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 Marsou le flutiste

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MessageSujet: Marsou le flutiste   Jeu 14 Avr - 11:15

Aure. a écrit:
De la grande place jusqu'à la rue de l'Atre, elle en avait cogitée, la gueuze. D'habitude, elle arrangeait ses affaires toute seule, la nuit de préférence, dans un endroit désert; c'était encore mieux, alors que lui prenait il d'aller voir un type avec qui elle a échangé juste quelques mots, et encore, d'échange c'était bien plus une obligation..Elle s'arrête un instant, se ravisse, fait de demi-tour, prends la rue opposée. Vrai, ça lui plaisait quand même moyen. De toute façon, elle n'avait aucune envie d'aller se parader au milieu d'une lice. Déjà, son nom pour le dire, c'était à lui-seul toute une histoire; aussi, aller batailler sur un champ à la vue de tous, pour sur qu'elle en avait envie... Et pourquoi, en plus ?
Tout ca parce qu'elle avait asticoté un esmeut, qui lui, ne bronchait pas; au contraire de sa poule faisane !..

Tss, et c'est moi qui passe pour une cinglée dans c'bled.. sont quand même pas tous trucidée les zinzins.. Oh, et puis merdouille ! Vrai, j'vais aller l'voir le gus, et lui raconter l'histoire, y s'rait quand même temps qu'y s'rende compte dans c'patelin, qu'y sont m'nez par l'bout du nez; par un qui s' veut "bien pensant" !
D't'façon, çui là, pour sur, il ira dire b'jour à Aristote bientôt.. Enfin... Pareil, faudra attendre qu'i sorte de c'trou, cause que la, pour sur aussi, c'est de suite qu'ça m' tombera d'sus..


De réflexions en cogitation, la voici de nouveau rue de l'Atre. Elle commence à la descendre d'un pas tranquille, pour ne pas dire lent car forcement, elle était persuadé que le type ne se souviendrait plus d'elle, et s'attendait donc, à devoir le lui remémorer... Bon, d'accord, son nez encore en vrac le lui évoquerait certainement, sans qu'elle n'ai besoin de prononcer un mot, mais quand même...Et puis, elle était toujours aussi crasseuse, et étrangement, ceci la perturba plus que d'ordinaire..

Nan de diouce.. C'est t'y contagieux leur crétinisme ! Quoi donc que t'en a à faire d'être dans pareil état.. T'façon, t'a qu'ça comme affublement, alors...

Cependant, elle repassa un coup de revers de main sale sur sa capeline, puis sur sa chemise grise de poussière et enfin sur son jupon bordeaux tournant au noir de crasse. Enfin, la souillon reprit de plus belle sa démarche allègre.
Plus elle s'approchait de la maison du gus, et plus de la musique se faisait entendre.. et de surcroit...de la flute ... Un sourire rayonnant se posa sur ses lèvres. Si c'était bien le type auquel elle pensait qui jouait ainsi, alors vrai, il sortait haut la main, du lot de tout les abrutis de gardes qu'elle avait déjà croisé, voire de tous les villageois d'ici..

De pas en pas, elle finit par stopper de l'autre coté de la rue, juste en face de la maison. De toute évidence, cela ressemblait à un terrain de soule, aussi, attirée par la verdure qu'il y avait là, elle s'assied en tailleur, attrapa sa besace afin d'y sortir sa flute.

Sa flute de pan y était toujours en morceaux. Elle n'avait pas encore été voir du coté de la Salat, si par hasard, du roseau y poussait, et pensant que, de toute façon, pour en trouver, il faudrait qu'elle sorte du village avec donc, l'obligation de repasser les portes et par la-même, l'obligation de recroiser les abrutis de gardes qui s'y postaient. Tout ceci donc, d'avance l'avait rebuté, et elle avait remisé cela à plus tard.
Flutiau en main à présent, elle commença sa propre mélodie ; des souvenirs pleins la tête, dans l'espoir que le type en face face le premier pas.

Marsou a écrit:
En ce jour de printemps, la chaleur était très présente, propice à faire éclore les bourgeons des fleurs et des arbres.
Marsou jouait de la flûte ; sa préférée, la petite et fine qui sortait un son extraordinairement envoûtant.
Il était adossé à son chêne dans son jardin, assis dans l’herbe qui commençait à être bien haute. Pour sure, un mouton dans le jardin sera bien rassasié et peut être mettre qu’il finira par devenir un joli pansu. Cette idée fit sourire Marsou qui voyait sa marraine en train de râler en taverne, elle qui avait tant de mal à les faire grossir…


HOU-HOU !

