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 [RP] Les abords de l'antre des ténèbres

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MessageSujet: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:35



Lazard a écrit:
Enragé sur le chemin du retour

Le temps était encore à l’orage depuis le départ de la maison abandonnée, rien pour faciliter le trajet. Un détail qui ne le dérangeait nullement. La route sinueuse, boueuse, parcourue de flaques d’eau qui éclaboussaient tout à leur passage, telle une horde sauvage que rien n’arrêtera. La colère guidait ses mouvements, ses pensées, son être. Rennes qui claquent dans un bruit sec, forcer sur les lanières en cuir pour faire presser le galop, faire avancer au plus vite cette charrette aux possibilités tant limitées. Il en avait rien à faire ! La détermination de retrouver les responsables de tout cela. De repartir pour trouver ce qu’il s’était passé. Déjà le plan se mettait en place dans son esprit malsain.

*Se débarrasser des inutiles, repartir tous à cheval pour retrouver ce mercenaire qui allait le payer de sa vie. Celui qui m’a retiré le moyen de pouvoir me venger sur cette traîtresse de Kali ! Une directive simple pourtant ! L’attendre, ne pas la toucher !! Rien que de la vermine incapable…!!*

Les roues de la carriole faisaient un bruit de tous les diables sur le chemin en terre qui s’enfonçaient dans la sombre forêt qui bordait leur domaine. Les essieux grinçaient, menaçaient de rompre sous le rythme effréné qu’ils subissaient du à son empressement. Il restait encore une certaine distance avant d’arriver devant les grilles de la bâtisse lugubre. Sautant par moment du aux nids de poule qui parsemaient le sentier. Faisant fit des passagers, de tout le reste ! La haine le tenait complètement en son pouvoir. Rien n’avait d'importance, ne tolérerait aucune remarque ou faiblesse de la part de ceux qui le suivaient de près !

Aimé inconsciente. L’apothicaire assommée. Andrée, la femme blafarde recrutée pour la mission de Montpellier se trouvait à ses cotés. Elle semblait l’observer, Elle n’avait en aucun cas du le voir dans un tel état de nerf apparent. Jamais le désir de destruction, de mort et de torturer tout sur son passage n’avait été aussi fort. Les flammes des enfers brûlaient au fond de son regard noir alors qu’il ne voyait que la route qui se profilait devant lui. Laissant le hurlement de la faune local loin dans son esprit…Rien ne comptait mis à pars sa hargne contre tous ceux qui se mettent sur son chemin.

*La mort pour tous ces pantins incapables…*

Accompagné de près par trois cavaliers, Death manquait à l’appel, sûrement en train de faire le pseudo Dieu quelque part ou tenter de se convaincre qu’il est le plus grand, le plus méprisable plutôt ! Sourire en coin en pensant à ce lâche qui était capable de rien et à qui la vie ne tenait qu’à un fil. D’ailleurs…tous risquaient la mort en cas de trahison ou de lâcheté ! Morena la catin…la manipulatrice qui avait réussi à faire pression sur lui sur sa seul faiblesse la plus secrète…son passé oublié…N’avait eu d’autre choix que de la garder sous son regard afin d’être sur que jamais personne ne sache…Rand qui avait participé à la mission du bal dans le Languedoc, s’était révélé un allié à la hauteur de ses espérances. Il restait Bagerand, qui semblait vouloir faire ses preuves, la sois disante mascotte du Dieu de rien, semblait renfermer une âme déterminée, noir au possible. Encore devait il faire ses preuves. Le temps viendra…Pas de place pour les lâches, ni les faibles autour de lui ! Impitoyable, froid et dangereux !

La forêt défilait aux limites des carnes qui tiraient cette maudite charrette. L’agacement rien qu’à subir ce moyen de transport n’arrangeait rien à son état. Il était temps de l’abandonner et l’échanger pour un étalon vif et rapide. Il n’avait qu’une hâte ! C’est un sourire satisfait qui apparu aux coins des lèvres lorsqu’il aperçu les tours sombres se dresser non loin éclairées par l’orage qui grondait. Bientôt chez eux…Ils avaient passé trop de temps au dehors. Malgré ça…ils devront repartir au plus vite. Plus de temps à perdre dans cette chasse.

Il tira un grand coup sur les rennes pour stopper les canassons dont les naseaux sous l’effort soufflaient de la vapeur du à l’atmosphère humide et inquiétante du moment. On pouvait entendre leur essoufflement, conséquence de l’effort important que leur cocher sans cœur leur avait imposé. Un regard sur la grille. Cette sensation de lieu retrouvé après tant de temps passé en mission, à trancher des gorges pour leur compte et leur richesse. Les cheveux et la cuirasse sombre trempés, le pansement sur son thorax tout aussi imbibé. Un regard ardent, noir comme le charbon passait sur chacun d’eux. Ordonnant d’une voix autoritaire et impatiente l’ordre de mettre pied à terre.

Il descendit le premier. Se dirigeant vers l’imposante herse qui permettait la fermeture du domaine au importun. Un éclair vint braiser le ciel laissant découvrir les murs sombres aux nouveaux arrivant. Comme pour leur souhaiter la bienvenue en ce lieu maudit de tous où la mort avait élu domicile. Leur antre. Celui des plus vils et cruels mercenaires de la région. Les Revenges…
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:36

Rand le traqueur a écrit:

Des plombes qu’ils avancent à une allure forcée, sous un orage des plus menaçant, son cheval refoulant l’écume sur son encolure, la bave venant s’échouer sur ses mains, une chevauché des plus désagréable. Que fuyaient-ils ? Où plutôt qui fuyaient-ils ? Depuis le départ de la masure, pas un mot échangé, rien sur la ou ils allaient ! Le château ? Existait-il celui là, ou un mensonge … Mais pourquoi à si vive allure …Sans rien nous dire … Rand rageait… soupirait…maugréait…Il serrait les dents autant que les mains sur ses rennes, tenir, tenir, tenir, pas fait tout cette foutue mission pour rien ! Les écus, il les voulait dans son escarcelle, pas question de baisser les bras, la rage l’aidait à tenir ! Et même quand l’arrière train de son cheval glisse dans un virage, même quand les arbres s'approchent trop dangereusement, même quand la charrette dérape dans les courbes, le forçant à faire une embardée … serrer plus encore les jambes, se maintenir sur selle, serrer les dents, même si il gueulerait tant il a mal, ne pas donner au chef le bonheur de le voir s’effondrer dans la boue ! Redresser la "barre" pour repartir de plus belle. Saloperie de temps ! Saloperie de chemin ! Saloperie de nuit qui n'en finit pas ! Saloperie de mission ! Marre de tout, besoin de repos, et de voir enfin ce château dont on lui a tant rabattu les oreilles !!!

Des regards noirs lancés à Lazard, il commençait à le maudire, la sensation de tourner en rond, d’autres coups d’oeil vers Andrée ... Ne pas y penser, se concentrer ! Des éclairs déchirent le ciel. La vie nocturne de la forêt se fait entendre au loin, hurlement à la mort… hululements … mais aucun animaux en vue, la nuit est trop sombre, il tente parfois de regarder à l’arrière de la charrette, mais ses regards ne coïncident pas avec les éclairs, il ne voit rien, mais imagine …

Toutes ces donzelles, une moitié morte, ou peut-être morte maintenant vu le rythme effréné et les secousses qu’elle devait subir, l’aurait mieux fait d’la laisser : Pourquoi s’encombrer ! Il croyait quoi le dabe, que la pauvre apothicaire allait la ressusciter … faudrait déjà qu’elle sorte des vaps … Mais qui était-elle, pas un mot n’avait été dit la dessus. Juste à la vue des soins que Lazard voulait qu’on lui prodigue… Idée qui germe dans l’esprit de Rand, en oubliant un instant les soubresauts du chemin Etait il épris ? Rire sarcastique … Cette femme avait débarqué à l’auberge, et depuis était devenu juste un poids mort…

Marre de risquer ma vie pour une morte … prendre son du et s’tirer voila ses pensées au moment ou le convoi s’arrêta brusquement, l’arrière train du cheval de Rand s’affaissant alors tant il tira sur les rênes, l’arrêt fût brutal.

