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MessageSujet: Accueil des visiteurs   Ven 1 Avr - 11:51

Aure. a écrit:
En ce 29 Martius de l'an de grâce 1459, Aure convoyait vers les courtines de Saint-Lizier .

La démarche de la gueuze, son affublement, et sa mine patibulaire, présageait, elle le savait, une inspection en règle devant les gardes de sa besace comme d'elle même. Justement, dans sa besace, elle y planquait deux petits coffrets afin d'y empiler ses simples elles mêmes écrasées dans des petits chiffons, son flutiau ainsi que sa flute de pan recouvrant l'ensemble.

Des villes, elle en avaient traversées un bon nombre, jusqu'ici, rares furent celles qui avaient réussies à la retenir, les villageois étaient, semble t'il de plus en plus frileux pour se montrer, au contraire des gardes, qui eux, pour son malheur, la reluquaient toujours d'un sale œil.
Saint Lizier ferait-il exception à la règle ?

Elle en doutait fortement. Aussi, avant toute chose, et bien avant d'être visible, elle planqua entre ses braies défraichies et le bas de son dos, le fourreau de sa dague à rouelles, avec, il va s'en dire, l'arme blanche à l'intérieure, puis elle réajusta sa chemise crasseuse sur l'ensemble, et enfin repositionna sa pèlerine mitée tout en sortant de la forêt.

Le bourg s'étala alors devant elle, et ne lui restait plus à peine, qu'un quart de lieue. La question qu'elle se posa alors, fut: Que dire aux gardes de sa venue ?.. Elle haussa les épaules, et ma foi, elle improviserait, elle avait bien le droit de se balader, non ? Même si cette balade présumait de descendre du nord jusqu'au sud du Royaume .

Oh et puis, enondu ! T'vas sur'ment avoir affaire à un veau coquard, un d'ces rogue mâtin pourri !, une maucréature , quoi.. Tsss, va falloir qu't'inventes une fable, et qu'ca tienne le ch'min !

Pas certaine que quelconque fable ne puisse lui ouvrir les portes de la cité, elle se positionna, cependant derrière les gueux déjà présent, qui ne sentaient d'ailleurs guère mieux qu'elle..



Nkhan a écrit:
Saint Lisiers...belle petite ville d'Armagnac qu'il avait eu de tous temps plaisir à fréquenter, même s'il préférait l'ambiance festive de Saint Bertrand...

Il passait le long des murailles, évitant de bifurquer à l'intérieur de la ville, pour ne pas rencontrer les rues bondées de cette fin de marché...

Appréciant le spectacle de la campagne se réveillant du long hiver, où s'égaillaient ça et là quelques paysans en mal d'occupations.

Il soupira un coup, et regarda la petite caravane qui faisait route vers son but. Pensa aux instants passés, à l'histoire de ces lieux qui en avait vécu des vertes et des pas mûrs, puis continua son chemin.

Ils feraient halte, pour sûr, mais plus loin, loin de l'agitation des villes...du moins c'est ce qu'il pensait...un raclement de gorge l'interpela...ses soiffards d'amis semblaient avoir envie de vider quelques godets. Ne pouvant leur refuser cela, eux qui étaient devenus plus que de simples compagnons de route, eux qui étaient comme des frères de sang, il fit contre mauvaise fortune bon coeur..

Ils continuèrent quelques temps sur la route, afin de trouver endroit où installer la caravane. Les chevaux de bâts se reposant, ses hommes en faction, ils partirent tranquillement sur le dos de leurs destriers, en direction du centre de la ville, afin de trouver un débit de boisson digne de leurs envies passagères..


Totoriflette_le_vrai a écrit:
Comme chaque matin, au levé du jour, le manchot alla ouvrir les portes de la ville, ils étaient quelques’ un là, à attendre. La fatigue se lisait sur les visages, la poussière sur leurs vêtements, et l’odeur particulière due aux longues marches… et encore ce n’était que le printemps qui était là, les nuits avaient encore quelques fraicheurs… qu’allait-il en être en pleine saison … ?