…Marsou leva la tête et vit sur la branche ce stupide hibou, pas si stupide que ça car il lui ramenait de temps à autre de belles truites. Le problème ce n’était pas l’hibou mais les fenêtres qu’il se mangeait de pleine face croyant que ces dernières n’existaient pas…
Ce ne fut pas lui qui fit arrêter de jouer Marsou mais bien ce soleil qui cognait et qui le gênait fortement.

Marsou fit une pause un instant, il se leva en s’appuyant sur l’arbre qui le soutenait depuis un bon moment déjà.
Il rentra, alla dans la salle d’eau et se mit un peu d’eau sur la nuque. Cette eau fraîche lui fit énormément de bien. Frais comme un gardon, il prit trois verres et une grande cruche remplie de cette eau fraîche, puis alla poser tout ça sur la table en bois dans la cour devant la maison.
Il retourna à l’intérieur prendre ses filles pour qu’elles prennent l’air un peu.
Il embrassa sa belle qui était vraiment fatiguée ces derniers temps et ce problème au cœur qu’elle traînait depuis toute petite ne l’aidait guère.
Il lui sourit tendrement et repartit vers la cour avec une fille dans chaque bras …


Fiou vous commencez à peser les deux là, faudrait p’t’être vous décider à vous mettre sur vos deux guiboles !

… Il les posa près de la table et les laissa gigoter à quatre pattes, lui se posa sur une chaise et rejoua un morceau de flûte sans les quitter des yeux, pour sure ses deux p’tits bouts valaient plus que sa propre vie. Un simple de leur sourire remplissait son cœur de joie et de fierté.
Il faisait tout à présent pour elles et ne voulait qu’une seule chose : leur bonheur !

Tout en jouant, il remarqua un son qui interférait au sien, il finit son morceau, s’arrêta et se leva mais ne vit personne.
Il tendit l’oreille car le son venait de plus loin que sa rue et reconnu de suite l’instrument, il ne pouvait se tromper c’était une flûte de pan !
Plutôt agréable même, il se douta qui soufflait car il ne connaissait qu’une personne ayant un tel instrument…


Tient donc où peut elle bien se cacher, en même temps c’est plus une femme de l’ombre, normal de pas la voire !

Il pensa qu’elle était trop fière et trop méfiante pour venir ici mais resta néanmoins intrigué du fait qu’elle traînait dans le coin.
Il retourna s’asseoir sur sa chaise et attrapa Luna au passage. Il prenait du bon temps et il était heureux là avec ses filles …
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MessageSujet: Re: Marsou le flutiste   Lun 18 Avr - 7:48

Aure. a écrit:
Ca se tortille dans l’esprit d’Aure. Au son de sa mélodie, les souvenirs d’un temps heureux bataillent campagne allègrement lui redonnant le sourire.

Certes des moments sombres, elle en avait eu plus que son lot, mais lorsque la musique s’élevait, ce n’était que joie, rire, danse, chant, bière et ami(e)s ; aussi au fur et à mesure qu’elle jouait, elle les revoyait tous : Loustic et sa vielle ; Laudry ses flutes, sa cornemuse ; Oliv’ et son psaltérion, Francine ses chants et ses danses. Vautrée ainsi dans d’autres images, elle en oublia un instant le pourquoi de sa venue dans le coin jusqu'à ce qu’elle eut terminé son morceau.

De diouce ! J’m’en va pas faire toute les ritournelles du clan en espérant qu’y pointe son nez çui la ! songea t-elle alors, en se relevant.

Bon.. y a plus qu’à…. comme qu’aurait dit l’Loustic..

F’rait beau voir qu’la donzelle veuille m’trucider lâchement avant même qu’j’ai eu l’temps d’en causer .. Pour sûr qu’c’est pas ici, qu’ma mort f’rait grand tapage.. J’en connais, qu’en s’rait même sacrement content !



Campée de nouveau sur ces deux guiboles, de nouveau à vouloir rafraichir son jupon d’un revers de main, elle remisa sa flute dans sa besace, et d’un pas qu’elle voulait assurer se dirigea vers la manse du 114. De pas en pas, elle ralentit son allure en voyant une silhouette se dessiner dans la cour, elle se planqua derriere un de ces arbres afin de mieux l'espionner.
C’était bien le type en question, assis sur sa chaise avec sur les genoux …

De diouce ! C’est quoi c’te mioche ?!!

