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 [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)

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MessageSujet: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Sam 8 Sep 2012 - 11:38

Lui a écrit:


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Tout avait changé si vite.
Trop vite.
Une journée.

Un instant,
- cet - instant;
fut suffisant pour qu'il passe de la clarté à la nuit; de l'allégresse à l’abattement; de la complicité d'amis à la solitude; du tumulte des chants, rires et danses au silence.


Ensuite, il avait avancé dans sa vie comme on traverse un long tunnel sombre qu' aucune lueur ne vient adoucir. Il tenta juste de réajuster sa vue, de se recomposer - seul moyen pour se défendre contre la folie qui fiévreuse, l'épiait pour flirter.
Elle, ne cessait de farfouiller les carreaux de son esprit, insidieusement, assidument, mettant à mal ses tentatives. Respirer lui devint difficile, à croire que ses poumons furent lacérés pour ne laisser la place qu'à un trou béant dans sa poitrine.
Alors ces vains efforts s’étiolèrent. Des lors, il comprit qu' il resterait prisonnier de ce jour, de son souvenir tragique. Plus rien n'eut d'importance; ni son nom; ni sa vie, pas même son âme. Seul subsista la douleur. Las de la repousser , abandonnant tout espoir, il la retourna sous tous les angles pour mieux se couper sur ses arêtes tranchantes telle une lame de rasoir et s'y déliter.
Depuis, la folie le transportait amoureusement dans sa douce complainte;
elle: joyeuse;
lui :perdu.


Il errait ainsi de ville en village, sans but, visage impassible, prunelle bleue vide, ouïe obstruée; elle, toujours à ses côtés de plus en plus charmeuse, enjôleuse, amoureuse.
Il ne parlait plus, ne savait plus, ne voulait plus, trouvant chaque mot si vide de sens, n'attendant plus que la mort pour toute délivrance.
Elle aussi le guettait, il le savait, l'espérait même, un peu plus à chacun de ses pas. Cependant ses longues années de monastère l’empêchait de l'aider à accomplir son dessein pour elle; aussi, patientait-il.


Plus longtemps songea t-il en passant les remparts.



Où était il ? Quelle ville ? Quel paysage ? Quelles têtes lui avaient donnés l'accord pour entrer ? Qu'avait-il répondu à leurs questions ? Qu'y ferait-il ? Autant d'interrogations qu'il ne se posait même pas mais qui, pour lors, serait restées sans réponse.
Épuisé, il songea simplement à chercher une auberge en déambulant tel un fantôme sans âme, dans les rues de ce lieu.
Une auberge, une paillasse; s'y rouler en boule et laisser sa souffrance le tirailler de toute part, pour finir par s'y vautrer ayant autant de résistance pour la refouler qu'une plume face au mistral d'hivers . Ainsi il se laisserait balloter en réponse à la douce mélodie de sa folie.

Enfin, il trouva ce qu'il voulait. Il leva les yeux pour en lire l'enseigne, un mince sourire amer tordit alors ses lèvres fines.



-Au Combat éternel... murmura t-il, aigre.

- Je ne pouvais tomber mieux.. A croire que l'endroit m'était destiné. continua t-il de plus en plus acerbe.



Dans un soupir résigné, il poussa la lourde porte.
Sans un regard pour quiconque, il posa indifférent, sa besace sur le banc le plus éloigné et sombre puis s'assied. Son long manteau râpé gris touchait à peine le sol quand il plaça ses coudes sur la table pour prendre sa tête entre ses mains. Le visage caché n'était plus que torture devant le flot d'images qui le hantait. Une fois de plus, il n'avait pas put résister à ce film devenu familier.

Son combat continuait.

Tout avait changé, si vite, trop vite....



--Gustave. a écrit:
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Les jours s’écoulaient, lentement, comme une fin d’été, un automne naissant, les feuilles qui lentement des arbres se décrochent… Labrit s’endormait ? Mais non, il avait toujours du monde à l’auberge, la dame était toujours là, souriant, aimable même, depuis le petit déjeuner façon Germaine.

Il était dans la réserve quand il entendit son nom, se relevant alors, il se tapa là tête,


Foutre qu'c'est bas !

Se gratter le crane après avoir retiré son semblant de couvre chef, et se diriger vers la grande salle, afficher un sourire

Oui ma p’tite dame ? Que puis-je pour vous ? Une petite faim, le ragout va être prêt j’pense ?

Lui sourire et attendre sa réponse, quand le regard est attiré dans le coin, une forme est assise, un homme, une femme … ? Impossible de voir le visage étant enfoui dans les bras, et quand à l’habillement… un manteau recouvrant la personne.

Toussoter ajoutant

Bienvenu à vous visiteur !


Lui a écrit:



Tout s'était passé si vite , trop vite. Pourtant la journée avait bien commencée..


Saint Liziers, des mois plus tôt:

Elle était là, devant ses yeux, irradiant de cette joie de vivre; de celle qui vous transporte vous aussi dans ce même enthousiasme.
Elle était là; rieuse; la voix carillonnante et claire, si radieuse de le retrouver; de les retrouver, eux tous, ses amis saltimbanques.
Il avait sauté de la roulotte, couru à sa rencontre, le sourire haut sur ses fines lèvres. Plongeant sur sa taille, il l'avait porté, emprisonné dans ses bras, soulevé de terre, et dans un froissement de jupons sales, il avait fait virevolter Aure ; s 'enfermant tout deux dans une bulle de joie. Doucement, il l'avait reposé sur le sol et contemplé de ses yeux d'un bleu si perçant qui transperçait l'âme et le cœur de son amie. Bien vite, il avait remarqué son nez abimé, lui avait demandé la raison; question qu'elle avait balayé d'un revers de main sans répondre.

