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 A la découverte de St Lizier

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MessageSujet: A la découverte de St Lizier   Mer 13 Avr 2011 - 11:28

Aure. a écrit:
Pour un bel échantillon, Aure avait vu en effet un superbe échantillon autour d'une table et de chopines.

En premier lieu, une donzelle qui de toute évidence, adorait faire semblant d'être surchargée de travail, de crouler sous la paperasse, le tout en se donnant ainsi de grand air.
D'air pourtant, elle n'avait jamais respiré que celui de Saint Lizier, mais se voulait très philosophe en donnant son avis sur tout autre village, toute autre personne, ne côtoyant pas, il va s'en dire, la misère profonde et donc tout ceci sans n'avoir jamais sorti le bout de son nez de .. ses dossiers. De surplus, cette brave donzelle, avait l'équivalent d'un arrière train de cheval, forcement à ne point bouger comme elle le faisait, ceci entrainait cela. Aure donc, plaignait son époux, enfin, surtout les pauvres genoux de celui-ci, qui devaient supporter une telle charge supplémentaire, puisque, l'époux, ou l'équivalent du moins, souriait à tout venant comme le font si bien les idiots de village. Bref, cela ne serait que le troisième idiot de village qu'elle aura rencontré depuis qu'elle était descendu du Nord du Royaume. Elle les attirait de toute évidence comme les abeilles sur un pot de miel, et se demandait en fait, si d'idiot, il n'y en avait pas un nid quelque part, et que les autorités submergées, lâchaient dans la nature..

Ensuite, elle avait rencontré une dame très pincée, pour ne pas dire coincée, assisse si droite sur sa chaise, qu'elle donnait vraiment l'impression d'avoir un balai bien enfoncé dans le fondement, à moins que, ce jour la, elle ne soit justement fort constipée. Ce qui avait fait rire Aure, était que même sa voix à la donzelle, était haut perché, elle l'avait jaugé d'un simple regard et était parti dans un grand discours sur le bien le mal, Aristote et ses saints.. Nan de diouce, la totale ! Aure avait préféré décaniller, la laissant dans son ignorance totale, en pensant qu'Aristote avait du oublier de se rendre à la Cour des Miracles..

Elle y vit également une précieuse, du moins, c'est bien ainsi qu'Aure l'avait jugée, une pauv' gueuze qui se prenait pour Reyne, et l'inverse également, une qui se disait noble et parlait comme un charretier.. Vrai, l'échantillon valait quand même le détour.. Mais surtout, elle l'avait vu , lui... L'emeut manchot, et si sur de lui....

Elle ne s'était pas arrêté à juste le regarder, non, elle avait fait bien plus. Elle connaissait à présent, l'endroit qui lui servait de maison, l'enclos où il engraissait ses cochons, ses petites manies du soir, ses sourires enjôleurs de faux-c.. que les pauv' donzelles en tombaient à genoux, ses petits airs de ne pas y toucher, alors qu'il lui semblait bien, à elle, que le bonhomme touchait à tout, regardait tout, et ce; pour mieux s'en mettre dans les fouilles tout en faisant bonne figure devant les autres. Aucune de ses habitudes ne lui étaient dorénavant étrangères, aussi bien le chemin qu'il empruntait pour se rendre à la taverne, où, bien sur, Mônsieur était taulier, c'est que cela s'entretient une réputation ! tout autant que celui du retour et de la ruelle sombre qu'il devait emprunter. Une ruelle, juste comme Aure, les aimait.. Petite sourire narquois en songeant à l'avenir, elle n'aurait peut être pas besoin de faire appelle à ses anciens amis de la Cour.. Elle avait même réussi a bosser pour lui, et elle le voit encore lui refiler un couteau afin qu'elle puisse mettre fin à un de ces cochons. Croyez vous, d'ailleurs qu'il lui ai refilé un bout de boudin ?! Que nenni ! le bonhomme est bien trop avare.. par contre, elle ne s'est pas gênée de lui refiler un couteau en miette. Un couteau contre une flute, et encore, le bonhomme y gagne...

Enfin, voilà donc, où les pensées d'Aure tournicotaient quand un mioche vient lui tirer sur sa capeline. Elle se retourne a la vitesse de la lumière, baisse les yeux et voit donc un morveux aussi crasseux qu'elle. Sourire s'élargissant devant le gamin qui lui tends un parchemin.