Perplexe, Aure se demandait si finalement, son idée était bonne car, le voir ainsi sourire comme le dernier des idiots à une mioche qui elle n’avait de toute évidence qu’une envie, lui tirer les cheveux ; le tableau que les deux affichait ressemblait bien plus à : bienvenue chez les zinzins..

Elle réfléchit un instant, rumina son histoire, songea aux embrouilles que l’autre souris lui cherchait, puis reposa ses prunelles sur le type..

Bon, une mioche… c’est pas la mer à boire non plus.. Et pis, vu comme qu’elle est grande, elle risque pas de m’ demander mon nom, elle au moins..

Sa cogitation terminée, elle reprit sa marche pour finir par se retrouver à quatre mètres du gus et de….

Ventre diouce ! Deux mioches !!!


Yeux ouverts aussi grand que des soucoupes qui font la valse, du type aux deux mioches, puis une fois l’émotion passée, un soupir de désolation.
Elle était de moins en moins certaine que le type ne puisse intervenir d’aucune façon dans son « histoire » vue le dégoulinement de bons sentiments qu’il affichait.
Aure en aurait presque eue un haut le cœur tant, les morveux de cette âge la débectait au plus haut point. Elle se racla la gorge, histoire de faire passer la pilule puis ne pouvant plus faire demi tour à présent qu'elle était à sa vue, elle enchaina :


B’jour..

Comment expliquer son histoire ? le type l’a-t-il reconnue ? Autant de question qu’elle se pose, en se grattouillant la tête avant de poursuivre finalement.

On s’est vu aux portes, vous vous souv’ nez ?

‘ Finn, bon... V'la , j’suis v’nu cause que vous m’avez dit d’ pas faire d’ bêtise, et pour sûr, j’en fais pas moi ! mais c'est l’aut’ esmeut... l’a une poule faisane qui veux en faire…


La voix d’une gamine de 11 ans, elle se tortille sur place ; son histoire, elle savait pas du tout comment l’expliquer, alors, ni une ni deux, elle tendit le parchemin au garde afin qu’il comprenne de quoi elle voulait parler.



Reste à savoir si le type s’en foutrait autant que de sa première chemise ce qui au final, ne l’étonnerait guère.

Marsou a écrit:
Marsou prenait du bon temps avec ces p’tits anges, pour lui c’était à présent sure une nouvelle page se tournait dans sa vie.
Une vie simple faite d’amour, de tendresse loin des marches forcées et des ordres qu’ont suit sans broncher, c’est de cette vie qu’il a choisit de vivre à présent …
Récemment douanier, il aimait ce travail, accueillant les gens dans ce village qui l’a vu grandir et jouant aussi le rôle de médiateur.
Jour après jour, il s’épanouissait à Saint Lizier aimant les habitants qui y résidaient et essayant d’être présent pour les nouvelles têtes fraîchement arrivées.
Et c’est ce qu’il vu devant chez lui…
Marsou se leva et reposa Luna à côté de sa sœur jumelle puis se rapprocha de la nouvelle.


Bien le bonjour Dame Aure !
Quel bon vent vous amène ?


Citation :
B’jour..
On s’est vu aux portes, vous vous souv’ nez ?

Pour sure, comment oublier…

Une réponse hésitante suivi d’un geste de sa part, elle lui tend un parchemin qu’il saisit et lit rapidement, comprenant qu’une femme l’avait défié en duel et sourit à la lecture du parchemin puis lui rend en lui disant :

Deux jours et vous voilà déjà sur la lice ! Pas mal j’aurais pas fait mieux !

Il lui sourit essayant de rire à cette situation peu banale. Il savait qu’elle était comme ça bourrue, méfiante et toujours sur la défensive mais pour quelqu’un qui ne la connaissait point elle devait sembler bien dérangeante preuve en main déjà une personne dans le pif !

Faut dire que si vous les appelez esmeut ou poule faisane vont pas le prendre bien vous comprenez c’est comme si on vous appelez la gueuse vous le prendriez mal ba c’est pareil pour eux !

Sinon le faite que vous êtes venus me montrer ça, preuve que vous voulez aussi faire un effort de vot’ côté j’apprécie…
J’irai parler à Pilinka, pas de duel, nan mais depuis quand les femmes s’affrontent en duel maintenant !
On en voit des drôles de choses maintenant…
Bon essayez d’être moins euh … comment dire…moins blessante dans vos paroles.


