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 [Rp]A la croisée des chemins.

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MessageSujet: [Rp]A la croisée des chemins.   Dim 27 Jan - 14:34

Loustick a écrit:
Cheveux ébènes trop bouclés pour songer à vouloir les dompter, barbe de trois jours que je taille dans la seule intention de cacher la cicatrice qui coule sur mon menton, visage tailladé dans la roche, je soupire fataliste quand le vent glacial s'invite sous la pèlerine au sortir de la mine.
De mes longs doigts j'en resserre le col sur mon cou en redressant enfin mon dos.
De neige sur le sol plus une trace, ne reste qu'une bouillie noirâtre où s'enfoncent mes chausses et qui me force à lever encore plus vigoureusement les pieds sur ce fichu chemin du retour. Vrai que je ne suis pas éreinte d'avoir pioché, durant toute la sainte journée, en courbant en deux, mes six pieds de hauteur. Fourbu, harassé, rendu, rompu, vanné, las.

Je grogne après ce temps hivernal en scrutant l'horizon. Entre chiens et loups. Le crépuscule embrasse avec langueur la vallée pour la parer de ces couleurs mystiques desquelles tout semble pouvoir se produire. J’accélère mes pas avant qu'il ne souffle la dernière étincelle du jour, il me tarde de rentrer dans ma manse. J'avance avec sur les lèvres le leitmotiv de tous les soirs :

Fichue vie, fichu village.

Vingt ans qu'on se côtoie lui et moi, pour dire que j'en ai vu passer des drôles, entendus des bobards, jaugé des belles croupes, gouté à certaines et fuit pas mal d'autres. Ouais, un peu que j'en ai croisé du monde ici. Des moribonds, des bandits, des gueux, des paysans, d' la p'tite noblesse , même un brigand qui soudain eut l'illumination et se fit curé et puis ceux d'la haute, d'la très haute. Je les ai regardé gravir les z'échelons, comme y disent, quand moi je gravissais seulement le monticule de mon age. De eux, j'attendais rien. J'avais bien suffisamment reçu de leur part en étant gamin. A peine né et déjà une épée de Damoclès au dessus de ma tête.

Mon nom ? Loustick. Je suis né à la saison des pommiers en fleurs, du ventre d'une putai. et d'un père qui nageait dans les hautes sphères. J'ai grandit dans le bordel de la porte rouge jusqu’à mes neuf ans, à la mort de ma mère. Je suis entré alors dans la vie en portant ma croix comme Atlas porte la terre. Bâtard, rien d'autre.


Las de les entendre, j'ai tourné la tête puis me suis fondu dans le décor. Les rues, les ruelles, les étables, porcheries, écuries, le moindre abris de fortune, tous sont devenues des lors ma maison. J'espionnai tout et tout le monde, et je sus vite à qui et quand chaparder la miche de pain, les fruits et même parfois la viande. Derrière les abattoirs, j'avais ramassé un vieux couteau, premier précieux objets avant que n'en suivent d'autres. Et puis ici, les bois, la plaine, les vergers, la nature entière foisonne en pleine été et comme si peu s'en souciait, ca m'en laissait davantage. Collets pour grives, pour garennes, ramassage d' airelles, de fraises des bois, de noisettes,de châtaignes, de champignons, de mures, de nèfles, d'orties, de pissenlits, de cressons, de merises, de noix, d' asperges et tant d'autres encore, tout est bon à cueillir dans les bois, ou à l'orée de la mare de la licorne. Celle la aussi, peu s'en souvenait et de cela encore, je m'en réjouissais, puisque c'est devant son ancien sentier que j'avais monté, bien plus tard, les quatre planches qui me servaient de manse. A l'écart des autres, toujours.


Nouvelle bourrasque glaciale qui me sort de ma rengaine mentale. Retour vers l'horizon, mon sifflement aiguë enveloppe la plaine, ma voix s’élève, grave, caverneuse de si peu servir :


- Bâtard ?

La boule de poil noire et feu apparue comme un éclair, un museau se faufile entre mes jambes trop longues, je me penche et lui caresse énergiquement la tête .

- Ah, t'es la. Bien. On continue.

Je poursuis le chemin en entonnant une chanson dans l'unique espoir de ne revoir se pointer la ritournelle de mes pensées. Ne me reste qu'une demi lieu avant que je ne puisse me réchauffer au coin de ma cheminée.

- L'autre jour, sous une haie, J'ai trouvé une bergère. Bâtard émet un grognement. Je fronce les sourcils, un point sombre au loin, main sur la dague, je poursuis le sentier.

- Pleine de joie et de bon sens, Portant cape et capuchon. Silhouette trop gracile, démarche trop chaloupée, hanches trop aguichantes pour que ce soit un homme. J' affiche un sourire devant la brusque tournure plaisante que pourrait prendre ma soirée. Je rehausse les épaules, redonne de la souplesse à mon allure, rassure Bâtard d'un revers de main sur son échine et continue.

- Comme fille de vilaine, Veste et chemise de toile. Visage presque en vue , ensemble très prometteur, j'élargis mon sourire, le regard appréciateur.

- Souli.............. En vis à vis, prêt à prendre la parole pour la saluer galamment, je la dévisage mais.... me fige muet de stupeur.
Ses yeux, ce regard, entre mille je l'aurai reconnu.

