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 L'esmeut, la souillon, la surprise

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MessageSujet: L'esmeut, la souillon, la surprise   Lun 31 Oct - 14:33

Aure a écrit:


Elle avait longuement patienté la gueuze, des jours, des semaines qui en faisaient des mois, mais ce temps n'était pas perdu, pas plus que sa rancune. Elle avait réussi a se faire embaucher par lui. L'abattoir n'avait plus de secret pour elle, ni les couteaux, les crochets où les découpes. Combien de fois s'était elle imaginé le découper lui ? Impossible de les compter, même en songe elle ne pensait qu'a cela. Mais sa patience lui avait fait germer une autre idée, une idée qui avait finit par grandir gentiment et qui lui faisait afficher ce sourire en coin qui frôlait continuellement ses lèvres .

Un morceau d'anatomie pour un autre; voila ce à quoi elle songeait depuis peu. Son intention n'était plus de lui ôter toute vie comme elle en rêvait il y a quelques mois. A quoi bon en effet, puisqu'elle même devrait continuer a vivre avec ce pif en vrac, pendant que lui, donnerait à manger aux asticots sans aucune rage ni haine.
Elle lui devait un nez, un appendice, son tarin, elle lui prendrait une chose bien plus précieuse. On n' en crève pas d'être eunuque... et elle s'était bien longtemps entrainé sur les porcs qu'elle lui avait décimé .

L'idée lui plaisait de plus en plus. Les couteaux qu'elle lui avait volé : aiguisés sur la meule du forgeron; les crochets pour le pendouiller : aussi pointus que les les flèches d'un archer; les ficelles pour le ligoter: faites par les mains expertes d'un marin.

Ensuite, elle l'avait espionné, l'avait vu partir, puis revenir, pour mieux se défiler une nouvelle fois. Une véritable anguille qui ne tient pas en place une seconde. Pour sur, après l’opération qu'elle lui promettait, il ressemblerait bien plus à ces gros chats castrés qui ne pensent plus qu'a manger et ronfler.
Elle avait sifflé ses amis. Ils ne sont que simples saltimbanques, un peu bandits, un peu truands, un peu mesquins, plutôt malhonnêtes, quelque fois assassins, mais toujours présents. Tous sont ainsi, tous sauf Tofle mais demain, Loustic, Oliv' Francine et Tofle seraient entre les remparts de cette ville, prêt à lui venir en aide.

Elle savait ou attendre; depuis peu l'esmeut passait par là tous les matins pour rejoindre son troupeau d'empoté, pendant qu'elle rêvait à sa dernière bataille . Le plan était en marche, sourire ravie sur ses fines lèvres...


Toto d'angely a écrit:


La décision de créer à Saint Liziers l’armée de la Vicomtesse avait été prise. Sa vicomtesse en ayant apparemment assez de ne voir rien bouger, et de voir tous ses étrangers en son village. Le relais des douaniers étaient pourtant évident, nul ne pouvait ignorer d’où ils venaient, mais ou allaient ils ? Avaient-ils décidé de faire de même à Saint Liziers ? Une chose était sure, sur les remparts chaque nuit, nombre d’habitants surveillaient les accès à la mairie, des remparts du village aux différentes portent menant à cette bâtisse.

Voila comment, un soir, la Vicomtesse de Gabaret, demanda à Toto d’Angely, de former l’armée de Gabaret, une armée à la disposition de la vicomtesse, sous ses ordres. C’est avec fierté que le manchot accepta, de toute façon, il ne saurait jamais rien lui refuser, mais cela, il ne fallait pas lui dire surtout.

Pour créer, une armée, il fallait bien sur trouver un terrain, point trop près du village pour ne point inquiéter les villageois, aussi, le manchot, avait trouvé derrière le terrain de lice, une grande étendue, ou il pourrait aisément s’installer, monter des tentes, préparer les soldats à l’entrainement, affuter les armes, leur apprendre à monter à cheval, bref une formation de plusieurs jours serait nécessaire.

Il arpentait donc le chemin chaque jour, pour rejoindre le campement de l’armée de Gabaret, ce jour là, il s’était fait accompagné d’une nouvelle recrue, du nom d’Armacus. Le jeune Armacus, avait les épaules larges et mesurait bien 70 pouces, un visage carré et un cou de taureau comme certains aimaient à le dire. Certes, il n’avait pas inventé l’eau tiède. Mais il était un bon gars et son engagement dans cette armée était pour lui, comme il aimait à le dire, une chance !