Un sourire suivit d’une question :

Et vot’ flûte alors réparée ? C’est vous qui jouiez tout à l’heure, j’vous ai entendu et même que ça fait plaisir aux oreilles d’entendre ce son !

Jade tira les braies de son père pour réclamer qu’il la prenne dans ses bras et Marsou l’attrapa d’un mouvement de bras, l’habitude de s’occuper de ses filles rendait ses gestes naturels...
Marsou voyait bien que sa fille dérangeait quelque peu Aure alors il lui dit pour lui reprendre son regard.


Alors c'te flûte ?


Aure. a écrit:
Les yeux rivés sur deux mioches assis et baveurs, la mine un rien écœurée devant leur représentation, Aure écoute d’une oreille, le type en face d’elle.

Malgré tout, elle prend note qu’il se souvient d’elle, elle n’aura donc pas besoin de lui remémorer, c’est toujours ça de gagner en salive et en souffle. Cependant il continue en se foutant légèrement de sa tronche, et la, forcement ça plait moyen.

De suite sa tête pivote vers le gus, elle remarque le sourire qu’il affiche, replonge ses prunelles dans les siennes, sert son poing qu’elle a bien envie d’aller faire valser contre son nez à lui, histoire de lui montrer ce que ça peut faire. De surplus il enchaine avec une autre leçon de morale, mais pour le coup, il a tout faux. Aussi sec, sa respiration devient plus rapide, sa mâchoire se serre, sa pauvre dentition s’entrechoque et cette fois ci, ce n’est plus un poing mais deux qui deviennent visibles. Elle se contrôle, respire fort, sauf en parole où le ton monte d’un cran :


Sur que j’l’es ai appelé comme ca ouais ?! commença t-elle à dire ironiquement, avant de poursuivre

J’étais tranquille à boire une chopine, que l’aut’ esmeut s’est pointé..
Y m’doit un nez en vrille et surtout une flute hein ?! Alors j’y remémorais gentiment c’qui m’devait. ' fin... ça et pis, d’aut’ chose aussi
Finit elle en affichant un sourire en coin au souvenir de ce qu’elle lui avait promis à lui. Puis de reprendre aussitôt :

C’est pas d’ma faute à moi si c’ est qu’un ahaus ,esmeut , un vrai mâtin pourri ! J’parlais qu’à lui t’façon, mais c’est sa poule faisane qu’est rentré après et qu’a pas apprécié !! J’y disais rin à elle ?!

L’a d’jà eu d’la chance qu’j’y dise bonjour, alors....

Mais v’la, l’aut’ à faire la roue comme un paon, pour sûr qu’les faisandées tournent autour d’lui , c’est pas c’qui manque même !

Et celle-là…. v’la…. l’a pas aimé que j’dise quoique j’en pense de son paon ! J’lui parlais pas moi !!! Rien dit sauf peut-être, ouais, de décaniller si elle aimait pas mon teint ..
Mais C’est tout !
Mais elle, elle préfère parader !
C’est bien comme ça qu’y font les volatiles j’crois bien hein ?! y paradent d’vant les z’aut’ pour faire la cour.. Bin, z’avez un jolie spécimen dans c’bled ! Et tout ça pour quoi en plus ?! Pour un esmeut qu’y fout l’ciboulot d’tout l’monde à la r’tourne ici !

J’m’en va quand même pas en rester là alors qu’j’ai toujours une flute et un nez en vrac ! Par les Saints Couillons du pape !


Calmée ? À peu près. Le type la regarde, elle voit bien qu'il n'a pas fini son laius, enchaine malgré tout sur sa flute, la complimente même, mais cette fois, son nez ne pisse plus le sang, la douleur est moins aigüe, les portes sont franchies, aussi les compliments, la pommade tout comme la mièvrerie passe bien moins.

