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 [Rp] L'Auberge de la joie

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MessageSujet: [Rp] L'Auberge de la joie   Dim 15 Juil - 13:51


L'auberge se situait à une bonne vingtaine de mètres des quais; dans la Cour du Morbier d'Or, située au bout d'une de ces ruelle sombre le jour comme la nuit, tant les toits se touchent. Elle portait d'ailleurs le nom de : " La Ruelle des Chats" car ceux ci pouvaient sauter de greniers en greniers pour chasser les rongeurs.

On y accédait par un encadrement en fer rouillé, et ce, à pied ou à cheval car son étroitesse empêchait l'utilisation de litière comme de chariot. A peine l'empruntiez vous que les relents d'urine, de vinasse et de vomissure vous sautait à la gorge, ceux ci s'écoulaient gentiment dans la rigole au centre même de la ruelle. Ses pavés disloqués étaient couverts de fientes de pigeons, vous obligeant à ne pas quitter le sol des yeux.


Quand l'arrivée d'un bateau se faisait savoir , c'est toute la ruelle qui s'émoustillait, et les filles de l'auberge descendaient jusqu'aux quais à la tombée du jour, afin de dérober dans la chair et l'alcool; les écus que les marins avaient bravement gagnés. S'ensuivait ensuite un cortège de rire gras, et de mains baladeuses qui remontait vers la Cour; remontait vers l'auberge.

De l’extérieur, les vitraux crasseux n'engageaient pas à pousser la lourde porte de chêne qui s'ouvrait dans un grincement; mais les racoleuses qui se tenaient devant savaient fort bien y faire pour ôter tout doutes aux clients récalcitrants. Jouant avec les lacets de leur corsets entrouverts, montrant ainsi ce dont dame nature les avait fournis, braillant des :


Alors mignon tu viens ?! on va jouer ensemble !

et s'esclaffant devant les âmes bien pensantes perdus dans cet endroit reculé de la bonne société.

Telle était la vie de la ruelle des chats.



A l'intérieur de l'auberge, une chaleur étouffante vous accueillait. Ici, été comme hiver la cheminée sur votre droite en entrant, ronflait au plus fort, histoire d'aider à se désaltérer. Le sol en terre battu restait propre, chose étonnante quand on songeait au vas et viens des filles, qui passaient d'un genoux à un autre des clients, chope à la main, les forçant à boire, dans les rires et les chansons paillardes. Le lourd bar en bois se dressait, imposant, droit devant vous, à 6 pas de la porte d'entrée. Les tables rectangulaires au bois irrégulier, gravées pour certaines de dessins aux allusions douteuses étaient entourées soit de bancs où de chaises également bancals.

En haut les chambres; pour y accéder: un escalier en colimaçon en bois sculpté à la gauche du bar. Il donnait sur la mezzanine qui faisait tout le pourtour de la pièce du bas.
Une dizaine de filles vivaient en ce lieu, sous l’œil aiguisé de Morlane, la tenancière; qui veillait sur elles, comme sur elle-même.
Elle les aimait ses filles, les bichonnait parfois, malgré certaines règles austères qu'elle leur ordonnait de respecter.

Morlane la brune, aux formes voluptueuses, aux regards noisette parfois d'acier et au franc parler. Toujours derrière son bar, à servir, surveiller, ordonner, pour que le client soit bien accueilli, tant que cela reste sans danger pour ses filles. Parfois cela promettait du spectacle, car si, malencontreusement, le client devenait violent, Morlane sortait de son bar, sifflait Rufiot, son plus servant bras droit, et eux deux se déchainaient contre l'homme bien souvent enviné, qui repartait sans demander son reste.





Elle tapa un instant dans ses mains, appelant ainsi les filles à se réunir dans la taverne du bas puis leur dit :


Les filles ?! un bateau vient d’amarrer, il serait temps de vous préparer !
Missi ?
dit elle en se tournant vers l' intéressé
Toi, tu vas me chercher du pain avant toute chose, et vois si tu trouves quelques fruits bien murs et juteux aussi. Rufiot te donnera de quoi payer; et pas d'entourloupe, je sais aussi compter ?!
Palote ?
Toi, tu prépares les baquets, que ces hommes soient reçus comme il se doit, Bella; tu l'aides. Les autres ?! a vos plus beaux atours !! Allez, allez !
finit-elle de dire en tapant dans ses mains.

Les filles s’envolèrent dans les rires, un nouveau crépuscule commençait pour elles.

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MessageSujet: Re: [Rp] L'Auberge de la joie   Jeu 19 Juil - 16:30



Nelle a écrit:
Il revenait de loin. Aujourd'hui, il le savait, il devait se planquer. Lui et l'autre balourd s'était séparés; c'était plus prudent. Sa vengeance, il la tenait. De Clergy nourrissait les bestioles. Après toutes ses années de traque, d'espoir déchu, il avait enfin réussi à assouvir cette soif.
Il avait fait tomber son masque. Qu'importe son visage mutilé, il n'avait plus de raison de le porter. Il ne l'avait fait que pour se souvenir; mais de toute façon, avec où sans, comment aurait il pu oublier ? Le temps peut-être le lui permettrait cependant, là encore; il en doutait.