Statufié, je la mire de mes iris bleus qui semblent flotter à la dérive..

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MessageSujet: Re: [Rp]A la croisée des chemins.   Ven 1 Fév - 22:56

Maeline. a écrit:


Ce qu'il y a de bien avec la mine, c'est qu'il n'y a pas d'horaire pour se pointer.

Et c'était là le seul et unique avantage. Parce que passer de longues heures dans le noir à s'user les bras, cognant contre de la roche, ce n'était vraiment pas son truc. La jeune femme préférait largement le grand air et donc le travail aux champs, même lorsque le froid se faisait des plus mordants comme lors de claires journées d'hiver, comme aujourd'hui.

C'est pourtant bien en direction de la mine que la brunette se rendait. La perspective de la tâche qui l'attendait devenait de plus en plus pénible au fur et à mesure qu'elle se rapprochait. Cependant, Maë ne pouvait empêcher un léger sourire de flotter sur ses lèvres. Elle n'avait pas pu prendre de travail plus tôt dans la journée, mais pour une bonne raison. En temps normal elle s'arrangeait toujours pour dégoter un emploi à la maréchaussée ou chez un paysan quelconque. Jeune, elle était dynamique, efficace et même si certains vieux n'appréciaient pas sa familiarité, ils ne crachaient pas sur son travail. Mais elle avait réservé sa journée pour autre chose. Un peu plus tôt, elle avait combattu cette femme qui l'avait ridiculisé dans un duel à l'épée, quelques jours auparavant. Le souvenir de cette cuisante défaite était maintenant bien atténué. Cet après-midi, les deux candidates s'étaient à nouveau affrontées, mais cette fois sur le domaine de prédilection de la brunette : le duel au bâton. Et Maë n'était pas peu fière de son combat, elle n'avait pas seulement gagné : son adversaire ne l'avait pas touché une seule fois.

Atour d'elle, le paysage changeait lentement. La lumière déclinait petit à petit, le ciel commençait à changer de couleur, se tintant de toute une palette de nuances jaunes-orangées. Plus elle s'éloignait de la ville et plus les maisons se faisaient rares. Les hommes, pour la plupart, n'aimaient pas l'isolement. Quelques uns cependant recherchaient le calme et la tranquillité, comme Arthur, et choisissaient d'habiter un peu à l'écart de la ville, mais jamais très loin. Maë, elle, avait grandit en plein cœur de Moulins, toujours entourée de monde. Sa maison? La taverne "Aux Perles des Neiges", et ce jusqu'à la mort de sa mère. Habituée à cette vie citadine, elle passait pourtant le plus claire de son temps dans la forêt, au bord de l'Allier ou perdue au milieu des arbres du verger, et ce depuis sa plus tendre enfance.

Continuant sa route elle savourait le calme et la solitude du chemin. Lorsque le vent forcit, elle frissonna. Après quatre années d'absence, la jeunette ne possédait plus grand chose. Économisant en attendant de se refaire une garde-robe, elle ne possédait aucun vêtement chaud, ce qui lui avait valu de rester une semaine clouée au lit, malade comme un chien. Ses cheveux d'un noir de nuit, légèrement ondulés par endroit, tombaient sur ses épaules. Mettant la main dans sa poche, elle serra la lanière de cuir qu'elle y avait rangé. Lorsqu'elle arriverait près de la mine, elle relèverait sa chevelure afin d'être plus à l'aise pour piocher, mais en attendant, sa crinière lui tenait chaud.

La première chose qu'elle remarqua fut une silhouette au loin. Cette route étant peu fréquentée en dehors des mineurs, elle soupçonnait donc un travailleur ayant fini sa journée et rentrant chez lui, tout ce qu'il y avait de plus banal. En se rapprochant, elle remarqua alors qu'une bestiole le suivait. Certainement un chien. Un gros même. Maë aimaient les bêtes mais elle avait également appris à s'en méfier. Fronçant légèrement les sourcils, elle se savait amenée à croiser le chemin de l'homme et de son compagnon à quatre pattes.

Quelques bribes d'une chanson lui parvinrent aux oreilles... Maë n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui la dérangeait avec cet air. Au fur et à mesure qu'elle se rapprochait, elle finit par distinguer les paroles. Mais ce n'était pas la chanson en elle même qui clochait.

C'était cette voix.

Pourquoi cette voix la perturbait autant? Tendant l'oreille, elle perçu un grognement. Tendue, elle ralentit légèrement le pas et fronça les sourcils. L'homme semblait jeune et bien bâti. Contre lui accompagné de son mâtin, elle n'avait aucune chance. Elle observa cependant la main qui se posa sur l'animal en signe d'apaisement et se détendit légèrement.

Après tout, ce n'était sûrement qu'un simple mineur rentrant chez lui.
Ou beaucoup plus que cela.

Suffisamment proche, Maë cru reconnaitre un fantôme. Il n'était pas exactement le même que dans ses souvenirs... Mais était-ce seulement lui? Quelques pas de plus... Son cœur accéléra.

Lorsqu'elle croisa l'azur de son regard, elle n'eut plus aucun doute. Un flot d'émotions déferla en elle. Elle avait tant attendu et tant redouté ce moment.

Loustick.