Aure soupire. Il fera rien, ne lèvera pas le bout du doigt pour sûr. Ohh, il en parlera à la donzelle, tu parles, entre deux chopines il lui balancera un : calme toi, laisse la dire, et c’est tout. Pas de morale pour l’autre donzelle, pas de : il faut être moins blessante, rien, nada, juste allez, vous laissez dire et voilà… Elle reprend alors la parole en lui quémandant :


T’inquiètes pas d’ma flute, dis-moi plutôt c’que tu comptes faire vraiment. Sinon, vrai, j’vais lui faire un duel à mafaçon, moi…

La dessus le type attrape sa mioche bavouilleuse à souhait, Aure croise les bras, tape son pied sur le sol, un chouilla énervée, une pensée en tête :

Et c’est moi la cinglée.. Vrai, en fait, le nid des idiots d’village, y doit s’ trouver à Saint Lizier…


[hrp]Ahaus =Fumier/ Ordure/ raclure
Esmeut = Merdeux
Mâtin pourri = Chien pourri
[/hrp]


Marsou a écrit:
Marsou commençait sérieusement à en avoir marre de ces jérémiades, toujours en train de se plaindre, de pleurer sur son sort alors que c’est elle qui a provoqué la colère de Toto.
Il l’écoute parler de ces volatiles et soupire, se disant qu’elle ne comprend vraiment rien à rien.
Il la regardait s’enfermer dans ses paroles redondantes et elle continuait d’insulter les uns les autres, il commença à perdre patience.
Ajouté à tout ça, ces regards… Ces sales regards vers ses filles et ça il ne pouvait pas supporter ! Elle vient ici se plaindre et ose dévisager ses deux p’tiotes, sa famille.
Il ne pouvait supporter et s’exclama à celle qui commençait à le chauffer :


Ecoute moi bien toi ! Tu vas arrêter de pleurnicher un instant et tu vas bien m’écouter !!
Certes Toto a cassé ton pif avec ta flûte mais tu l’aurais pas poussé à le faire ça ne serait jamais arriver !


Ensuite si quelqu’un t’as provoqué c’est son droit même si c’est pas très malin comme ton attitude à mal parler aux gens de ce village.

Hey ouais ! Faut pas pousser remets toi en caus' ça te fera pas mal et même plutôt du bien ! Tu commences à me courir sur le haricot et tu veux quoi que j’te dise ce que j’vais faire, tu crois quoi ? Que j’te dois des comptes ! Tu rêves tout bout toi z’aut’, j’te dois rien du tout moi.

Et pis arrête ces regards infâmes envers mes filles, tu vas repartir avec une canne si tu continues de les regarder de la sorte !
Qui tu es pour ressentir autant de dégoût pour des êtres si petits et si fragiles ?


Il en avait vu des drôles de personnes sur les routes mais pour les enfants, c’était soi du mépris soit de l’attention mais en aucune manière du dégoût…
Marsou pensait de plus en plus avoir quelqu’un de mauvais en face de lui, les connaissant et les ayant fréquenté.
Etait-ce une femme qui avait souffert et qui se protégeait de manière permanente ou était-ce une femme remplie de haine et de mauvaises intentions ?
Marsou connaissait très bien le genre humain, très bon observateur, c’était lui qu’on appelait quand il fallait savoir si quelqu’un mentait…
Pour sûr qu’il avait remarqué ces sourires en coin, ces mâchoires serrées, son débit de voix rapide, ses raccourcis de langage, ses gestes de mains agressifs ajouté à tout ça ces doigts se refermant dans sa paume de main formant un poing près à jaillir.
Tous ces gestes la trahissaient et il ne pouvait la laisser être comme ça devant ses enfants. Qui sait quelle crise pouvait-elle avoir, s’en prendre à elles alors là ça serait un tout autre Marsou devant cette femme.


Va donc jouer d’ta flûte et revient quand tu s’ras calmée !

Il posa sa fille à côte de sa sœur jumelle, avança d’un pas se mettant entre Aure et ce qu’il a de plus précieux.
Le regard plus sombre qu’à son habitude, il restait là devant elle de marbre sans exprimer plus aucun sentiment…


Aure. a écrit:
Voilà.
Le volcan qui semblait éteint, se rallume devant les yeux d’Aure qui n’en est même pas étonné. Enfin, le bon samaritain montre son vrai visage, comme souvent ils le font, comme toujours en fait, comme elle les connaît.
Il est vrai, Aure avait le don pour faire resurgir le coté le plus sombre de chaque personne. Il lui suffisait de, deux trois mots, deux trois gestes, pour que la haine tourne autour d’elle.
Pourtant, des amis, elle en a. Là-haut, juste dans la capitale. Ils rient, chantent, dansent, amusent le monde, ne sont que saltimbanques, mais reste sa seule famille puisque pour elle aussi, il fut un autre temps, une parenthèse entre deux vie sombres. Quelques années volées faite de joie, avant que de nouveau, les ténèbres ne se referment.