Tous ensemble ils avaient monté le campement, allumé le feu, prit leur repas. La nuit était tombé, quand il la vit plus sombre.
Était il le seul à le remarquer ?
Loustic, Oliv', Francine, Philippe et Léonie, tous assis autour de ce feu de camp ne montraient aucun soupçon cependant. D'un haussement d'épaule, il s'était rasséréné, puis avait rejoint sa roulotte en leur souhaitant une bonne nuit.
Seul allongé sur sa paillasse de fortune, l’anxiété avait refait surface faisant fuir son sommeil. Il s'était relevé, puis discrètement s'était rapproché.
Son amie, son âme sœur, celle qu'il aimait plus que tout, parlait à voix basse avec ses compagnons. Il avait réussi à capter l'essentiel, comprit qu'elle ne lui en toucherait aucun mot afin de ne pas contrarier son projet de vengeance. Saisissant enfin la nature de son appel, tendu sous le coup de la frayeur, il avait refermé sa main dextre sur sa poche, en un poing soudain rageur que ses jointures en blanchirent. La missive qu'il avait reçu d'elle s'y froissa en un bruit déchirant. Son teint devint blême d'effroi et fit ressortir ses prunelles bleues affolées.

Les faire venir pour une vengeance, c'était bien le côté le plus sombre d'Aure qui l'avait poussé à envoyer ce coursier. Leur demander de faire diversion, de parader au milieu de la ville pendant qu'elle même, exécuterait son plan, tuerait un manchot à qui elle devait [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Il avait secoué la tête afin d'ôter les visions qui d’emblée lui torturèrent l'esprit, puis il avait comprit qu'il lui faudrait lui parler, la raisonner, loin des autres avides déjà de représailles, emplis de colère et de violence.
L'homme en question était, à ces dires; un noble, bon sang !
Mais à quoi pensait elle ?!

Elle devait l'écouter le regard planté dans ses prunelles, lui promettre qu'elle cesse cette folie avant que son malheur n'arrive. Il savait que, demain il ne quitterait pas Aure d'une semelle, sa vie lui était plus précieuse qu'à elle. Mais :

Tout avait été si vite, trop vite....



A Labrit ce jour

Le fin visage ravagé se redresse en entendant toussoter, à moins que ce ne soit dû aux effluves du bonhomme devant lui. Lui, dévisage le taulier, mais le regard est si absent, que l'on pouvait aisément le prendre pour un aveugle. Cependant une voix cassée de trop se taire répond dans un presque murmure :

-Un repas, et une chambre s'il vous plait.


avant de serrer l'une dans l'autre ses mains qui se mettent à trembler. Il ne veux qu'en finir au plus vite avec ce repas, et fuit tout ce monde ici, trop de monde pour lui. Son seul désir à présent, s'allonger sur cette paillasse et se laisser "tomber" dans le néant.


Dernière édition par Admin le Jeu 4 Oct 2012 - 15:06, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Ven 28 Sep 2012 - 10:45

Nael35 a écrit:
Nael était donc là assise a attendre l'aubergiste qu'elle venait d'appeler quand une personne entra se dirigea vers une table ne regardant personne
Enfin , ne la regardant pas en tout cas
Toute façon elle n’était pas dans les humeurs a entamer quel qu’on que discutions
Quand enfin l'aubergiste fit son entrée , toujours la bonne humeur , faut dire que sa bonhommie , le rendait joyeux même sans l’être .
Elle lui sourit


Hoo sa sent drôlement bon et oui j'ai une faim de loup
Si vous pouviez m'apporter une cruche de vin et deux godet se serrais bien gentil a vous
Et bien sur une bonne assiette de ragout quand celui ci serra prêt, merci Gustave .


Aussi tôt la commande passée il s'adressa a la personne entrée quelques minutes plus tôt
Quand a Nael elle se décida enfin a décacheter se vélin poser la face a elle .
Elle avait reconnu le seau il s agissait d'un parchemin venu de Bourgogne , de cet homme qu'elle avait aimer , cet homme pour qui elle avait du faire un choix et qu'elle fini par renvoyer .
L'affaire a l'époque avait d’ailleurs fait grand bruit , porter beaucoup de préjudices aux personnes concernée et surtout avait été fortement huilée, par d'autres jaloux de la situation .
Enfin c’était le passer , bien loin a présent tout cela .
Mais que lui voulais donc Arthur ?
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Sam 29 Sep 2012 - 18:34

--Gustave. a écrit:
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Sourire toujours, être jovial, voila comment sur ses deux jambes était planté le Gustave.

Commande notée pour la belle petite dame, voir le vélin sur la table, se tendre un peu, pour tenter de voir, curieux ? Mais bon il ne vit rien, un cachet de cire, mais le Gustave n’avait point fait d’étude et donc ne pu reconnaitre d’où cela provenait.

Pour sur que le ragout l’était la spécialité du Gustave, faut bien dire qu’il ne savait rien faire d’autre… mais cela il ne le chantait pas sur les toits,
Etait-ce la vieillesse ou le bruit du bois craquant dans la cheminée, mais pour sur que l’aubergiste dû tendre fort les esgourdes pour comprendre, disait-il


un pas et une ambre

non pas possible on était dans une auberge, froncer les sourcils, l’homme, ou la bête, enfin savait plus trop là le Gustave. Faire mine d’avoir compris, et penser auberge, repas chambre...

Entendu, je vous apporte cela à tous deux

Voila une bonne réponse à la cantonade, le ferait très bien. S’en retourner à la réserve, deux cruches de vin, et deux godets. Prendre deux tranchoirs, deux bols et emporter le tout avec difficulté dans la grande salle.

Poser sur les tables respectives, les différentes choses, puis aller au chaudron, prendre la louche, et remplir chaque bol d’une bonne dose.

Vérifier qu’il n’avait rien oublié, et lancer


J’vous l’souhaite ben bon ! L’appétit !

Retourner au comptoir, prendre une clé, et s’en revenir, la poser sur la table de l'inconnu

C’est 4 écus la nuit, plus 2 pour le repas, payable d’avance !

Quoi cela était déplacé ? Peut-être oui… mais pour sur que le manchot n’avait pas envie de perdre des écus, et qu’il fallait que la bourse soit pleine à son retour. Puis de toute façon l'avait pas donné la clé d'une chambre au linbge propre

C’est la qu’un messager arriva, déposant un vélin roulé, et un mot disant :

Citation :
Va placarder ça sur le panneau de la mairie, et que cela tienne !