Il reconnut quelques habitants d’Armagnac et Comminges, qui étaient en file et leur fit signe de passer, leur souhaiter la bienvenue, et les inviter à boire une chope et se reposer à l’auberge.

Puis vint le tour des estrangers au comté, en premier lieu une gueuze, pour sur une vagabonde pensa t’il en reluquant ses vêtements.

Les frontières n’étaient pas fermées, il est vrai que l’on circulait librement soit, mais, poser quelques questions permettaient de faire connaissances dans un premier temps, et aussi d’en apprendre un peu sur les raisons des venues dans le village, on n’est jamais trop prudent …

B’jour, Nom ? Raison de la visite ? Durée du séjour ?

Il était fatigué en ce jour, il était temps que la relève arrive.


Aure. a écrit:
Et voila... Pour commencer fort, ca commençait fort.. Déjà, pour être veau coquard, le type l'était.. un esmeut comme pas permis, mais avec en prime un bras en moins. Du moins Aure le jugea ainsi au vu de la manche qui pendouillait.. Elle pensa même qu'il y avait surement que ça qui pendouillait, car pour le reste, devait pas avoir grand chose..
Enfin, la chose est certaine, il la regarde à peine dans l'blanc des yeux, et lui sort son leitmotiv appris par cœur, surement pas lu, doit pas savoir lire, un vrai coquebert le gars.

Son nom ?
Bin tiens, comme si elle allait lui dire, ils ont quand même une sacré manie dans l'Royaume entier a d'mander t'jours comment qu'on s'appelle, et a dire t'jours comment qu'eux y s'appelle. ...

Quoique, pour le coup, le type se présente pas, non, il enchaine avec Raison de la visite ?
J'viens visiter personne moi ! Par les saints couillons du pape !

Et il finit en beauté sur la durée de son séjour..
Comme si qu'elle avait d'quoi s'payer une auberge , tiens ?! son sééééjouurrr, comme qu'il dit, se s' ra dans une écurie, parce que les porcherie, non merci, elle a déjà fait , et c'est vraiment pas l'endroit idéal pour roupiller.

De questions en questions, Aure qui ne regarde que le bras manquant du garde, cherche désespérément une histoire à lui raconter, mais pour cela, au final, elle a plutôt l'habitude, et c'est un fin sourire sarcastique qui montent sur ses lèvres.


Nom : Binn, Fluteuse, pa'ce que j'oue sans cesse du flutiau, m'sieur.
Raison d'la visite: C'est qu' justement j'dois voir un répareur d'flutiau, l'mien l'est tout bancal.
Durée du séjour: Ça dépendra du répareur, m'sieur.


Finit- elle de dire en lui affichant son plus beau sourire. Ce qu'elle venait faire, elle même n'en savait fichtre rien, alors ça ou autre chose...

[hrp] Veau coquard = Abruti qui se la joue
Esmeut= Merdeux
Coquebert=nigaud
[/hrp]



Totoriflette_le_vrai a écrit:
Le regard sur son parchemin, moignon gauche appuyé bloquer ainsi un envol possible, attendre… attendre des réponses qui mettaient d’après lui une éternité à venir. Il avait froid, faim, et rêvait d’un pain et d’une tisane assaisonnée d’Armagnac pour déjeuner.

Lever un instant la tête, quand enfin elle daigne répondre…
ben tiens Binn Fluteuse, nom de troubadour ça, bien loin d’être un nom… et son flutiau qu’est bancal !

Marmonner, m’prends pour un baubi ou quoi…

Planter alors son regard dans le sien et ajouter d’un ton sec

Ah tu veux jouer à ça ! Alors vide ton sac sur la table et plus vite que ça, on va bien voir ce que tu ballades hein !

Froncer le sourcil gauche tout en pinçant les lèvres et ajouter

Et si tu continues t’auras droit à une fouille en règle !

Petit rictus sur les lèvres en la regardant de la tête aux pieds, puis inspirer et reprendre

Nom et le vrai pas celui de troubadour ?