C’est ainsi que sur le chemin, l’homme lige et le jeune soldat marchait tranquillement, discutant sur la ration qui serait donné le soir au soldat, et au fait qu’il faudrait bientôt un marmiton pour nourrir tout le monde.


Ceux a écrit:




Deux roulottes, dont une en fer d’où l'on aperçoit un ours endormi; deux chevaux pour les tirer, elles et tout le bardas qu'elles contiennent. Leur maison en somme, et ce du printemps à l'hivers, jusqu'au plus grand froid, jusqu'au jour ou plus un villageois ne sort.

Ceux sont six. Saltimbanques; musiciens, danseurs , amuseurs, échassiers, montreurs d'ours, cracheurs de feu, chanteuse ensorcelante mais surtout de fidèles amis.

On les aime, où on les déteste, pas de demi mesure avec eux, mais chaque fois qu'ils pénètrent entre des remparts, cela promet un peu de joie, de gaité dans la vie morose des villageois.

C'est une missive qu'ils avaient reçu qui les faisait venir dans l'endroit le plus reculé du Royaume. Contrariés, ils l'avaient été tout le long du chemin, enfin, surtout Loustic, Francine, Oliv' et Cristofle puisque les autres ne connaissait nullement l'expéditeur. 'Tofle était le plus sage , le plus calme, pourtant nerveusement il avait relu sans cesse ce message, cet appel, en se demandant ce qu'il avait bien pu arriver à Aure pour qu'elle envoie un coursier vers eux.
La brune, il la connaissait depuis si longtemps, sa vie n'avait été qu'embuche, aussi s'attendait il, une fois de plus, au pire.

Vêtus de cape pour tromper les premiers frimas d'Octobre, la caravane avance sous le son mélodieux des harpes, pipeaux, flutiots et chants. Jamais ils ne passent inaperçus et ils font même tout pour, sinon à quoi bon le spectacle ?

Du spectacle, ils avaient décidé d'en montrer en ce lieu qu'ils ne connaissaient pas encore. Autant faire d'une pierre deux coups, aider une amie et tirer profit de leur venue.

Milieu d’après midi...Saint Lizier.. ses remparts..

Le chemin qui les conduit est chaotique, tout autant que leurs pensées, aucun point de ralliement, aucune explication, comment la retrouver ? Entrer dans le village, se poser sur la grand place et attendre ? ou rester à l'écart et entrer sans le campement ? connaissant la brune, le pire était à présager..

La musique s'adoucit en même temps que la réponse à leur question apparait devant eux. Un point à l'horizon grandit de plus en plus, une façon de courir que Tofle reconnait de suite. Aure est en vie et s'empresse de venir à leur rencontre. Sautant allégrement de la roulotte, ses chausses touchent le sol et le voila courant vers elle , sourire radieux aux lèvres. Il la porte dans ses bras, la soulève du sol, en tournant sur lui même, et lui fait comprendre sans un mot, la joie qu'il a de la revoir. Puis, plus posément, il la repose et la regarde.

Un froncement de son front, une mine interrogative, et une question :


Qu'as tu fais avec ton nez ?


Sous son regard interrogative, il savait qu'elle ne pouvait lui mentir, pas à lui en tout cas..
Question qui malheureusement reste sans réponse, les autres le rejoignent trop vite, tout aussi content de la retrouver, et ils enchainent, eux, sur le pourquoi de cet appel..

Quatre visages amis se tournent alors vers Aure, en attente d'une réponse, ou deux...


Armacus a écrit:



Armacus, toute un histoire celui là, trouvé par une vieille femme dans la foret entre Saint-Liziers et Saint Bertrand de Commigues, en hiver de l’année 1441. Un hiver rude, très rude, la vieille femme, avec son panier était à la recherche de baies pour réaliser quelques tisanes quand elle entendit au loin comme des cris d’enfants. Inquiète au départ, mais si curieuse, qu’elle ne put s’empêcher de s’aventurer vers la voix. Quelques dizaines de mètres plus loin, elle découvrit avec horreur un enfant dénudé, posé là, un garçon. La vieille, qui n’avait point trouvé mari dans sa jeunesse, y vit là l’occasion d’avoir son enfant.

Elle le ramasse alors précaution mais point assez, l’enfant lui échappe des mains et sa tête vient frapper le sol, des cris s’élèvent plus encore. Le saisir à nouveau, l’emporter en sa demeure, et l’éduquer… enfin lui donner les rudiments de la vie. Lui trouver un nom, rappelant l’Armagnac, Armacus, l’élever au dehors du village, dans sa cabane loin de tout. Armacus grandit, parlant très peu, ne savait-il pas parler ?