Sur les quais, le visage d'acier, caché par ses longs cheveux, il avait attendu un bateau en partance. Sa destination, il s'en moquait, il lui fallait simplement fuir le plus loin possible. C'est alors qu'il avait ouïe dire :

Bretagne et avait conclu, que les lieues étaient assez importantes pour s'y faire oublier. Il était monté.

Les planques il connaissait, tout autant que les boui-boui mal famés. Pendant que les matelots s'activaient à vider les cales du rafiot, il posa le pied sur la terre ferme de Bretagne pour la première fois. Aucune surprise lors du débarquement, de voir se pointer quasi illico, des souris d'un taudis.
Une lassitude l'envahit. Les donzelles faciles, il en avait fait le tour. Non, ce qu'il voulait, c'était roupiller sur une paillasse, même de second choix. Leurs sourire enjôleurs, leurs clin d’œil, leur appel emplie de minauderie, spectacle écœurant pour certain que de voir cette étalage de donzelle qui se vendent; Nelle y voyait simplement, un bouge, une taverne, et surtout une piaule où personne ne viendrait le chercher. Il s'approcha d'une d'elle, planta son regard froid dans ses prunelles et lui quémanda d'un ton glacial :


L'est où ton bouge ? Tu m'dis, c'est tout, pas b'soin d'toi, j'te sifflerai quand viendra l'moment.

La souris se serra un peu plus contre ses semblables avant de lui indiquer l'endroit.

Yannig a écrit:


Encouragé par ses compagnons d'équipage, à force de rires gras et de grandes tapes dans le dos, le jeune Yannig s'en vint à ladite auberge... On lui avait fait boire un peu trop de verres à son goût - pour lui donner du coeur à l'ouvrage, lui avait-on dit - et il se sentait étourdi. Mais il n'eut guère le temps de réfléchir à la situation : une grosse patte caleuse surgit derrière son épaule, frappa à la porte devant laquelle il se tenait, puis disparut avec un grognement qui devait être un rire. Yannig tourna la tête, mais bien évidemment il était déjà seul.

La porte s'ouvrit, et le garçon se sentit soudain très très idiot...


Nelle a écrit:
Il n'avait pas mis longtemps avant de le trouver. Impossible de le manquer au vu des trois autres souris qui sont adossé au mur. A peine le voit-il se pointer, que déjà elles détalent en déballant quasi tout leur balcon. D'un geste vif, il leur faire comprendre d'aller se rhabiller. Devant la porte, un gamin. Entrera, n'entrera pas ? De toute évidence il se le demande lui même.

Nelle lui , ne se pose même pas de question, il pousse la porte et entre.

De suite, il pose son fessier sur l'un des bancs dans l'endroit le plus sombre du bouge et s'adosse au mur, étends ses longues jambes sur le reste du banc en attendant que la taulière daigne se pointer. Le calme régnait, la soirée n'était pas encore commencé. L'endroit lui convenait.
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MessageSujet: Re: [Rp] L'Auberge de la joie   Sam 28 Juil - 19:50

Morlane a écrit:


Les mains sur les hanches, le haut de son jupon coincé dans sa taille, Morlane était planté devant la porte, et surtout, devant un morveux dont il devait encore sortir du lait du bout de son nez, si l'on appuyait. Elle le lorgna, sourire en coin, quand un autre genre de type le poussa et sans cérémonie entra se poser sur un banc.

L 'bonsoir à vous aussi... Lui dit elle alors, afin de lui apprendre un peu les bonnes manières. Puis
Prenez place, j'arrive de suite, dès que le gromiau là, se sera donner la peine d'entrer.
enfin elle se retourna vers le gamin en question et de lui dire :

T'attends quoi l' morveux ? , faudrait voir qu' tu bouches pas l'entrée ! Alors quoi ? tu rentres ou pas ? Tu veux quand même pas qu'on te porte aussi, nan ?! Allez, dégages ou entre, mais grouille !

Cependant, elle décida pour lui et avec la plus grande désinvolture, elle l'attrapa par le col de la chemise, et le poussa à l'intérieur en marmonnant un :

J ' te jure ces mouflets, faut tout leur apprendre !
pour finir par le laisser planter là, le temps qu'il reprenne ses esprits. Vu son grand empressement, Morlane s'attendait à le voir filer en sens inverse à toutes jambes.

Il était temps pour elle à présent de s'occuper du client affalé sur un de ces bancs. elle s'approcha de lui, posa une main sur la table, se pencha en avant et lui demanda:


Et pour vous, ce s'ra quoi , ou qui, peut être ?

Attente de la réponse en dévisageant l'homme qui n'avait rien d'humain dans ses traits.
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