A nouveau le ciel se déchire, éclairant un instant des grilles, et plus loin de hauts murs de pierre, puis la nuit à nouveau, était-ce le château ? La bâtisse semblait imposante, loin de la masure d’avant, alors retentit la voix autoritaire du dabe, savait pas causer autrement lui … soupire en mettant pieds à terre, faire le tour de la charrette, quand un nouvel éclair zèbre le ciel, laissant apparaître … on impossible ! Secouer le visage, passer sa main sur ses yeux, regarder de nouveau, voir et revoir une hallucination... des sacs de jute ?? Des sacs a coté de la moitié morte ?? Impossible ! Ou est elle la donzelle ?? Quand ? Comment ?? Se tirer d'ici ! Faire cinq pas en arrière, ne pas devoir endosser l'erreur ! Le chapeau pour l'autre pas pour lui !

Retour devant les herses, tenant son cheval par les rênes, reprendre son visage impassible.

Une parole, une seule, sur une voix monocorde


On est ou ? Au château ?


Attendre une réponse pour sur que non, une longue allée devant eux, mais au bout peut-être enfin le repos, ou pire …
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:37

Belladone

Belladone a écrit:
Foret. Manse. Nuit.
Tonnerre : Murs qui tremblent- Réveil en sursaut- Se redresser brusquement dans son lit.
Éclair : Lumière illuminant l’unique pièce de terre battue. Peur. Pensée : la chèvre dans son enclot. Précipitation..
Se lever : Sol froid. Tâtonner. Allumer la chandelle. Enfiler ses chausses, sa capeline couleur de terre mouillée.
Sortir : Ouvrir la porte grinçante. Vent s’y engouffrant, pluie cinglante

Entendre… hululement… mauvais présage… Présage de mort… resserrer un peu plus son capuchon d’une main tremblante… Oser un pas dehors puis..
Bruit : Écho d’une course sur des branchages morts, crissement de pas précipités sur des feuilles détrempées.. Scruter la nuit
Éclair aveuglant qui déchire les cieux : Voir … Enfant !! Enfant qui coure ! Enfant qui fuit ! Fuite ? qui ?? Ou ? Pourquoi ?? Des hommes sûrement ! Les hommes et leur folie ! Les hommes et leur haine ! Pillage, Viol, Incendie, Mort !!
Peur panique, tremblante, regard apeuré, souvenir sur son passé :

Pousser son premier cri quand dans le ciel, une étoile passe et se meurt plus loin, son père comprend que le présage est mauvais, lui qui, revient de l'étable où il a minutieusement défait toutes les attaches des vaches afin de s'assurer ainsi que le cordon ombilical ne s'enroule pas autour du cou de l'enfant à venir.
Un p'tit gars.. Il l'avait espéré pendant de longs mois.. et quand au sortir des lieux il voit l'astre mourir et entend l'enfant crier, sa première pensée n’est autre que celle de la colère des dieux. Il attend qu'on vienne le chercher et sa peur s’accroît en voyant l'enfant.
D'une beauté incroyable pour un nouveau né, des cheveux noirs de jais et un visage si doux et déjà si lisse, les Dieux le punissent, mais le punir de quoi ? A moins que ce ne soit envers sa femme. Il la regarde un instant, elle lui sourit et lui présente sa fille.

Sa fille... L'ire des Dieux vient bien de s'abattre sur lui, il redonne l'enfant à sa mère sans un sourire, décide de la nommer Belladone qui ne signifie rien d'autre que : mauvais présage, puis sans plus un regard vers le poison nouveau venu, repart vers l'étable où il y passe la nuit et les suivantes convaincu que sa femme avait fauté.
A l’age d’un mois, tout s’empirent. Sa mère remarque les changements de couleurs de ses yeux. Un qui doucement tire vers le marron quand l’autre reste désespérément bleu. Le père y voit les yeux du diable en personne, injurie tant et plus sa femme qui a dû, cela ne fait plus aucun doute, forniquer avec le diable en personne, puis lui jete l'enfant dans les bras avant de la mettre dehors de sa maison où désormais la porte lui resterait close à jamais, décidé de ne pas faire entrer un jour de plus deux sorcières sous son toit..

Les deux suivent alors leur destinée, élever un enfant en si bas âge n'est pas chose aisée, cependant elle y parvient du mieux qu'elle peut, et quand l'enfant atteint l'âge de douze ans, il lui est alors possible de travailler aux champs, ou de garder les bêtes. Grand mal lui prend.. Son premier employeur la trouvant si belle qu'il en tombe follement en amour et petit à petit délaisse sa propre femme ainsi que ses enfants. La rumeur s'empare du village où tous bien vite comprennent que le diable habite cette femme et son enfant. Certains signes ne trompent pas :
-La chèvre du père Polieu qui n'a de cesse de s'en retourner vers cette cabane maudite et de ce bouc !
-Les vaches de Gros-Jean qui ne donnent plus de lait quand ils les fait paître dans le champs à l'orée de celle-ci.
-Les loups que l'on voit s'aventurer la bas mais qui jamais ne dévorent une seule de leurs poules !
Et pour finir cette gamine ! Belladone et ses courbes si magnifiques qui aveuglent les mâles et les rendent fous rien qu'en les regardant de ces yeux diaboliques !
Des sorcières ne peuvent se comporter autrement, invoquer le diable pour emmener le malheur parmi eux voila ce qu'elles font à la tombée de la nuit !
Ohh oui ! Le diable est parmi eux cela est certain ! et les villageois finissent par se regrouper afin d'en terminer de ses deux sorcières.

La nuit tombe quand armés de leurs fourches, bâtons et même pour certains épées, ils décident de mettre définitivement un terme à cette infamie. C'est sa mère qui voit les torches arriver, et tout aussi vite elle comprend et crie à Belladone de courir aussi vite et aussi loin qu'elle le peut
Cours ! Cours Bella !! Vite ! Sort par derrière et court ! Ne t’arrete jamais ! Cours !

Elle sort avec ces cris en tête, et paniqué court aussi vite que son souffle lui permet. Connaissant les bois pour y placer régulièrement ses pièges à oiseaux, la nuit ne l'empeche pas de s'y engouffrer et la, elle est sure que peu la suivront, ils ont bien trop peur des loups et autres bestioles démoniaques comme ils se plaisent tant à le dire.

Caché au fond de cette forêt, elle voit des flammes monter, entends des hurlements d'Homme enragés, les voit dilapider sa mère, avant de la voir s'enflammer sous ses yeux.

Elle a quinze ans, beaucoup de ses semblables ont depuis longtemps époux et enfant, elle…: n'a plus rien.
Marcher la nuit jusqu'à la limite du possible, puis de bois en bois, elle l’aperçoit, une pauvre mansarde tremblante, au milieu d'un bois encore inconnu. Où est elle ? Elle n'en sait rien, seule, mais vivante encore, elle s'approche de la manse, et décide d'y faire son logis en espérant que l'abondons que celle çi affiche est bien réelle. Les jours suivants elle tremble aux moindres bruits, puis finalement les années passent et elle réussi à vivre ici, se rassasiant de ses proies qui tombent dans ses pièges, parfois de poisson dans la rivière qui coule en amont. Pauvre vie de recluse, mais elle s'en contente, en a elle le choix de toute façon ? Jamais plus elle ne s’aventurera entre des remparts, loin des hommes et de leurs folies ! Les fuir pour toujours, pour ne pas finir comme sa mère…


Tonnerre.. Sursaut… Effroi… Fuir avant qu’ils n’arrivent ! Avant qu’ils ne la voient ! Avant leur carnage !
Pensées précipitées : Habits ! Robe ! Nan !! Pantalon ! Chemise, botte ! Vite, vite avant que … !
Retour dans la manse, enfiler ses effets, prendre la besace, y fourrer pain gourdasse, viande séchée, simples : Sauge, Achillée, Benoite, ne pas oublier.. Ciguë, Belladone, Aconit, Dague…. Gestes fébriles, sueur d’effroi perlant le front .. Dernier tour d’horizon sur la pièce, puis : Sortir, fuir, filer aussi vite que le vent ! Détacher la chèvre, lui laisser une chance…Prendre le Nord Ouest quand la gamine file plein Nord, et courir, ne pas s’arrêter ! Ne pas regarder derrière ! Courir ! Trébucher.. S’affaler…se relever… Essoufflée mais reprendre la course ! La peur au ventre, celle qui vous donne la nausée… Ne pas y penser, juste fuir !! Pluie cinglante sur son fin visage de porcelaine. Bouche bouton de rose devenu asséché par la frayeur, Capeline dégoulinante de pluie comme de boue d’une lourdeur infernale ! Tonnerre, grondement sourd, Éclair qui dévoile l’immensité des arbres ! Visage cinglé par les branchages ! Pantalon tiraillé par les ronciers mais course folle !