En fait, il avait simplement le parlé d’un enfant malgré son âge avançant ! Cela était certainement dû à sa chute étant bébé ! Aussi, quand au printemps 1459 celle qui était sa mère alla rejoindre Aristote, lui perdu, s’aventura chaque jour un peu plus loin de la cabane, jusqu’au jour ou, il découvrit le village.

Au départ, il n’osait s’approcher, mais lentement, il s’aventurait, osait même parfois aller au marché, le regard des autres sur lui était surprenant, nombres levaient la tête pour le regarder, il avait une grande force, et la mettait facilement au service des autres. Aussi, quand il entendit que l’armée recrutait, il se présenta.

C’est ainsi que l’homme manchot le recruta, et l’emmena au camp d’entrainement.

Après un long moment de marche, Armacus lança


Faim…soif….quand n’arrive !


Tout en regardant celui qui marchait rapidement à coté de lui.


Aure a écrit:


Dans le village, plus personne ne se préoccupait d'Aure, même l'esmeut l'ignorait complétement, ce qui, pour le coup, l'arrangeait grandement. Elle évitait toutes personnes, n'entrait en taverne qu’après s’être assurée qu'elle soit vide et de surplus à une heure ou personne ne viendrait l'en déranger. Certains projets sont à mijoter loin de tout individus. Le silence était devenu son meilleur allié.

Aujourd'hui, perchée sur son arbre, elle les attendait en fignolant son projet, sourire de contentement sur les lèvres,en s'imaginant déjà la scène à venir tout en scrutant l'horizon dans l'attente de voir ceux qu'elle espérait tant.

Son ouïe lui révéla bien avant sa vue qu'ils étaient tout prêt à présent. Habilement, elle descendit de son perchoir et se mit à courir sur le chemin de cette forêt jusqu’à ce qu'enfin, elle les voit.

Fidèle à lui même 'Tofle courut à son devant, et fit tournoyer les jupons crasseux de la gueuze en signe de bienvenue. Rire cristallin d'une brune, qui le serrent contre lui, instant de pure joie volé aux temps. Enfin, il la repose et, pensa t'elle, allait la contempler. Certes il le fit, mais plus que brièvement car de suite il lui posa la question qu'elle redoutait tant.

Elle devait lui mentir. Lui avouer le pourquoi, soulèverait chez lui quelques suspicions quant à cet appel. Aussi, ne devait-il rien savoir. De ses projets, seul Oliv' Francine et Loustic devait être au courant. Lui, ferait tout pour l'en empêcher, son côté bon samaritain et cureton rependrai le pas, et le sermon sur le bien, le mal, Aristote et ses saints resurgirait comme pas le passé alors, elle baissa simplement la tête en fronçant le nez. Ce sont les autres qui justement la délivrèrent de sa réponse, leurs sourires, et leur propre interrogation balaya celle d'avant. Après plusieurs accolades, elle les pria de venir s’installer à l'orée du bois, et de monter la, le campement en promettant de tout leur raconter.

Elle ouvrit sa besace et montra, fière d'elle les yeux pétillants, un lapin de garenne. Alors d'un ton guilleret, elle leur dit :



Vous montez l'camp, j'fais l'feu et la graille, et en bouftiffaillant, j'vous explique tout ! S'rez pas déçus, j'vous l'dis ! Allez suivez moi, c'est par la !



Plutôt perplexes, mais cependant contents de la revoir, la caravane continue son chemin jusqu'à la lisière du bois. L'endroit est calme, le camp rondement monté, le lapin cuit de même.

L'horizon se voile, six visages viennent s'assoir autour du feu. C'est à ce moment qu'Aure vit les deux inconnus. Elle regarde 'Tofle et d'un rapide coup de tête en leur direction, lui demande ainsi qui ils sont.
Elle apprends qu'ils se nomment Philippe et Léonie. Tout deux ont agrandit la troupe tout à fait par hasard, et sont devenus indispensables à présent. Vu le large sourire qu'il fit a la souris d'en face, Aure se doutait bien en quoi elle, elle était devenu in-dis-pen-sa-ble, comme qu'il lui disait.. Pointe de jalousie qui lui transperce l'âme sans qu'elle ne puisse l'avouer, ses desseins allait surement s'étendre à une donzelle qu'elle n'aimait pas, avant même de la connaitre.
Puis enfin, vint l'heure de la révélation.



