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 La Mare de la Licorne

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MessageSujet: La Mare de la Licorne   Ven 18 Fév - 19:21

Laudry a écrit:



Dans les rues et ruelles de Moulins

Un gamin et une gueuse, deux haillons qui se trimballent poissons en main mais visages radieux. Précisez au morveux d'éviter la place du marché, mais garder l'intention d'y retourner la nuit tombée dans l'espoir d'y retrouver ses quelques biens: une dague, des herbes en tout genre, une épée, sa peau de mouton crasseuse, quelques lettres, son flutiot et pour finir ses deux foulards. On ne sait jamais après tout, vu le dépotoir des rues, même si ses doutes se font de plus en plus certains.

Rue des fausses braies, une pensée pour Lilou quand elle passe devant sa boutique, tsss, devoir s'excuser quand même de l'avoir un peu plantée la.. un frisson en passant devant la Tour de "La Mal coiffée", puis continuer Rue du creux du verre, Rue Traversine, Rue de la chèvre, Rue des tanneries, une porte qui s'ouvre vers l'extérieur, sortir de la ville la mine angélique, pour y rentrer se serra une autre paire de manche surement... continuer droit devant puis bifurquer et enfin s'étonner...

Les même rues, même ruelles, même chemin et pourtant...

Le sentier

Ronces, chardons, lierre, orties, liserons, tout un assortiments de végétaux masquent entièrement le sentier qui gravit l'aval de la foret. Les arbres eux même montrent toutes leur fougue en s'enlaçant les uns aux autres. Leurs racines ressortent du sol et s'entrelacent en formant d'immenses serpents. Le paysage entier à changer quand serra t'il donc de la mare ?


Aucun bucheron ne vient donc jamais ici ?
Question que Laudry se pose ainsi qu'a son compagnon de fortune.

Personne ne vient tendre ses collets dans ce lieu ? Le Duc fait il donc peur à ce point ? Il garde précieusement son gibier ?? , Il a donc pendu haut et court tout ceux qui s'y sont risqué pur que plus personne n'y vienne ?

Autant de questions qu'elle pose, autant de réponse qu'elle attend en enjambant du mieux qu'elle peux. Elle se griffe un peu plus cuisses et mollets, mais son énervement est entier et sa haine devant tous ces nobles pansu à souhait qui laisse crever les petites gens, lui fait accélérer le pas, encore et encore, quand enfin, un son mélodieux se fait entendre.


La marre de la Licorne

Plus qu'une mare, une source, un sourire se dessine sur son visage, ils y sont enfin. Combien de temps ont il mis ? Deux bonnes heure à n'en pas douter, déjà le soleil matinal se pose au zénith, son estomac se creuse de cette folle montée, cependant...

L'endroit est méconnaissable autant que l'était le sentier. Nénuphar, quenouillette, saule, faux bleuets, menthe sauvage, renoncule, cresson de fontaine, jonc, pied-rouge, prêle, où viennent danser libellules, punaises d'eaux, éphémères, phryganes, poules d'eau, canards, couleuvre vipérine, hérons.. La nature à repris entièrement ses droits.

Ne serait ce que s'installer devant et songer à allumer un feu, ressemble bien plus à une véritable entreprise qu'à une partie de plaisir.. Cependant, elle décide de s'y atteler; la, au moins, elle est certaine que personne ne viendra les déranger.

Pour commencer, ramasser branchages et bois secs, ce qui, somme toute s'avère on ne peu plus simple vu la quantité de bois mort aux alentours. Elle en fait un tas, dispose au sol de gros cailloux de sorte de faire un rond, puis a l'intérieur, elle y fourgue des brindilles, reste plus qu'à allumer avant d'y poser au fur et a mesure le bois mort.


Nan de nan !!
Tssssss, sans ma besace j'suis vraiment rien, encore heureux qu'j'ai pas oublié ma tête la bas !! Dis gamin, t'as rien pour allumer un feu toi ?!


Le gamin n'avait pas fait le manchot, il avait dégagé au mieux une sorte de place devant le feu, où, a présent, ils pouvaient s' assoir sans risquer de s'embrocher les fesses sur les ronces.
Il lui tend de plus en plus fier, pierre et étoupe, que Laudry prend en lui faisant un clin d'oeil. Elle frappe le briquet, une étincelle puis une flammèche et enfin quelques flammes se mettent à danser en faisant fuir quelques grenouilles. Se retournant vers le gamin, elle lui demande de surveiller le feu pendant qu'elle même s'en retourne au bord de la mare.

Tenir le poisson par le dos, lui ouvrir le ventre, retirer ses boyaux, et le plonger dans l'eau en astiquant de sa main la bestiole. Enfin, elle gratte les écailles et termine son travail en l'embrochant sur un petit bout de bois. Retour vers le feu, elle pose quelques petits bois dessus, s'assied devant, et tout en tendant son bâton au dessus des flammes qu'elle regarde en disant au gamin :


Y a une légende sur cette mare, tu la connais ? J'en ai vaguement entendu parlé.. Se s'rait un chevalier amoureux qui aurait trouvé cet endroit et qui aurait gratté la terre de ses mains nus...

Le sourire aux lèvres, mais le regard flou, Laudry se souvenait d'une histoire entendu il y a bien longtemps..




Lou Stick a écrit:



Tête droite, fière d'avoir encore son poisson en main, même si pour le coup il n'y était pas pour grand chose... La curiosité piqué au vif par cette donzelle qui à présent l'accompagnait. Du haut de ses treize ans il écoutait ce qu'elle lui disait. Éviter la place du marché, ça il y avait déjà penser seul. Y retourner la nuit tombée pour ramasser ses affaires... Un air amusé s'afficha sur le visage du garçon l'espace d'un instant.

Moi qui croyait qu'elle allait p't'être pouvoir m'apprendre deux trois trucs, elle a même pas pensé à prendre ses affaires avant d'se carapater du marché...

Il la regarda, ne dit mot. Faudrait pas qu'elle vienne à changer d'avis et lui reprenne le poisson, bien que la il ne se laisserait pas faire. Un marché est un marché, mais avec les adultes, on ne sait jamais à quoi s'attendre. Ils en avait déjà vu qui n'avaient absolument aucun état d'âme... Il en avait vu, mais il en avait aussi déjà subit les frais.

Les voilà qu'ils arrivent sur le chemin de la marre. Lui, ça fait bien longtemps qu'il n'est pas revenu ici, mais quand même, la dernière fois, toutes ces ronces étaient déjà là.

Dites donc, d'puis quand v'z'êtes pas v'nu ici? C'est que ça fait un moment qu'c'est comme ça! Les buch'rons ils en ont rien à faire de c'chemin, du bois y'en a d'partout et les ronces ils z'ont pas qu'ça à faire de les couper. Quand à la chasse, les gens s'imaginent même pas qui peut y avoir quelque chose là-bas derrière. Puis pour c'que c'est devenu... J'sais pas si c'était sympa un jour, mais là, v'verrez c'est un p'tiot sauvage...

L'arrivée à la marre fut comme le gamin l'avait prévu. Il lu l'étonnement sur le visage de sa compagne de route. Si elle avait connu le chemin dégagé, la marre devait l'être aussi, or ce n'était plus le cas. Installation, mise en place du feu... Ventre qui gargouille, signifiant son impatience. Petite moue amusée lorsqu'elle lui demande ses affaires pour allumer le feu.

V'z'avez raison m'Dame, va falloir aller la chercher, vot'besace...


Il la regarde, petit sourire amusé sur les lèvres. Elle va s'occuper de son poisson, il aurait préféré faire le sien d'abord, mais après tout, à ce qu'il parait, les Dames d'abord... Sans broncher il s'occupe du feu, jetant deux ou trois coup d'œil à la donzelle préparant son repas. Puis, alors qu'elle revient s'asseoir, il se lève, et s'approche de la marre pour nettoyer de même sa bestiole.