Leur expliquer ? Partir dans de grandes palabres, leur raconter sa vie ? Peut-être un jour. Peut-être qu’un jour elle parlera de son enfance des rues, de ses jours à crever la faim, de devoir à chaque instant resté sur le qui-vive pour ne pas se retrouver sur un bucher où dans une geôle, de misère, de crasse, de déchets, de ponts, de rats, de regards infâmes portés sur elle. Puis alors, elle leur dira peut-être, les années de joie, sa rencontre avec Chante-Coq et Ficelle, d’une roulotte, de musique, et enfin de l’ouest, d’un uniforme de là-bas, d’idéaux, de famille, de batard, de désillusions, de mort, mais pas ce jour.
Ce jour devant ses yeux qui se font de plus en plus sombre tant la douleur est profonde, devant son visage qui se referme implacablement en face du type si vertueux qui s’échauffe, elle n’en fera rien.


Elle l’écoute pourtant attentivement, malgré l’apparence si froide qu’elle se donne, en dépit de l’indifférence qu’elle dégage, elle l’écoute, l’entends, desserrent même ses poings. Se remettre en question.. Si il savait le pauvre, si il connaissait sa croix, si il connaissait son poids, alors peut être que …

Aure ouvre la bouche un instant prête à lui raconter, sans aucune haine, juste pour percer cet abcès, pour se laisser aller une seule fois, rien qu'une seule; pour qu'au moins une personne comprenne mais, elle finit par la refermer aussitôt, la gorge nouée.
Non. Qu’il continue de s’énerver, de lui faire la morale, de s’insurger pour des regards qu’en son for intérieur, elle peut justifier, qu’il reste dans son ignorance. Sa croix, c’est à elle seule de la porter. C’est bien ainsi qu’elle à toujours fonctionner depuis lors, pourquoi changer alors ?

Et puis, de toute façon, vu ce qu’il dit, il est certain qu’il ne fera rien, ne dira jamais rien, et préfère monter en sacro-saint un ésmeut, sa poule faisane, ainsi que tous les habitants de ce bled infâme. Alors oui bien sûr, elle passera pour une furibonde qui cherche embrouille à tous, n’aime personne, mais de toute façon, cela n’est que vérité. Tout comme elle sait très bien aussi que jamais elle n’aura réparation pour quoi que ce soit. Comment cela pourrait-il en être autrement. Elle ; une gueuze qui encanne, contre un qui fleure si bon chaque matin, porte un de ces uniformes, et même bosse pour un comte… La balance est inéquitable..


Il s’énerve. Elle se calme.
Vidée une fois de plus, anéantie même.
Qu’avait-elle donc espéré ? Que ce garde reste de marbre ? Qu’il pose les vraies questions au lieu de la juger ? Qu’il tente de la percer à jour au lieu de rester lui-même dans sa coquille ? Elle l’énerve ? Mais eux, que font-ils avec leur semblant de bon sentiments ? Il suffit de les asticoter un peu, de dire ce que l’on pense d’eux, d’être en désaccord, de juste ne pas mentionner son nom, de rester dans sa coquille, sa solitude, pour passer pour une folle, que l’on a le droit de tabasser où de défier... Aucun compte, il le dit lui-même, il ne lui doit rien, mais elle, que lui doit-elle finalement ? Un passage aux portes, un semblant de pitié ? Elle n’en a que faire de sa pitié.. Alors à quoi bon venir chercher aide près de lui ? Elle le savait pourtant, et là, devant lui, elle s’en fait presque une promesse, elle continuera de se débrouiller seule. Elle a fait pire après tout, un soir de printemps si prometteur, dans une manse abandonnée, à la lisière de cette foret, en tuant l’amour tout au fond de ventre par quelques herbes si bien nommées..

Plus de sentiments, elle sait faire, elle le fait depuis trois ans à présent. Pas un mot de sa part, pas une réponse. Reprendre sa flute ? Elle va faire mieux que ça. Son regard est vague, ailleurs déjà. Elle sait où trouver l’aide dont elle a besoin.