On m'a dit d' vous donner ça m'dame..

Regard très étonné d'Aure qui ouvre des pupilles aussi grandes que des soucoupes et qui quémande :

A moi ?? t'es sur gamin ?? T 'as du t'planter, là.
Ici j'connais personne, j'vois pas qui , qui pourrais m'écrire hein ?! et pis t'façon, j'comprends rien à leur charabia, moi.
finit elle de dire tout en souriant. Mais le mioche, sur de lui, lui rétorque alors :

Si, si ! C'est l'aut' dame la bas qui m'la d'mandé !

en lui désignant, un angle de mur, vide et en omettant de dire que pour cela, il avait reçu deux écus.

Bon, vous l'prennez, c'est qu'j'ai pas qu'ça qu'a faire moi, on m'attends ailleurs ! Continua t-il de dire devant la mine dubitative de la souris, qui rezieutait la rue sans y voir une tête connue.

Dis, ca te dirais deux écus ? J'te les donnes si tu m'dis comment qu'elle est la souris qui t'as r'filé ça .. Ca marche gamin ?


Pour sur que ca marchait, pour deux écus en plus, le mioche aurait même décrit sa frangine, alors il commença en cherchant dans sa mémoire et c'est ainsi qu'Aure appris qu'une blonde, taille moyenne, cheveux moyen, même les pieds étaient moyens, yeux moyens aussi mais noisettes, euréka, elle avait deux couleurs ! bref le mioche lui décrit tout le monde et personne. Aure n'en savait donc pas plus, mais fut délesté de deux écus, et se vit remettre un parchemin.
Ne lui restait plus qu'une solution, ne sachant en effet nullement lire, elle prit la direction de la grande place à la recherche d'un écrivain public, qui pourrait bien lui déchiffrer tout ça.

Après un mioche donc, la souris se retrouve devant un bedonnant assis sur une chaise à un bureau, plume en main, prêt à en découdre avec qui veux. Aure s'approcha, lui tendit le papier, et lui demanda donc lecture.


Et bin, ma p'tite dame, y semblerait bien qu' vous ayez des ennuis ...

De nouveau des prunelles qui s'écarquillent, de nouveau une mine dubitative; elle ? des ennuis ? Bin, elle avait encore rien fait !! Nan de diouce, y aurait il des sorcier(e)s dans c'bled ?? Voix roque qui demande

Dites moi donc de quoi ca cause , plutôt, que j'voye ça.. Et le bedonnant d'enchainner

Et bien..., c'est que.... Enfin.... Soupir d'Aure, pas sur que le type ne sache lire, où alors qu'il ai trop envie de lui lire, aussi, ennervée en posant ses deux paumes sur la table et en fixant le gus, elle lui redit :

C'est quand tu veux hein ?! j'ai pas toute la journée, nan plus ! Tss, c'est t'y pas vrai qu'ce bled ! Aussi sec et d'une traine il lui déballe alors :

C'est pour un duel, une certaine Pilinka, pour le 14 de ce mois à 13 h 30 sur le terrain !
Puis lui retends le papier sans la regarder.

Sonné ? Aure l'était.. Qui donc que c'était cette Pilinka...Elle se grattouille la tête en reprenant les écrits, quand soudain...

Nan de diouce ! C'est la souris qu'est raide dingue de l'esmeut ca ?!! C'est celle que j'ai vu hier au soir ! Morbleu, bin j'lui ai rien dit à celle çi ?!
Oula, l'est pas bien nette non plus elle, encore une qui a quitté le nid des idiots d'village... Et bin, y rameute vraiment tout l'monde avec ces sourires d'faux c.. en tout cas v'la même qu'y en a qui veulent s'bat' pour lui..


Sourire amusée sur les lèvres, puis pensée lui revenant en tête Pas d' betises qu'y disait l'aut', et binn, on va voir si y souvient d'moi...