Elle reprend la parole... Une légende sur la marre?


Non m'Dame, jamais entendu parler...

Il revint s'asseoir près du feu, tend son bout de bois piqué de la poiscaille au dessus du feu. Il la regarda, interrogatif...


Laudry a écrit:



Pieds nus pas frais. Genoux pliés, dans le même état. Coudes appuyés dessus, plus que limite côté fraicheur. Mains tenant un bout de bois devant un feu qui, lui seul dans ce paysage, fait bonne figure.. Laudry vient de s'apercevoir qu'elle allait devoir user et abuser d'Achillée Millefeuille pour se soigner. Le morveux à côté ne s'en préoccupe pas, mais vu sa tête il attends de connaitre la suite de l'histoire. Amusée Laudry fouille alors dans sa mémoire, puis après un haussement d'épaules qui fait remonter toutes les effluves de poiscailles, elle décide de continuer quitte à inventer de temps en temps :


Et bin, c'est évidement une histoire de promis pleine de promesse..
Tu parles ?! On l'saurait si les bonzhommes savaient justement tenir leurs promesses.. Tsss, encore une qui s'est faite avoir, quoique...
dit elle sourire en coin.

Enfin bref ! voila l'histoire :

Une femme était promise à un chevalier qui, semblait il, était fou amoureux d'elle. Il est v'nu dans cet endroit.

J'pense que ça d'vait ressembler à ça quand il est v'nu pour la première fois. Ca, la mare en moins...
remarque t'elle en montrant le lieu de la tête.

Mais lui, va savoir pourquoi, il s'est mis à creuser la terre..
Ouais, je sais, sont zinzins dans c'te ville, parce que, ouais, le gars en question était un Moulinois, mais bon..
Il a creuser et à trouver c'te source. On dit qu'il est r'venu pendant plusieurs jours de suite, et qu'il partait de là qu'à la lune bien visible, et une nuit, sa promise qui l'avait suivit, est v'nu s'assoir juste la ou t'es..
s'amuse t'elle à dire en souriant malicieusement.

Elle était toute seule, mais si contente de ce cadeau que son promis lui préparait qu'elle a appelé une licorne.

Tu sais qu'elles viennent voir les filles au cœur pur, enfin.. pas que le coeur si tu vois c'que j'veux dire... Et la donzelle en question, était , on ne peux plus pur..

Donc, la licorne fait son apparition, elle sort des broussailles juste derrière la.. et vient poser sa tête sur les genoux de la promise en question tout en trempant sa corne dans la mare.

Ah ouais, j'sais pas si tu sais, mais les licornes sont sacrement précieuses en c'qui concerne la flotte.. Dans leur corne, y a un pouvoir magique qui sépare les eaux polluées et détecte les poisons. Donc là, pour le coup, la mare était tout c'qu'y a de plus pur, on pouvait boire l'eau et s'y baigner sans soucis.
J'pense d'ailleurs que c'était bien son intention à la donzelle, mais surement pas d's'y baigner toute seule.. si tu vois t'jours c'que j'veux dire...
Enfin, après tout ça, tout ce petit monde décanille et la fille décide de revenir le lendemain pour surprendre son promis et lui faire le cadeau d'un baiser avant les épousailles qui d'vait avoir lieu dans trois jours..

Seulement le "hic".. Le promis était pas vraiment tout seul... l'était même sacrement bien entouré le fourbe.. Aussi nu que deux vers de terre, lui et une autre donzelle se baignait déjà dans les eaux... Joli cadeau pour la promise...
Tu penses comme ça lui a plut ça hein ?!

Elle les a espionné un moment puis a décamper avec déjà un plan en tête..

La vieille de ses noces, elle lui a proposé une promenade à cheval pour un r'pas froid en plein air, et étrangement, les sabots sont v'nus jusqu'ici...
Elle est descendu de son palefroi, lui l'a suivit..

J'imagine la tronche du macaque tiens.. D'vait pas être au mieux.. enfin, elle, elle a rien dit, juste elle s'est assise et lui a d'mandé d's'assoir à ses côtés.

Après y s'dit qu'elle lui a quand même offert ses lèvres, mais surtout ensuite, elle lui a offert à boire.. de l'eau, de c'te mare justement, seulement dans l'gobelet, y aurait eu comme qui dirait le jus d'une plante..

Tu connais surement l'Aconit gamin ?!
Faut mieux pas y toucher quand t'es.. dans mon état on va dire.. suffit d'ceuillir la plante quand t'es écorché pour aller r'joindre le pays des morts.. alors tu parles, en boire ! !
D'ailleurs, les archers s'en servent largement assez pour voir les dégâts qu'ça fait..
T'as froid, tu tombes dans les vaps, tu sens ta bouche s'engourdir puis ta gorge et enfin c'est tes poumons qui suivent plus... et tout ça en même pas cinq minutes..

Paraitrait qu'elle lui a même chanté une ode pendant qu'il crevait..
C'qu'elle est d'venu, personne le sait, on n'a plus jamais entendu parler d'elle, mais lui, binn, il avait eu son compte pour sur !


Laudry, sourire en coin, lance un rapide coup d'œil au gamin, espionnant sa réaction, avant de poser son poisson enfin cuit sur la pierre du feu posée devant elle.
Méticuleusement, elle détache les lambeaux de chair et commence à manger comme si de rien n'était.




Lou Stick a écrit:



Lou attendait impatiemment que son poisson chauffe pour ainsi faire taire son ventre. Il s'attendait à ce que la légende soit comme toutes les autres, incroyable, inexplicable. Puis il entendit parler de femmes... Décidément. Il écouta cependant, tout d'abord d'une oreille discrète, puis son attention fut attirée et retenu par chaque mot qui sortait de la bouche de la donzelle en face de lui. Il regarda la marre, s'imaginant qu'un homme l'avait creusé.


Une licorne? Mais elles n'existent pas les licornes! La preuve, regarder l'état d'cte marre!


Il écouta cependant la fin de l'histoire, n'en perdant pas une miette, tout en faisant mine de n'écouter qu'à moitié. Un hochement de tête par-ci, par là, pourtant il écoutait tout...
L'Aconit? Pour sur qu'il connaissait. Une des premières plante qu'il avait appris à éviter.


Alors comme ça elle l'a tué... J'comprends pas. Ces histoires d'amour, c'trop compliqué pour moi. J'croyais que quand on aimait quelqu'un bah... on l'aimait, pas qu'on l'tuait. T'es sûre qu'elle est vrai ton histoire?


Un fumet appétissant s'élevait du feu, le ventre du gamin gargouillait. Encore quelques seconde, et ça y'est, il pouvait mordre dedans.


Laudry a écrit:



Le visage embrunie de soleil comme de poussière, les mouches et moucherons tournant autour d'elle qu'elle essaye de virer par de grands gestes rageurs, Laudry finit d'avaler son poisson en écoutant les interrogations du morveux. Un sourire empli d'amertume se dessine sur ses lèvres quand ses yeux s'emplissent soudain de tristesse et que sa voix devient sourde et rocailleuse quand elle lui répond :[/]

T'sais gamin.... Y a pas que le poison qui fait mourir... Tu peux m'croire....
On peux ét'es mort même en étant vivant... Finalement, y s'en sort bien ce gars..
Y s'en sort drôlement bien même..
Finit elle de dire comme pour elle même, les yeux mi embués.

