus tard j'ouvris les yeux ? Impossible à dire. J'avais l'impression d'avoir marché dans un épais manteaux de neige qui m'avait laissé exténuée, froide, disloquée. J'eus un frisson qui raviva la douleur de la dague plantée sur mon flanc gauche. Pourtant, j'étais brûlante.
"Il fait nuit" m’affirmèrent mes prunelles une fois habituées à la maigre lueur de la lune filtrante l'unique fenêtre. La peur au ventre de voir le despote bondir sur moi , je tourne ma tête sur la gauche. L'effort tira sur la chair encore prisonnière de la dague, s'en suivit une vive douleur qui m'obligea à mirer de nouveau la porte.
J'eus à peine le temps de voir du sang qui coagulait au sol, juste à la gauche de l'animal. Le sien, le mien, les deux ? Je garde mes rires amers en constatant que la dessus, nous étions semblable. Le même rouge pour tous.
Lui, devait être mort, sinon, la scène aurait changé. Cependant il demeurait toujours assis sur sa chaise, comme un être épuisé se serait effondré sur la table.


Pourquoi l'Ankou m'était il autant de temps à venir me chercher ? N'ais je pas eu mon compte de malheur sur cette terre ? me torturai je.
Mais alors, dans un bruit à réveiller les morts, il arriva. Enfin...

Je lui souris, soulagée d'en terminer et d'un croassement rauque l'appelait :


- La. Je suis là. Je t'attendais. Je suis prête. Emmènes moi. Qu'on en finisse.

Pas de faux mais une épée et un bouclier, pourtant, ce qui m'étonna le plus, fut la tête qu'il avait. La tête d'un ami. La tête de Théo. En cet instant même, j'aurai pu éclater de rire si je n'en étais pas autant sidérée. Ainsi l' Ankou à la tête de Théo. Oui, c'était parfaitement risible, dommage que je ne pourrais jamais le dire à l’intéressé, nous en aurions rit ensemble, quoique... enfin moi, je trouvais cela vraiment drôle. Alors comme à un ami, sans aucune crainte je poursuivis :

- Tu es en retard. Ça fait longtemps que je t'appelle.

Une voix me répondit, du moins c'est ce qu'il me sembla.

Laliee ... Je suis ... Nous sommes ... là.

Ce ne fut pas les dires, mais l'intonation qui me surprit. Le timbre, ce timbre.. Theo avec la voix de David ? L'Ankou était véritablement surprenant et ingénieux.
Il devenait de plus en plus aisée de le suivre. Apaisée , je fermai les yeux et lâchai prise.
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MessageSujet: Re: [Rp/Ig ] Pour recouvrer la drolesse.   Lun 3 Juin - 7:01

Ame_la_boiteuse a écrit:
Et tout était allé très vite. Trop vite.
Cette expédition des plus dangereuses décidée sur un coup de tete, sans préparation, sans plan précis, sans aucune autre stratégie que l'effet de surprise était certainement une folie, mais délivrer ma seule et unique amie était devenue une obsession. Je ne pensais plus qu'à ça, ne parlait plus que de ça. Je n'avais plus qu'un objectif : libérer Lalie et tuer son ravisseur.

L'attente passive de ces derniers jours avait eu raison de la patience. La colère que je réprimais depuis la disparition de Lalie me rendait odieuse envers tout le monde et il n'y avait plus guère que Joe pour me supporter encore.
La colère grondait. Il était temps d'agir.

J'avais pensé que nous serions intervenus sans bruit, aidés en cela par la pluie qui était tombée ces dernières heures, détrempant les feuilles mortes qui jonchaient encore le sol, les empechant de craquer sous nos pas.
Au lieu de ça, alors que je m'y attendais le moins, prenant ma main Theo se mit à courir vers la baraque tandis que Joe me poussait et que le chien galopait à nos cotés.

Ma doue benniguet ! Namého ! Vont pas bien eux, hein ! Et ma guibolle ? C'est qui qui s'en préoccupe, hein ? je vous le demande un peu !
Bah personne apparemment, parceque d'un coup, Theo file un coup de pied dans la porte.... Tout en délicatesse, ce Theo, vraiment...

Et avant que j'aie pu dire "ouf", v'là-t-y pas que s'affale devant nous, un David rond comme un petit pois... Ma doue benniguet ! mais qu'est ce qu'il fout là, lui ? Comment il a fait pour arriver là dans l'état de cuite avancée où il est ?
J'en sais rien. Pis je renonce à comprendre. Tout va trop vite.
Tout est trop improbable d'imprécision.

Dans ma tete plus rien de fonctionne normalement...Je ne pense plus.
Je n'ai plus qu'une idée fixe : Trouver Lalie.

D'un rapide coup d'oeil à l'intérieur de la cabane mon cerveau enregistre les informations et en fait une rapide synthèse : homme mort - Lalie...
Je refuse de toutes mes forces la conclusion qui s'impose à moi : non, Lalie NE PEUT PAS etre morte. Lalie NE PEUT PAS mourir.

Plus rien n'existe plus autour de moi.
L'intérieur sordide de la baraque a disparu.
Théo, Joe, David, Chouchenn ne sont plus que des ombres floues.
Ma guibolle ne freine meme plus ma progression quand, enjambant le David, je me précipite vers le corps dénudé et inanimé de mon amie qui git sur la terre battue de la baraque.

Je me laisse tomber près d'elle, et une main sur son front trempé d'une sueur froide, je constate rapidement l'étendu des dégats que son pauvre corps a subi.
Lalie, ma pauvre Lalie... Qu'est ce qu'on t'a fait ?

La révolte, la colère, le désespoir aussi, tentent encore une percée, mais ce n'est pas le moment ; ils sont vite réprimés par un pragmatisme qui d'autorité prend le dessus.

J'enlève mon chandail pour en couvrir mon amie, puis d'une voix ferme et posée, je lance à l'attention de mes compagnons :

Une couverture et de l'eau. Vite.
Faites un feu.
Trouvez des linges propres.
... Et David, si tu dois dégueuler, c'est dehors !


Puis d'une voix douce à l'attention de Lalie inconsciente, lui caressant ses cheveux défaits :
On va te sortir de là ma poulette, t'en fais pas, on est là maintenant, ça va aller.... ça va aller...
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