Toto

Pour sur que cela ne saurait souffrir une longue attente que d'aller afficher cela
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Sam 29 Sep 2012 - 18:36

Lui a écrit:
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Les mains tremblantes toujours jointes, Lui, avait le regard et l'esprit toujours aussi perdu.

En face , l'aubergiste avait tout... de trop.
Son sourire.
Son teint.
Ses gestes.
Sa bonhommie.
Son parlé.
Son marché.
Tout était... trop haut , trop rouge, trop rapide, trop affable, trop bruyant. Même sa façon de marmonner lui sembla trop forte.
Ne supportant plus de le voir s'agiter ainsi, il baissa les yeux sur ses mains sans y trouver le moindre réconfort. Depuis ce jour, il ne les supportait plus, ne les voyait plus de la même façon. Elles ne lui rappelaient plus que cette douleur dans laquelle il se vautrait. Un frisson d'effroi le secoua, un soupir lugubre s'échappa de sa gorge, ses épaules se voutèrent un peu plus. Il savait ce dont il était capable à présent. Il laissa l'aubergiste s'affairer avec trop d'empressement, attendant sa pitance qu'il prendrait le plus rapidement possible.
Pas un regard vers quiconque, il n'était pas le seul ici présent pourtant. Ça, il le savait. Mais rien n'arrivait plus à le distraire de ses souvenirs.
Une dame était là.. Il l'avait entendu clairement passé commande, avec un timbre qui résonnait encore dans ses oreilles, comme si il s'était trouvé à l'intérieur d'une cathédrale. Elle aussi parlait trop tumultueusement.


Trop assourdissant...

Il plissa les yeux, courba la tête, une envie folle de hurler au bonhomme qui déposa son bol si bruyamment devant lui, de le faire plus doucement ! Il avait quoi celui là, au juste ?


Trop retentissant...

Cette façon à présent de jeter la clé sur la table ! car il l'avait jeter non ?! L'écho du bruit se répétait à foison dans son crane ! Puis de crier maintenant, le prix du tout !


Un sourire sarcastique effleura cependant ses fines lèvres. Il lui parut évident que l'amabilité du taulier n'était qu'une façade. Tout était... trop, pour être vrai. Ce qui lui importait n'était que plumer les gens de passage.

Lui se tourna alors vers sa maigre besace posée sur le banc, à sa droite. En l'ouvrant, son visage se tordit soudain de douleur. Sa dextre plongea à l'intérieur puis se referma mécaniquement sur l'objet qui s'y trouvait. Il le serra si fort que ses jointures en blanchirent.
Relevant un instant la tête, le fin visage ravagé tourné vers le mur, une boule d'agonie monta au plus profond de sa gorge l’empêchant de respirer. Il haleta plusieurs fois de suite avant de pouvoir se calmer; lâcha la chose puis se mit à fouiller. Enfin, le cuir de sa bourse se fit sentir. Il l'ouvrit et sans la sortir de sa besace y prit le compte. Lentement il se retourna, sa main enfermant les précieux écus , il les fit tinter sur la table en la rouvrant puis prit la clé de sa chambre qu'il déposa dans sa poche.


Pas un mot; même pas un regard. Le compte y était, que le taulier se tire à présent. Voilà tout ce qu'il songea.
Il attrapa sa cuillère, la plongea dans la tambouille aux diverses couleurs, laissant ce dernier ruminer avec le dernier arrivant..
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Mer 3 Oct 2012 - 14:04

--Gustave. a écrit:
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L'avait bien vu la bourse du jeunot, en plus l'avait pas sourcillé à la note pour la nuit et le repas, un bon client ça qu'il pensa le Gustave.

Faire un sourire des plus satisfait, en ramassant les pièces, s'éloigner un peu sans mot dire, apparament le jeunot l'étant pas causant, le Gustave voulu pas l'obliger....

Regarder la p'tite dame, s'assurer qu'il ne lui manque rien, et s'en retourner à son comptoir, une idée en tête
, ce jeunot... jamais vu, riche à priorir, un brigand.. possible vu l'accoutrement, l'aurait piqué une bourse en venant à Labrit, et chercherait refuge... allez savoir.

Qui pourrait s'inquieter de lui, si par hasard, il venait à disparaitre... Ne rien précipiter, essayer d'en apprendre plus, voir si il rencontre du monde,

Patience Gustave, patience,

fit une petite voix.
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Mer 3 Oct 2012 - 14:04

Laure3 a écrit:
Enfin à la maison... Aller poser bagages... Aller embrasser et serrer contre son coeur ses enfants... Lire quelques ramassis de bêtises mais juste hausser les épaules et le jeter aux cochons... Aller à la taverne pour mettre à jour les comptes...

Pousser la porte et sentir l'odeur familière. Grimacer devant le ménage fait du bout de la paluche… et encore… Mais sourire à Gustave, heureuse de le revoir.

Bonjour mon ami. Comment allez-vous ?

Le laisser vaquer à ses occupations. Jeter un coup d’œil en salle et aller saluer Nael qu’elle aperçoit seule à une table plongée dans un courrier et un jeune homme qu’elle ne connaît point. Un voyageur certainement…

Saluer le messire de la tête et lui souhaiter :

Bonjour, Messire. Laure d’Estigrade, la propriétaire des lieux… Bon appétit….

Et poursuivre sans bruit pour surprendre Nael.

Tout va comme vous voulez, Dame...

Lui sourire et la biser.
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Mer 3 Oct 2012 - 18:14

Lui a écrit:

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J'oubliai le taulier dès qu'il se fut précipité sur les écus; l' avidité qui le consumait faisant relever mes fines lèvres en un sourire de mépris. Il était évident que plumer les autres restait sa première priorité. Derechef, je retournai à mon repas, et tentai de m'y absorber. Mais le film du passé reprit en boucle devant mes prunelles affolées. Rien ne semblait pouvoir le stopper. L'air me manqua de nouveau. Ma dextre tint la cuillère comme un naufragé l'aurait fait d'une bouée de sauvetage. Ma peau se tendit sous le choc de l'effroi.
Pourtant, l'odeur de ce bol était assurément appétissante, mais tout comme moi l'ensemble sombrait. Moi sous mes souvenirs. Lui sous un bouillon graisseux écœurant.