Elle regarde le morveux en face, tente un sourire qui est bien plus triste qu'elle ne le veux, puis secoue un instant la tête avant de continuer en se redressant :


Et pou' c'qu'est d'la vérité, t'sauras qu'je mens jamais !
Et a présent l'dessert !
Dans ce foutoir, doit bien avoir des fraises des bois !! Et pour ce soir des champignons..
Nan de diou, ce s'rait même pas mal du tout, tout ça !!
Pendant qu't'iras faire ceuillette, j'f'rais un brin de décrassage... La mare est p'tete un peu sale mais ça reste de l'eau hein ?! Et pis j'vais dégager la source la bas, pa'ce que vin diou... Fait soif !!


Un nœud à l'estomac qu'elle veux cacher à tout prix, les simples interrogations du gamin venait de la ramener des années et des années en arrière. Un pas de côté afin d'ébouriffer une fois de plus les cheveux du gamin avec un sourire plein de tendresse, quelques mots qui résonnent encore au bord de cette mare:


T'as l'temps d'y penser à l'amour va..


Puis elle se dirige vers la source en question afin de dégager les plantes qui obstruent son écoulement gracieux. Méconnaissable une fois de plus, la furie essaye de ne pas sombrer dans la mélancolie...


Menpenti a écrit:



Menpenti ne connaissait pas ce coin du village, une mare. Il s'approcha et sentit l'odeur d'un feu et vit, à sa grande surprise, sa gueuse, la fuyarde, la furibarde qui voulait égorger tout le monde. Et pas seule, s'il vous plait! Accompagnée du loustic qui avait chipé les poissons.

Tiens, tiens....Comme on se retrouve, ma drôlesse!


Puis elle se dirige vers la source en question afin de dégager les plantes qui obstruent son écoulement gracieux. Méconnaissable une fois de plus, la furie essaye de ne pas sombrer dans la mélancolie...


Menpenti remarqua quelque chose de changé dans son attitude mais ne comprenait pas pourquoi, aussi, radoucissant le ton.


On peut savoir ce que vous faites là tous les deux?


Il resta sans bouger, ne voulant pas effrayer le gamin, ni remettre en pétard la donzelle.




Laudry a écrit:



Moucherons, moustiques taons, la faune de bordure d'eau n'apprécie pas du tout ce que fait Laudry et lui montre en tourbillonnant autour d'elle.

Entrer dans la mare, de l'eau jusqu'aux genoux, le dos courbé, ses avants bras plongés sous l'eau, elle tire de toute ses forces afin de dégager entièrement cette foutue source et de l'entendre s'écouler comme avant. Le simple contact de l'eau sur ses écorchures lui font faire la moue, vraiment, elle ne s'est pas loupé.. Tsss, besoin de retrouver sa besace fissa.. à moins que ?!..

Elle lève la tête, scrute les environs, y a surement de l' Achillée dans le coin... haussement d'épaules, elle verra ça plus tard, pour l'instant, juste dégager cette mare, enrailler sa tristesse, balayer sa rancœur qui monte rageusement sur de simples paroles entendus, sur un si vieux passé qui lui revient, sur une vie entière à n'avoir fait que fuir, une vie entière à ne plus jamais se faire avoir, éviter à tout jamais les hommes et leur mensonges, faire tout pour, même si....alors surtout ne pas s'effondrer jamais !!


Serrer les dents, serrer les poings, Tenir !
Tenir devant le gamin, tenir devant tous !
Faire comme si, toujours ! Crier plus fort, hurler même si il le faut ! Mais ne jamais montrer, jamais !
Garder ses blessures pour soi ! Que personne ne sache ! Garder tout, vivre avec, se taire, passer pour une furie, passer pour une folle !
Mais tenir, tenir, tenir ! et se taire, se taire !
Puis fuir quand on vous comprends ! Fuir toujours et encore quand un oiseau voir clair en vous !


De plus en plus rageusement, elle tire sur ces foutus nénuphars, prête à craquer, bon dieu ! pas ici, pas maintenant ! pas devant le morveux qui n'a pas bougé d'un iota ! Ni la, ni ailleurs! Essuyer rapidement ses yeux, mettre ça sur le compte de la sueur si il demande .. m'étonnerait qu'il demande quoique ce soit, maintenant qu'il a graillé, juste envie de se tirer, c'est quasi sur.. Qu'importe finalement, elle aura fait sa BA, et lui voit qu'il a juste gagné un repas...

Dans ses pensées, dans sa rage quand soudain....

Une voix ! LA voix !! Un garde chiourme se replante devant eux !!
Relever la tête en sursauts.. Les pieds nus sur la vase... Un sol glissant.... Un équilibre instable... Une glissade !! Le cul dans l'eau ! La tête mélancolique vire à mauvaise, les paroles suivent...


C'qu'on fait ?! C'qu'on fait ?! Vous voyez pas !!! On fait dans la broderie !!!!!
Oh nan de diou ! Ces bonzhommes, vraiment y sont tous zinzins !
C'qu'on fait ??!!! Tsssss


Se redresser, dégoulinante à souhait, chemise au décolleté de plus en plus provoquant jupon serré, énervements..sortir de l'eau, déraper, recommencer, serrer les poings, les dents, lancer un regard furibond au gus, mais sortir, se planter sur la berge, le provoquer du regard, qu'il se tire loin d'ici !! Pas besoin de lui, besoin de personne !

Lou Stick a écrit:



La peau du ventre tendu, l'envie de faire un somme se saisit de Lou. Aller cueillir baies et champignons... Mais bien sûr. Lau... Laudry ! Digérer en premier serait déjà une bonne chose. Voilà un moment qu'il n'avait pas aussi bien mangé. Le morveux observa la donzelle. Il ne lui avait toujours pas demandé son nom, bien qu'il se souvenait vaguement de ce qu'il avait entendu sur le marché... Il la regardait distraitement se diriger vers l'eau de la marre, voilà qu'elle voulait dégager la source... Se lever pour l'aider? Après tout elle n'avait pas besoin de lui, elle semblait se débrouiller seule, bien que Lou remarquait un changement dans l'air qu'il n'arrivait pas à identifier.

Il la regardait à présent tirer de toutes ses forces sur les nénuphars qui ne lui avaient rien demandé, et qui semblaient se venger en opposant une résistance des plus solides. Bien que la scène aurait pu être comique, Lou n'avait pas la moindre envie de sourire. Quelque chose l'intriguait chez
cette femme, elle n'avait plus rien à voir avec la furie qui l'amusait tant bien que mal avec ses poissons étalés au sol.

Puis soudain, sursaut. Voix masculine qui résonne alors qu'on ne l'y attendait pas. Un bond pour se remettre sur ses jambes, accroupi, saisir sa lame dans la main droite, sa besace dans l'autre. Observé l'autre qui vient d'arriver, prêt à déguerpir s'il le faut. Le morveux entendit ensuite un bruit... La donzelle venait de chuter dans l'eau, et, encore une fois, la situation aurait pu s'avérer comique, si l'autre ne les toisait pas de toute sa hauteur.

Qu'est-ce qu'il vient fiche ici 'cui là!! On lui a rien d'mandé! Pour avoir du nez il en a, comment qu'il a fait pour arriver jusqu'ici!

Adresser un regard à Laudry qui sort de sa marre... Il afficha une moue amusée à ces paroles, et aurait bien rétorquer s'il ne devait pas reporté son attention sur le maréchal... Ce qui ne l'empêcha pas de penser...

Elle s'est pas vu cel'la. Avec ses vêt'ments en guenilles, ses écorchures, et maint'nant voilà qu'elle dégouline... Puis c'est qu'elle était pas si prop'qu'ça cette marre!

Lou attendait, tendu, que l'homme se décide. Ouvrir à nouveau la bouche, répondre à la femme qui le toisait du regard... Agir, se saisir de l'un d'entre eux. Dans ce cas là, Lou se tenait prêt et il ne se laisserait pas faire... Ou bien, comme par miracle, repartir. Cette solution là, le morveux n'y croyait guère. Ils ne partent jamais ceu'là. C'pa leur genre...