[hrp]Baubi : Andouille [/hrp]


Aure. a écrit:
Aure lui faisait son plus beau sourire hypocrite en lui racontant donc, " sa fable "; quand le bobu pencha son nez vers le parchemin qu'il tentait désespérément de tenir. Elle s'en pinça les lèvres pour ne pas éclater de rire, en le voyant essayer de se dépêtrer et de surplus son envie de faire croire que Mônsieur est lettré ! Ca s' saurait si les gardes des courtines savaient lire !

Nan de diouce ! c'est qu'il se prends vraiment pour le Roy en personne le type ! Vrai, lui manque plus que des plumes au c.. et il serait parfait !

Bien vite, cependant, son envie de se mettre à rire, se transforma en froncement de sourcils et mine dubitative. V'la, il faisait le coup du type mal couché qui de ce fait, voulait aller voir ailleurs afin de...

Les prunelles bleues du type se plongea dans celles noisettes de la donzelle qu'elle ouvrit aussi grandes qu'elle le pouvait et sans que celle ci, ne les baissent d'un iota. Elle en avança même la tête afin qu'il puisse les admirer tout à loisir, mais n' eut pas le temps de lui dire ce qu'elle pensait que celui ci lui parla de fouille de besace, de fouille de sa personne, breff pour Aure, en deux mot, le fou du Roy lui montrait déjà les clés des geôles si elle la ramenait encore une fois.

Tsss, tous les mêmes ces gardes, de vrais géménée de godinette ! Des eskes qui font tinter des clés aussi fort que leurs gosiers ! Tsss, Bon Aure faudrait voir à la jouer finaude si tu veut point te r'trouver avec les rats et squelettes d'leur piaule à quat' murs..

Seulement, le hic, c'est que la finesse n'était pas vraiment dans sa nature, aussi, elle balança sa besace sur la table, puis en lorgnant d'un œil tout aussi malsain que le type, elle lui dit :


Tiens, t'as qu'a reluquer toi même , si des fois qu'la fluteuse planque une armée dans sa b'sace, histoire d'faire un carnage dans l'village ! Tsss

Soupir de désolation, hochement horizontal de la tête, Elle finit d'ouvrir sa pèlerine, en ajoutant :

T'as vu ca ?! Même la, y a pas de hache dis donc ! Et même pas une épée !
Rhooo, bin c'est t'y pas normal que ça ?!


Se foutait-elle de sa tronche ? Oui, tout à fait, et son ton sarcastique le prouvait bien, et après tout, tant pis pour la suite !

[hrp]Bobu= Nigaud
Géménée de Godinette = Engeance de débauchée (fils de p... quoi !)
Eske= Lâche
[/hrp]


Totoriflette_le_vrai a écrit:
Depuis qu’il avait demandé à assurer la douane du village, pour sur qu’il en avait croisé, mais celle là… elle se foutait ouvertement de lui, et de cela le manchot ne le supporta pas.

Lâchant alors sa plume, il prit d’une main ferme la besace et la retourna sans ménagement sur la table, ah elle ne voulait pas aider à sa fouille, et bien parfait, il fouillerait lui-même à sa manière.

Il étala son contenu, son moignon lui donna un coup dans la besace qui elle se retrouva au sol, de sa seule main il éparpilla les objets peu de chose, deux coffrets, et le fameux flutiau et un autre instrument qu’il n’avait jamais fut, fait de différent tube de bois ficelé les un aux autres.

Regardant la gueuse dans les mirettes, ajustant un sourire sur le visage, il empoigna la chose, arma son bras, visant le mur et ajouta d'une voix autoritaire et forte


Pour la dernière fois : Nom et raison de la visite !


Son flutiau était cassé, il ne serait pas le seul si la gueuze ne répondait pas. Et il serait encore temps de continuer sa fouille, finalement, l’était pas pressé, il avait toute la journée sa belle se reposant au couvant.
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MessageSujet: Re: Accueil des visiteurs   Mer 6 Avr - 8:01

Aure. a écrit:
Ça devenait sérieux, le fou du Roy, faisait plus que dans le zèle, à croire qu'il touchait une prime pour chaque personne qu'il pouvait enfermer dans les geôles; et dans le ciboulot d'Aure, ça cogitait à très grande vitesse.