Hululement, hurlement de loups, silence puis…

Hennissement ! Cheval ! Stopper net !

Eclair : Chemin ! Muraille ! Château ! Hommes !! Charrette ! Regard d’acier ! Yeux noirs !!

Cri d’effroi ! Mains posés sur sa bouche ! Cœur qui cogne de terreur ! Le danger est partout, derrière et devant ! Repartir !! Angoisse montante ! Visage défiguré par la peur ! Rester cloué sur place ! Ne plus savoir que faire , ni où aller …
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:38

Bagerand a écrit:

Un temps à ne pas mettre un chien dehors, pourtant, ils avaient quitté la masure sans savoir ce qu’ils étaient venus y faire. Les montures galopant aussi vite que la charrette le pouvait, Bagerand à la droite du convois maugréait tout ce qu’il savait. A croire que le chef avait vu un fantôme dans la bicoque pour aller si vite. Une chance pour eux finalement qu’il tombait des trombes d’eau car on aurait pu dire qu’ils avaient le feu à l’arrière train.Route sinueuse, tout juste éclairée pas les zébrures du ciel lorsqu’il se déchirait et avec le peu de lune venant prendre le relais quand elle n’était pas cachée derrière l’un de ces gros nuages plus que menaçant. Orage violant, digne d’une fin du monde.Bordel, mais où les conduisait –il ?

Les lieux défilaient à une allure où ça relevait du miracle que la carriole soit toujours sur ses roues. Bagerand, trempé jusqu’à l’os fulminait, se demandant toujours ce qu’il y avait donc dans cette baraque, pourquoi y être allés et où allaient-il maintenant.

Il n’osait même plus espérer que ce serait le château la fin de cette course folle, en venait à croire que tous ce qu’il avait entendu dire n’était que des conneries. Il en avait oublié les donzelles allongées derrière et qui était plus que secouée. Bah ! elles pouvaient bien crever là qu’il n’en avait rien à foutre, d’autant que pour lui, elles auraient dut rester dans cette satané boutique à herbes sèches, l’une était déjà un cadavre quand à l’autre, l’apothicaire, un coup de surin dans la gorge et on en parlait plus.

Ils venaient tout juste de sortir de cette épaisse forêt qui au peu de vue qu’en eut Bagerand semblait en faire le tour. Sinistre bâtisse enfouie au fin fond des bois. Etait-ce là le repère tant attendu ? La carriole s’immobilisa face à la grille, le beuglement du patron ordonnant de mettre pied à terre.
S’approchant avec le sournois vers l’arrière du chariot…

Un coup de tonnerre, un éclair puissant à en cligner des yeux fit apparaître aux hommes un lugubre donjon, apportant avec lui un cri ! Non celui d’un animal…
Bagerand tourna son attention vers le hurlement sans avoir eut le temps de jeter un œil sur leur chargement et vit une silhouettes. Une statue juste là ! A l’orée du bois ! A quelques pas de la charrette ! Il avança à grand pas en sa direction … En trois pas il fut sur elle...

Une donzelle ! Un sourire malsain naquit aux coins de ses lèvres.

Ce que faisait là cette garce il n’en avait rien à faire, il ne voyait là que l’occasion de pouvoir s’amuser un peu. La faire trépasser de trouille ou d’autre chose … Il l’agrippa par le bras et la traîna jusqu’au devant de la grille.


On a droit à un comité d’accueil…. R’gardez un peu ce qui nous arrive..

Qu’une chose en tête à présent, que ce maudit donjon soit bien celui tant attendu, celui des Revenge ! Qu’il puisse profiter du gibier attrapé, en faire son esclave un temps avant de s’en lasser et de la laisser crever dans une quelconque oubliette. Quoi de mieux qu’un toit, une couche et une fille après tant de jours restés le cul vissé sur une selle !
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:40

belladone a écrit:

Cours ! Cours Bella !! Vite ! Ne t’arrête jamais ! Cours !

Les mots résonnent dans sa tête, se déchirent, s’emmêlent, la vision se trouble. Devant elle; monte les flammes, montent les cris de sa mère qui souffre, qui agonise, qui meurt.

Cours ! Cours Bella !!!

Et ce tapage qui n’en fini pas ! La peur qui cloue sur place quand devant, là-bas, à quelques mètres à peine : les hommes !!

Courir ; mais OU ??


Elle veut le crier ! Elle veut le hurler ! Que les Cieux lui viennent en aide !! Qu’elle se réveille de ce cauchemar ! Que cette nuit soit irréelle ! Que…
Mais les Dieux même sont en colère: Tonnerre ! Foudre ! Éclairs ! Une nuit démentielle, les enfers réclament leur pitance, ils réclament leur dû ! Elle ne veut pas en être, elle doit partir ! Elle doit fuir ! Elle doit …. Pourtant….

Deux yeux clairs devant elle.. Deux yeux si perçants, si froids.. un sourire glacial sortit des enfers, un sourire de mort…
Un cœur qui tempête, un cœur qui va sortir de sa poitrine, un cœur qui se resserrent, une poitrine qui va exploser, des jambes qui se paralysent, un regard d’effroi, un visage d’une pâleur infernale, des yeux vairons ouvert bien trop grand, des mots couverts par le tonnerre qui rugit. Les Démons vont gagner, personne n’entend son :

» nonnnnnn !!! «
qui sort de ses poumons, si fort pourtant ; à s’arracher la gorge.

Pourtant il est là.. Vouloir que les Dieux enfin lui tendent la main ! Vouloir que la terre s’ouvre à cet instant ! Vouloir s’y engouffrer ! Vouloir devenir invisible ! Ne pas être la ! Ne plus être là !! Se terrer ! Se murer ! Pourtant…

Il l’attrape…


Sortir ses griffes ! Lui lacérer le visage ! Et crier, crier de plus belle ! : « nonnnnnnnnn !! « Cris que le tonnerre masque toujours ! Les Dieux ne veulent rien entendre ! Elle ne peut que compter sur elle-même !
Cracher ! Lui cracher au visage ! Lui montrer sa haine ! Sa rage ! Sa hargne ! Non, il ne la prendra pas ! Non il ne la tuera pas ! Non il ne la touchera pas ! Marteller son poitrail ! Marteller tout ce qui est à sa portée ! Pourtant…

Il la traîne…

Planter ses talons dans le sol ! Gesticuler comme une damnée ! Il serre fort, trop fort, ce bras qu’elle essaye de dégager ! Impossible, incapable de se détacher de lui ! Sentir ses doigts se resserrer dans sa chair, malgré la capeline, malgré la chemise, malgré ses efforts pour se libérer ! Devoir avancer de force ! Aller à contre courant ! Se battre contre des eaux inverses ! Tomber ! Sol froid sur le visage ! Terre boueuse sur la face ! Se sentir soulever, telle une plume ! Un objet ! Tel rien… « Nonnnnnnn !!!!!! » Pourtant…

Elle est là, devant les autres.. Petit être de rien, petit être sans importance devant des yeux noirs, devant des yeux clairs, devant des têtes d’hommes aux regards si mauvais, aux regards de haine, aux regards de mépris.. Elle est là, sa tête tourne vers …
Ébahie..
Des yeux…pareils aux siens…Des yeux qui lui ont valu toute sa peine.. et pour lui ? Tenter un mot. ? Oser un mot ? Mais lequel ? Un « pourquoi ? » est stupide, Un « Aidez moi.. » semble inutile, pourtant…Une voix malhabile, une voix pleine d’angoisse, une voix implorante, une voix presque inaudible et si douce pourtant quand elle ose ce « pouquoi ? ». Le regard désarmé, le regard de ceux qui ne demande qu’une chose : « Laissez moi partir ! Laisser moi tranquille ! Et un timide : aidez moi…. « Mais il est là devant sa grille, ses yeux se sont à peine tourné un instant vers les siens, se moquant de ce petit être qui à peur, qui à froid, qui ne demande qu’une chose ; qu’on la laisse partir.. Puis elle voit …une autre femme ?! Sur un cheval encore, que fait elle parmi ces fous ?! Parmi cette vermine ?! Devant ce château ?! où déjà son esprit imagine le plus sombre des tableaux… Et la.. sur cette charrette, prête à rendre l’âme, autant que les chevaux couvert d’écume, une autre encore .. Morte ? Un visage si pale…Réagir ! Se crisper ! Crier :


Nonnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!