T’as raison l’oiseau je vais m’calmer et je sais quoi faire pour ça.
J’ te laisse à tes chères filles.
Gaffes toi juste d'une chose; qu’elles ne rencontrent jamais un d’ces gars en uniforme, un de ces bonimenteurs plein de bons sentiments, qui les laisseraient se débrouiller d’un cadeau empoisonné.
On n’accorde pas d’importance à une gueuze, mère mais sans fiancée…


Rien d’autre, elle ne lui dira rien d’autre, elle n’en voit pas l’utilité. De toute façon, elle est ailleurs déjà, hors de cette ville où jamais elle n’aurait dû y mettre les pieds.
Elle se retourne, prête à reprendre chemin inverse, Il est temps d’aller les chercher, temps de sortir de ces murs. Elle sait qui appeler et va le faire. Une sourire revient, revoir Loustic, Francine, Oliv’ et ‘Tofle le calme tambourin, avec eux, tout ira mieux.

Elle sait qu’un jour, un esmeut crèvera sur les routes loin de ce bled et qu’une musique chaude s’entendra non loin de là.

La fin d’un esmeut géménée de godinette…
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MessageSujet: Re: Marsou le flutiste   Mer 27 Avr - 10:58

Marsou a écrit:
Marsou ne la quitta des yeux et vit pour la seconde fois Aure passait de la haine au calme plat tel le soleil apparaître dans le ciel bleu après une tempête de grêle.
Comment pouvait-on en un claquement de doigt passer à ces deux extrêmes?
Quel événement dans sa vie l'a transformé pour avoir la nécessité de se créer un double agressif?
Cette question n'arrêta pas de trotter dans l'esprit de Marsou même si ses amis lui disaient que ce n'était pas une excuse de se comporter de la sorte.
Il savait au fond de lui que l'homme ou la femme pouvait se transformer en brute épaisse remplie de haine.
Lui même était parti juste à temps, avant de plus se reconnaître avant de perdre tout signe d'humanité.
Il ne pouvait la laisser partir de la sorte sans l'aider car il se reconnaissait un peu en elle...

Il la voit se calmer, se détend à son tour, l'écoute parler d'un "gars en uniforme" alors était-ce pour cela qu'elle se méfiait tant de nous à cause d'un stupide vêtement.
Puis elle parle de "cadeau empoisonné" pour finir avec "gueuze mère sans fiancé".

Une mère !!! Marsou se demanda comment une femme se disait mère et regardait avec autant de haine ses filles si jeunes et si innocentes.
Pour sure, c'était évident, il aurait du réfléchir au lieu de s'énerver bêtement.
Elle devait avoir perdu son enfant puis laissée tomber par ce gars en uniforme ou une histoire de c'genre. Il se dit que ça devait être pire vu sa haine par moment.
A cette pensée, il reprit ses esprits, enjamba le petit muret qui délimitait la cour de sa maison puis il s'assit sur ce dernier et lui répondit:


Écoute Aure, j'suis pas ton ennemi et même si je porte cet uniforme qui te rappelle de mauvais souvenir, j'reste un simple type derrière.
Tu sais, j'sais pas trop c'que tu attendais de moi mais j'suis juste un père de famille qui joue de la flûte et qui s'occupe de la douane.
J'suis pas lieutenant et j'peux rien faire de plus que de demander à Toto de s'excuser à cause de son geste.
J'suis pas l'roy moi içi t'sais !

Y'a une chose que j'sais c'est qu'on a le droit à une seconde chance et j'en suis la preuve vivante !
J'ai pas toujours été aussi sage qu'aujourd'hui mais j'ai saisit la main qui m'offrait cette seconde chance, j'l'ai saisit parce qu'on fond de moi, j'la voulais vraiment pour repartir et me construire une nouvelle vie.
Le passé est toujours là il s'efface pas.
On vit avec et parfois pour une bêtise il ressurgit mais on apprend à vivre avec, tant bien que mal...


Il lui sourit légèrement, lui racontant un peu de lui et laissant parler son cœur.
Et si il lui raconte tout ça c'est pour lui faire comprendre que c'est dur d'affronter la douleur seule et qu'être entouré à du bon quoi qu'on en dise !


J'te connais pas mais je vois bien qu'y'a une douleur derrière tout ça alors si un jour tu te décides à refaire confiance à un type en uniforme, passe me voir!

Il se douta qu'elle lui parlerait de pitié qu'elle ne veut pas mais il ne s'agissait guère de pitié mais juste d'une aide aussi petite qu'elle soit.
Pour sure, son passé ne fut pas que négatif et il savait que l'entraide apportait grand réconfort...