Elle était revenue à Moulins depuis presque deux mois. Si elle s'attendait à le voir à chaque coin de rue pendant les premières semaines, elle l'avait ensuite cru mort. Mais il était pourtant bien là, à seulement quelques pas d'elle. Et son chien aussi. Le grognement qui rompit le silence attira l'attention de Maë.


Il a l'air sympa, ton chien.

Une lueur de malice brillait dans son regard lorsqu'elle le posa à nouveau sur l'azur...

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MessageSujet: Re: [Rp]A la croisée des chemins.   Sam 2 Fév - 16:26

Loustick a écrit:
Je manquai une marche dans la nuit. Cette apparition me fit cet effet. Mon cœur contredisait ce que mes yeux voyaient. Le sablier du temps stoppa son flux.
Je me pétrifiai sur place avec une impression d'hébétude, incapable du moindre mouvement. Je perdis l’ouïe. Le silence m'entoura. J'ouvris la bouche pour trouver l'air manquant. Les bras ballants, je regardai ce mirage. Je passai la langue sur mes lèvres, impuissant de parole. J'avais perdu ma voix, elle était là, quelque part, sans que je ne puisse la trouver et si bien même ce fut le cas, c'est le souffle qui m'aurait manqué. J'allai défaillir. Personne ne pouvait se relever de cet assaut. Elle posa sur moi, son regard noisette étincelant de malice. Je constatai que mes souvenirs lui avaient rendu un bien mauvais culte.


Alarmiste, Bâtard s'appuya sur ma jambe en grognant. Elle prit alors la parole. Sa voix cristalline chanta dans mes veines. Mes paupières cillèrent en emportant un peu de ma torpeur. Ma dextre se posa sur l'échine de mon seul ami. Machinalement je lui répondis la voix étranglée.

- Ca va. Sans pouvoir lâcher les yeux noisette. Le son de ma voix me surpris mais balaya l'apathie restante et ma voix éraillée par l'émotion bégaya :

- Oh, Maë ! c'est toi ! C'est bien toi ! Comment est ce possible ! Alors seulement, j'écartai lentement mes bras et j'avançai d'un pas pour la serrer contre moi. Doucement je la soulevai de terre. Si légère dans mes bras, je la fis tournoyer puis la reposai au sol, mes yeux inondés de larmes. Je ne m'en sentais pas diminué pour autant. Bâtard jappa autour de nous, je respirai à plein poumon comme je n'avais plus réussi à faire depuis longtemps. Je reculai d'un pas pour la contempler et chuchotai douloureusement :

- Quatre ans Mae.... ..
- Quatre ans sans aucune nouvelle... Ou t'es tu donc planqué avec ta famille. Qu'as tu fais tout ce temps ?
- Tu sais.. le lendemain où.. ….tu t'souviens ?
- J'ai parcouru ces rues comme un lion tourne en cage, dans l'unique espoir de te voir
Soupirai je en regardant l'horizon, le regard vague. Le moindre recoin, la moindre place, même la grotte aux chauve souris, je les ai passé au peigne fin. J'ai déambulé dans cette campagne, des jours durant.
- J'étais pas fier, même si tu l'avais sacrément bien cherché !
Admis-je en la regardant de nouveau. Mais quand même je t'avais bougrement bien cogné.
- Le pire c'est quand je t'ai pas trouvé, j'ai cru que je t'avais tué Maë ! Que mon coup avait été celui de trop ! Et tu es là, devant moi, sans que j'arrive encore à y croire ! Toujours la même. Enfin... en plus grande, en plus....... femme.
Objectai je, non sans aucun trouble.
- C'est ton regard qui t'as trahi. Égal à lui même, toujours aussi espiègle et déterminé qu'avant.

Pourtant quelque chose dérogeai. Elle frissonna et je compris ce qui me tracassait. Elle ? pauvrement vêtue ? Braies trouées, chausses difformes, pas même un manteau de circonstance ? C'était à l'opposée de son rang. Sa mère et son père adoptif, devait être pour le moins, nobles à présent. Je retins l'envie de la prendre de nouveau dans mes bras . J’ôtai simplement mon mantel et lui en couvris délicatement les épaules. Mon regard peu amène ne permettait nul objection, je renchéris en la toisant narquois à souhait :


- Dis moi, tu continues de chercher des noises aux autres ? C'était innée ça chez toi . J’espère que tu as cessé de le faire au moins, auprès des gamins, ce serait pas vraiment équitable et pendant qu'j'y suis : oublies aussi les chauve souris.

J'affichai alors un sourire en coin railleur, je reculai de quelques pas, connaissant Maë, je voyais déjà son poing venir cogner mon estomac.
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MessageSujet: Re: [Rp]A la croisée des chemins.   Lun 4 Fév - 9:25

Maeline. a écrit:
Les yeux toujours plongés dans l'azur, l'esprit de la brunette bouillonnait. Il devait tellement lui en vouloir. Elle avait imaginé la scène de nombreuses fois. Tous les scénarios étaient pratiquement les mêmes. Elle se prépara à encaisser le coup qu'elle allait inéluctablement recevoir. Le Loustick sortit finalement de sa torpeur pour rassurer la bête. Ses yeux n'avaient pas quitté les siens, cependant elle n'arrivait pas à déchiffrer ce qu'elle y lisait.

- Oh, Maë ! c'est toi ! C'est bien toi ! Comment est ce possible !