Je regardai alors les couleurs qui flottaient à l'intérieur. Du dos de ma cuillère, j'appuyai sur elles. Elles s’enfoncèrent un instant avant de remonter instantanément à la surface. Même elles, peu désireuses de s'y asphyxier, avaient plus de volonté que moi . J'abandonnai mon jeu. Elles gagnaient sur moi, d'une grande longueur.

Tout entier à mon désarroi devant ce constat, je n'entendis ni la porte, ni les pas quand une voix se fit de nouveau entendre. Une dame; compris-je avant même que mes prunelles ne se lèvent dans sa direction. Un son moins aigüe que la précédente, plus posée, moins enjouée. Surement une dame fatiguée. Je la mirai un instant, la laissant se présenter, et je compris vite pourquoi elle le faisait. Propriétaire de ce boui-boui, je ne voyais pourtant aucune raison d'en être fière. Je m'abstins de le lui dire et hocha vaguement la tête avant de replonger vers ma tambouille devenue soudain très peu engageante. En dépit de mon dégout, j'avalai le reste sans broncher.

La hâte de me retrouver seul se ranima, plus fulgurante que jamais. J'attrapai ma besace de mes mains tremblantes, me levai et me dirigeai vers l'escalier, la démarche lourde. Sans un regard, je passai devant les deux femmes qui semblaient se connaitre et plongeai ma senestre dans la poche de mon manteau. Tel le marteau sur une enclume, mes pieds heurtèrent bientôt les marches. Lugubre en fut le son, tout comme je l'étais depuis si longtemps.

Ma montée achevée, je déboulai sur un couloir. Une fenêtre à son extrémité ne donnant pas suffisamment de lumière, j'avançais, impression familière de traverser une cheminée noire de suie. Tout était devenu noir si rapidement. Les torches suspendues, vidées de leurs substances volatiles, projetaient seulement leurs ombres sur le plancher grinçant. Je ressortis la main qui renfermait la clé de ma chambre et je ne me souvins pas, que le taulier ne m'eut dit laquelle était-ce.

Je haussai les épaules devant cette futilité et tenta d'ouvrir la première porte que je vis. La serrure résista, j'abandonnai pour recommencer l'opération à la suivante. Je dus patienter cinq fois avant d' entendre le déclic de l'ouverture. J'entrai dans la piaule tout aussi malsaine que le taulier, que sa tambouille, que l'auberge entière. Aussi malsaine que moi. Je souris en coin devant cette évidence. Les lieux s'accordaient si bien avec ma personne. Je fondis sur le lit crasseux puis m'y assis en position fœtale. Je posai mon dos contre le mur, enroulai mes longs bras autour de mes genoux, entrelaçai mes doigts tremblants et enfin laissai le film si coutumier se dérouler à l'infini.



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Aure était devant moi, sourire radieux sur ce visage parfait, qui m'avait tant manqué. Je fis mon possible pour la convaincre d 'oublier cette folie de vengeance. Je mis dans mes mots, plus d'énergie que jamais auparavant et j'avais eu raison. Cette nuit là, tous les masques étaient tombés. Sa sauvagerie s'étiola pour ne laisser la place qu'à notre amour. Elle qui criait n'aimer personne, me prouva le contraire. Elle acceptait de partir d'ici, sans esclandre. Ensemble nous nous préparions à fêter ce départ, quand Olivier arriva. Quelques mots. Deux, trois questions et tout avait chaviré. Il montra sa colère si violemment qu' elle le gifla. Puis....

Tout avait été si vite, trop vite.

Lui, répondit si fort d'un revers de main sur son visage si doux. Moi, je bondis sur Oliv' et le tapait encore et encore. Elle, heurta sa tête sur cette pierre mortelle. Puis soudain, le silence.
Lui, gisant mort sous mes coups. Elle, douloureusement agonisante. Moi, effroyablement vivant.
Les mains tremblantes devant l'horreur, je m'agenouillai à ses côtés pour un dernier sourire; un dernier souffle. Pourquoi Aristote acceptait-il cela ? Pourquoi elle, et pas moi ? Alors, les ténèbres m’enlacèrent dans leurs grands bras sombres et froids déchirant ma poitrine, stoppant les battements de mon cœur. Je les laissai faire, anéanti. Plus de nom, plus d'âme, plus rien et pourtant vivant, oh si vivant !

Doucement je la pris dans mes bras, pour la porter jusqu'à sa dernière demeure. Mon tombeau venait de s'ouvrir. Aristote et ses prêtres m'attendaient.
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Sam 13 Oct 2012 - 9:32

Nael35 a écrit:

Nael avait donc décacheté son vélin et alors qu'elle allait enfin entamé sa lecture vit arriver Gustave avec sa commande
Elle le remercia d'un sourire et de quelques mots avant de reprendre se dernier et d'en commencer la lecture .
Trois ligne plus loin , une voie bien connue s'adressa a elle


Tout va comme vous voulez, Dame...

Relevé la tête dans la direction sourire grand se levé et la regarder juste un instant avant de l'embrasser avec grande joie

Mon amie enfin je te trouve ...
Et bien dit moi , je suis ici depuis des semaines et me voila seulement face a toi
Franchement je désespérais de te voir un jour .
Mais prend donc place regarde une petite voie a du me parler j'ai justement demander deux godet , tu prendra bien un peu de vin
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Sam 13 Oct 2012 - 9:32

--Gustave. a écrit:
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Ca tournicotait dans la petite tête de l’aubergiste, oh pour sur que malgré l’apparence, son vingt-sixième sens ne pouvait le tromper, le jeunot avait les poches pleines…bien pleines ! Mais patience, patience, tout vient à point qui sait attendre, vrai que la Germaine lui disait souvent ça.. et l’avait raison sa Germaine.

