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 La Fuite...

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MessageSujet: La Fuite...   Ven 18 Fév - 19:38

Jean_Baptiste


Leur rencontre les bas quartiers de la cours de miracles, ou le hasard avait voulu qu’ils choisissent la même victime, après un désaccord, une amitié qui se lie. JB un vaurien en voulant à la terre entière depuis que son frère avait été tué, rongé par la vengeance qui ne venait pas, ne retrouvant pas le ou la responsable de la mort de son frère.

Son acolyte, le Masque, aussi en quête de vengeance, de ce que JB avait compris, mais derrière son masque peu de chose transparaissait, rarement il parlait de son passé, juste des bribes parfois, qui en les mettant bouts à bouts donnait une idée de ce qu’il avait vécu.

Quittant la Bourgogne ou ils avaient tenté de se faire quelques écus sans succès, les deux compères prirent le chemin vers l’est, les renseignements reçus, leur donnant une nouvelle piste pour la vengeance du Masque. Vengeance qu’il avait promise à ses amis pendus haut et cour, et qui ne seraient apaisée qu’une fois le traître six pieds sous terre.

Un vieux borgne délirait seul en taverne, parlant d’un homme à 4 doigts, interpellé les compères avait essayé d’en savoir plus, quelques chopines servies pour délier sa langue, puis le vieux lâcha son nom !

L’histoire remonte à quelques années, ou dans le Duché du Lyonnais Dauphiné, un petit groupe de brigands faisait régner la peur et la violence, attaquant les nobliaux, les enlevant, les torturant juste pour faire fortune rapidement, et assumer le désir de puissance et de vengeance d’un d’eux. L’affaire à chaque fois était rondement menée, chacun connaît son boulot, et les écus remplissaient leurs poches. Quand dans un nouveau village ils débarquaient, la peur se lissait sur le visage des habitants, leur réputation les avait devancée. Ils se prenaient pour les rois, asservissant les marchands, les rackettant faisant de même dans les auberges, les tavernes, ils n’avaient peur de rien, tuant, estropiant les réticents, qu’importaient ces gueux, leur vie ou leur mort, eux s’en moquaient, soit ils payaient, soit ils mourraient, ils avaient le choix ! A eux de faire le bon …

La seule chose que JB savait, est que les amis du Masque avait été pendu haut et cour, et qu’une marque en forme de M était gravé à la lame de fer dans leur dos …

Mais le Masque lui avait lâché : que le plus vicieux, le plus corrompu, le plus immoral, celui qui aurait pu vendre père et mère pour sauver sa peau, ce petit maigrichon, celui qui s’appelait Menpenti, signifiant qui se repent, était le seul à ne pas avoir été pendu, de ce jour, il ne pu l’appeler que le Traître !

Espoir qu'il ne se tapisse pas au fin fond du BA, emmuré à Murat, là où toute vie semble inexistante, ou à Thiers, au coté d'un coutelier... Plongés dans leurs pensées quand les remparts se dessinent devant eux, Moulins... Un arrêt en haut de la colline surplombant la ville, avant de se regarder puis de poursuivre doucement, la précipitation engendre la maladresse, ils le savent. Moulins... Espoir de retrouver ce traître ici, et de lui faire payer aussi chèrement que leurs amis. Car une chose était sur, avant que ne meurt ce traître, pour sur qu’il se serait repenti, réclamant la mort, car ce qu’il allait subir, nul autre encore ne l’avait subit.

Durant tous ces mois de recherche Le Masque et JB avaient longuement détaillé comment l’Autre allait souffrir, comme mourrait aussi l’assassin du frère de JB : chaque articulation serait brisée, une à une, commençant par les pieds, et remontant ainsi le corps du fautif ! Des sourires égaillaient les compères quand autour du feu ils se racontaient les pires supplices, coupé le gras de son bide, y faire une large plaie, ou insectes et rampant pourraient venir se délecter des quelques goûtes de miel déposés…


Le Masque.


Combien de lieues parcourues ? Combien de poussière avalée ? Combien d'hiver à douter ? Combien de ville visiter ? Quand enfin.. quand soudain... Trop beau. Presque irréel pour y croire, après toutes ces années, la piste est plus que sûr, l'étau se resserre autour de lui, autour d'un seul qui va payer le prix du mal qu'il a fait...
Menpenti, rien que ce nom le ferrait vomir. Plus qu'une idée en tête qu'il crie sa mort, qu'il l'appelle des jours et des jours pour tous les pores de sa carcasse puante ! Qu'il gueule comme un gôret ! Qu'il supplie ! Qu'il en chiale ! Mais qu'il crève !!