Elle ne retrouva pas dans sa voix la dureté à laquelle elle s'était préparé. Au lieu de cela, ces paroles étaient tremblantes, peu assurées, comme s'il s'attendait à ce qu'elle disparaisse de nouveau, en un clin d'oeil. Etait-ce là une ruse pour mieux la piéger? Ses muscles se contractèrent lorsqu'il fit un pas vers elle. Mais aucun coup n'arriva. Au lieu de cela, deux bras vinrent l'entourer. Ca, elle ne l'aurait jamais imaginé. Rien n'aurait pu la préparer à la douceur dont il fit preuve lorsqu'il la souleva de terre. Posant ses deux mains sur les épaules de Lou lorsque ses pieds quittèrent le sol, Maë ne pu s'empêcher de lui sourire. Quelle étrange sensation de se retrouver dans ses bras, et ce pour la première fois. Cependant lorsqu'il la reposa, elle fronça légèrement les sourcils. Les démonstrations d'affection n'étaient pas son truc, et dans ses souvenirs, ce n'était pas celui de Lou non plus. Et puis, pourquoi toutes ces larmes dans ses yeux? Le chien jappa et s'agita mais cela ne suffit pas à détourner l'attention de la jeune femme.

- Quatre ans Mae.... ..
- Quatre ans sans aucune nouvelle... Ou t'es tu donc planqué avec ta famille. Qu'as tu fais tout ce temps ?


Sa famille? Alors il n'avait jamais su. Mais comment aurait-il pu, après tout elle ne lui avait jamais dit. Et il ne fréquentait pas les mêmes sphères que sa famille, l'information n'avait pas dû arriver jusqu'à lui. Une certaine tristesse apparu dans les yeux de la brunette. Depuis son retour à Moulins, elle l'avait expliqué à de nombreuses personnes. Mais c'était des inconnus pour la plupart, même si certains ne l'étaient plus à présent. C'était plus facile. Ils écoutaient l'histoire, désolés parce que c'est ce qu'il convenait d'être dans ce genre de circonstances. Mais eux ne savait pas ce que cela avait représenté pour Maë. Loustick le saurait.

- Tu sais.. le lendemain où.. ….tu t'souviens ?
- J'ai parcouru ces rues comme un lion tourne en cage, dans l'unique espoir de te voir.
Le moindre recoin, la moindre place, même la grotte aux chauve souris, je les ai passé au peigne fin. J'ai déambulé dans cette campagne, des jours durant.
- J'étais pas fier, même si tu l'avais sacrément bien cherché !


Comment aurait-elle pu oublier. Elle avait souvent repensé à ce qu'il s'était passé ce jour. Elle était persuadée qu'à la seconde même où elle était repartie en courant, sans avoir même ouvert la bouche, il l'avait oublié. Après tout, ils étaient nombreux dans la bande, Lou n'aurait même pas du remarquer son absence. Et voilà que maintenant il lui avouait l'avoir cherché de partout ?

- Mais quand même je t'avais bougrement bien cogné.
- Le pire c'est quand je t'ai pas trouvé, j'ai cru que je t'avais tué Maë ! Que mon coup avait été celui de trop !


Subitement, elle se sentit étrange. C'était un sentiment qu'elle n'avait pas ressentit depuis bien longtemps, et surtout qu'elle n'avait pas ressentit bien souvent. Elle se sentait... coupable.

-Et tu es là, devant moi, sans que j'arrive encore à y croire ! Toujours la même. Enfin... en plus grande, en plus....... femme.
- C'est ton regard qui t'as trahi. Égal à lui même, toujours aussi espiègle et déterminé qu'avant.


L'hésitation qu'il marqua lui arracha un petit sourire. Autour d'eux, la nuit était en train de tomber. La bourrasque de vent qui se leva la fit frissonner. Elle le regarda enlever son mantel et ses sourcils se froncèrent. Lorsque le vêtement atterrit sur ses épaules, elle ouvrit la bouche pour protester. Le regard que lui lança Loustick la fit changer d'avis. C'est seulement à ce moment là qu'elle prit le temps de l'observer. Il était encore plus grand que lorsqu'elle était partie. Plus musclé, aussi. Avec les maigres bras qu'elle avait, elle n'avait plus aucune chance contre lui. La chemise qu'il avait sur lui portait les traces de la journée qu'il venait de passer à la mine. Son visage aussi avait changé. Il était plus masculin, plus mature. Dans ses yeux, elle pouvait voir que ces quatre dernières années n'avaient pas dû être faciles pour lui non plus. Elle résista à l'envie de poser une main sur sa joue, couverte d'une barbe de quelques jours. Ça c'était nouveau. Le Loustick qu'elle connaissait n'avait pas encore de poils. Ou tout du moins pas beaucoup. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres.

- Dis moi, tu continues de chercher des noises aux autres ? C'était innée ça chez toi . J’espère que tu as cessé de le faire au moins, auprès des gamins, ce serait pas vraiment équitable et pendant qu'j'y suis : oublies aussi les chauve souris.

Le regard de Maë brilla de malice. Voici le Loustick qu'elle connaissait. Lorsqu'elle le vit reculer, elle hésita, savant parfaitement ce qu'il était en train d'imaginer. L'envie de lui envoyer son poing n'était vraiment pas loin... Un petit sourire se dessina au coin de ses lèvres.

- Étrangement on ne me pardonne plus aussi facilement quand je frappe que lorsque j'avais 10 ans.