Parchemin en main, la voila qui prend la direction de la rue d'l'Atre; là où parfois un son de flute se faisait entendre; afin de lui faire comprendre que l'autre esmeut f'rait bien de se faire remonter les bretelles; les ennuis, c'est lui qui les attirait pour elle...
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MessageSujet: Re: A la découverte de St Lizier   Jeu 28 Avr 2011 - 20:10

Madludi a écrit:
Elle s’avançait lentement dans la rue, observant chaque passant, chaque maisonnée, tentant de se remémorer si la ville était telle à son arrivée il y a quelques temps de ça. Elle essayait de se rappeler des parfums, du son des cloches de ce village. Mais non rien n’y faisait, elle ne pouvait que constater qu’elle n’avait qu’erré dans ces rues ultérieurement, meurtrie dans son cœur, la tête ailleurs, probablement dans ses souvenirs d’Espalion et de Le Puy, des moments merveilleux pourtant ils avaient été mélés à de douloureux moments mais ceux qui suivirent furent bien pire encore…. Son arrivée à Chinon qui se devait d’être une arrivée faite de joie, de bonheur n’avait été qu’un désastre… un bébé qui arrive plus tôt que prévu, juste à quelques lieues de la ville, une violente attaque, la séparation du groupe et l’incertitude de retrouver son compagnon et ses amis vivants. Après cette arrivée fracassante, elle n’aspirait qu’à savourer le bonheur de retrouver enfin son fiancé certes manchot mais vivant, et ses amis également. Tout aurait dû aller pour le mieux, pour tout le monde, ce couple était heureux avec leur enfant, de plus leurs amis avaient consenti à les suivre dans cette ville. Mais cette « lune de miel » ne fût que de courte durée, notre Mad, ne s’intégra jamais dans ce village et ce malgré son investissement. La perte de sa marraine ne fit qu’accentuer sa tristesse. Par amour, avec le consentement de son compagnon elle prit en charge Solenna sa filleule. Ils l’élevaient comme leur fille au même titre qu’Esteben leur fils. Cette jeune mère, endeuillée ne trouvait plus aucun réconfort dans son implication pour son village, bien au contraire tout été fait pour la l’écoeurer, petit à petit elle s’éteignait. Et comme si cela ne suffisait point, elle et son compagnon avaient été calomniés outrageusement. Son fiancé après la perte de leur auberge et pour sauver ce qu’il restait de leur union proposa de quitter Chinon pour Saint Lizier, où une de ses amies les attendait…. Un nouveau départ… Un voyage relativement calme, une arrivée sans encombre… Toutefois, Mad c’était laissée envahir par la morosité, délaissant ses devoirs de compagne, ne se montrant plus attentive au devenir de son couple, restant confinée dans sa demeure, advint ce qui devait advenir, son fiancé se détourna d’elle. Le cœur brisé, elle prit la route avec ses enfants sans réel but, rejoignant son ami Vic, son ami de toujours, qui lui proposait de vivre sa vie sur les routes et de marchander pour une de leur amie. Mad n’ayant d’autre option accepta, et les mois qui suivirent elle ne vit que des chemins caillouteux, même le froid glacial des nuits dans la chariote ne parvenait pas à la ramener à la raison. Toutefois, ces voyages avaient largement entamés sa petite bourse, elle se voyait donc contrainte de retourner à Saint Lizier pour y récupérer quelques écus avant de repartir….
Voilà, comment Mad revenait à Saint Lizier, non sans pincement au cœur, se demandant comment y serait l’accueil, comment serait l’accueil de son ancien fiancé : Totoriflette… Elle craignait quelque peu ses foudres, justifiées, d’êtres parties si longtemps sans lui donner de nouvelles de leurs enfants.
Etait il toujours tavernier ? Etait il toujours avec sa « »nouvelle » compagne ? Et l’essentiel… Etait il toujours à Saint Lizier ?
Elle marchait donc dans ces rues, passant devant maintes tavernes, jetant un œil furtif par les carreaux crasseux en quête d’un visage connu.


Totoriflette_le_vrai a écrit:
Comme à son habitude, il empruntait le chemin pour se rendre au château, comme à son habitude, il avait la tête ailleurs, ce qui lui valait souvent de trébucher, ou même de percuter un autre passant, et comme à son habitude, il essayait pendant au moins un moment de garder l’esprit clair et de regarder le chemin, saluer les passants, et les échoppiers.

La journée était agréable, la chaleur accablante n’était pas encore présente, et dans les ruelles du village, tout était presque encore calme. Au loin, on entendait les marchands dresser leurs étales, passant devant l’église, il leva la tête, pensant rapidement qu’Aristote ne l’avait pas entendu, préférant la garder auprès de lui.

Marchant encore, il arriva dans le quartier des tavernes, quand au loin, il vit … secouer la tête, avancer la nuque comme pour mieux voir, ouvrir grandes les pupilles, était-ce bien elle ?