Menpenti a écrit:



La voyant se dépatouiller avec la vase et l'eau, l'aspirant maréchal se gratta le nez pour ne pas qu'elle le voit sourire. Puis, le sourire aux lèvres, il s'avança vers la mare.

Il tendit la main pour l'aider à sortir de l'eau


Allez, prends ma main et sors.


Puis à l'adresse du gamin.


Si tu veux finir ta nuit dans une des geôles de la ville, tu peux rester.


Il regarda la jeune femme, sa main toujours tendue dans sa direction, le sourire aux lèvres. Pour une fois, depuis qu'il la connaissait, cette drôlesse l'amusait.

Laudry a écrit:


Ses vêtements ne cachent plus grand chose, et encore moins la cicatrice de son omoplate droite ainsi que celle sur sa cuisse gauche, la brune qui vient de s'en apercevoir lance des éclairs de ses yeux verts au garde chiourme qui...

Se fout d'ma tronche çui la !! j'rêve pas ?! Y s'fout bien de ma tronche avec son sourire !! Va même finir par éclater de rire si ça continue !! Oh nan de diou ! et j'ai même rien pour lui faire changer son sourire.. Et vas y que j'te tutoies en plus ! Comme si on avait gardé les cochons ensemble !! Mais s'prend pour qui ce gueux ?!

De nouveau enragé, elle avale sa salive nerveusement quand il lui tends sa main. Pas besoin de lui ! besoin de personne ! l'a pas encore comprit ça ; va falloir qu'elle lui redise ! Elle s'apprête a le faire quand...

Mais ?! Mais ?! V'la qu'il vire le gamin !! Y cherches quoi au juste ?!
Y pense qu'après ça j'vais l'suivre docilement jusqu'à la "tour d'la Mal Coiffée "?? Y croit qu'j'vais y aller faire un tour dans leurs geôles ou quoi ??? A moins que...
Nan de diou !! Y veux s'débarrasser de témoins !!! Oh cré vin diou ! Y va m'faire la peau, au milieu d'la mare !! La peau où...
Oh Cré vin diou d'bon diou encore pire que ça !! Nan !!


En pleine cogitation, son cerveau en ébullition, sa tête ruisselante, ses yeux regardent partout à la fois à la recherche d'une issue possible, se tirer, se tirer d'ici fissa avant qu'il lui saute sur le poil !! Elle en est sur à présent, il veux faire dans un style de broderie qu'elle ne veux pas connaitre ..
Son regard mi furieux, mi apeuré se pose sur le gus et elle trouve son air de plus en plus malsain..
Rien pour se défendre, même pas une branche pour essayer de l'assommer !
Reculer dans l'eau, tenter de rejoindre la berge opposée, et courir !! Pas gagner, elle le sait vu son état comparé au sien, cependant, elle tente cette unique chance et sans s'occuper du morveux, recule de plus en plus dans ce mélange d'eau, de vase, de plantes, impossible de nager dans ce taudis, qu'importe, tenter juste cette chance !

De l'eau à mi cuisse, puis à la taille, elle recule sans quitter un seul instant des yeux, le garde.
Elle pue la trouille qu'elle tente pourtant de cacher. Serrer les dents et se promettre mentalement :

Crever au milieu des algues, me noyer plutôt que ça ... Tout plutôt que ça !!

La peur visible dans ses yeux effrayés quand l'eau lui arrive aux épaules.


Menpenti a écrit:



L'aspirant se tenait toujours au bord de la rive prêt à aider Laudrye quand il la vit reculer, la peur au fond des yeux.

Mais qu'est-ce qu'elle fait? Elle est folle? elle veut se noyer?


Arrêtes de faire l'idiote et reviens ici! Tu ne vois pas que tu te mets en danger là? Qu'est-ce que tu crois? Que je fais çà pour être sur que tu ailles en prison?


Mais à sa grande stupéfaction, il vit qu'elle reculait, la terreur grandissant...

Mais qu'est-ce qui lui fait peur à ce point?


Il se retourna mais aucun danger ne vint derrière lui. Il ne comprenait pas....Il observa les alentours avec attention, le gamin était toujours là. Il lui vint une idée!


Tiens petit, puisque tu ne veux pas filer, essayes donc de raisonner ta copine. Elle risque de se noyer et si je vais la chercher j'ai bien peur qu'elle ne refuse mon aide.


Celà dit, il se recula et s'assit près des cendres encore fumantes, espérant que la gueuse reviendrait à la raison. Finalement, si dame Lilou la considérait avec amitié, sans doute n'était-elle pas si dangereuse que çà. Il attendit que le gamin essaye de lui parler mais il se tenait tout de même prêt à plonger si nécessaire pour aller la secourir.


Lou Stick a écrit:



Un maréchal qui parle, qui lui dit de dégager. Lou se tient toujours accroupit, ne sait pas vraiment ce qu'il doit faire. Un peu perdu, le morveux se demande se qu'il fait encore là. Il y a quelques heures, il serait partit sans demander son reste, se trouver un autre coin ou digérer tranquille. Mais là, la question de savoir ce qu'allait devenir sa compagne de déjeuner l'inquietait. Et ce qui l'inquietait encore plus était le fait de s'inquiéter pour elle!

Et Lou, qu'est-ce tu fiches encore ici! Prends t'es jamb'à ton cou, et file!!

Et voilà que Laudrye se met à avancer dans l'eau! Si si, dans l'eau... Mais qu'est-ce qu'elle fiche cel'là! Elle s'en sortira jamais la d'dans! Et hors de question qu'jaille l'aider, même pas j'sais nager dans d'leau claire! Pas une poiscaille moi, j'lai d'jà dit ça!


Et maintenant, c'est l'autre bougre qui les a dérangé qui s'adresse à nouveau à lui... Yeux fixés sur la donzelle, il écoute d'une oreille. Fronce les sourcils. Se tourne vers l'homme qui s'est à présent installé près des braises.

T've...Vous, jouons dans la finesse, quoi que, v'lez la raisonner! Beh partez! Voyez pas qu'elle est entrée quand v'z'êtes arrivé? Elle en sortira quand vous r'partirez!

Se redresser, faire face. Rester sur ses gardes, prêt à déguerpir. Il veut bien être gentil le loustique, mais pas fou, sa vie d'abord!!

Jeter un coup d'oeil à la m'z'elle, espérer qu'elle n'est pas allée plus... Pourquoi espérer ca d'abord !?




Menpenti a écrit:




La réflexion du gamin fit sourire Menpenti. Partir? Non mais il rêvait le minot? Partir? Alors qu'il était là pour la donzelle....Bien que toute belligérance l'ait quitté, il ne s'avouait pas vaincu. Il trouverait bien un moyen de la rendre plus aimable, la bougresse, non mais!!

Sans plus de préoccuper de la femme et du gamin, il prit ses aises près du feu qui ranima avec un bout de bois. L'odeur du fumet , la course à travers la ville pour retrouver la donzelle, lui firent monter quelques crampes à l'estomac.


Dis-moi, la gueuse. T'aurais pas un reste de poiscaille à partager avec moi? Et si tu m'en pêches un, c'est évident que je te le paye.M'enfin, je dis çà, je dis rien aussi hein?


Il regarda autour de lui pour voir si, effectivement, il n'en restait pas un peu.