En premier lieu, elle songea à ramasser sa besace, y remettre toutes ces petites choses, tourner les talons jusqu'à l'orée du bois et attendre que celui-la soit relevé: il n'allait quand même rester en place jusqu'au coucher du soleil ? Sur, un moment où un autre, elle verrait une autre tète d'abruti, qui serait bien plus euhh, accueillante.
Commence sacrément bin ton séjour,comme qui dit..pensa t'elle la mine songeuse.

Ce qui la gênait le plus, était l'instrument qu'il tenait entre les mains... Non pas qu'il eut une réelle valeur marchande; non, du roseau d'la ficelle de chanvre, ça s'trouve partout, mais c'était bien plus une valeur sentimentale et si lui s'en fichait comme de son bras manquant, il en était tout autre pour Aure.

Tenter de le reprendre ? Le risque lui apparaissait grand; le bonhomme enragé; les clés clinquantes; bref l'air même commençait à lui manquer rien qu'à y songer. Certes, elle aurait tout aussi bien pu lui donner son nom, seulement, de nom elle n'en avait pas... Lui balancer le nom qu'elle même s'était donné ? il est vrai qu'il sonnait bien et au final cela serait exactement pareil que celui qu'elle lui avait refilé un instant auparavant; alors ?? Mais l'évidence fut pour elle tout autre; elle pouvait très bien et tout simplement, faire demi-tour.
En vérité, ici, elle ne connaissait personne, n'y attendait strictement personne, ne s'était arrêté la que parce que ces chausses l'y avaient emmenées, elle y aurait fait un simple petit arrêt avant de s'en retourner, afin de dire dans une autre ville comment était celle çi, de leur dire d'y aller, où bien d'éviter. Et pour le coup, pour l'heure, la lanterne étant rouge, cette ville était une de celle à ne surtout pas s'approcher mis à part l'intention de dormir gratos, un toit sur la tête.. M'enfin, ce genre d'auberge étant bien loin d'un quatre étoiles, elle supposait également qu'après en avoir fait sa promotion, personne n'y viendrait.

A cet instant d'ailleurs, elle tourna la tête, pour s'apercevoir, qu'en fait, rare était les personnes qui ressemblaient à des voyageurs, la première cour intérieure demeurait quasi vierge de tout passage, quelques allées et venues de charrettes emplies de futs, quelques unes avec des denrées, mais pour le reste... La promotion devait déjà être faite..
Mais qu'est ce que ch'suis v'nu faire ici , moi ?! se lamenta alors Aure en soupirant.

Son visage embruni passait par toutes les expressions, du songeur à l'entendu au rageur et moqueur; sans pour autant qu'elle ne puisse prendre la moindre décision puis enfin d'un pas nonchalant, elle se dirigea vers la table. Les yeux noisettes autant que la mine de la souris donnait à présent dans l' écœurement. Dégoutée, elle l'était, de voir en face de lui, un esmeut pareil, qui n'avait aucun respect pour le bien d'autrui, à la limite de la brute sanguinaire, l'idée même, en fait, qu'elle se faisait bien de tout ces gardes, soldats, maréchaux et autres engeances de la même sorte. Elle se pencha pour ramasser sa besace, détourna son regard du fou et repris ses deux coffrets, un léger et rapide sourire mesquin sur les lèvres, en pensant que finalement, il n'avait rien vu de ce qu'il aurait du voir, puis y remis ensuite son flutiau.

Ses mouvements étaient d'un lenteur incroyable, à croire qu'elle redoutait nullement le châtiment qui pouvait lui lier mains et pieds au fond d'un cachot, enfin, elle revissa sa besace sur son épaule et fit volte face. Elle se trouvait a tout juste deux pas de l'idiot; fou qui ne la quittait pas des yeux, alors qu'elle même regardait déjà droit devant elle; l'horizon s'y profilait. C'est à ce moment précis que tout bascula.