Bon, j'vous ai appelé, parce qu'ici, y a de l'oseille à se faire. Y a une vicomtesse qui s'ennuie ferme dans l'coin, elle trouve qu'ça bouge pâs , et j'dois dire qu'elle à bin raison. Donc, j'ai tout d'suite pensé à vous. Que'ques z' animations sur une semaine pour amuser la donzelle et les z'habitants et pour nous : la monnaie ! Z'en dites quoi, vous autres ?? Ça change rien à d'habitude, mais y fait plus chaud qu' dans l'nord en c'te saison.




'Tofle, assis à sa gauche, avalerait il cette fable , car c'est pour lui qu'elle l'avait si bien menti. Un rapide coup d’œil vers sa tête montrait le contraire, quand les autres demeurait également pantois. Seul Loustic à sa droite, avait aperçu le vif clin d’œil, et semblait avoir comprit le coup de coude qu'elle lui avait refilé.


Elle en fut convaincu quand il cria un peu trop fort cependant, un grand :

oui !!
qui surprit tout le monde. Ravie, Aure hocha la tête, les autres en firent autant, et finirent de manger en racontant les anecdotes que l'année 1459 leur avait réservée tout au long de leur chemin.





La nuit était tombée depuis bien longtemps, 'Tofle était parti rejoindre Morphée, Léonie et Philippe également quand le chuchotement de la voix d'Aure raconta la véritable raison de son appel. Oliv' souri fielleusement lorsqu’il vit la flute en morceau et qu'il su pour son nez. Au fur et à mesure de son récit, voyant leur têtes haineuses envers le veau coquard, elle comprit qu'elle ne s'était pas trompé, elle pouvait compter sur leur aide, et finit donc par leur révéler ses desseins

Doucement, le plan se mettait en route. Encore quelques jours et l'esmeut aurait son compte.


Cristofle a écrit:




Cristofle était perturbé. Aure devant lui, baissant la tête afin de ne pas répondre, cela n'était pas son genre. La bravache perdant pied ? Non impossible, elle lui cachait une chose, restait à savoir quoi .

Toute la soirée il n'avait cessé de la regarder attentivement pour finalement s'en convaincre. Un , "je ne sais quoi " dans sa façon d'être sonnait faux. Tout en elle sonnait subitement faux, sa voix, ses mimiques jusqu’à sa façon de manger, qu'il jugea soudain, un peu trop précieuse. Mais qu'attendait- elle , exactement ? Que voulait elle ? Cet appel , a quoi rimait il ? Juste pour une représentation ? Mais , qui pense t-elle berner avec ces dires ?? De toute évidence, Loustic, puisqu'il déchire le début de nuit d'un grand oui....

Repu et songeur il quitte le groupe. La lune est déjà haut perchée, et si demain les festivités commençaient, il lui faudrait être en forme. Sur sa paillasse, il se tourne et se retourne, impossible de trouver le repos tant il cogite. Il sent venir le mal de crane, n'ayant toujours aucune réponse à ces questions : pourquoi cette missive si préoccupante ? Qu'a t'elle fait avec son nez ? Que mijote t'elle ?

La certitude d'une vilaine affaire prends le dessus rapidement, puis n'y tenant plus, il se relève.
Il doit en avoir le cœur net, il doit lui parler, il doit savoir, qu'elle lui explique en le regardant droit dans les yeux ! De pas en pas furtifs pour ne pas réveiller le campement, il s'approche de la roulotte où d'ordinaire elle se reposait.

Un chuchotis... ouïes aux aguets. Des brides de voix, la voix d'Aure ..


Nez.. ... Flu... ...Peau.. .. Lou... ...Choper... ... l'type.... ... Autre ... Amuse... ....Fran' .. .. Joue.. .. Emmène.... Manchot.. ...Coupe... .... Pas... ....Voir... Esmeut..


Il est incroyable comme la nuit intensifie les sons, lorsque votre vue est aveugle, vos esgourdes perçoivent encore plus que d'habitude et ce qu'il entends, ce qu'il comprends....

Soupir exaspéré, furieux contre elle, contre eux tous qui mijotent donc un sale coup. Pour qu'elle raison, contre qui ? L'oreille de plus en plus tendu, il retient sa respiration .


Demain.. ....Danger... ...Aime.. ...Seul... ... Lau... ... Venger... .. Hab...


Il ne les voit pas mais devine leurs sourires de ravissement, devine leurs hochements de tête qui scellent un accord. Le tout pour une vengeance, de toute évidence. N'avait elle donc rien retenu de ses propos ? Dans quel guêpier allait elle encore plonger ? Il la vit se balancer en haut d'une corde, ferma les yeux un instant, et soupira.

De retour sur sa paillasse, il sait que, demain il ne quittera pas Aure d'une semelle, sa vie lui était plus précieuse qu'à elle.
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