Aure. a écrit:
Elle se tire.
Il se pointe.
A ce rythme là, elle n'était pas prête de décaniller afin d'aller chercher l'aide à laquelle, elle songeait.

Elle, debout.
Lui, assis sur son muret.
Elle, l'écoute.
Lui, ne fait plus dans le sermon, c'est déjà ça de gagné, mais tente bien plus un apprivoisement en lui racontant d'un air tranquille tout et n'importe quoi.
De toute évidence, il a capté que les uniformes l'indisposent plus que la normale, il n'est pas si nigaud qu'il en a l'air, elle ne lui dira cependant pas la raison.

Elle, est calme, incroyablement sereine, visage impassible que toute colère où haine a fuit.
Lui, ne la juge plus, encore un bon point de sa part.

Juste à sa hauteur. Juste en vis à vis.

Ses prunelles scrutent le bonhomme qui maladroitement lui raconte qu'il n'est rien ici, où si peu. Et sur les lèvres d'Aure monte un timide sourire devant cette maladresse. Le premier devant un adulte depuis qu'elle a franchie ses murs, le premier depuis.. Depuis combien de temps d'ailleurs ? Elle n'aurait su y répondre. Elle ne cherche même pas à le faire. A quoi bon..
Elle le regarde, l'observe, et lui rappelle soudain elle même. Elle mais sans sa peur. Non, ce n'est pas la peur qui l'anime, mais la pudeur, de celle qui vous empêche de vous révéler. Oui, de la pudeur autant que de l'embarras. Il est si difficile de parler de soi quand tout est sombre, si difficile de montrer ses faiblesses que l'on préfère user d'arrogance. Seulement là, devant elle, pour une fois, une simple petite fois, lui s'expose. Il ose faire ce qu'un esmeut et tant d'autre ici, ne feront jamais.
Aure, si haineuse un instant auparavant, sent sa gorge se nouée. Elle ne parlera pas, ne s'y risquera pas, elle a bien trop peur de ne pas s'en relever. Alors elle hoche seulement la tête à ses dires, acquiesçant comme une enfant obéissante.

Une seconde chance ?
Elle n'est pas certaine d'en vouloir. Pas ici de toute façon. Pas auprès de tout ceux là. Ceux qui se donnent de grands airs importants, sourient à tout venant, font des cabrioles et vous pondent des lois, puis se bataillent pour une place bien chaude au fond d'un château, non, elle ne les supporteraient pas.
Pas plus que ceux qui disent amen à tout et tous, se contentant des mies du pain, poussent des Ohhhh émerveillés parce qu'ils côtoient, miracle ! , un de ces pontes, qui demain leur prélèvera les dîmes d'un labeur si durement effectué.
Une seconde chance devant ces moutons dociles ? elle qui ne les supporterait pas ? Non, l'évidence est claire, ici, elle ne servirait à rien.

Il continue sur son passé.
Il a le sien. L'avouer sans rien en dire est déjà tant, fait déjà toute la différence. Aure remonte un peu plus son sourire, sourire attristé, il est vrai, en pensant au sien propre, si noir, qu'elle ne sait pas encore comment vivre avec. Rien ne s'efface; elle aimerait tant..

Il affiche lui aussi un sourire. Sourire timide comme un enfant le ferai afin d'être pardonné, et le malaise en devient palpable dans ce silence et ces regards qu'elle même ne sait plus où poser.

Il reprends sa respiration un instant, n'a pas fini, il continue et lui tends en quelques mots, une main sur qui elle pourrait compter.

A présent, c'est elle qui est navré, et le coin droit de sa lèvre supérieure, le prouve dans un sourire embarrassé. Elle tourne la tête sur sa droite, ne pouvant plus rester devant ses deux prunelles vertes qui lui sondent l'âme autant que le cœur. Elle attrape une bouffée d'air, pour faire passer ce fichu nœud au fond de sa gorge, puis sans le regarder, ne pouvant plus sous peine de simplement s'effondrer, elle lui répond, d'une voix tremblante, en montrant sa rue :


Je... vais aller.... je te laisse.....
D' solée....
pas dû t 'importunée....
Des amis à retrouver..
Puis dans un dernier souffle
Merci à toi...


Un étau dans le fond de sa gorge, elle remonte maintenant la rue, son bras droit se lève et salue, un bonhomme en uniforme joueur de flute qui mériterait bien plus belle part qu'un esmeut.
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