Laudry a écrit:



La tête dans les nénuphars prête à compter fleurette à ses vis-à-vis…




De l’eau aux épaules, entourée de crapauds, elle ne bouge plus, attends que le garde chiourme se tire, mais.. Fallait s’y attendre il ne bouge pas d’un iota. Bien au contraire, le voila qu’il demande même au gamin de l’aider ! Sur que le gamin n’a que ça à faire, va pas demander son reste, et plutôt se tirer fissa pourtant…
De surprise en surprise, voila que lui aussi reste à demeure, le spectacle doit être grandiose pour qu’il décide également de rester… Et de surplus, il prend sa défense ! Un point pour lui, bien qu’elle doute fort qu’il puisse l’aider si besoin est... Pas bien gros, pas bien fort, et encore moins grand… La seule chose à son avantage, les coups bas qu’il doit forcement avoir appris à donner, mais bien plus, sa lame aussi petite soit elle qui peut faire pas mal de dégâts .. Le morveux reste la, l’autre n’essaie même pas de le choper.. Étonnant de plus en plus étrange ce type..

Retour vers le garde..
Il s’installe !!! Oh nan de diou ! Comme si c’était sa cheminée !!
Voila qu’il passe à l’acte deux : Je suis ici chez moi !! Après avoir fait dans le : Viens ici faut qu’on cause !!
Oh nan de diou d’bon diou !! Pas prête de sortir à ce train la !! Et pas non plus trop l’envie de se noyer.. Reculer encore plus, et c’est à la poiscaille qu’elle dira bonjour… Fait pas dans les branchies, pas encore… Quand aux crapauds qui l’entourent… Leurs yeux commencent à lui faire ressortir les siens..

Tsss, tssss, mal barrée encore c’te histoire mais va falloir quand même que j’me décide à sortir de ce trou…. Sont mignonnes ces bestioles mais bon, de loin, sont encore mieux, de loin ou dans l’écuelle...Tout comme l’aut’ la bas .. Y veux quoi au juste . ?! Aider ? T’parles après c’que j’lui ai fais… m’étonnerai qu’il veuille compter fleurette hein ?! Pas un crapaud qui va s’transformer en douce personne ça s’saurait…

Un mot… On lui parle, IL lui parle.. Veux quoi ?: d’la poiscaille ? !

Sourire en coin, l’autre commence a la trouver raide de pas avoir manger.. Forcement, pas son habitude, et vu « l’armoire » que c’est, c’est pas un vairon qui peut lui suffire… pas c’qui manque pourtant autour d’elle, à croire que la faune entière s’est donné rendez vous là où justement elle est…

Bon… sortir… Le gamin ne s’est pas tiré, l’autre ne lui cherche même pas de noises, finalement doit juste être aussi nigaud qu’il est costaud…Avancer en ne le quittant cependant pas des yeux… Dire au r’voir aux batraciens et retrouver le sol ferme…Un pas… Puis… Sourire ironiquement… Choper le vairon qui vient voir la couleur de ses yeux… Le louper… Augmenter son sourire devant l’idée qui se profile… Avancer en regardant : "M’sieur j’prends mes aises…" Le voir s’affaler sur le sol, comme si rien ne le gênait… Pour sur, rien ne devait le gêner, pas vraiment son cas à elle…S’apprêter à sortir, habits trempés en plus d’être en lambeaux… Autant se désaper, l’effet serait guère pire…Souvenir soudain d’un autre lieux, d’un autre Zinzin qui lui, avait voulu l’empoissonner… Grimace à cette pensée quand enfin, de l’eau plus qu’au mollets, s’accroupir… sourire… dire tout bas : « Viens la mon mignon.. » Se redresser en fermant sa main.. Sourire au morveux, lui faire un clin d’œil, ouvrir juste un instant la main en passant devant lui, lui montrer ce que cache sa paume, designer le géant et sourire en coin. Avancer un pas vers le feu, se rétracter.. Demander sa lame au morveux qui hésite en fronçant les sourcils avant de lui refiler… Repartir vers le feu, se planter à côté du garde, ouvrir sa paume sourire narquois aux lèvres et laisser tomber sur sa chemise…...... Un triton :


Cadeau…Bon appétit..


Elle veut ses jambes sures, qui ne le sont qu’en apparence, ses boyaux se serrent devant la trouille qu’il lui attrape les guiboles pour la faire tomber. Elle recule en serrant trop fort une lame dans son autre main..


Menpenti a écrit:


Occupé à ranimer le feu, il ne vit pas la drolesse arriver vers lui. Il sursauta en recevant le lézard sur le poitrail.

Citation :

Cadeau…Bon appétit..


La rescapée de la noyade, dégoulinante et en haillons, le toisait de toute sa superbe et d'un œil narquois. Levant les yeux vers elle, il prit l'animal entre les doigts et se redressa, un sourire en coin, pour saisir une tige de bois qui lui servirait de broche. Il empala le lézard sur la broche improvisée et planta le bois dans le sol afin que la viande se trouve au-dessus des flammes. Elle était rouée, la gueuse: lui pêcher un lézard d'eau, de toute évidence, elle le cherchait, elle voulait savoir jusqu'où il pouvait en supporter. Il sourit à cette pensée, mais elle ne l'aurait pas, il se laisserait faire, faudra bien qu'elle cède.

La regardant, la moue ironique.


Dis-moi la gueuse, as-tu déjà mangé du lézard? Je peux t'avouer que c'est excellent, mais bon...Faut qu'il soit bien cuit aussi...A choisir, j'aurais préféré des grenouilles mais bon, t'as pris ce que t'as pris....T'as faim?


S'apercevant enfin qu'elle était trempée et que ses vêtements ne cachaient plus rien, il observa gêné la cicatrice sur la cuisse gauche un moment avant de tonitruer.


Et ben? Ne restes pas plantée comme un piquet! D'abord tu me fais de l'ombre et ensuite t'es pas mon genre! Alors vas t'asseoir de l'autre côté du feu et fais sécher tes frusques!


Sans attendre sa réponse, il se tourna vers son triton et s'occupa de la cuisson, le lézard rôti n'était pas son mêt préféré mais il s'en contenterait bien....Mais où avait-il bien pu en manger auparavant? Encore une question à laquelle il n'aurait aucune réponse.

La pêche miraculeuse commençait à grésiller sur le feu et Menpenti prit la broche entre ses mains. La femme et le gamin n'avaient pas bougés et l'observaient d'un air ébahi.


Quoi? Vous en voulez une tranche? Z'avez encore faim malgré les deux thons que vous avez dévorés?


Il dégaina son couteau et tailla dans la pièce, en offrit un bout à la donzelle toujours debout face à lui.


Laudry a écrit:


Face à face avec l’idiot du village…

A peine à quelques pas d’un garde, sourire narquois sur les lèvres, et s’attendant à ce qu’il fasse un bond sur place quand soudain….
Sourire s’effaçant pour laisser paraître une mine de désolation quand il embroche sur un branchage plus gros que lui, la bestiole…
L’ pauv’ gars, il n’a vraiment pas toute sa tête…
Pour sûr, un cinglé de première… cinglé ou crevant la dalle. Pourtant au vu de la carrure qu’il affiche, il fait pas du tout dans le : « crève la faim »…

Barjot, tapé, piqué, cintré, sonné, idiot du village, autant de mots qui lui viennent en tête, bref, un zinzin de plus ! Et des Zinzins elle en avait croisé un paquet ! enfin…, jusqu’ici, un parmi tant d’autre les battait tous.
D’ailleurs, l’était de Moulins aussi çui la.. !!
Sûr ! y a une concentration dans c’te ville !
Un nid ! Elle est tombé sur le nid !!

Oh nan de diou ! De mieux en mieux !!
Et bin, t’es d’plus en plus belle tiens !! Faudrait songer a plus met’e les pieds dans c’te ville ! T’les attire comme les abeilles sur du miel !
Nan de diou, nan de diou !! J’dois avoir la tronche d’la bonne poire ! c’est t’y pas vrai qu’ça !!
Un bonzhomme ! un zinzin ! et d’la maréchaussée en prime !
Oh nan de diou, d’bon diou !! L’est battu à plate couture l’aut’ ! J’ai trouvé plus fort encore !!!
Et binn ! Si j’pensais qu’ça pouvait arriver ça !! Tssssssss, pire qu’un frére jumeau dis donc !!
Cré vin diou d’bon diou ! Ou y font dans la même famille peut etre….