Tenir les mains si serrés sur les rennes que ses jointures deviennent blanches, serrer un peu plus les mollets et voir son cheval s'avancer en toute hâte vers Moulins.
Moulins... première étape du B.A. Viendraient d'autres villes ensuite si il le fallait mais toujours dans ce Duché !
Son compagnon grognait à ses côtés plus qu'il ne parlait, qu'importe, il le sent si prêt, jamais il ne le fut, il en est certain à présent, l'année 1456 sera la sienne ! Son année !! L'autre ne peux plus rien faire ! Que pourait il faire contre eux d'ailleurs ?!

Passer les remparts, descendre du cheval, réajuster son masque devant les yeux horrifiés des gardes qui ont vu son visage.. Toujours le même effroi, toujours cette pitié dégoulinante et écœurante ! Depuis cinq années... Depuis ce jour où, dans ce cachot... Rien est oublié, bien au chaud dans sa mémoire, enfermé dans sa rancœur, enfermé dans sa haine, la haine à qui il doit ses maux, à qui son corps, sa tête, son être entier réclame vengeance, la haine d'un nom, d'un traitre...

Menpenti...j'arrive....je te retrouverai où que tu te planques.. Dans le fond d'une tanière, dans un trou puant, au fond de ce duché.. Je te sens, j'arrive...

Le loup hume l'air, la proie danse déjà devant ses yeux..



Menpenti


Fuir…Ne pas penser, ne pas se retourner, ne pas revenir en arrière…fuir…Sauver sa vie……

Menpenti donnait des éperons à son cheval, il lui fallait mettre de la distance entre lui et ses poursuivants. Les malandrins ne lui avaient laissé que le temps de seller son cheval et d’envoyer les pigeons.

Ainsi c’était donc çà…Il était brigand ? Et où ? Sur les terres de Sernac, son grand-père? Lui le fils d’un chevalier. Bon sang, quel choc ! Mercenaire, brigand…Assassin lui ? Il fut secoué d’un rire amer. Maréchal…Maréchal et ancien scélérat…..Poursuivi comme un vulgaire gibier. Et par qui? Par les mêmes gibiers de potence dont il était censé protéger Moulins.

Sans réfléchir davantage, il prit la route. Sans se retourner, laisser ses amis, la femme qu’il aimait. S’il restait, qui dit qu’ils ne s’en prendraient pas à elle ou à leur enfant ? Skimmia, Skimmia sa sœur les protègerait.

Mais qui étaient donc ces deux margoulins ? Jean-Baptiste et... "Le Masque"? Qu’est-ce qu’ils lui voulaient? Le tuer? Le "masque" serait son cousin? Son cousin Guy?

Il avait beau chercher dans sa mémoire, il n'en avait aucun souvenir. Ni de ce que la femme, lui avait raconté au bord de la mare.

Il en était là de ses questions quand il se retourna et vit dans le lointain les remparts de Moulins sur la ligne de l’horizon.

Il avait lancé son cheval sur la route, au hasard. Sans se soucier de tracer sa route. Il galopait et laissait à sa monture le choix de sa direction.

Vas mon ami, vas…Emportes-moi loin d’ici. Mets le plus de distance entre eux et moi…


Jean_Baptiste


Ce marché d’où la puanteur s’échappait lui donnait la nausée, quand un sentiment s’empare de lui, il regarde son compère, ses yeux rivés au loin, serait ce l’autre la bas ! Arrêté ! Et d’un coup, déguerpissant telle une chèvre devant un loup, un coup de coude en plein abdomen, mais pas un mot. JB était habitué quand son acolyte avait flairé une proie, il ne parlait plus, laissant tous ses sens concentrer sur sa victime, le sentir, le flairer, et la course se lance, enfilade de ruelle, les longues jambes du masque le distance, lui s’essouffle, point de côté le forçant à s’arrêter, réfléchir plutôt que de s’épuiser.

Les chevaux ! Retrouver leurs chevaux reprendre le dédale de ruelle à l’inverse, revenir la ou ils les avaient attacher, grimper dessus à toute allure, retrouver son compère, lui apporter son cheval mais ou, quelle direction, le hasard le sud, il galope tel une furie criant pour que ces foutus villageois s’écartent sinon malheur pour eux, il prendrait un cheval au galop en pleine face, mais qu’importait, l’envie de sang était le moteur de JB, et voir l’autre détaler comme un lapin, voir tout ce qu’ils avaient échafaudé comme torture s’éloigné, non ! Non ! Impossible.

Les remparts du village du village en vue, quand de la droite lui coupant presque le passage un cavalier semblable au gringalet du marché, le suivre, son intuition était la bonne, mais ou est son compère, jamais là quand il faut ! Peut être des muscles mais la tête,… guetter la direction prise pas l’Autre, et retrouver le Masque.