Il marcha à un peu plus vite pour venir à sa rencontre, espérant ne pas se tromper, au risque de prendre un ramponneau sur le nez…


Madludi a écrit:
Alors qu’elle cheminait toujours dans cette ruelle, elle entendit des pas venir vers elle. Pourquoi, soudain portait elle soudain attention à ce bruit de pas ? Parce que ce pas sa mémoire s’en rappelait, c’était le sien, pratiquement sûre d’elle, elle sentit tout son corps traversé par un frisson, elle sentit une forte compression au niveau de son torse, son cœur se serrer très fort dans sa poitrine, ses jambes se mirent à trembler. Non, il fallait qu’elle relève la tête et fasse face à cette personne qui semblait venir d’un pas rapide vers elle, il fallait qu’elle se ressaisisse. Et au premier regard, elle vit bien que sa mémoire ne l’avait pas trompé, elle reconnu immédiatement la silhouette de l’unibrassiste qui fût longtemps son fiancé. Il ne fallait point qu’elle laisse transparaître le trouble qui la traversait. Elle arbora alors son sourire, passa délicatement sa main dans ses cheveux et s’avança à sa rencontre. Elle le regarda, l’observa quelques secondes, il était à l’égal de ses souvenirs, toujours sinon plus charismatique. Avant que trop d’émotions ne puissent l’envahir, elle se risqua à quelques banals mots.

Bon jour Toto. Sa voix se fait tremblante et peu assurée


Sentant son émotion forte elle tente par tous les moyens à la masquer :

Comment vas-tu ? Tu as toujours aussi fière allure, tu ne changes pas, tu as toujours la même démarche, tu as l’air toujours aussi pressé avançant avec cette hâte qui te caractérise.

Les mots s’enchaînent d’un seul trait et ce malgré elle, seule le besoin de reprendre une bouffée d’air la fait se taire. Elle se fige alors et plonge son regard dans le sien espérant une quelconque réponse.



Totoriflette_le_vrai a écrit:
Le pas de plus en plus rapide, se retenant de courir, pourquoi cette sensation, pourquoi cette envie soudaine, pourquoi penser ainsi à elle… dans sa tête, tournicotait à grande vitesse moult chose. Si ce n’était pas elle, alors pour sur qu’il aurait l’air très bête le manchot, mais si c’était elle, qu’allait-il faire finalement ? Oser lui parler ? Oser la regarder ? Etait-elle encore e colère contre lui ? Avait-elle refait sa vie ? Tant de questions et pas de réponse !

Se retrouver face à elle, oui c’est bien elle, oui elle a toujours les cheveux couleurs des blés, oui elle a toujours ce regard vert, elle reste la même que dans son souvenir à Espalion, leur rencontre.

Tenter de lui sourire, ne pas trop savoir que dire, que faire, être légèrement essoufflé. Elle prend la parole, ou plutôt un flot de parole sort de sa bouche. Il la regarde, il lui sourit, attends qu’elle s’arrête, et à son tour répondre, tout en mettant sa seule main sur son front en guise de visière.


Bonjour… toi

Déglutir, être heureux qu’il ne se soit pas trompé, sentir ses jambes légèrement instable, et reprendre

Avec le soleil… je ne savais… alors j’ai……….hâté le pas

Sa voix était peu sure, il ne bafouillait pas, mais les mots ne s’enchainaient pas, comme il l’aurait aimé.

Je …. Tu …..

Ridicule il était, comment lui dire qu’il était content de la revoir ? Aussi changer de sujet rapidement

Les enfants, comment vont-ils ? Ou sont-ils ? Vous voyagez seuls tous ?

Lui montrer du bras la taverne au loin, mais ne pas oser l’inviter


Madludi a écrit:
Mad l’écoute parler, enfin si on peut considérer que ses hésitations, ses balbutiements forment une phrase cohérente… Probablement, que si son auditoire avait été plus dense,tel dans un amphithéâtre ou il avait eu pour habitude d’enseigner, Toto se serait il tourné en ridicule, toutefois elle n’y prête aucune attention tant son émotion est à l’égal de celle de son interlocuteur. Serait ce la peur… La peur de leurs retrouvailles, quelles craintes aurait elle a avoir ? Ou serait ce plus les souvenirs de passions, et de douleurs qui l’assaillent qui lui font ignorer les maladresses verbales de son ancien fiancé…. Sous l’emprise de la nervosité, elle éclate de rire parvient péniblement à se ressaisir et aligne quelques mots sans précipitation :

- Je suis heureuse de te voir, tu m’as l’ai toujours aussi alerte quoique quelque peu essoufflé…. Elle sourit. Calmement, elle ajoute :

- Les enfants vont bien, ils sont dans mon humble demeure à l’extérieure de la ville, c’est une de nos vieilles connaissance de Chinon, que j’ai retrouvé ici quelques temps avant mon départ, qui garde un œil sur eux.