Regard perplexe qui se pose sur la tronche de l’idiot afin de trouver un air de ressemblance quelconque avec l’aut célèbre zinzin, quand il lui demande si elle a faim…
Retour sur terre, tête qui hoche vigoureusement de droite à gauche- pas vraiment son mets préféré ça- quand aussi sec, lui-même change son regard qu’il pose sur sa cicatrice qui ne passe pas des plus inaperçus… Elle baisse les yeux à son tour pour voir ce qu’il reluque de la sorte, hausse les épaules, ouvre la bouche pour lui rétorquer : …. Pas l’temps ! Il lui aboie dessus comme le ferrait un roquet…
Aussi sec, et inattendu soit il, un sourire amusé se dessine sur les lèvres de la brune. Le zinzin en deux, lui rappelle soudainement quelqu’un d’autre… lui rappelle, elle-même.... même réflexes, parler plus fort quand on se sent gêné, ne pas montrer son trouble et cacher ainsi sa pudeur derrière un flot de paroles assassines …Car pour sûr, c’est bien de la gêne qu’elle lit dans ses yeux ; et lui demander si virulemment de se bouger, c’est aussi pour cacher son embarras, elle en est sûr.

De perplexe, le roquet finit par l’amuser. Fait reconnaissable quand elle éclate de rire en le voyant s’enfoncer encore plus … Pas son genre… c’est plutôt heureux tiens ! Cependant elle ne bouge pas d’un pouce ; continuant, comme il le dit si bien, à faire de l’ombre.. quant à ses vêtements, de toute évidence, sont juste bon à foutre au feu, alors les faire sécher…. complet inutile…
Enfin, apparemment l’ombre éventuelle ne l’empêche en rien à retourner à sa grillade… et voila qu’il en propose même un morceau !
Éclat de rire de la part de la brune ! sûr, une sacré tranche de rire qu’il lui payait !! Prise d’un fou rire complet quand après deux minutes elle finit par lui demander en essayant de reprendre ses esprits:


T’aurai pas d’la famille qu’à migrer sur Le Puy toi ?! Vrai, deux pareils, j’pensais pas voir ça dans ma vie !!
Quoique, pareil est un grand mot ! Tu l’ bats haut la main !!

M’enfin… tu peux l’garder ton triton, c’est cadeau j’t’ai dis ; et surtout, si j’ai la dalle, ‘ch’suis pas manchot, j’saurai m’trouver c’qui faut.. pas les vergers qui manquent dans l’coin d’ailleurs… Et c’est pas mon style d’oter l’pain d’la bouche des affamés !
Par contre, ta ch’mise, c’est pas d’refus…


Se retenant de rire devant le gus qui s’apprête a manger sa super tambouille, Laudry finit par s’asseoir pour ne rien manquer du spectacle.. Même pas ôter la peau à la pauv’ bestiole…
Oh nan de diou ! Elle est tombée sur un fameux !


Menpenti a écrit:



Citation :

T’aurai pas d’la famille qu’à migrer sur Le Puy toi ?! Vrai, deux pareils, j’pensais pas voir ça dans ma vie !!
Quoique, pareil est un grand mot ! Tu l’ bats haut la main !!


Un fou rire le prit quand Menpenti entendit la réplique le la furie. En tout cas, elle aussi était dans de bonnes dispositions.


Tu sais, je n'ai aucun souvenirs antérieurs à ma vie à Bazas. Tout ce que je sais, je l'ai appris récemment. Mais pourquoi me parles-tu du Puy? A part Totoriflette, je n'y connais personne.


Citation :

M’enfin… tu peux l’garder ton triton, c’est cadeau j’t’ai dis ; et surtout, si j’ai la dalle, ‘ch’suis pas manchot, j’saurai m’trouver c’qui faut.. pas les vergers qui manquent dans l’coin d’ailleurs… Et c’est pas mon style d’oter l’pain d’la bouche des affamés !
Par contre, ta ch’mise, c’est pas d’refus…


Une quinte de rire le prit avant de poursuivre.


D'accord, je garde mon triton. Mais quand même, tu aurais pu me trouver autre chose....


Il observait la donzelle par-dessus les flammes. Elle souriait, narquoise mais calmée....Qu'avait-il donc fait pour qu'elle se calme? Et en plus elle lui réclamait sa chemise, sa chemise? Le fou rire le reprit.......Et pourquoi pas après tout? Elle lui avait pêché un triton, il pouvait bien lui donner sa chemise qui sentait la sueur, la sueur qu'il avait versé en lui courant après.....


Ma chemise? Pourquoi pas.....Si l'odeur du fauve ne te dérange pas...


Il ôta sa chemise et la lui jeta par dessus le feu en riant

Laudry a écrit:



Elle manque de s’étrangler au simple nom qu’il prononce ! Ne prends même pas note de ce qu’il lui dit avant cela. Non, le simple nom de Totoriflette la fait partir en un éclat de rire titanesque.
Oh Nan de diou !! En plein dans l’mille !! Elle est tombé sur un zinzin qui connaît le plus célèbre cinglé que renferme les hautes murailles du Puy !!!
Oh nan de diou !
Un fou rire incroyable la prend avant que quelques paroles ne s’échappent de sa bouche


J’comprends mieux ! J’comprends tout !


Ne cesse t’elle de répéter en se tapant la cuisse de la paume de sa main. Tordue complètement de rire, elle s’essuie les yeux qui en pleurent…quand il lui parle de sa superbe pitance.
Reprenant doucement ses esprits, elle le regarde :


T’es pas manchot dis donc !


Dit elle en attrapant la chemise d’une main habile,elle se recampe sur ses guiboles quand…Froncement de sourcils à la vue du dos marqué de cicatrices du gus puis tout aussi soudainement une histoire vient lui chatouiller son esprit, une vieille ode entendu d’un ménestrel, ode qu’elle-même avait chanté à maintes reprises quand…
Dévisageant de plus en plus sa « nounou » qui apparemment n’a aucune envie de la laisser tranquille, les yeux de la brune se font plus de plus en plus scruteur, le type n’est pas manchot, mais il lui manque bien un doigt... Coincidence ? Un dos en vrac, une tête pas saine, un doigt en moins… Songeuse elle se met à la recherche des paroles de cette ode tout en enfilant la chemise, puis en s’asseyant de nouveau devant le feu, elle se met a fredonner doucement :


« Chevalier de Clergy compta un jour fleurette
Avec fille de marquis qu’il mit sur sa couchette.
Beau père pas d’accord, se fit lors un devoir
De s’enquérir du vil, le mettre sur le grilloir.
Apprenant la nouvelle, Chevalier de Clergy,
Donna au soin des moines, Menpenti son fils chéri.
Pour mieux s’enfuir au loin, sans aucune richesse
Oû seule sa tendre mie, l’suivit dans cette rudesse.
Beau père si pernicieux, apprenant pour l’enfant,
Vint à le retrouver, en faire son descendant,
Tentant son éducation pendant plusieurs années.
Mais ce fut sans compter sur l’esprit décidé
D’un gamin de 20 ans, qui mande explications,
Sur ses propres parents et leur disparition.
Querelles et combats s’en sont ensuite suivit
Avant que le jeune chiot ne prenne ses abattis.