Il sortit de ses pensées quand il vit la belle fiancée du manchot, afficher de suite un large sourire


Oh l’bonjour à vous ! D’retour vous v’la ! Qu’ca fait bien plaisir ça ! J’avions bien pensé, vu c’que j’ai affiché

Il laissa les amies se retrouver, tout en suivant du regard le jeunot, il s’activait, se levai, prenait l’escalier, esgourdes aux aguets, escalier qui grince, s’approcher de l’escalier quand ce dernier est en haut, et écouter. Entendre entre les paroles des dames, qu’il marchait, et s’arrêtait, marchait et s’arrêtait, faisait quoi le bougre, voulait-il visiter les chambres et se remplir les poches ? Prendre alors un bout de bois, et monter à son tour les marches, arriver dans le couloir, personne !

Tenter de se souvenir alors de la clé donnée, point de souvenir, remémorer les personnes présentes, la dame seulement sauf si le Gustave perdait la tête que deux clients à l’auberge.

Réfléchir un moment, puis passer à l’action, première porte, tenter de tourner la poignée, non rien fermée… seconde porte pareil, arriver à la cinquième porte, tourner la poignée et entendre le grincement du pêne rentrant dans sa cavité, et libérant l’ouverture de la porte. Pousser alors, prier Aristote que les gonds et le parquet ne grincent pas trop, et s’avancer.


Laure3 a écrit:

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Laure vit avec plaisir Nael sortir de ses pensées.

Mon amie enfin je te trouve ...
Et bien dit moi , je suis ici depuis des semaines et me voila seulement face a toi
Franchement je désespérais de te voir un jour .
Mais prend donc place regarde une petite voie a du me parler j'ai justement demander deux godet , tu prendra bien un peu de vin


La jeune femme se posa avec son amie.

Avec grand plaisir !
Nous sommes à peine revenus que nous ne cessons de courrir...
Je commence une nouvelle animation d'ailleurs, il faudrait que tu y passes !
Nous aurions le temps de papoter entre les tirs.
Depuis le temps, nous avons un tas de choses à nous dire.


Dernière édition par Admin le Mer 17 Oct 2012 - 18:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Dim 14 Oct 2012 - 13:45

Lui a écrit:


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Égaré par les images qui défilaient sous mes yeux grands ouverts; le menton posé sur mes genoux repliés, je me balançai de droite à gauche dans l'espoir de calmer ma douleur lancinante. J'avais tout perdu en si peu de temps. Ma dignité, ma réserve, ma droiture, mon honneur, mon honnêteté, ma sérénité, mon amour, mon âme; tout cela entassé à mes côtés, ficelé en un joli paquet et jeté sur le bucher. Comme eux, je me consumai. Eux par ma trahison, moi, par leur reniement.
Il eut été plus simple de mourir de mon amertume car seule me restai fidèle mon enveloppe charnelle, - coquille vide inutile qui s'obstinait à vivre. Pourtant je n'avais plus qu'un envie; qu'elle se désagrège et me dissolve dans le néant. Elle se jouait de moi cependant. Même tremblant, mon corps avait encore trop de ressources pour s'y résoudre. De dépit, j'attendais fébrile qu'il se décide.
Je savais que j'accueillerai la mort avec soulagement, déférence et vénération. Je la guettais depuis ce jour, d'heure en minutes, de minutes en secondes.

Était-ce parce que je l'appelai de tout mon être, qu'elle entra soudainement par cette porte ? Prenant le visage du taulier, je la vis roder tel un voleur, armé, non pas de sa faux habituelle, mais d'un gourdin. Je lui souris, heureux qu'elle réponde enfin à mes attentes. Elle avança, légère malgré le poids qu'elle affichait. Je relevai ma tête, le visage radieux et d'un souffle de voix soulagée, je la remerciai :


- Te voilà... enfin.. Je t'attends depuis si longtemps.. Je suis prêt. A toi d’œuvrer.

Mes prunelles transportées de joie suivirent chacun de ses mouvements, j'espérai seulement qu'elle ne revienne pas sur sa décision.
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Dim 21 Oct 2012 - 22:25

--Gustave. a écrit:
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Les pieds qui grincent sur le sol quand il s’avance vers la couche le Gustave. Gourdin en l’air près à s’abattre sur la tête de l’homme… quand ce dernier ouvre la bouche

Stupéfaction alors, se figer, secouer la tête, non ce ne pouvait être possible, encore un coup de la Germaine, elle lui faisait voir des choses, ou entendre des voix, aussi ne pas se démonter, et tout en restant pied campé sur le sol


Germaine ça suffit maint’nant, d’va m’en faire tourner en bourrique que t’prenne apparence ainsi !

Pourtant l’Aristote l’aurait pu témoigner, ce jour que le Gustave n’avait pas bu une goutte… ou alors juste une hein. L’était réveillé ou pas, écarquiller les prunelles, mais les dires étaient sans équivoque, la Germaine l’avait retrouvé les envies de sa jeunesse, elle l’invitait à rejoindre la couche…

A cet appel comment refuser hein, l’était qu’un homme le Gustave, et depuis la Germaine pour sur qu’il n’avait pas souvent reconnu les plaisirs de la chair. S’approcher alors, et sentir son pieds gauche buter au sol, et perdre ainsi l’équilibre vers l’avant gourdin alors qui s’abat, on ne sait ou, en même tant que le Gustave s’affale de tout son long sur le sol.
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Lun 22 Oct 2012 - 16:32

Lui a écrit:


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Elle avança, je souris. Elle leva son arme, je baissai la tête sur mes genoux, soulagé qu'elle veuille œuvrer en ma faveur. Elle parla, je...... relevai brusquement la tête sous le choc ; mes pensées complétement incohérentes.

- Hein ?!
- Quoi ?!
- Germaine ?...
- Bin ?! tu ?.. Je..?
- Plait-il ?


Je la mirai, prunelles écarquillés d'incompréhension, afficher un grand sourire satisfait sur ses lèvres. La mort se jouait-elle de moi ? Cela me parut tout à fait évident quand le gourdin vint m’écraser - non pas la tête comme elle aurait dû procéder - mais mes tibias. Et la voici à présent étendue de tout son long, en lieu et place ou j'aurai dû me tenir, si elle avait bosser correctement !


- Par les Saints Couillons du pape ! J'te croyais plus habile !!
m'écriai-je à plein poumon en me massant fermement les guibolles.