Le regard de Maë se fit plus vague lorsqu'elle reprit la parole. Sa voix était étrangement douce :

- Il y a un endroit où tu as oublié de chercher, il y a quatre ans. Le cimetière... Après ça, je me suis en effet volatilisée. Mais j'ai disparue seule...

Maë redoutait de regarder à nouveau Lou dans les yeux. Elle ne voulait pas y lire la pitié qu'elle avait lu à l'époque dans tous les regards qui se posaient sur elle. La pitié qu'on accordait aux enfants qui se retrouvaient seuls. Voilà pourquoi il y a quatre ans, lorsqu'elle était arrivée devant lui en espérant trouver quelqu'un enfin capable de la consoler, aucun son n'était sorti de sa bouche. Elle s'était contentée de le frapper de toutes ses forces. Et en toute logique, comme à son habitude, il avait répliqué. Voilà ce qu'elle attendait de lui. Ce qu'elle attendait de tous ceux qui la connaissaient. Qu'ils se comportent normalement. Alors elle avait décidé de partir, de ne rien dire à Lou, et d'emporter avec elle ce dernier souvenir de lui agissant comme il l'avait toujours fait.

- Ce jour là, la brunette savait qu'elle n'avait pas besoin de préciser lequel, j'étais venue pour te dire que ma mère était morte. Mais quand je suis arrivée, tu m'as souri. Comme tu l'aurais fait un jour comme les autres. Alors, je n'ai pas pu ouvrir la bouche. La suite... Tu l'as connais.

La jeune femme retrouva un petit sourire.

Quand je suis retournée à la chaumière d'Arthur ce jour là, j'avais un sacré oeil au beurre noir. Mais de là à croire que tu m'avais tué, tu te surestimes !

Relevant la tête, la brunette était prête à affronter les yeux bleus de son ami, et tout ce qu'ils auraient à lui dire.

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MessageSujet: Re: [Rp]A la croisée des chemins.   Mar 5 Fév - 21:28

Loustick a écrit:


Impossible, je ne pouvais m'arracher de cette contemplation ; mon cœur réfutant toujours ce que pourtant mes prunelles lui prouvaient. Je camouflai alors ma stupéfaction derrière une attitude moqueuse et reculai folâtre, certain de la riposte. Elle ne vint pas.
Non.
A la place, elle reprit simplement la parole mais alors derechef le son de sa voix trouva naturellement son écho dans mes veines.

Avait elle la moindre idée de l'effet que cela déclenchait en moi ?
Fasciné, je clignai des yeux plusieurs fois de suite puis son petit sourire en coin paracheva sa réalité. J'émis un profond soupir d apaisement, elle était là, de chair et d'os, réellement devant moi, MA Maël comme je la nommai jadis, à part moi. J'affichai un sourire benêt devant la femme qu'elle était devenue puis je respirai profondément pour la seconde fois : une autre vérité s’infiltrait sournoisement en moi.

Le temps des gamineries, des coups bas, des railleries mesquines autant que cruelles n'était plus approprié et de fait je ne savais pas quel comportement adopté. Si son caractère était resté le même,- chose dont je ne doutais nullement - je savais qu'alors, un geste , un mot inopportun, la ferait disparaître à jamais. Cela, je ne le voulais pas. Non ; pire, je n' y survivrai pas. Pas maintenant que je la savais là, aussi pour toute approbation à ses dires, je ne lui fis qu'un sourire rieur et hochait lentement la tête à l'affirmative.

Mais soudainement, vint la révélation:


-Il y a un endroit où tu as oublié de chercher, il y a quatre ans. Le cimetière... Après ça, je me suis en effet volatilisée. Mais j'ai disparue seule...Ce jour là, j'étais venue pour te dire que ma mère était morte. Mais quand je suis arrivée, tu m'as souri. Comme tu l'aurais fait un jour comme les autres. Alors, je n'ai pas pu ouvrir la bouche. La suite... Tu l'as connais.



Son regard évita le mien. Moi, je serrai juste les poings, les dents, pour rester de marbre devant ce semblant d’indifférence qu'elle mettait dans ces dires. Malgré la douceur de sa voix, elle prononça ces mots comme un leitmotiv appris par chœur, et c'est cela qui me déplut par dessus tout. Cette fausse insensibilité qui ne lui correspondait pas. Plus d'une fois, naguère je l'avais entendu parler de sa mère, jamais elle n'en parlerait avec autant de distance, si sa plaie n' était pas encore à vif.

Néanmoins, à ces dires, je compris une chose; la rage de son coup de poing d'alors. J' y devinai sa colère envers la vie, envers les autres tellement vivant, si vivant, trop vivant. Au fils de son récit, je me revis sourire, puis imaginais aisément les autres la prendre dans leur bras, lui souhaiter le courage nécessaire, pleurer sûrement aussi avec elle pour parfaire l'ensemble , les yeux emplis de cette compassion écœurante puis rentrer dans leur chaumière pour l'oublier le jour suivant. Enfin je la vis elle, privée de sa mère - sa mamounette comme elle la surnommait souvent -, seule, cassée en dedans, plus qu'une moitié d'elle même. Que lui avaient apporté les bras, les mots, les regards, les larmes des autres ? Rien, sûrement pas même une once d’accalmie, alors que lui apporteraient les miennes à ce jour ?
Puisque oui, la morale voudrait que moi aussi, je lui balance des condoléances de circonstance, même tout ce temps après. Mais ensuite , quoi ? En quoi cela lui servirai ?