Aussi inattendu que surprenant, la gueuze sauta sur le bras armé de la flute de pan, tout en lui assénant un coup de besace sur la tête. Elle savait fort bien que si par malheur il l'attrapait, adieux l'horizon, elle savait fort bien également qu'elle devait se tirer de suite, pourtant, étrangement, elle ne fit que reculer et entonner quelques notes; puis, une fois fini, elle remit la flute dans les mains du fou en disant d'une voix rocailleuse:


Fluteuse, parce que je joue sans cesse de la flute; casses la et trouve moi un autre nom si ca t'chante..


Elle n'avait rien d'autre à ajouter, mais avec un fin sourire, elle tendit les bras et ajouta :

Tu peux aussi me mettre les fers..



Marsou a écrit:
Marsou marchait tranquillement en sifflotant un air qu'il aimait tout particulièrement car il lui rappelait une partie de sa vie passée...
Il revenait du château après y avoir déposer la liste des entrants et sortants de la ville.
Il vu Toto au loin qui semblait s'agiter et se chamailler avec quelqu'un d'autre, il reprit une allure dynamique se demanda pour quelle raison il s'agitait de la sorte.
Toto obnubilé par cette dame ne vu que Marsou se trouvait à présent à ses côtés. Il regarda la dame s'agiter et tendre ses mains en direction de Toto.
Marsou lui tapa sur l'épaule et s'exclama :


Bonsoir Toto j'vais prendre la relève si tu veux bien !
Mais qu'est-ce qui se passe avec cette dame? Pourquoi elle parle de fers?
Et ne faites pas de mal à cette pauvre flute !


Il sourit essayant de détendre l'atmosphère.
En attendant de voir la suite, il posa une feuille blanche et s'assit tranquillement près de la table...
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MessageSujet: Re: Accueil des visiteurs   Sam 9 Avr - 12:49

Totoriflette_le_vrai a écrit:
Elle cherchait les ennuis ? Elle allait les trouver, était même sacrément bien tombé en ce jour où la lassitude se lisait sur le visage du manchot.

Agacé de tous ces voyageurs qui, étrangement, ne savait pas ce qui les amenaient à Saint Lizier, assommé d'entendre toujours les même fables et fabulations, horripilé de sentir leur vinasse, transpiration, relent de graillons comme si ils trainaient avec eux les bouges qu'ils avaient fréquentés, l Lassé de devoir rester debout à poser les mêmes questions pour entendre toujours les mêmes réponses et voir toujours ces mêmes têtes d'empotés prit au dépourvu, la main dans le sac.
Irrité, échauffé, vanné !

Et la gueuze là, à elle toute seule, avait réussi à lui mettre les nerfs à vifs en moins de temps qu'il fallait pour le dire. Son flutiau ? Mais qu’en avait-il à battre !! Et puis, sa tête... ses frusques, ses chausses… rien ne donnait envie de laisser cette vagabonde entrer dans le village, encore un coup à se faire faire des remontrances car, pour sur, elle allait faire des ennuis.

Et pendant toutes ses pensées, les yeux dans ses mirettes, prêt à réduire en petit bois la chose entre ses mains, parce que ça, ça pouvait valoir quoi ?
Rien, la souris n’avait de part son allure, aucune chance d’être en possession de quoique ce soit ! Et surement pas elle qui irait se plaindre auprès du lieutenant pour mauvais traitement de la part du douanier. Visage qui alors s’illumine en pensant à son lieutenant : dame Nael... Instant de délice à respirer cette pensée, s'y perdre et s'y vautrer quand d’un coup, la réalité ressurgit.
Assommé ? Non, mais surpris par une donzelle qui, en un éclair lui avait balancé sa besace sur la tronche, repiqué le flutiau, et comble de tout jouait à présent quelques notes devant lui puis contre toute attente lui redonner...