Les Dieux ont écouté, le tonnerre s’est tue, seule la pluie pénétrante ne cesse de pleurer pour elle,ne cesse de montrer sa peine, de montrer sa trouille tout autant que ses gestes quand elle se débat encore ! Gifler de sa main libre ! Gifler celui qui la tenaille ! Gifler a l’en faire mal ! Espérer lui faire mal ! Le voir souffrir ! Qu’il la lâche juste un instant ! Suffisamment pour qu’elle puisse s’enfuir loin des hommes, loin de leurs folies…
Petit être de rien au milieu de brutes aux visages de haine qu'elle même porte à cet instant...
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:41

bagerand a écrit:
Elle se débat, il en sourit. « Si tu bouges aussi bien toute à l’heure, ça va être un régal… »

Que croit-elle donc ? qu’elle va pouvoir lui faire lâcher prise ?

L’orage s’éloigne, la pluie, seule reste. Nuit sinistre, nuit parfaite pour qui aime terroriser.
Les minutes tombent comme autant de gouttes que ce ciel lourd laisse s’épandre.

Elle se débat toujours, que peut-elle faire d’autre ?

Il lui fait face, le regard emplit de ce qu’il compte en faire. Pas un mot ne vient déranger ce cours instant où il plonge son regard clair dans celui de sa « prise ».
Elle se débat, parvient à le gifler. Erreur ! Erreur de sa part ! Réaction directe ! Il lui colle son poing dans la tronche à l’assommer. Rien à foutre que ce soit une donzelle, il va lui apprendre à être docile. Elle chancelle, son bras qu’il maintient l’empêchant de choir.

Marre d’attendre que cette foutue herse se lève. Il a autre chose à faire pour l’heure apprendre à cette gueuse le respect.Un regard vers le sombre qui, depuis leur arrivée en ce lieu n’a pas décroché un mot, un autre vers Lazard qui ne semble plus faire attention à qui que ce soit. Il emporte la gonzesse comme un vulgaire sac de farine et la flanque sans ménagement en travers sur sa monture. Se remet en selle et sans rien attendre ni entendre, Bagerand claque les rênes et met le cheval au galop.

Où va t-il ? il n’en a encore aucune idée, trouver un endroit où il sera tranquille, en tête-à-tête avec cette fille….
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:42

Rand le traqueur a écrit:


(Devant les grilles)

Alors qu’il attendait une réponse de Lazard, qui, il se doutait bien, n’arriverait jamais, un cri transperça la nuit. Bage s'approchait et tenait par le bras une donzelle. Une personne vêtue d’une capeline couleur de terre, le visage clair, voire même très pale, de taille moyenne, tel un jeune chêne mais surtout avec la même fragilité …
Cependant, ce qui frappa Rand fut, ses yeux, ils étaient semblables au sien, jamais encore il n’avait croisé pareil regard… l'impression de voir ses propres prunelles sur une autre, l'impression de voir un miroir…

La violence de Bage, l’acharnement de la donzelle, sa rébellion, peut-être pas un jeune chêne, mais plus une pouliche fougueuse, un sourire passe sur le visage de Rand, sourire sur un souvenir... pourquoi maintenant ? Nul ne le sait...…

Puis aussi vite que l'éclair peut traverser le ciel, le temps s'affole et file à vive allure.
A peine a t’il le temps de se remettre de l'émoi de ce regard qui semble perdu, a peine a t'il entendu la voix de la souris, que Rand se rend compte de la disparition de son acolyte entraînant avec lui la pouliche. Juste un nuage de poussière en suspension, et rien d’autre….

Son flanc le tiraille, sa blessure, malgré les quelques soins reçus précédemment le fait encore souffrir, la couture de la gueuze de l’herboristerie était loin d’être du point de croix, mais pas de le temps de se morfondre, son esprit le pousse à agir.
D’un bond il se hisse sur son cheval, et file à leur poursuite, ses sens s’éveillent, il profite de l’orage pour déjà repérer les traces, les sabots s’enfonçant plus dans le sol, laissant supposer que la donzelle est sur le canasson.

Les traces mènent vers le nord, pourtant elles s’estompent, il prend du retard, il lui faut accélérer la cadence, mais autant son cheval en a la capacité, autant lui souffre de son flanc, mais jamais, il n’a laissé une proie le perdre, pas aujourd’hui que cela va commencer ! Il décide de ne faire que de courtes pauses, pensant ainsi gagner du terrain sur eux. Deux sur un cheval, ils ne pourront aller bien vite, il a ses chances…
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:43

Lazard a écrit:


Devant les herses du château


Ses yeux brillaient d’une lueur démente face à la grille, comme possédé par un démon, impatient de se défaire des poids mort inutile. Il ne pensait plus qu’à une seule et unique chose…se venger de ceux qui avaient osé se mettre sur son chemin ! L’incapable qui n’avait pas été foutu de suivre ses instructions pourtant simples ! Son attention, tous ses sens à l’affût n’étaient là que pour tuer…

Voix monocorde qui résonna, étouffée par le tonnerre et son indifférence coutumière. Son mépris quand à cette vermine qui pullulait tout autour de lui. Un regard en retrait sur le visage de ses hommes, sourire narquois en coin, sarcastique quand au devenir de leur vie…courte au possible, semée de danger, de sang...

Le château du clan qui se dressait diaboliquement devant lui. Lieu dissimulé au regard de tous, lui qui n’admettait que les plus grands mercenaires qu’il avait croisé et pour qui il avait un quelconque intérêt. Nombres ont déjà rejoint la créature sans nom, nombres sont morts sous les coups de leurs ennemis, tombés sous les lames d’ostiens ventripotents ou de mercenaires rivaux prêts à tout pour un écu.

Malgré le grondement sourd du tonnerre un cri traversa les ténèbres, lent mouvement du visage en direction de la plainte. Ombre vacillante au gré de la pluie cinglante. Silhouette au loin derrière eux. Que pouvait donc être cette chose ? Perdue dans les bois hostiles infestés par les plus viles créatures que la terre ait pu porter en son sein, domaine de la créature sans nom où la faucheuse était reine…les Revenge rois. Ses yeux perçaient la noirceur, la pluie jusqu'à cette curiosité, jusqu'à cette surprise qui bientôt prendrait conscience de son erreur. Déjà sa main glissait sur la dague qu’il dissimulait sous son avant bras. Glissant dans un bruit métallique rendu inaudible par l’orage. Déjà son esprit alerte se préparait au bal de mort qui allait se dérouler. Déjà tout son corps réclamait le combat, prendre la vie…sa passion.

Bagerand aussi semblait l’avoir aperçu, se dirigeant vers l’inconnu d’un pas rapide. Simple fou méprisant la faucheuse ? Recrue voulant se faire une place parmi eux ? Le démon aimait les initiatives, les impulsifs capables de se jeter dans la bataille au risque d’y perdre la vie, les suicidaires… Regarder ce qu’il avait dans le ventre alors qu’il se dirigeait à grand pas vers sa cible. Se préparer, se rapprocher de la charrette, doucement… Les chevaux sentaient que quelque chose se tramait. Sensation palpable dans l’atmosphère lorsque la mort allait apparaître au bout d’une lame.

Ses yeux n’ont rien perdu de leur flamboyance, continuant à exprimer leur rage. Ce sentiment de haine qui le dévorait. Pensant inlassablement à cet état de fait…ils étaient en train de perdre un temps précieux ! Cet assassin, ce traître, était sans doute loin, en train de les distancer à chaque heure qui passait. Faire au plus vite ! Rien, ni personne ne changera ses plans !

La proie était parmi eux. Une femme farouche si l’on observait avec quelle énergie elle se débattait, tentant de se défaire de l’emprise de Bage, allant jusqu'à gifler le mercenaire qui pourtant n’avait rien d’un enfant de choeur. Aucun de ses hommes n’avaient jamais inspirés confiance. Des bêtes assoiffées de sang, des hommes à l’âme noire…au cœur mort. Des monstres !! La peur…

Voila l’arme parfaite contre tous ces lâches, ces cafards insignifiants, incapable de se défendre face à eux !!