Finalement, je fus soulagé qu'elle ne me regarde pas. C'est de la colère qu'elle aurait lu dans mes yeux. Pas celle de ne m'avoir rien dit ; chacun porte sa croix comme il l'entends, mais celle d’être partie seule en me laissant avec le doute de sa mort sur ma conscience. Car moi aussi j'étais parti, mais avec la trouille au ventre de penser que j'avais trucidé une amie, mon amie, une sœur et tellement plus. N'avait elle jamais eu la moindre idée de ce qu’elle représentait pour moi ? Maël ; une fleur en hiver, un vin pétillant, une vallée enflammée, un parfum enivrant, un vent caressant ; un océan de panache; une vallée de perfection, le soleil dans mon ciel.. Maël.. Je secouai la tête en ruminant intérieurement après elle :

Bon Diou ! Mais quel gâchis, t'as fait ! pendant qu' elle retrouva un sourire.

Il aurait été un temps ou elle aurait reçu un taquet derrière le crane pour moins que cela . Mais ce temps était révolu à jamais. Oui, ce temps n'était plus de mise, je ne voulais pas la perdre une seconde fois par faute d'un geste déplacé. Puis elle poursuivit mais son ton se fit plus ..moqueur..



- Quand je suis retournée à la chaumière d'Arthur ce jour là, j'avais un sacré œil au beurre noir. Mais de là à croire que tu m'avais tué, tu te surestimes !

J'affichai un sourire en coin malicieux, Maël rejouait dans notre domaine de prédilection. Rassuré de me retrouver sur un terrain connu, je décidai de jouer à mon tour.
Je la mirai de guingois, prunelles pétillantes de malice, puis l'attrapai par la taille, posai mon poing sur son crane ; prêt à lui frotter énergiquement comme nous le faisions autrefois.


- T'vas voir sale mioche si j'me surestime ! Badinai je, T'vas brouster l'brau !!! M’esclaffai je en scandant notre vieux cri de guerre de gamin.

Enfin, je la relâchai sans même l'avoir touché puis poursuivit plus posément en fronçant le nez :


- Mouais, n’empêche que t'aurai pu aller dégommer les chauves souris à la place. Ça m'aurait évité d'avoir mal au pif pendant 3 jours, et toi d'avoir la peau couleur de vache blanche et noire . Et t'avises pas d' recommencer ! sinon promis, j'te la fais manger la gadoue !


Aucun mot sur ce qu’elle m'avait dit, ni sur la mort de sa mère, ni même sur son départ ; bien que j'aurai pu en dire beaucoup à ce sujet. Je n'en fis rien, estimant qu' à l'époque elle avait prit sa décision, j’espérai seulement que ce fusse la meilleure pour elle. La morale, les désolations, je les laissai aux autres. A la place je poursuivis en lui quémandant :


- Alors, t'as fais quoi pendant ces quatre années ? T'as été r'trouvé une tante ? Un oncle ? Comptes pas sur moi pour que j'te laisse filer sans rien m'dire. Maint'nant qu'j'te tiens, j'te laches plus ! Mais penses pas non plus à m' raconter quatre années en quat 'e minutes ! Y 't 'faudra au moins quatre ans pour tout m'dire !
Et depuis quand qu' t'es à Moulins, d'jà ?! J t ' ai pas croisé une seule fois ! Bon, vrai qu'j' sors pas d ' trop d ' puis l' hiver.


Un frisson me parcourra l'échine, je renchéris.

- T' fais quoi la maintenant ? J 'te propose un verre, et surtout un coin d' cheminée où m' raconter tout ça. Ma manse l'est pas loin, proche de la mare à la licorne dis je en souriant complice, Tu t'en souviens d'elle, ch' suis sur. J ' t ' y invite ! T' attends pas à un château hein ?! Mais on y s' ra au moins au chaud.
Alors, t'en dit quoi ? On poursuis ici et on s' les gèle, ou j' picole tranquillou pendant qu' tu m' racontes tout ça auprès d'un bon feu ?! Ouais.. bon d'accord.... t'aura droit à un verre.
Terminai je en lui donnant un léger coup d'épaule suivit d'une œillade amusée , rehaussé d'un sourire moqueur.

Pourtant au fond de moi c'était un tout autre combat . J'étais certain d'accuser un refus. Je connaissais mon rang, je savais le sien, nous n'étions plus des mioches, un monde nous séparait.
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MessageSujet: Re: [Rp]A la croisée des chemins.   Mar 12 Fév - 8:46

Maeline. a écrit:
Ce fut un sourire malicieux qui accueilli son regard. Pas de colère ni de pitié dans l'azur du Loustick. Maë réalisa à ce moment précis à quel point elle était heureuse de le revoir. Maintenant qu'elle lui avait dit la vérité, maintenant que lui aussi savait, elle pouvait profiter de leur retrouvailles. Lorsqu'il l'attrapa par la taille et qu'elle sentit son poing se poser sur son crâne, elle savait pertinemment ce qui l'attendait. Faussement énervée, elle fronça les sourcils, même si elle n'avait qu'une seule envie : éclater de rire.