- Musardeau du diable !
- Corbineur croutelevée !
- Gore pisseuse !
- T'as intérêt à finir ton boulot, proprement !


m'escrimai-je à lui expliquer en hurlant. Je me penchai vers elle, histoire de voir qu'elle captait mes mots, mais la mort semblait......morte.. Vautrée sur le plancher, sans aucune réaction, les pieds prisonniers dans la sangle de ma besace d'où s'étaient échappés flutes et écus, qui se tenaient juste à sa portée.
Même ma bourse en cuir ouvrait toute grande sa bouche, prête à lui offrir la récompense de son travail ! Je rugis d' énervement devant sa balourdise, puis me campait sur mes pieds, la mort à mes pieds, sa faux sur le lit miteux. Je secouai la tête dubitatif, soupirai penaud en comprenant que je venais de sonner la mort.. J’étais vraiment très fort pour occire d'autre que moi.
Enfin, je lui flanquai un coup de pied dans le torse afin de m'assurer de son état réel.


[hrp] Musardeau du diable : niais du diable.
Corbineur croutelevée : escroc vérolé.
Gore pisseuse : Truie pisseuse.
[/hrp]
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Lun 26 Nov 2012 - 20:25

--Gustave. a écrit:
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Dans la piaule, à l'étage devant une drôle de Germaine !

Un mal de crane, de nez, et un gout ferreux sur les lèvres, le Gustave était mal en point. La Germaine avait encore du laisser ses chausses trainer, pour qu'il soit ainsi rétamé de tout son flanc sur le sol. Soudain, à travers son esprit embrumé, il perçut une voix… grave ? Rien de ressemblant avec celle de sa mie. Afin d'être certain de ne pas rêver, il enfonça dans chacune de ses oreilles, ses index, qu’il fit ressortir en un : " Ploc" si caractéristique. Rien à faire, la voix demeurait toujours aussi dur.
Doucement, il ouvrit ses prunelles. Toujours affalé au sol, ce qu'il vit à portée de main, lui remit brusquement les idées en place. Nom d'une pipe ! Il y avait là, un joli butin ! Ecus et… une bague ? Cela y ressemblait énormément en tout cas ! Rapide comme un serpent, le cher Gustave attrapa le tout, dédaignant les flutes qui ne ressemblaient pas à grand chose. Il fermait son poing sur l'ensemble quand un coup lui percuta le torse. Aucune autre issue ne lui vint en tête devant une telle agression.
Car on l'agressait bel et bien, non ? Il cria alors un massif et fort :


AU S’COURS !! A MOUA !! ON M’ TUE !! A L'AIDE !!!

Bon, d'accord, d'accord, il en rajoutait un peu, mais si il voulait que ca se bouge et que l'on vienne à son secours, autant faire le maximum, non ? Cependant, n'ayant aucune envie d'être occis aussi rapidement, il se redressa lourdement sur ses genoux, posa sa main sur le lit crasseux, allongea son bras pour y attraper le gourdin. Tout en s'aidant du lit, il se campa sur ses guiboles et se retourna violemment en armant sa matraque, avec en tête une seule idée : flanquer un coup de massue au gugus qui avait osé se faire passer pour Germaine ! Mais alors...
Le bras en l'air redescendit aussitôt. Le gourdin résonna en un bruit sourd quand il tomba sur le sol, Gustave la mâchoire décrochée d'hébétude mirait de ses yeux grands ouverts le sosie du taulier avec une vingtaine d'année en moins…son autre main ouverte, le butin toujours dedans

Grimhilde. a écrit:
(Sans savoir ce qui se passait à l'étage car elle entra dans l'auberge quelques minutes après les cris.)

Pèlerine remontée jusqu’au dessus du nez, capuche baissée jusque sous les yeux. Elle avançait scrutant par l’entrebâillement, voyant juste où elle mettait les pieds. Elle luttait contre le froid, ce vent glacial de novembre. Elle frottait ses mains l’une contre l’autre pour tenter de les réchauffer un peu. Au loin, une église donc un village.

Elle savait qu’avec ses vêtements sales, dû au voyage, personne ne lui ouvrirait la porte. Pas même de leurs dépendances. Mais elle continua à avancer. Aux abords du village, elle en fit le tour par l’extérieur. Telle une ombre passant sans qu’on la remarque. Elle scrutait chaque rue, chaque ruelle. Resserra sa pèlerine sur ses épaules en imaginant la chaleur d’un foyer par les fenêtres éclairées par les flammes des bougies.

Elle s’avança vers l’église, monta le perron et presque avec une grimace dégouttée, la jeune femme pénétra dans ce lieu dit saint.
Apparemment, personne. Pas de vieilles pour leur faire leurs poches pendant qu’elle aurait fait mine de les aider à se relever. Pas son jour. Elle avança au cœur de l’église. On ne pouvait pas dire qu’il y faisait tellement plus chaud mais au moins, elle était à l’abri du vent. Elle remonta ses manches et essaya de réchauffer les mains à la chaleur des cierges.
Puis faisant le tour du propriétaire, elle aperçut le tronc aux offrandes. Elle s’en approcha, puis après un regard à gauche puis à droite, elle força la petite porte. Pour n’en récolter que quelques piécettes.

A peine de quoi me payer une chope ! Quelle bande de radins !

Elle s’emmitoufla à nouveau et ressortit affronter le froid de l’automne. Personne dans les ruelles sombres. Au moins, on ne lui jetterait pas des pierres en la traitant de sorcière.
Elle rentra dans la première auberge venue, Au combat éternel. Toute l’histoire de sa vie.
Personne dans la taverne sombre. Elle prit donc place à une table après s’être débarrassée de sa pèlerine. Jeune femme aux cheveux roux, qui lui tombaient jusque bas dans le dos. La plus grande raison de son surnom de sorcière. Puis aussi le fait que dans sa famille, depuis tout temps, ils lisaient dans les lignes de la main. Mais elle s’en faisait son secret, sauf pour parfois provoquer ou effrayer les gens.

Elle commanda un vin chaud pour se réchauffer. A l’abri des regards, dans son coin, elle but à petites gorgées, les mains plaquaient sur le verre chaud.