- Nous restons quelques jours, tu auras tout le loisir de les voir et de profiter de leur présence, je ne pourrais te priver de ce bonheur.

Volontairement, elle tait le nom de cette mystérieuse personne, craignant que Toto ne prenne ombrage en apprenant quelle était la nounou de leurs enfants….

- Rassure toi nous ne voyageons pas seuls. Elle sourit légèrement. Vic nous accompagne, habituellement c’est plutôt l’inverse, c’est nous qui lui tenons compagnie lors de ses voyages. Il prend soin de nous, assure notre sécurité et notre subsistance…

N’étant pas à son aise en parlant de Vic, Toto l’ayant toujours pris pour son rival de toujours, elle précise non sans une pointe de tristesse :

- Tu sais…….

Elle regarde vers le sol n’osant point regarder Toto dans les yeux, tant le souvenir est douloureux

- J’ai bien cru que j’allais….. mourir de notre séparation. Le hasard a voulu qu’au même moment cet ami cher ait repris de nos nouvelles… Il a fini par me convaincre de ne pas me laisser emporter par l’ombre qui planait sur moi, de ne surtout plus rester isolée à me morfondre dans ma chaumière et de le rejoindre afin de voyager, voyager, voyager encore et encore, et tenter de reprendre goût à la vie, de faire de nouvelles rencontres.

Un rictus et elle poursuit son monologue, n’osant relever la tête, n’osant voir ce qu’exprimait le visage de Toto, la rage, ou la colère ou encore la tristesse.

- Sur un point il a eu raison, il m’a gardé en vie… pour le reste….. je n’ai jamais quitté la chariote, je n’ai jamais croisé le regard d’un seul ou une seule villageoise des bourgades que nous traversions. Une fois seulement, j’ai quitté notre carrosse à La Teste, juste pour aller saluer Fred…

Malgré elle, Mad ne peut réprimer cette vieille souffrance qui ressurgit avec modération. Cependant, elle parvient à reprendre le dessus sur ses émotions, va chercher au fond d’elle toute l’énergie qu’elle peut, pour relever la tête afin d’affronter SON regard. Dans une ultime pulsion, elle tente son sourire, son regard tendre et dans ce qui voudrait être des plus naturel finit par dire tout en évitant ses yeux :

- Aurais-tu le temps d’une tisane en ma compagnie afin de me conter un peu de ta vie après notre départ ?


Totoriflette_le_vrai a écrit:
Son éclat de rire, eut l’effet d’un éclair, comme si d’un coup sur lui se déversait un orage de grêle... Que croyait-il donc ? Qu’elle l’avait pardonné de l’avoir abandonné ! Oh cela lui fit mal, très mal même, mais au fond il savait qu’elle avait raison, il n’était plus rien, qu’avait-il donc espérer ?

Elle se calme ses yeux sont pourtant encore humide de ce moment qu’elle vient de traverser, il l’écoute, hoche de la tête quand elle parle d’essoufflement, comprenant qu’elle lui fait remarquer son âge. Mais néanmoins un sourire quand elle dit rester plusieurs jours, savoir qu’il pourra les voir, pense qu’ils ont du grandir ses enfants maintenant.

Sourire qui bien vite s’efface quand le nom de Vic est prononcé, ah oui il prends soin de vous pense t’il allant à se demander comment les enfants l’appellent…il fronce le nez, grimace, pense de nouveau faudrait peut-être que je le remercie aussi… Il sent la colère l’envahir, essaye de la repousser, non, non il ne veut pas se fâcher, non !

Aussi quand enfin elle lui propose de lui tenir compagnie, il la regarde dans les yeux, force un sourire


Je….voulais te le proposer justement

Se racler la gorge, ne pouvoir rester juste à dire cela, se mettre à ses cotés, lui indiquer la direction à prendre et ouvrir la bouche, se concentrer, ne pas la blesser, il l’a assez fait.