- T'vas voir sale mioche si j'me surestime ! T'vas brouster l'brau !!!

Au cri de guerre, ce fut plus fort qu'elle et Maë laissa échapper son rire, tant pis si son cuir chevelu en prenait un coup. Mais rien ne vint et Loustick se contenta de la relâcher. Elle dû le reconnaitre, ils avaient grandi. Elle se demanda s'ils se battraient de nouveau, comme avant. Mais elle en doutait. Ils ne bénéficiaient plus de leur jeunesse comme excuse. Une once de tristesse s'empara de la brunette. Ils avaient vu juste pendant leur enfance. La vie d'adulte était loin d'être amusante. Elle s'imaginait sauter sur le Lou, le plaquant au sol et l'obligeant à la reconnaitre comme plus forte que lui, comme elle le faisait à l'époque. Mais ces actes de bravoure se finissaient toujours de la même façon. Alors qu'elle pensait maîtriser la situation, son ennemi d'un combat arrivait à la retourner contre elle. Il s'arrangeait toujours pour que se soit elle qui finisse par reconnaitre sa défaite et quand ils en arrivaient là, c'était généralement Maë qui avait la tête couverte de boue, et elle seule.

- Mouais, n’empêche que t'aurai pu aller dégommer les chauves souris à la place. Ça m'aurait évité d'avoir mal au pif pendant 3 jours, et toi d'avoir la peau couleur de vache blanche et noire . Et t'avises pas d' recommencer ! sinon promis, j'te la fais manger la gadoue !

Les yeux de la brunette brillèrent alors qu'elle le regardait, amusée. Personne ne lui aurait aussi bien rendu ses coups que lui et ce jour là, elle avait besoin que quelqu'un la remette à sa place. Elle n'aurait pas pu mieux choisir que Loustick. Il se transforma ensuite en vraie pipelette, un peu comme les vieilles au lavoir et Maë dû se faire violence pour ne pas lui en faire la remarque, trop heureuse de le retrouver pour qu'elle le vexe tout d'suite.

- Alors, t'as fais quoi pendant ces quatre années ? T'as été r'trouvé une tante ? Un oncle ? Comptes pas sur moi pour que j'te laisse filer sans rien m'dire. Maint'nant qu'j'te tiens, j'te laches plus !

Maë n'était pas sûre que la perspective de raconter ses quatre années de vagabondage la réjouisse, mais lorsqu'elle posa son regard noisette dans les yeux de Loustick, elle ne pu s'empêcher de sourire en coin. Passer du temps avec lui, voilà quelque chose qu'elle adorait, en tout cas c'était le cas à l'époque.

- Mais penses pas non plus à m' raconter quatre années en quat 'e minutes ! Y 't 'faudra au moins quatre ans pour tout m'dire !
Et depuis quand qu' t'es à Moulins, d'jà ?! J t ' ai pas croisé une seule fois ! Bon, vrai qu'j' sors pas d ' trop d ' puis l' hiver.


Lorsqu'elle vit son ami frissonner, elle fronça les sourcils.

- T' fais quoi la maintenant ? J 'te propose un verre, et surtout un coin d' cheminée où m' raconter tout ça. Ma manse l'est pas loin, proche de la mare à la licorne dis je en souriant complice, Tu t'en souviens d'elle, ch' suis sur. J ' t ' y invite ! T' attends pas à un château hein ?! Mais on y s' ra au moins au chaud.

Alors, t'en dit quoi ? On poursuis ici et on s' les gèle, ou j' picole tranquillou pendant qu' tu m' racontes tout ça auprès d'un bon feu ?! Ouais.. bon d'accord.... t'aura droit à un verre.


Surprise par l'invitation immédiate, Maë détailla le visage de Loustick pour voir s'il était sérieux. Elle ne trouva aucune moquerie dans son regard. Alors que sa soirée s'annonçait en premier lieu ennuyeuse et épuisante, la brunette commençait à s'imaginer passer les prochaines heures à discuter avec son ami. Après tout, avoir grandi n'apportait pas que des inconvénients et elle n'avait plus aucun couvre-feu. Silencieuse, elle regarda en direction de la mine. Autour d'eux, la nuit était presque tombée. La résignation dont elle avait fait preuve lorsqu'elle avait pris le chemin de ce dur labeur avait totalement disparue. Elle n'avait plus du tout envie d'aller s'user contre de la roche pour un si maigre salaire. Elle n'aurait donc pas de paie pour la journée d'aujourd'hui. Mais cela en valait la peine. Regardant à nouveau Lou dans les yeux, elle ne pu s'empêcher de sourire.

- Tu n'arriveras pas à étancher ma soif avec juste un verre !

Posant un doigt sur ses lèvres, faisant mine d'hésiter, son regard brillait de malice.

- Hmmmm, j'vais v'nir, mais j'pose mes conditions. Déjà, tu reprends ça.

Ne lui laissant pas le temps de réagir, elle enleva le manteau qu'elle avait sur les épaules et le lui lança.

- Ensuite, tu vas également d'voir me raconter c'que t'as fait pendant 4 ans, comme ça moi aussi j'pourrais picoler pendant que tu discutes! C'qui implique que tu devras m'offrir plus qu'un verre...

Maintenant, en route, et vite, ça caille.