De las, Toto voit rouge.
Bien sur qu'on allait se moquer ainsi de lui; de son grade; de son rang; de son uniforme ! Dans un mouvement de colère, l’instrument de nouveau en main, le revers de cette main vient s'aplatir sur le visage de la gueuze, qui a somme toute, ainsi ressenti le bois lui écraserle nez. Voir alors déjà du sang s’écouler, quand elle lui lance avec arrogance :


Citation :

Tu peux aussi me mettre les fers..

Quand une autre voix retentit, celle de l’autre douanier, Marsou, joueur de musique, de flute aussi, penser qu’ils vont surement bien s’entendre avec la gueuze…lancer alors l’instrument contre la porte, sans regarder ce qu’il lui arrivait, et se tourner vers Marsou

Trop tard pour la flute, elle l'a cherché ! Je te laisse la gueuze, impossible de savoir son nom ou le pourquoi de sa venue, t’auras peut-être plus de chance que moi… moi j’ai soif !

La dessus, il s'en retourna signer le registre de sortie, avant d'aller voir ailleurs, loin d'une souris arrogante à souhait, dont il avait de plus en plus envie d'y refiler, des fers...


Aure. a écrit:


Du revers de sa dextre, elle essuie le sang qui coule de son nez.
Il ne l'avait pas raté.
Ce n'était pas le premier, ne sera surement pas le dernier mais surtout, surtout, ne pas montrer la douleur, jamais ! Ne pas montrer la peur qui, insidieuse l'envahie toute entière, cacher ses guiboles qui tremblent, faire comme si, toujours, toujours ! Ce serait trop leur faire plaisir à tout ces chiens galeux !

Alors sourire.
Sourire narquois, arrogant, autant que son regard, autant que ses mains qu'elle tend, histoire de finir de le déstabiliser, comme toujours, faire croire que, et finir de l'achever avec quelques mots. Des fers ne peuvent pas être plus froid que ce nez qui se vide, leur cachot ne peut être plus sombre que les prunelles de ce type enragé; cette ville ne peut être plus glaciale que le regard qu'il lui porte.

Vagabonde... Il n'a même pas besoin de le dire, elle le lit dans ses yeux. Elle n'est rien qu'une vagabonde.
Une crasseuse qui ne sert à rien, n'a aucun dessein, aucune utilité pour la couronne, pour le Royaume, un parasite insignifiant, futile, une pique-assiette qui n'apporte rien à ce monde, sauf la maladie, la puanteur, la dégénérescence..

Et soudain, aussi rapidement qu'elle même a su l'être, voilà qu' il explose entièrement devant les yeux ahuris d'Aure. Elle n'eut que le temps d'entendre une autre voix, que le temps de voir une tape sur une épaule, que le temps d'apercevoir un vague regard se poser sur elle quand elle vit cette unique main se déchainer et claquer si violemment l'objet qu'elle tenait. Alors un cri monte sous les paroles d'un garde :



NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !



Aure, ne quitte pas du regard sa flute de pan. Elle la voit voler, virevolter, pour finir s'éparpiller sur le sol. Alors , elle qui se tenait si arrogante, la voici à présent menaçante, et c'est une voix dangereuse, grondante et caverneuse qui lui dit :


Gémédée de Godinette ! Tu perds rin pour attendre ! Gaffes à toi dans les ruelles sombres, ici, comme ailleurs !


Elle ne pleurera pas, même si ses yeux la brulent. Ne contournera pas cette table qui la sépare de son instrument. Elle ressuie, rageuse, son nez qui ne cesse de pisser le sang, ne voie plus rien autour d'elle, sauf des morceaux de roseaux éparses et de la ficelle qui pendouille.

Souvenir d'une amie; morte une seconde fois....



Marsou a écrit:
Marsou qui était là assis tranquillement sur sa chaise, il se balançait sur sa chaise quand il jeta un œil vers son ami et le vit lever et armer son bras.
Il se leva d'un seul coup mais il était trop tard le coup violent au visage était déjà parti; le visage de la victime fit un quart de tour et le sang coulant sur ce dernier montrait la violence de l'impact.
Marsou accompagna Toto jusqu'au registre pour éviter un éventuel dérapage de sa part.