Des pas lents en direction de la captive. Ecoutant avec un fin sourire la remarque de l’homme qui traînait l’égarée jusqu’à eux. Que cherchait elle vraiment ? Un assassin dépêché pour les pister ? Simple femme qui avait perdu son chemin ? Peu lui importait…il n’y avait qu’une chose à faire pour ne courir aucun risque…

Son regard noir luisait d’une lueur macabre, froide, glaciale. Restant en retrait, observant avec cette impatience malsaine, de quoi était capable Bagerand. Ne jamais se laisser surprendre, être paré à toute éventualité. Vision rapide sur le reste de la troupe. Regard fugace sur la scène. Lame en main, se préparer, observer les alentours, tenter de percevoir dans les ténèbres. La femme hurlait, se débattait avec la force du désespoir. Peine perdue ! Elle semblait terrifiée, ou jouait elle de cet état ? L’homme semblait la maîtriser d’une poigne de fer. Ses griffures, gesticulations, ne semblaient le perturber en rien. Observer la scène…impatience meurtrière…frisson parcourant son échine…

La pluie battante ruisselait sur son visage, l’orage semblait se dissiper. Il était temps ! Le démon se retourna, se dirigea vers la herse du château. Les bottes produisaient un bruit spongieux sur le sentier boueux. Rand semblait calme, silencieux comme à son habitude. Un homme qui avait à de nombreuses reprises prouvé sa valeur et son allégeance au prince démoniaque.

Hennissement du canasson, claquement de renne qui résonne derrière son dos. Le regard ténébreux ne perdit pas un instant de ce qui venait de se passer.


*…Disparaître !! Le lâche !!! Ou croit il fuir ?*


Sans même avoir eu le temps de prononcer mot, voila que le traqueur se jeta sur sa monture prenant la direction du fuyard. La rage...la colère dans ce cœur froid et amer qui ne connaissait aucune pitié, ne tolérait aucune faute…venait d’être défié par ses hommes !!

Un regard dur comme le roc sur la catin qui avait assistée à la scène sans mot dire. Partir à leur poursuite… Geste rageur de la main pour la jeter au sol. Se hisser sur la selle malgré cette douleur lancinante, se lancer à la poursuite des fuyards. L’orage venait de cesser, seule la pluie accompagnait ses mouvements. Même un sergent alcoolique de l’OST pourrait suivre la trace des deux abrutis qui défilaient devant lui ! La cadence effrénée, les coups de botte sur la croupe firent cracher les flammes de l’enfer aux travers des naseaux de cette carne, tant la détermination du cavalier était grande ! Une fois rattrapés…il leur fera passer le goût de contrecarrer ses plans…de se comporter en lâches…
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:44

Bagerand a écrit:


Saint Pol - Des mois après Valence

Des semaines qu’ils étaient sur la route... Des jours qu’il était le cul vissé à sa selle trainant derrière lui, la fille qui avait osé lever la main sur lui. Des alentours de Valence où ils se trouvaient, ils étaient remontés vers le Nord. Il lui avait ligoté les poignets à une longue corde et la forçait à marcher derrière sa monture. Quand il fallait avancer plus vite, il l’assommait et la balançait sur l’encolure de son cheval.
Vienne, Lyon, Chalons, Saumur, Troyes, l’avaient vu quelques jours. Sa proie, il prenait soin de la laisser à l’écart des villes l’attachant et la bâillonnant fermement. Les bois ne manquaient pas, il parvenait toujours à dénicher soit une vieille cahute abandonnée depuis des lustres, soit une mine devenue trop dangereuse à l’explotation. Le temps au beau, les bourgeois de sortis, il était allé en allégé quelques uns de leurs lourdes bourses. Quelques heures dans de sordides bordels, quelques catins sans intérêt et voilà notre homme repartit vers le Nord avec son fardeau, direction la cote. Voir un peu du coté des ports.

Il s’était mis en tête d’aller refourguer la fille à quelques barbaresques en quête de chair blanche. Il avait entendu dire qu’ils payaient au prix fort l’achat de femmes blanches. Il ne doutait aucunement que sa proie lui apporterait la fortune, la fille était loin d’être moche, son teint de lait et ses yeux sombres allaient faire la richesse de Bage. Aussi ne l’avait-il pas trop mal traité, une paire de claque dans la gueule quand le besoin se faisait sentir, un quignon de pain dur pour éviter qu’elle crève de faim, mais qu’elle soit suffisamment faible pour ne pas parvenir à se faire la tangente.

La nuit tombait, au loin se profilait les remparts de St Pol. L’homme mit sa monture au galop, sa proie ballotant de chaque coté de la monture, il lui fallait comme avant chaque entrée en ville, aller mettre à l’abri des regards la fille. Un coup de rêne à gauche et ils allèrent s’enfoncer dans les bois. Une demi-lieu à peine dans la densité des arbres et l'homme aperçu, éclairé par un fin fils de lune, l’entrée de ce qui devait être une mine.


Il descendit de cheval, fit glisser la fille vers le sol et la traina à l’intérieur. Là, après lui avoir lié la taille à une poutre et alors qu’elle reprenait conscience, il lui balança un morceau de pain, une outre d’eau.


Tu fais comme d’hab tu bouffes ça et tu pionces. Demain j’te conduis au port … Souris la belle, tu vas voir du pays….

Sans attendre de réponse, il se retourna en riant, voyant déjà les écus qu’il allait se faire, resortit et se remis en selle. Il lui fallait maintenant trouver un endroit pour becter et boire.
Fallait bien arroser sa future richesse !
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:46

Belladone a écrit:
Entourée, mais personne ne lève le moindre doigt, à peine si ils l’ont regardé, elle et sa misère, elle et sa trouille, elle et sa rage, elle et son fol espoir de fuite, elle qui n’est rien. Juste une simple marchandise, un jouet que l’on peux casser, quelque chose qu’on peux détruire pour son plaisir, et qu’on remplacera aisément d’un simple claquement de doigt.. N’être rien, encore moins que leur propre monture dont ils doivent s’occuper juste un peu ; le vide la submerge quand elle le comprend.
Alors soudain, elle crache sa haine, elle crache sa hargne, elle crache son dégoût, sa fureur, contre ces hommes, contre leurs maux, contre leur folie incessante, toujours plus grande toujours pire qu’avant.
Gifler ; les yeux mi fermés, tel un chat emplit de haine qui se met à cracher, farouche, avide du seul espoir qui la maintient encore debout, s’enfuir, alors :
Griffer, défigurer le visage qui est devant elle ; le haïr, lui et ceux qui l’entourent, n’avoir plus qu’un seul but ; les massacrer, vouloir leur mort, les faire souffrir qu’ils s’effondrent tous, la devant elle.
Elle hurle en silence, une envie de vomir, mal aux tripes, mal dans tout son être qui se crispent, visage livide où seules ses deux prunelles étranges parlent pour elle, le ciel s’est enfin tu, les éclairs ne se lisent plus que dans son regard sous cette pluie fine et pénétrante qui la glace jusqu’à l’os devant un château au si sombre dessein.

Abattre une fois de plus la main, sur ce visage qui s’en amuse, souriant de la voir ainsi se débattre, de la voir respirer de plus en plus vite, de la voir espérer alors que lui-même sait que c’est en vain. Puis soudain, voir deux yeux d’un bleu si clair se transformer en une mer houleuse, sentir au même instant son poignet s’emprisonner sous une poigne de fer. N’avoir des lors que le temps d’ouvrir de grands yeux effrayés avant de ressentir le coup sourd qui s’abat sur sa nuque, et glisser dans les ténèbres.