Se souvenant parfaitement du chemin à prendre pour se rendre à la marre, Maë ne laissa aucune occasion au Lou de protester et fila. Lorsqu'elle se retourna, il n'avait pas bouger d'un pouce, la regardant, bouche bée.

- Bah alors qu'est-ce que t'attends?

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MessageSujet: Re: [Rp]A la croisée des chemins.   Sam 16 Fév - 19:12

_Loustick a écrit:



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Voyant que je n'étais pas mon état normal ; Batard gémissait à mes côtés en me donnant des petits coups de museaux dans le flanc. Moi, j'affichai un regard aussi neutre que possible alors que je demeurai plein d'espérance et que mes boyaux dansaient la bourrée. Pour sur, à continuer ainsi, ils allaient finir par s’emmêler à tout vas pour finir par sortir par mon nombril. Je tentai même de stopper le flageolement de mes guiboles, quant à mes mains.. elles étaient moites.
LA MEN TA BLE !!
Tu parles d'une virilité que j' affichai ! Une vraie donzelle en transe ! D'ailleurs Mael en eut vite marre de me voir dans cet état puisqu'elle préféra regarder l'horizon et surtout l'entrée de la mine.
Super ! Je suis moins attractif qu'une carrière de pierre et une pioche ! Me tambourina ma caboche quand mes yeux fatalistes flashèrent un instant le ciel.
Allez Loustick, faut t'faire une raison, elle te suivra pas; le passé c'est l'passé; y a plus rien à espérer. persistèrent mes neurones jusqu'à ce que je vois ses yeux malicieux et son sourire en coin.




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Corne de bouc ! Elle veux bien ! m’esclaffai-je mentalement en levant machinalement le bras pour récupérer mon manteau au vol, un sourire des plus benêt sur ma face.

- Tu vas également d' voir me raconter c' que t'as fait pendant 4 ans, comme ça moi aussi j' pourrais picoler pendant que tu discutes! C' qui implique que tu devras m'offrir plus qu'un verre...

- Maintenant, en route, et vite, ça caille.


J'opinai de la tête, ma langue étrangement collée sur le palais, incapable du moindre mot. C'est Batard qui le fit pour moi en jappant et en exécutant des petits bonds autour de moi. Sourire toujours aussi demeuré sur les lèvres, je lui grattouillai la tête en croassant niaisement un : elle veux ! Puis reposai mes iris sur Mael. Ah oui, mais.. l'est ou ??

- Bah alors qu'est-ce que t'attends?

Nom d'un chien ! Elle avait déjà décampé à plusieurs mètres de la ! Bouche béante abasourdie, je me renfrognai en me demandant si elle était ravie ou si elle ne voulait pas plutôt en finir au plus vite. Je secouai rapidement la tête dans l'espoir que mes deux neurones veuillent bien , enfin ! , se connecter, puis la rattrapai en quelques enjambées. Ma doué ! c'était quand même sacrément plus facile d'être mioche qu'adulte, je ne savais toujours pas comment m'y prendre. En premier lieu, mon manteau..

La bienséance voudrait que je lui recolle aussitôt sur son dos, après tout, c'est bien ça la galanterie hein ?! Je lançai donc une œillade vers Mael pour la jauger puis me ravissait sous peine de me faire incendier, tabassé - quoique, j’étais sur pour le coup, d'avoir le dessus - mais pire ,de la voir partir très énervée. C'est qu'elle avait un fichue caractère emportée !
Gamin j'aurai pas hésité, et on se serrai tous deux emmitouflés dessous, oui mais... elle n'avait vraiment plus rien d'un gamine, et en fait, mon sang bouillonnait bien assez grandement sans que je ne la touche. Corne de bouc, pourquoi donc qu'on a grandit, me lamentai je. Mon manteau rejoignit donc mes épaules quand je tentai une seconde œillade. A présent, quoi lui raconter...
Jadis rester cote à cote sans rien dire, nous suffisait, mais là, j'avais un grand doute. Et pourquoi elle sentait si bon aussi ? Pfff, c’était quoi cette odeur ? de la lavande ? de la violette ? l'oranger ? le romarin ou ? le tilleul ? Arff, incapable de mettre un nom sur cette senteur qui avait le don de m'enivrer plus que de raison. C'pôs possible qu'elle me fasse cet effet la.. Tsss, Lou, faudrait t' reprendre et montrer qui qu'est l'homme entre les deux ! Sur que la, c'est Mael qui gagne avec sa démarche assurée ! Un raclement de gorge puis une question a laquelle , elle n'avait pas répondu :

- Alors, euhh, t'es à Moulins d'puis quand ?

Un vrai champion de la parlotte ! Je soupire fataliste, mes bras soudain de trop. Une fulgurante envie d'en passer un autour de sa taille, mais là, je sentais déjà ma joue cuire sous le feu de la superbe gifle qu'elle allait me flanquer. Je les laissai donc bêtement longés mon corps qui lui même me sembla gauche.
Batard ouvrait la marche devant nous, le silence était devenu aussi oppressant que la pénombre qui s'installait . De pas en pas, dans une démarche quasi religieuse, vu le peu de conversation que je lui tenais, nous arrivâmes devant ma manse. Pouvais- je avoir l'air encore plus stupide qu'avant ? Pas de soucis, je le pus, quand d'une voix pleine d'excuse je lui dis en montrant ma chaumière de la main :


- Voila. On y est. C'est.. euhh.. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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