Achyle a écrit:
Achyle entra dans l'établissement. Au dehors le temps était maussade et il n'avait mangé au matin qu'une miche de pain rassie. C'est un peu honteux de son accoutrement qu'il entra. Passant sa main dans sa poche il n'y trouva qu'un trou. Mendier il l'avait fait durant ces dernières années, demander sans rien offrir en retour. Il voulait changer les choses. Le jeune homme toussa un instant, mais le bruit ne cessa pas. Il se mit à tousser plus fort afin d'attirer l'attention.

Mes amis laissez moi agrémenter votre repas

Ma terre, mon pays... Mon tout...

Il est dit par certains que le gel y est roi,
Qu’ils sont les frimas d’une mer sans fin,
Le reflet infinis d’un ciel céruléen,
Que Pygmalion n’eut su ciseler plus adroit.

Ce n’est pourtant pas de ces yeux que je vois
Ceux-ci sont plus profonds, plus vivants, plus humains ;
Au fin fond de ceux-ci, point d’azur, ni d’airain :
Mais plutôt une source, un ruisseau qui louvoie.

La voilà, la fontaine que tant ont recherchée,
L’hydromel bienfaisant. Et la félicité
Vient avec la vision des iris de la belle.

Qui pourtant aura droit au précieux breuvage ?
A ce lieu apaisé au si lointain rivage ?...
Un seul être en décide, et cet être c’est elle.


Vous l'aurez compris c'est bien de Labrit dont je parlais. Heureux de vivre ici. Je ne suis arrivé en cette noble ville que cette nuit. Si mon poème ne vous a pas fait perdre l’appétit, auriez vous une petite pièce ou un verre à m'offrir ?


Achyle s'inclina un instant comme pour saluer son auditoire et passa humblement parmi les tables espérant un petit quelque chose et priant pour ne pas être mis à la porte par le tavernier.

La.Ptiote a écrit:
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En bas sans savoir ce qui se passe en haut, mais entends des bruits de voix !

Boudiou, de boudiou, point de Gustave et du monde qui arrivé, par les couilles de la grande Berthe, du monde qu’arrive. Pff que faire, se carapater, ou faire pour rendre service. Choix Aristotélicien, si le manchot était là, pour sur lui aurait dit de se bouger le séant, plutôt deux fois qu’une ! Donc elle se compose un petit minois pour l’occasion.

Faire ce qu’elle espérait être attendu, prendre la commande, et livrer le vin chaud fumant,


V’la pour vous ma p’tite dame !

La voir emmitouflée, se dire qu’elle doit avoir froid, aussi, ni une ni deux, des buches à l’âtre ajouter, et du tisonnier donner !

Puis s’en retourner derrière le comptoir, s’demandant bien ou était le Gustave.

Quand un autre client entre, faire des mirettes toutes rondes, un poète qui venait dans la taverne ! Se souvenait de Alci, sacré souvenir avec celui, là ! Aussi poser le coude sur le comptoir, sa main venant cueillir son menton et écouter.

Qui s’est t’y donc Pygmalion, elle ne connaissait pas la P’tiote, mais écoutait, et souriait même.


Ah la surprise n’était point fini, et de sa main, le jeune quêta … que faire, pour sur si dans la caisse la Ptiote prenait des écus, dans le séant le pied du manchot et de la patronne finirait.

Réflexion quand tu nous tiens…. Servir alors un d’accord un tranchoir bien garni de ragout, accompagné d’une grande chope de bière


V’la pour vous l’troubadour, la maison qu’offre la tambouille

Achyle a écrit:
Achyle s'attendait se faire jeter dehors mais au lieu de ça on lui offrait à manger quelle ne fut pas sa surprise. Écarquillant les yeux sur le plat que lui tendait la petite femme il eu un petit moment avant de comprendre

Pour... moi...?

Bredouilla d'il avant de tendre la main vers l'assiette bien garni

Madame est trop bonne avec moi, je vous en remercie et si ma petite prestation vous à plu j'y reviendrais demain afin de vous en gratifier à nouveau...

Sur ces mots Achyle prit place au comptoir pour n'encombrer aucune table et se mit à manger avec entrain ne relevant la tête de son plat qu'une fois après avoir nettoyé son assiette. Les yeux pleins de gratitude il s'inclina devant la petite femme

Une nouvelle fois merci gente dame... Et a demain

Lesolitaire a écrit:
Une rencontre en taverne, un nouvel arrivant, qui lui avait déclaré avoir pour passe-temps la récitation en publique. Intrigué, il se présente à l'auberge où le visiteur a dit se produire. Franchit le seuil, referme rapidement la porte

Bonjour à tous !

Avise la P'tiote qui fait le service et repère l'homme rencontré par ailleurs.

Ah, Messire Achyle, j'ai manqué votre représentation. Je profiterai sans doute de la suivante !

S'approche du bar pour une boisson chaude et interpelle la P'tiote

La P'tiote, s'il te plait, une boisson chaude, as-tu cela ? C'est qu'il commence à faire frais dehors !

En attendant d'être servi, se retourne, dos au bar. Parcourt la salle du regard et s'arrête un instant sur cette jeune femme qu'il n'a jamais vu avant.. Intrigué, il s'approche de la table.

Pardonnez-moi, Daunà. Seriez-vous nouvelle habitante à Labrit ?
Je ne crois pas vous avoir jamais vu auparavent. Je me présente, LeSolitaire, maire de cette ville.
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Jeu 29 Nov 2012 - 9:03

La.Ptiote a écrit:
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Le troubadour qui lui donne du gente dame, l’était tombé sur la tête pour sur le gaillard, La ptiote haute comme trois pommes, âgé de 12 ou 13 printemps, personne ne le savait pour sur ! Oui le troubadour avait perdu la raison, voilà ce que décréta la Ptiote ! M’enfin l’avait un sacré coup mâchoire et cela tira un sourire sur le visage de la Ptiote.

Et la porte qui s’ouvre à nouveau, foutre de bleu, faisait si froid dehors que tous venaient alors que le Gustave n’était pas là ! D’ailleurs il était ou celui-là ! Depuis les derniers cris … rien pas un bruit, faut dire qu’avec le brouhaha dans la taverne… l’était pas facile de tendre les esgourdes.