Elle rit ; ses yeux en pleureraient presque tant cela l’amuse de voir ainsi cette truite prendre la fuite sur un simple plongeon du cailloux qu’elle vient de laisser tomber sur la berge de cette rivière. A ses côtés, sa mère, les mains posés sur ses hanches qui lui fait ses gros yeux revendicateurs. Elle la regarde, petite gamine mal fagotée qui n’a que faire de ces œillades, qui ne comprends pas pourquoi sa mère semble si fâchée, aussi, elle lui fait son plus jolie sourire, sourire ensoleillé qui sait réchauffer les âmes les plus froide, et du bout de son doigt, elle lui montre le résultat de son fait :
« T’as vu m’man ?? «
Si gaie, si riante, qu’elle ne comprends pas pourquoi sa mère l’attrape par le bras et la secoue ::
« On joue pas avec ce qu’on peux manger !! «
Secouée, ballotée, elle grimace, fait la moue…



Secouée, ballotée, le dos en charpie, elle tente de se le frotter, tente d’ouvrir les yeux, des tambours se sont installés juste à côté de sa tête, infernale tamtam qui résonnent dans tout son être. Pieds et poings liés, balancé la, sur le dos un cheval, elle sent sa chaleur mais bien plus ses coups de reins a chaque foulée que l’animal fait.
La nuit a fait place au jour, la pluie transformée en soleil mais pour elle, pour elle…
Sa misère est la même, malgré les rayons radieux, comme si il avait suffit que le soleil revienne pour sortir de ce cauchemar, alors que bien vite elle comprends que l’enfer ne vient qu’a peine de commencer..
Il la balance au sol quand lui-même comprend qu’enfin elle est réveillée. De ses yeux houleux il la dévisage, elle lui crache au visage pour mieux recevoir une mandale qui la fige sur le sol encore détrempé. Pleine campagne, de la verdure, quelques collines, un ciel d’azur et pourtant le noir s’empare d’elle..
Ne plus bouger, ne plus rien faire, attendre qu’il s’approcher et lui flanquer un coup dans les tibias, tel est sa pensée qu’elle se promet d’exécuter. Pourtant.. Hargneusement le type tire sur la corde qu’il tient en main, à l’autre bout… ses poignets à elle, ses mains qui ont tant de fois recueillies ses simples, ramasser ses pièges à oiseaux, mains aux doigts si fins et blancs. Puis un mot , un seul
:

Debout !

Et déjà il remonte sur son canasson et la traîne jusqu'à ce qu’elle se lève… Alors de plus en plus l’horreur, la peur, s’installe au fond d’elle, dans ses entrailles, ses tripes qu’elle sent se tordre. Se relever, déraper, recommencer, mordre la poussière, la manger, mais finir par y arriver puis..

Des heures qui ressemblent a des journées, des journées en semaines, des semaines en mois, des mois en années.. Longue et interminable marche sans jamais croisé personne, sans plus jamais aucune intimité pour rien, se sentir mourir tout en étant vivante, alors ne reste plus que la mort à implorer, passer de la colère, la hargne, l’espoir, enfin appeler la mort, puis finalement, ne plus rien espérer, ne plus rien désirer, n’être la plus que physiquement, l’esprit ailleurs, mort déjà.. Aucun son, aucune parole, juste… marcher.



A St Pol

La nuit tombe, l’air du large, le dernier cri des mouettes, l’homme est pressé comme souvent des que des remparts se dessinent. Pour elle, elle le sait, toujours pareil, la nuit ressemble au jour, des ténèbres un peu plus profondes à chaque foulée. La mine est froide, sombre, cachera sa propre crasse, son propre dégout d’elle-même, il se tire, elle s’effondre juste épuisée, trop épuisée pour manger, penser….
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:47

belladone a écrit:
Au fond d'une mine.


Assise, emprisonnée dans ce lieu si froid, si sombre. Ficelée comme un vulgaire paquet, mains jointes devant elle, attachées ensemble comme le sont ses pieds, par cette corde qu’elle a essayé tant de fois de couper ; Belladone se réveille d’un sommeil sans rêve.

Meurtrie, la nuque raidie de s’être endormie tête pendante lamentablement en avant. La taille ; compressée dans ses cordes qui la maintiennent à une poutre et qui l’empêchent presque de respirer. Le dos ; en miette d’avoir si longuement dû tenir l’ensemble de sa misérable carcasse.
Elle ouvre ses paupières collées de crasse, clouées par la trouille de ce qu’elle verrait en ouvrant les yeux pourtant, oser regarder.


L’endroit semble totalement absent de vie si ce n’est les rats qu’elle entend couiner et qui la ramènent inlassablement à son propre état : n’être plus qu’un animal, n’avoir plus aucun espoir.
Alors revient encore et encore son dégoût d’elle-même de n’être plus qu’un pantin entre des mains assassines, marionnette sans fils pour un homme au regard emplit de haine. Haine… serpent visqueux qui vient s’emparer de son âme, qui le brûle, le dévore de l’intérieur et dans laquelle il se délecte jusqu'à la jouissance.
Les Hommes… les Hommes et leurs maux, les Hommes et leurs délires : les Hommes…..



Refermer les yeux. Ne plus penser pour ne pas hurler son angoisse, implorer cette mort qui tarde à venir ; sentir les larmes s’emparer de son âme, larmes du désespoir qui glissent sur elle et la blessent comme l’acide, abandonnée à son triste sort, seule dans ce froid, dans cette hiver qui commence à se dessiner déjà
Seul espoir, mourir, mourir physiquement quand l’éther n’est plus, ne reste qu’un visage, une ombre d’elle-même, à peine une vie.. Elle supplie, elle implore tous les dieux, mais rien ne change, les dieux demeurent sourds à ses prières depuis…combien de temps ? Combien de lieue ? Combien de villes ? Une éternité…

Elle est là au plus puissant de sa détresse et malgré cela, son corps se rappelle à elle tristement. Bouche asséchée, ventre dans un étau qui réclame son dû pour la journée, et déjà le pain moisi devant elle remplace les images de mort qui brillaient au fond de ses yeux. Mains tremblantes qui apparaissent si fragiles dans leur décharnement, elle prend ce pain, et se met à mâcher méthodiquement. Goût de carton sur le palais, avaler difficilement, sans plus rien penser, sans oser penser, de peur déjà de ne se voir courir loin, loin de cet endroit, loin de cet enfer, loin librement…



Attente, attente interminable qu’il se décide à revenir. Désirer ce retour et en avoir si peur pourtant. Mots qui résonnent soudain à ses oreilles :

« Demain j’te conduis au port … Souris la belle, tu vas voir du pays…. «

Peur panique, jambes qui s’agitent. Du pays, elle vient d’en voir suffisamment, que va-t-il faire d’elle ? Jusqu’où va-t-il aller dans sa cruauté ?
Puis lentement, sa pensée remonte le fils de ces journées jusqu’à la première de son malheur. Elle revoit d’autres yeux, glacials, noirs, durs et froids puis les mêmes que les siens mais surtout, ceux de cette femme…
Elle n’a pas bougé, pas parlé, et toutes les questions qu’elle voulait oublier lui reviennent en mémoire. Tant de pourquoi.
Pourquoi était elle la ? Pourquoi point de corde pour elle ? Pourquoi sur une charrette ? Pourquoi si prêt des hommes ? Pourquoi souriante ? Pourquoi n’a-t-elle rien fait ? Pourquoi ! Pourquoi ! Pourquoi ?!
Mais le silence seul fait écho à sa colère, jamais elle ne saura, demain elle sera loin ; il lui a promis, elle a appris qu’il tenait toujours ses promesses.


Refermer les yeux, tenter d’oublier, d’effacer ses sombres souvenirs quand deux yeux vairons reviennent se planter au fond de sa pensée afin de mieux la hanter.
Lui non plus n’a pas bougé, pas répondu à sa simple question, à peine un regard. Un frisson la surprend en même temps qu’une toux mauvaise. Elle va crever la, loin de tous, loin de tout ?


Sursaut de résistance. Comme si il lui était encore possible d’y croire alors que ses poignets sont à vifs autant que ses chevilles d’avoir voulu essayer tant de fois délier ses liens. L’homme n’est pas si stupide, et chaque jour, il l’enserre un peu plus durement avant de repartir pour mieux revenir, ivre et repus de sa liberté.
Cependant, elle est seule, il ne viendra pas, il ne viendra plus, elle s’en persuade soudain quand les minutes s’égrènent et qu’elles l’enchaînent un peu plus vers son destin, crever la, seule dans la crasse, la peur, crever la.. de faim …
Aussi dans un dernier effort, tenter une fois de plus de détacher ses liens, mordre cette corde qui lui scie les poignets, sentir ses dents branlées par manque de nourriture solide, mais persévérer sans même savoir comment ni pourquoi. Ne plus se poser de question, juste croire encore une fois, une dernière fois..