Faire régner la peur sur les terres d’ses ancêtres
Telle devint des lors, sa tout’ nouvelle quête
Armé de son épée, il détroussa quiconque
Avait osé marcher sur sa terre quelconque.
Bien vite entouré de plus vils marauds
Ils firent bientôt passer, l’marquis pour un ballot
D’avoir éduqué un morveux de c’te trempe
Qui lui-même échappait, aux gardes et à leurs hampes.
Les temps furent bien pauvres sur les terres des Sernac
Du temps où son p’tit fils y posait son bivouac.
‘Jourd’hui si vous entendez son nom se répandre
Ne vous effrayez pas, Men. n’est plus à prendre ;
Grand père si noble cœur l’a fait emprisonné
Dans sa plus haute tour, l’a solidement ficelé….

Il connut les enfers, la peur, le froid, la faim,
Les coups qui viennent mourir sur son visage si fin.
On dit que les cachots, on entendu ses cris
Qu’il garde sur son dos, les marques de c’paradis.
Son sang aurait tapis les murs gris de sa geôle,
Un doigt serait resté à jamais sur le sol.
Recroquevillé sur lui, appelant parfois la mort.
Une mort qui s’infiltrait sournoise dans ce décor,
Quand grand père si gentil, souriait devant lui
R’gardant ses hommes de mains, qui l’détruisaient pour lui.
Petit chiot si fougueux n’avait juste qu’à vendre
Un camarade ou deux où mieux toute sa bande..

Ce qu’il est advenu, personne ne le su
Mais au bout d’une corde, moururent quatre bonhommes,
Leur dos était marqué, taillé par une épée
D’un grand M visible, le M de Menpenti… »




Pâle.. si pâle que la lune à ses côtés auraient paru plus coloré..La brune ferme les yeux un instant, respire profondément puis demande d’une voix qu’elle veux assuré :


Comment tu m’as dit d’jà que tu t’appelais ?


Une intuition si forte, elle reprend l’espèce de lame que le gamin lui avait refilé bien plus tôt, le type de la chanson était loin d’être un tendre, autant rester sur ses gardes, même si elle en avait rencontré un paquet de son genre…Regard qui ne cesse d’aller de la main du gars. à l’arête de son nez qui n’a rien de droite… pourquoi n’a-t-elle pas vu ça plus tôt ?…


Menpenti a écrit:



Se penchant vers le feu pour saisir son triton, il observa la donzelle se passer la chemise.....

Tout à coup elle pâlit en le regardant, la peur dans les yeux.

Citation :
Comment tu m’as dit d’jà que tu t’appelais ?


Surpris par la question, il leva les sourcils.


Moi? Je suis Menpenti, Menpenti de Clergy pour être exact. Mais c'est tout ce que je sais de moi....Enfin à part ce que j'ai appris il y a peu.

Mais qu'as-tu? On dirait que tu as vu un fantôme?


Laudry a écrit:



Tomber à la renverse sur son séant, blêmir encore plus si cela est possible, s'étrangler et se mettre à tousser tant, que l'on pourrait presque croire qu'elle va recracher ses poumons.
La brune ouvrit de grands yeux en regardant le gars qui se plantait devant elle et qui le plus souriant possible fanfaronnait son nom...

Est il aussi fou qu'elle le pense ?! N'a t'il donc peur de rien ?! Ne sait il donc rien ? N'a t'il jamais rencontré quelqu'un qui lui dirai de la fermer plutôt que de gueuler ainsi son nom ?! Changer de nom !! Voila la première chose qu'il aurait dû faire ! Et se taire sur son passé !!
Nan de diou !! Mais que fait elle encore là, à le reluquer lui, son dos, son nez, sa main ?!! Fait pas bon rester dans son parage !! Malsain, très très malsain !! Et c'est lui qui voulait lui montrer les bonnes manière !!
Nan de diou ! Alors que des types sont à ses trousses !! Alors qu'il a vendu ses amis ! Alors que la mort tourne autour de lui !
Se tirer ! Se barrer d'ici rapidos sans demander son reste !

Un fantôme ?? Elle préférait cent fois voir un fantôme !!!
Nan de diou d'bon diou !! Complètement cintré ce type !!
Crier ainsi son nom alors qu'on en a après sa peau !! Se vanter d'être un : De Clergy !! Vrai, bien un nobliot stupide et pompeux !!


La brune repasse à la verticale, ouvre le bec, se ravise, mais aussi sûr qu'elle ne veux pas en finir avec sa vie ce jour, elle commence à reculer a pas lent sous les yeux écarquillés et interrogateur du type qui ne cesse de la dévisager.. Alors lentement, en cherchant bien ses mots, elle finit cependant par lui répondre :


Menpenti de Clergy, celui qui donne ses amis pour mieux sauver sa peau..
Menpenti de Clergy, ferrait mieux d'être mort, si il veux rester encore en vie...
Menpenti de Clergy, part d'ici, terre toi, fuit !!


Paroles guère claires peut être, mais comment faire comprendre qu'il était en danger aussi longtemps qu'il garderait son nom, aussi longtemps qu'il le crierait a qui veux bien l'entendre, aussi longtemps que d'anciennes connaissances le pourchasseraient...


Menpenti a écrit:



Citation :

Menpenti de Clergy, celui qui donne ses amis pour mieux sauver sa peau..
Menpenti de Clergy, ferrait mieux d'être mort, si il veux rester encore en vie...
Menpenti de Clergy, part d'ici, terre toi, fuit !!


La frayeur était palpable, la gueuse tremblait de tout son corps et elle le regardait avec une peur non feinte....Même quand elle le savait maréchal elle n'avait pas aussi peur. Il ne comprenait rien de ce qu'elle disait.


Mais qu'est-ce que tu racontes, Qu'est-ce que çà veut dire?


Il s'assit face à elle et la regarda, étonné et anxieux de sa réponse. Pourquoi devrait-il mourir? Comment le connaissait-elle?


Laudry a écrit:



Se fout il complètement de sa tronche ? A voir sa tête et surtout ses yeux, il semble bien plus intrigué et trouilleux qu'imbécile..
Ainsi donc, il ne sait rien... Rien, du plus important pour lui... Rien de son passé... Non, il ne fait pas semblant, et quand il s'avance encore plus, limite accroché à ses lèvres, la brune le regarde l'air ahurie.. Le moment des confidences semblent avoir sonner.. Jamais elle n'avait songé même dans ses délires les plus fous, de devoir un jour raconter ce qu'elle s'apprête à dire.. Et comment réagira t'il ? La croira t'il seulement ? Lui sautera t'il pas a la gorge ?

Un soupir suivit d'une profonde inspiration, la brune peut paraitre folle, pourtant, savoir quelqu'un en danger sans réagir, n'a jamais été son fort alors tout en se rasseyant, une voix monocorde et rauque commence à résonner quand elle essaye elle même de se souvenir de ce qu'elle à jadis entendu dans le Dauphiné.

Menpenti...

Soupir, par où commencer ?! Que lui dire au juste ? Ses yeux verts plonge un instants dans les bruns, histoire d'être certaine qu'il ne comprends rien, puis, comme pour se donner du courage, elle regarde le feu et poursuit:


Je ne sais ce que tu sais, aussi, je vais juste te dire ce que moi je sais.. l'histoire peu banal d'un gamin, fils de chevalier, petit fils de marquis... Marquis... Tsss, si j'avais su qu'un jour je parlerai avec un petit fils de Marquis... Enfin, passons..

Voila...
Tu as grandi dans un monastère jusqu'à ce que ton cher grand père apprenne que tu existais.. Pour lui, tu ne pouvais être que le descendant de tout son domaine, et même si il détestait ton père, tu n'en restais pas moins son descendant, il est donc venu te prendre le plus naturellement du monde pour t'enseigner tout ce qu'un noble doit savoir.. Lire, écrire, parler, se tenir, et puis les armes aussi, et plus généralement ce qu'ils appellent : faire des affaires.. En deux mots, faire crier famine aux pauv' gueux que nous sommes, pour mieux s'engraisser eux..