Regarder l’entrant… ah il la connaissait, l’appelait par son nom ? Boudiou l’avait surement des grands yeux et des grandes oreilles pour savoir qui qu’elle était ! Et lui l’était qui ? Boisson chaude qui disait ! Marmonner


Veut quoi, d’l’eau chaude ! Un lait chaud ! Un vin chaud ! J’dois d’viner ! P’y s’il m’paye pas j’va faire quoi !

Ruminer en le voyant se diriger vers la personne assise non loin de l’âtre, et bougonner encore,

et j’l’ui pose ou moi, aller savoir c’qui l’mene c’ui là ! Un coup l’est au comptoir, après file plus loin !

S’dire qu’une eau chaude suffirait bien et s’mettre à preparer et s'dire qu'elle aviserait quand se serait pret.
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Jeu 29 Nov 2012 - 9:04

--Grimhilde. a écrit:
Grimhilde buvait par petites gorgées. Elle avait été servie par une petite. Fort aimable et surtout peu causante, ce qui lui allait parfaitement bien. Chacune dans leur coin, l’une buvait et l’autre s’affairait à son travail.

Quand un Messire eu la bonne idée d’entrer. Comme un troubadour, il se mit au milieu et se décida à clamer haut et fort quelques vers. Peut être en était ce un d’ailleurs mais elle n’écouta pas. Elle se dit qu’elle aurait pu se mettre de la mie de pain dans les oreilles pour ne pas l’entendre mais son estomac se rappela à elle. Mauvaise idée que de penser à manger, surtout avec le peu d’argent qu’elle avait sur elle.

Mais voilà que la porte s’ouvrait à nouveau. Encore un Messire. Elle espérait moins causant celui là. Elle se rajusta sur sa geste et se cacha derrière une mèche de cheveux.

Elle n’en crut pas ses yeux quand la petite demoiselle alla porter une assiette pleine au troubadour. Son estomac se réveilla à nouveau à la vue de l’assiette fumante.

Elle ferma les yeux et essaya de laisser ses pensées divaguer ailleurs quand elle entendit des pas venir à elle. Elle ouvrit les yeux et vit le second Messire s’avancer.


Pardonnez-moi, Daunà. Seriez-vous nouvelle habitante à Labrit ?
Je ne crois pas vous avoir jamais vu auparavent. Je me présente, LeSolitaire, maire de cette ville.


Elle releva le regard pour l’observer. Le maire… sans doute avait il les poches un peu plus pleines qu’elle. Il fallait qu’elle fasse un effort.

Bonjour. Je suis de passage. Je me nomme Grimhilde.

Ne pas en dire trop, rester la plus évasive possible. Que faire l’inviter à sa table ? Peut être prendrait il quelque chose et lui offrait il un verre ou encore mieux un repas.

Mais où était elle tombée ? Entre l’un qui entrait pour jeter quelques vers. Le maire qui venait se présenter à elle, dans son accoutrement. Et sans parler de la petite. Elle avait quoi à regarder sans cesse vers l’étage ? Une araignée au plafond ?
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Jeu 29 Nov 2012 - 9:04

Lesolitaire a écrit:
Elle le regarde de pied en cap. Il se demande s'il ne lui faudra pas ouvrir son mantel, l'inspection semblant bien minutieuse. Lui sourit.

Enchanté, Grimhilde. Je vous souhaite la bienvenue chez nous !

Jette un oeil sur le verre posé sur la table.

Vous semblez avoir froid, vos doigts crispés sur ce verre. C'est vrai que le temps tourne au frais depuis quelques jours. Un repas bien chaud pour accompagner ce breuvage et il n'y paraitra plus !

Repense à sa propre commande.

Ne bougez pas, je reviens !

Retour à la case départ, près du comptoir. Avise la Ptiote qui se démène et qui commence à remplir un verre de tisane.

Me revoilà. Très bon choix pour la tisane ! On ne sait jamais, un grisement est si vite arrivé...

La dévisage - air bougon

Ca n'a pas l'air d'aller ? Pas assez de clients ? Ou manque de bras, au contraire ?
Justement, puisque je suis là... La jeune femme assise là-bas, qu'a-t-elle commandé pour son repas ? Je peux lui apporter, ça sera toujours ça de moins à faire...
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MessageSujet: Re: [RP] Taverne-Auberge : Au Combat Eternel ( Labrit)   Jeu 29 Nov 2012 - 9:43

Lui a écrit:


    A l'étage, en vis-vis avec un taulier aussi puant que son taudis..



Il lui arrivait quoi à l'autre " bas de poil " en face de moi ? J'avais un truc de pas normal sur la trogne pour qu'il me dévisage de la sorte ? Il était.... extatique, mouais c'est ça, statufié comme si il voyait une vision miraculeuse.. Je tournai un bref instant ma face vers la porte. Rien. C'est donc bien moi qu'il mirait de la sorte. J'en conclus rapidement que j'avais affaire un fol dingo. Un fol dingo ouais, mais surtout une truandaille ! Car si sa dextre avait lâché son gourdin, la senestre tenait une pacotille bien plus précieuse cependant qu'une misérable poignée d'écus ! Sans doute pensait il pouvoir me chourave la bagouze que je promenais depuis toujours ! Vrai aussi que si il m'avait occis, j'en aurai rien a cirer, mais puisqu’il ne s'y affairait pas, j'allais pas lui faire ce cadeau.
Une momie... Je levai un instant les yeux au ciel, dépité. Enfin j’avançai d'un pas, écrasai son pied droit avec ma botte et lui attrapai le poignet que je lui retournai. Tendu je lui murmurai d'une voix menaçante; à l'oreille


- Salezard, t'vas m'redonner ça de suite où j'te broste le brau. Sale bote en coroie.


Mes deux prunelles froides mirèrent alors les siennes sans ciller.



Bas de poil: lâche
Fol dingo: fou
Truandaille : Ramassis de truands
Salezart : Salaud
Broster le brau : mordre la poussière
Bote-en-coroie : voleur, coupeur de bourse
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