Instinct de survie, l’oisillon s’enfuit, la louve se réveille, le regard mauvais, premier pas vers sa liberté retrouvée.
Elle doit y arriver, elle va y arriver ! Espoir..
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:48

Rand le traqueur a écrit:
Des jours qu'il chevauche son équidé, son assise n'est plus que douleur, pourtant sa rage reste intacte. Ses yeux … ses yeux aperçut alors que la foudre faisait rage, il ne peut les oublier ! Non, cela lui est impossible, il se doit de la retrouver, pour comprendre … mais comprendre quoi, il n'en sait rien…

Partit de Valence sous une pluie de tous les diables, il poursuit sa route sans relâche. Les traces le mènent au Nord, comme il se l'était promis, il ne fait que de courtes pauses, mangeant rapidement un quignon de pain, arrosé d'une rasade d'eau.

Il ne cesse de repenser au château, ses écus qu'il aurait peut-être gagnés, perdu à jamais ! La rage monte quand soudain un doute l'assaille, le tenaille, n'aurait il pas perdu d'avantage si il était resté ? Combien sont tombés à ses côtés ? Combien ont payé de leur vie, pendant que Lui... Lui... Le seul à savoir après quoi il courre, après qui aussi, le seul... Lui qui détient la ficelle de la bourse, Lui qui ne la montre guère cependant, Lui... Lazard... Perdre sa vie pour Lui ? Cela en valait il la peine ? Perdre sa vie pour des écus dont il n'a jamais vu la couleur, ni même senti ne serait ce que l’odeur. Alors écus perdu ou vie gagnée ? Nul ne le sait ! Nul… pas sur … au moins un le sait… Mais maintenant qu'il connaît le refuge du clan, il pourra toujours y retourner et prendre son du ! Avec en plus qui sait une prime pour la souris et le fuyard…

Il ne gagne pas de distance, n'en perd pas non plus, les traces sont toujours visibles, son acolyte ne prend pas garde, laissant trop d'indices de son passage. Le constat à chaque approche des villages, les postérieurs du cheval glissant dans un virage trop serré, s'enfonçant dans les sous bois, laissant alors découvrir à Rand une vieille cabane, ou une mine abandonnée, et les empreintes des sabots plus légères dans l'autre sens. Mais toujours il arrive trop tard…

Il s'prends du bon temps le bougre …


Les villages s'enchaînent Viennes Lyon, Chalons, Saumur, Troyes, la fatigue gagne chaque jour un peu plus, les journées se raccourcissent, mais pour Rand toujours le même rythme, de courtes pauses, de minces repas, parfois un arrêt dans un village prendre quelques réserves et repartir, avec une question en tête

Mais ou fuit-il ?


D'un coup il se rend compte que le lever du soleil gène son regard, le pénétrant de face, un changement de direction ! Oui après plusieurs jours cela est certain, vers l’ouest se poursuit la traque !

Au loin, sur de plus grands chemins, on entends le bruit des armées se déplaçant, des batailles feraient rages… ou seulement des manœuvres, lors de son dernier approvisionnement, Rand avait entendu quelques gueux parler de guerre du côté de l'Anjou et de la Bretagne, son éducation ne lui permettait pas de savoir ou se situait ces endroits, la seule chose qu'on lui avait dites c'est que la Bretagne avait des côtes ou plutôt des falaises donnant sur un immense étendu d'eau.

Il laisse derrière lui les villages de Montargis, Blois, Chinon, le climat semble plus doux, le soleil toujours face à lui le matin, il va vers l'ouest pour sur … mais ou !

Puis Angers, Nantes, Saint Brieuc, un air différent se fait sentir, un vent plus violent lui fouette le visage, y déposant comme une brume. Sa surprise il longe des falaises en dessous cet étendu d'eau à perte de vue, serait il au bout du monde ? Ou ce chemin allait il le mener ? Un cul de sac… un face à face avec Bage… longeant toujours la falaise, Tréguier, puis St Pol de Léon, de nouveau ce même constat, dérapage des postérieurs sur la droite, sa proie vire à gauche, de nouveau des sous-bois, la nuit tombe vite, l’exploration sera pour plus tard, pour l'heure, la seule chose qu'il voit, des empreintes de bottes, aucun sabots.

Il sent que le face à face est pour bientôt, du repos, dormir avant que...

Dormir… pour deux prunelles égales aux siennes…
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:50

Belladone a écrit:


Une mine, instinct de survie.

Ses dents branlent à chaque coup donné. Elle ronge inlassablement ses liens, crachouille les filaments de cette corde qui lui assèche encore un peu plus la gorge. Le noir l'entoure, sa respiration seule fait écho avec les rats qui s'approchent de plus en plus.
Saloperie de vermine incapable de ronger ses liens mais qui seraient bien tenter de lui mordre les pieds déjà si maigres ! Belladone n'a plus qu'une idée en tête : Se dégager et fuir !! Fuir aussi vite que sa faiblesse le lui permet, fuir vers les terres ; fuir l'odeur iodée de la mer, rien de bon par là pour elle, elle en est sure , si l'autre à prit déjà contact avec quelques types tout aussi louche que lui, sa liberté serait vaine ! Mais avant tout, continuer désespérément à ronger, tel cette vermine qui l'entourent.

Des heures.. des heures que l'autre n'est pas revenu . Est il ivre dans une ces tavernes tout aussi morbide que lui ? Effondré dans un fossé à ne pouvoir se relever ? Est il mort ? Elle se surprends elle même de s'interroger sur son sort. Quelle raison la pousse ainsi à y songer ? La peur de le revoir subitement se dresser devant lui ? L'inquiétude de ne justement jamais le revoir et de rester ici pour crever ? Puisqu'il est certain à présent que si ces cordes résistent encore, elle mourra la, abandonné, dévorée par les bestioles qui rodent si près d'elle.

Elle crachouille, mordille encore un peu plus vite comme pour se convaincre qu'elle y arrivera. Un gout amer de filasse emplit sa bouche, ses poignets se remettent à saigner pendant qu'enfin, elle sent le jeu de la corde flétrir sous son sang. Le cœur bondit dans la poitrine, elle lance un coup d'œil devant elle, c'est bien par là qu'il est parti ? c'est donc par là qu'il doit revenir, si jamais..

Non ! Pas maintenant ! Pas si prêt de sa réussite ! Il ne faut pas ! Il ne peux pas ! Il ne DOIT pas ! Le bourdonnement de son coeur va la trahir, on doit l'entendre si loin ! Respirer... Respirer calmement ! Se calmer ! Le temps manque pour ça ! Si jamais.. si jamais ... Non ! Il ne peux pas revenir maintenant !


Mordre, Rogner, grignoter, entamer, dévorer, dégrader !! Une main se glisse lentement d'entre les fils de ces mailles. Une main, puis enfin une deuxième.
Avidité, bouillonnement, ardeur, empressement, impatience ambition ! Se voir libre déjà et fuyante !
Lorgnage, œillade, clignement, regard posté de nouveau vers le noir, là d'où le danger peut venir à présent !
Peur, frousse, angoisse, affolement, anxiété, terreur, effroi, angoisse montante qu'IL se pointe, qu'IL se marre devant ses gestes vains !
Célérité, précipitation, vélocité, promptitude, vivacité de ses mains libres soudainement qui plongent sur ses chevilles pour délier ses liens, ne reste plus que la dernière corde, qui emprisonnent son buste sur cette poutre. Dernier obstacle, ici et maintenant.
Gigotement, gesticulation, trémoussement, soubresaut tandis que ses doigts fins se logent sous cette dernière.
Pensée: la dernière... ensuite.. marcher silencieusement, courir agilement, voler tel un papillon, sans bruit, que seule la lune lui soit témoin !
Dernière, définitive, finale, ultime corde qui la retient encore ici et qui glisse vers sa tête avec l'ardeur de sa peur.
Ahurissement, étonnement, ébahissement, stupéfaction de se retrouver devant cette poutre.... LIBRE.....


Retrouver ses esprits, se lever, tanguer; osciller, étourdissements qui vous rappelle de faire doucement malgré l'envie, le désir de vitesse.
Impératif de poser ses mains sur cette poutre pour ne pas chanceler, sentir le bois, les échardes qu'il contient, et se réjouir d'être enfin debout... libre.

Regard vers la pénombre, obligation d'arriver à sortir d'ici sans savoir ce qu'il en est du dehors . La nuit ? Le jour ? Le soleil ? La pluie ? Chaleur ? Froideur ? Seule ? Entourée.....
Un pas chancelant, suivit d'un deuxième, lent, prudent, puis viennent les autres, de plus en plus déterminés, jusqu'à l'ultime.