Docilement t'as obéis, sauf qu'un jour, peut être parce que t'en avais assez, j'en sais rien, mais un jour, tu es allé le voir, tu voulais en savoir un peu plus sur tes parents.. Le "hic" est que leur seul nom, lui hérissait le poils, ouais, leurs noms étaient interdit dans son château.. et là... Oh nan de diou ! La !! Vous vous êtes mis une sacré peigné !!!


Un sourire se dessine un instant sur les lèvres de la brune, elle lance un vague regard pour voir si le gars suivait son histoire et surtout si il en croyait mot... puis reprend son monologue:


C'est après que t'as décidé de te venger.. et après que ta vie s'est un peu compliquée... T'as juré vengeance à tes parents, et t'as rien trouvé d'mieux que de t'en prendre à toutes personnes qui posaient un pied sur les terres de ton cher grand père... Tu parles comme ça y a plus hein ?! Tout l'monde évitait vos terres ! Du noble aux marchands, comme aux gueux... Y'a juste quelques brigands qui s'y sont essayé.. Du coup, tu les as prit sous ton aile pour mieux détrousser les ignorants.. Les fameux "Six Repentis" ... Tsss, sacré réputation que vous vous êtes faites ouais..Elle s'étendait bien au delà des frontières de tes terres... Et dans l'lot.. Deux d'la même famille.. Toi.. et Guy...


De nouveau elle jette un coup d'oeil afin de voir si ce nom lui rappelait un souvenir, surprit un froncement de sourcils chez lui et poursuit :


En attendant, pendant un paquets d'années, impossible de vous mettre la main dessus, ton grand père y a mit toute son énergie pourtant.. Jusqu'à ce jour où... Dans les bras d'une minaude qu'il t'a r'trouvé ! ! l'pantalon au bas des pieds ! !
tsss t'as t'jours aimé fanfaronner j'crois bien.. Mais la...y t'as cloué plus que l'bec.. Et après.. Bin, t'as visité ... ses geoles..:


Elle se racle la gorge, hésitante, elle se demande si il est juste de lui rappeler ses pires moments puis après un nouveau soupir, elle estime ne rien devoir lui cacher et d’une voix encore plus rauque, elle poursuit :


C’est pas plus mal sûrement qu’tu t’souviennes pas d’ça.. Le froid.. la trouille… la faim… la soif… la douleur.. lancinante, qui tenaille, respirer son sang , ne plus pouvoir porter la cruche pour boire, mal dans son être, sentir les coups pleuvoir, entendre ses os craquer...Vouloir la mort.. Supplier devant ses bourreaux… Ne pas pouvoir se défendre… Perdre un doigt… Perdre la droiture de son nez… être perclus de douleur, la peau du dos arraché à vif… Tu as tenu longtemps tu sais devant le sourire sarcastique de ton grand père… Te faire payer, ohhh, il a réussi, et à fait mieux que ça… un à un, tu lui a donné les noms qu’il voulait entendre… A celui de Guy, il a chancelé dis t’on… Et aujourd’hui, je te le dis, tu ferrais bien d’en faire autant…

Gilles, Firmin, Gustave, Pierre ne te poseront plus aucun soucis… Ils se sont balancé pendant trois mois devant l’entrée de son château.. Pendu mais deja si prêt de la mort avant ça… Reste juste Guy… Lui….


Elle avale difficilement sa salive, regarde le type qui écarquille les yeux de plus en plus, la croit il ? Il le faudrait pourtant, pour son avenir, pour sa vie.. car alors.. Continuer a lui raconter la suite, puisque c’est bien de la que son malheur arrivera si il continue ainsi a se vanter sur son titre.. Elle reprend donc, un peu plus accablée comme si chaque mots qu’elle prononce est un poids pour elle-même.. La vengeance, la haine, elle sait jusqu’ou cela peut mener..:


Des années se sont passés depuis, ton grand père, même si j’ai jamais comprit pourquoi, t’as laissé la vie sauve.. S’est il souvenu que tu étais son descendant subitement. ?! Personne n’en saura jamais rien , mais a présent, c’est une autre menace qui t’attends, elle porte un nom : Guy, Fils de Raymond, Frère de ta mère… Guy ton cousin…Lui aussi est toujours en vie… pas joli a voir.. si peu qu’il se cache derrière un masque.. Ton grand père a prit ton dos.. il lui a prit son visage à lui… Mais à chaque fois que le miroir d’une eau quelconque lui renvoie son image, c’est sa haine qui monte, sa haine pour toi, qui l’a trahit, lui et ses compagnons…
Si je ne l’avais pas croisé par le plus grand des hasards dans la ville voisine, je n’aurais jamais cru en son histoire.. Pourtant quand un masqué et son comparse ont quémandé sur un certain Menpenti… Toute ton histoire m’est revenue… Cela s’est passé il y a plusieurs lunes a présent.. Mais vois tu, je doute fort que lui et le géant qu’il l’accompagne cesse un jour leur recherche.

Voila pourquoi Menpenti de Clergy ferait mieux d’être mort si il veut rester en vie….


Elle stoppe ainsi, contemple le feu, revoit les deux prunelles glacés d’un masqué, puis ses yeux effrayés se posent sur le type en face d’elle


J’pensais pas dire ça un jour à un nobliau.. Mais... tires toi pendant que tu le peux encore !
De Nevers à Moulins, il n’y a qu’un pas…Ils mettront pas longtemps a te r’trouver tu sais …Tires toi de suite avant qu’ils apprennent où tu te trouves vraiment !


Menpenti a écrit:



Il la regarda, incrédule....Non c'était impossible, pas çà! Pas lui! Un monstre, voilà ce qu'il était? Un brigand, un scélérat et......Et....Un traitre....Traitre à son sang, à sa famille, à ses amis?


Tu...Tu es sure?


Oh oui, elle était sûre!! Elle en savait long sur lui et sur son passé.

La peur s'empara de lui, elle le glaça jusqu'aux os....Il se leva et sans la quitter de son regard épouvanté, recula jusqu'au chemin.


Merci Laudry, merci....Je....Je vais m'en aller....Me sauver et mettre de la distance entre eux et moi.


Partir, oui partir. Tout quitter, tout quitter pour protéger ses amis, la femme qu'il aime et l'enfant qu'elle porte.....

Il se mit à courir jusqu'à chez lui, la peur au ventre.


Laudry a écrit:



Pour décamper fissa, il décampe fissa le bougre...
Nan de diou ! Si elle avait noté son nom plus tôt, y aurait un bail qu'elle s'rait tranquille...En attendant, lui, il est au plus mal c'est sur... Pas prête d'oublier les yeux noirs glacés du gars qui se tenait dans la taverne, pas plus que son masque d'ailleurs...
Un frisson d'effroi la parcourt un instant, elle resserre la chemise sur son cou, au moins, elle aura gagner une chemise...

Pauv' type quand même.. Pas sûr qu'il s'en sorte jamais.. Ce s'ra ou lui où l'autre pour sûr ... Et l'aut' à l'avantage d'etre chauffé a blanc par la haine depuis tant d'années...
Elle secoue la tête d'un air désolée, car ce soir, elle est certaine que le masqué gagnera envers et contre tout, elle le sait que trop bien, la haine décuple les forces, la hargne, et gagne bien des combats...

Songeuse, elle se lève, son esprit s'envole un instant vers un balafré qui lui courait toujours... En cette instant, elle se trouva vieille de plus de mille ans, puis après un regard vers le gamin qui était devenu aussi livide qu'elle quelques temps avant, un triste sourire se dessine avant qu'elle même décide de retourner en ville.
Sur la place du marché, elle l'espérait, une épée, une dague, sa besace y trônait peut-être encore au milieu d'un étal en vrac...
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