Parcourir les ruelles toujours à vive allure, quand enfin, il le voit, en rage, il lui jette les rennes, en criant :


Bouges toi, il's'tire


Et ajoutant alors que quelques enjambés les séparent déjà


Porte sud, magnes !


JB donnant de l’éperon, frappant le train arrière de son cheval se dirigeant vers la porte sud à vive allure.




Le Masque.



Courir comme un dératé, avoir vu la tronche de l'enfant de salaud et le laisser s'échapper !!! Le masqué est en rage contre lui même ! Le macaque a réussi à le semer ! La ruelle de la " monnaie" n'a rien capté de ce qui se passait sous ses yeux, reste plus qu'un enchevêtrement de tréteaux, planches et écus sur lequel les rapaces se jettent comme le feraient des corbeaux sur de la viande avariée .. Furieux, la violence se lit dans ses prunelles grises, se lit sur le gus qu'il vient d' allongé au sol pour se calmer, rien que pour se calmer, il pisse du nez, l'avait qu'a pas se trouver la, c'est tout ! Restait plus qu'a fureter dans toutes les ruelles ! Bordel de dieu, si le balourd qui lui sert d'aide était aussi efficace qu'il est costaud ! Mais non ! Un incapable qu'il doit en plus retrouver ! Pas foutu de suivre la cadence ! Ivrogne et bon à rien , bien entouré ouais !!!

Il rumine, s'emporte, s'envenime encore plus ! Laissez filer cette saloperie, cette saleté de cousin !! Car en plus l'est de la famille ce salaud ! Un foireux qui fait dans son froc et se tire comme le ferait une donzelle ! Comme l'a fait son père ! Digne fils ! Le même ! Sauf qu'en plus lui.. lui !!

Tu m'le paieras ! Au centuple que tu m'le paieras ! Mes années perdus ! Mon visage perdu ! Et même... Mes terres de perdus !!!


Sortir de cette ruelle et entendre un raffut, puis tout aussi soudainement sentir des rennes, entendre une voix.. Le Balourd !! Finalement quand il veux s'en donner la peine, il a un peu de jugeote, il a repéré l'ordure !

Il se tire ?!
Idiot !! j'avais pas r'marqué p'ete ?!!
Ou ? La porte Sud ?!!




Aussi sec, il grimpe sur sa jument Pie, elle au moins, ne lui a jamais fait fond bond, et rapide comme l'éclair, il s'élance vers cette porte , à ses côtés le balourd, et plus loin la bas, sur la piste déjà où seul un nuage de poussière le laisse deviner: Menpenti , son saligaud de cousin ! Le salaud de traitre !


Le sang lui monte aux tempes, sa rage lui martèle la tête, ses yeux se font de plus en plus noirs de haine - seule chose visible sur sa face- et devant lui soudain, toutes ses années à n'être encore moins qu'un chien galeux lui reviennent en mémoire...

Rage qu'il met dans ses mollets afin d'entrainer sa jument a aller plus vite ! Encore plus vite ! toujours plus vite !
Quand il revoit ces amis pendus leurs dos mis à nus, leur dos gravé d'un M
Quand il entend encore leurs cris
Quand il voit plus qu'il ne perçoit le rire de ce grand-père au moment où goute à goute son bourreaux le défigure
Quand il ressent le sol froid et dur des pavés de sa geôle, l'odeur de moisi, l'odeur de sang, l'odeur de crasse, l'odeur de mort..


Jamais il n'avait cru que la mort avait une odeur avant cela, pourtant, pourtant..
Quand perdre tout repère, perdre toute notion, Hiver, été ? Pluie, Soleil ? Nuit, jour ?
Puis doucement ne voir plus que la Nuit, les ténèbres qui se referment
Quand, ne plus pouvoir ouvrir les yeux
Quand, entendre ses os craquer
Quand, ne plus avoir d'ouïe
Quand, ne plus pouvoir bouger
Quand ne plus pouvoir mâcher
Quand ne crier que la mort mais ne plus avoir de voix
Quand, deviner le rire , voir des yeux briller d'exaltation, deux prunelles grises sous des cheveux guère mieux et le pire, le pire...

Quand devoir cela à son cousin...


La vengeance, plus que cela qui le guide, plus que cela qui le tient, pour des années d'horreur, pour se sauver : lui.. autant que l'on puisse oublier ses souvenirs... Mais, n'avoir aucun remord à le tuer lentement, et serrer les mollets, cravacher Armanie pour se rapprocher et en finir ..
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