Ce trou béant devant elle qui la plonge dans une autre obscurité, la nuit l'entoure, mais celle çi est apaisante comparée à celle de l'intérieur, le vent cingle les arbres, un lointain brouhaha monte à ses oreilles, la mer qu'elle n'a fait qu'apercevoir fait écho au tambour de son cœur. Un hommage, un bonsoir, un "bienvenue à l'air libre..."

Regard qui perce cette nuit, coup d'œil à droite, à gauche, ouïe aux aguets, seule la mer lui réponds. Un timide sourire se pose un court instant sur son visage, une lente et profonde inspiration avant qu'elle ne marche droit devant elle à pas de loup, dans cette forêt environnante.
Son estomac lui remémore la trouille, pourtant entourée d'arbres si hauts et grands, elle saura bien se planquer de toute personne.


A présent, libre de tous liens, ne lui reste plus que des fantômes qu'elle apprendra peut être à enfouir au plus profonds d'elle même..
La survie à un prix, elle devra s'en acquitter, même si elle ne le sait pas encore..
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:50

Rand le traqueur a écrit:
Il dort, oui on pourrait le croire, ses yeux sont fermés, sa respiration est calme, mais cela n'est qu'apparence, son corps se repose, mais son esprit lui est sur ses gardes, au moindre bruit, ses yeux s'entrouvrent, cherchant sa provenance. Hululement de chouette, loups hurlant à la mort, il arrive à reconnaître chaque bruit de cette nature, chaque résonance d'une brindille qui se brise, il se sent dans son univers ici, aimant cela plus que tout autre, plus que ces villages ou les odeurs emportent les estomacs, ou le bruit, les cris sont compagnons de chaque journée, non pour sur, il ne pourrait y vivre, et ni s'y plaire.

La vie de nuit dans la forêt, cela lui rappelle tant de souvenirs, ces traques qu'il a pu faire, il se les remémore, laissant percevoir un léger rictus sur les lèvres, oh que oui la nuit dans ses forêts, se livrent des chasses sans merci, on chaque animal profite pour remplir son garde-manger, des batailles font rages, mais toujours une gagnant, un perdant, pas toujours le plus fort, ou le plus gros qui gagne…

Une étrange odeur s'insinue doucement dans ses narines, odeur assez nauséabonde, reflux de cette étendue d'eau qui sait…

Il se tourmente sur la suite, que faire s'il la trouve ? La ramener à Lazard ? La garder prisonnière ? Lui rendre sa liberté ?…Il ne peut croire au hasard, ses deux yeux là, les siens, reflet de ses propres pupilles, Aristote n'aurait jamais mit cette femme sur son chemin sans but, mais lequel, lequel….Et la mascotte, ne pas l'oublier celui là, il s'est barré du repère, lâchant Lazard et les autres pour filer avec la gueuze, un combat pour cette proie, que veut il en faire ! Tant de question et peu de réponse …

Quand soudain un craquement de brindille attire son attention sur la droite, puis le bruit de feuille qu'on écrase, serait-ce Bage qui revient à la tanière ? Se préparer aux retrouvailles ? Amicales, hostiles ? Les yeux de Rand percent la nuit, il voit un mouvement d'une cape foncée, souvenirs qui s'activent, comment était-elle vêtue, cours instant devant les grilles avant que Bage ne disparaisse avec elle…mais pourtant quelque chose lui dit que c'est elle

Il se lève alors, humant les odeurs de la nuit, comprendre vers ou elle se déplace, la contourner, pour se retrouver face à elle, pourquoi pas, ou alors l’attaquer par dernière, instants d’hésitation, puis décision, il ne lui veut pas de mal… Son expérience lui a apprit que gagner la confiance, était un point cruciale et qu’ensuite tout était possible ! Il se présentera de face donc.

Il contourne quelques arbres, le bruits de brindilles cassées raisonnant dans la nuit, il sent l’odeur proche de la donzelle, il se dissimule derrière un arbre, attends quelques instants qu’elle s’avance, sort d’un bond de sa cachette, se plantant devant elle, paume de main en avant, yeux plantés dans les siens
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:51

Belladone a écrit:
Aurore; reflets étranges dansant devant ses yeux.


Un pas : Lever le pied et voir pendouiller lamentablement la semelle de sa botte.
Un pas : Retenir sa respiration, écouter le silence qui l'entoure. Sens aiguisés, la vue perçante devant la brume qui se lève sur cette aurore, l'ouïe aux aguets du moindre bruissement furtif anormal.

Entendre: Remous au loin qui transporte une odeur iodée multipliée par cent dans ce brouillard.
Odorat : La mer... La mer et ses effluves, celles qui lui retournent l'estomac en lui rappelant qu'elle n'a rien mangé de potable depuis... une éternité. Le cœur aux bords des lèvres, le ventre tiraillé par la faim, mais continuer d'avancer en s'efforçant de penser que tout cela n'est plus qu'un cauchemar terminé.

Un pas : Craquement d'une branche morte , saloperie de forêt immense où le moindre bruit résonne à des lieux a la ronde.
Un pas : S'arrêter. Écouter de nouveau; regarder de nouveau.
Un pas : Le silence, l'odeur écœurante qui ne la quitte pas.
Un pas : Rien d'anormal, juste elle, seule au milieu de nulle part, seule et libre.

Liberté : Ivresse quand elle y pense, tête qui en tournerait si elle s'y plonge vraiment, ne pas y penser et espionner.
Observer : Se rassurer du seul mouvement des flots. Continuer d'avancer, ne pas se retourner, ne plus penser, partir loin vers le Sud, partir loin de l'enfer, partir loin de la mer; puis : VOIR

Crier : Juste un cri perçant l'aurore, un cri capable de déchirer le voile de brume, de crever les tympans alentours, un cri sans fin, comme ce cauchemar, comme ces hommes qu'elle n'a de cesse de ne plus voir mais qui inlassablement se retrouvent sur son chemin !
Un cri pour un : Noonnnn !!
Un cri pour un : Stoooppppp !
Un cri pour un : A l'aide !!!
Un cri pour un : Mais pourquoi ?!!!!
Un cri sans fin, qui s'ouvre sur le jour, qui explore la forêt, qui entoure les arbres, qui embrase la terre, quand elle tombe au sol de peur, ses jambes ne la portent plus, que la mort vienne, elle n'en peux plus..

Les larmes suivent, son corps à la merci des yeux vairons devant elle, sur terre rien n'est possible, une seule envie: rejoindre sa mère maintenant.
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MessageSujet: Re: [RP] Les abords de l'antre des ténèbres   Dim 28 Déc - 14:52

rand le traqueur a écrit:

Elle est là, face à lui, croiser à nouveau ses prunelles, instant de surprise, car même l'attendant, il est un instant troublé, c'est bien elle…
elle qui était auprès des grilles,
elle qu'il a pourchassé dans tous le royaume,
elle qu'il a retrouvé,
mais elle aussi, qui d'un coup se mets à crier tel un cochon qu'on égorge,
elle qui déchire le calme de la forêt,
elle qui envahit de son cri toute sa tête, se laissant pantois un instant,
puis elle, qui s'écroule d'un coup sur ce sol froid et humide de l'aurore naissante.

Respirer, soupirer, toute cette traque, mais pourquoi ! Pourquoi, jamais d'écus sonnant et trébuchant pour elle il n'aura, qui payerai pour cette femme, moitié morte, dont la maigreur ferait fuir, seul ses yeux vairons peut-être, et encore, serait-ce un atout… Réfléchir un instant, ce souvenir du pourquoi il avait entrepris de la retrouver, ressentir ce trouble qu'il avait eu.

S'asseoir en tailleur, la regarder, voir son corps tressaillir, froid, peur, pleures… que faire, se parler dans sa tête, regards exprimant différents sentiments,

Regard jeté sur elle
Regard de tendresse
Regard plein de désir qui la caresse,
Regard pénétrant qui la déshabille
Regard furieux

Tant d'expression, puis se relever, s'en approcher, se décider, murmurer au creux de son oreille, se voulant rassurant


J'te f'rai pas de mal

Tenter de la soulever, sentir sa légèreté, vouloir la poser sur son épaule comme un sac encombrant …
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