Je ne dirai pas que cela me fait plaisir, mais, je n’ai aucun droit aujourd’hui. Et si toi et eux vous en êtes d’accord…


Sa vois est hésitante, ajoutant

Restent-ils mes enfants ?

Il regarde ses chausses en disant cela, avançant lentement.


Aure. a écrit:
Elle remontait la rue de l'Atre, la gorge toujours nouée, en pensant à cette main tendue, mais un esmeut ne cessait de lui tambouriner le crane. Non, il ne s'en tirerait pas ainsi, elle ne pouvait s'y résoudre. Aussi,elle avançait en échafaudant déjà un plan et pour l'aider, elle savait qui appeler. Ses anciens amis ne l'avaient jamais abandonnés.


Ils ne sont que simples saltimbanques, un peu bandits, un peu truands, un peu mesquins, plutôt malhonnêtes, quelque fois assassins, mais toujours présents. Tous sont ainsi, tous sauf 'Tofle.
Lui, il demeure un véritable ménestrel, toujours de bons service, si ceux ci demeurent respectables, un ménestrel un peu moine, le sage et calme de la bande, celui à qui l'on évite de dévoiler certaines choses, celui qui ressemble bien plus à la blanche colombe.

Elle se dirige vers la place du marché en souriant, contente de savoir que bientôt elle les reverrai tous, et étrangement c'est à ' Tofle qu'elle pense. D'ailleurs un garde lui avait vaguement remémoré; même pudeur, même prestance, même douceur finalement, quand il ne la jugeait pas et ne lui aboyait pas sur le poil. De rues en ruelles, à la recherche d'un écrivain public, quand soudain son sang se fige, l'esmeut est là, à quelques vingtaine de pas. Évidement, il n'est pas seul, Aure reconnait la nouvelle poule faisane, décidément, le tableau de chasse affiche complet. Son visage se referme, son sourire s'efface, ses yeux se ferment à demi, elle l'observe adossée au mur de la manse d'un inconnu, les jambes croisées. L'esmeut est incapable de regarder la souris dans le blanc des yeux, jolie méthode de séduction dans laquelle la poule semble s'effondrer.. Elle les regarde faire, l'un plus idiot que l'autre, puis d'un coup d'épaule se redresse, l'heure à sonné d'aller trouver l'écrivain, qui saura transcrire la missive qu'elle a en tête.

Elle dévie sa trajectoire, l'esmeut l'a surement vu, mais sa fin à lui, n'est pas encore pour ce jour. Elle continue de nouveau, sourire narquois sur les lèvres, quand enfin le bedonnant de l'autre jour, se dessine devant le regard joyeux d'Aure.


Combien tu prends pour une missive ? Commença t-elle par lui quémander. Après un rapide coup d'œil sur la souris en face de lui, le type plume en main, lui répond

C'est 1 écus pour cinq mots.


Pfiouu, et binn, j'comprends mieux ta bedaine à toi ! M'enfin, pas l'choix, prends ta plume et écrit ! Et pas d'entourloupe hein ?!

Elle le regarde tremper sa plume dans l'encre, puis lui même tout ouie, elle lui dicte alors

Besoin urgent de vous, à Saint Liziers.

Voila, c'est tout et tu signes Aure.


Inutile d'en dire plus songea t-elle, si la missive se perds entre de mauvaises mains, son affaire serait encore pire. Après avoir été délesté d'un écu et d'une livre, Aure eut son parchemin qu'elle put confier à un des messagers qui attendait à deux pas des écrivains.

Le lieu et la personne à qui il devait remettre le plis ? Elle réfléchit un instant, puis lui dit .


Cristofle.
Il sera accompagné de saltimbanques. Tu trouvera leur roulotte dans le Languedoc, à Alais où Nîmes, en cette saison.
Quinze écus par jour de ch'val, ca fait soixante pour l'allée, pareil le r'tour. J't'en donne vingt, t'aura l' reste quand ceux qui doivent recevoir ça, m'auront fait signe..


Aucun compromis possible, elle refile le parchemin au messager, qui de suite, chevauche son cheval, et prends la direction de la porte Est.

Aure le regarde sourire aux lèvres, sa revanche, en tête.

La proche fin d'un gémédée de godinette.
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