J'te reconnais pas Toto ! Tu devrais rentrer et te reposer parce que là j'crois que t'as été trop loin...
Rentre mon ami j'prends la suite et j'm'occupe de la dame !


Marsou regarde Toto reprendre la route, il vit son visage et son corps immensément tendu et on pouvait lire dans ses yeux de la haine et énormément de colère.

Marsou se retourna et alla derrière la table qui faisait office de bureau, il prit la chaise d'une main et la posa à côté de la dame en sang puis fouilla dans son sac quelques secondes et y sortit un bout de tissu qu'il lui tendit.

Prenez et compressez ma 'tite dame ! Compressez !

Marsou regarda la dame qui semblait être sonnée.
Il partit vers le mur et ramassa la flûte cassée et les deux plus grands tubes complètement brisés par terre.
Il ramena le tout sur la table et dit à la dame:


C'est que vous me l'avez bien énervé le Toto !
Bon ! J'espère que ça ira mieux avec moi parce que j'cogne pas moi, j'donne à manger aux loups.


Il saisit la feuille de recensement et observa les ratures sur la dernière ligne encore une preuve que cette dame a fait tourner Toto en bourrique.
Marsou observa la dame qui saigna de moins en moins du nez et lui demanda :


A vous de voir soit vous arrêtez de faire vot' tête de mule et ça simplifie la chose et même j'suis prêt à réparer vot' flûte si ça se passe bien ou soit on se prend la tête tous les deux et vous finirez hors de ces murs !
Vous êtes bien amochés, mieux qu'ça se termine le plus vite possible !
Votre nom s'iou plait et le pourquoi de votre venu à Saint Lizier?


Marsou s'assit sur la table en regardant la dame dans les yeux et attendit un geste de sa part en espérant qu'elle choisisse la meilleure solution pour eux deux.
C'est pas qu'il était de nature violente à Saint Lizier et espère qu'il ne devrait pas à utiliser son passé de mercenaire pour une pov' dame...
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MessageSujet: Re: Accueil des visiteurs   Lun 11 Avr - 11:04

Aure. a écrit:


Elle s'essuie de nouveau son nez qui virait au rouge des pas plus clair et lui semblait avoir triplé de volume. L'esmeut se tirait à grandes enjambées, rageur et irrité. Aure n'en vit rien, ne lâchant pas son regard de l'instrument qui jonchait le sol.

Puis soudain, une chaise vient se mettre à ses côtés. Un autre chien pourri qui malgré tout demeure bien calme, le lui apporte. Elle le regarde un instant, visage impassible, pas une esquisse de sourire, aucune arrogance, comme si tout en elle venait de se briser, alors elle regarde cette chaise, et finalement décide de s'y asseoir. On lui tends un bout de tissu afin qu'elle se soigne. La suspicion d'Aure refait surface :

Trop gentil pour être honnête.. songea t-elle tout en prenant cependant ce qu'il lui tends avec ce qui semble être un vague sourire de sa part.

Des gardes, soldats, maréchaux et autres types de la même engeance elle en avait tellement fuis; ce genre de gars, aimable ? Cela se saurait, elle connaissait trop bien leur loi du plus fort.
Son caractère ? Mais elle le devait justement à tout ceux là, à leur regard de mépris sans pitié, qui ont droit de vie ou de mort sur votre personne..
Depuis son enfance, elle ne vivait que dans la ruse, le mensonge, la duperie, la prudence, la défiance autant que la peur.
Elles les avaient entendus les clés tinter suspendus à leur ceinture, elle les avait vu, les buchers consumés ses semblables. Combien d'amis avaient elle perdus à tout jamais ? Combien de visage s'effaçaient lentement de sa mémoire, sans vraiment savoir ce qu'il était advenu d'eux, une fois enfermé dans leurs cachots. On vous mettait la, et vous n'en sortiez jamais. Voila sa vérité, voilà contre quoi, elle se battait chaque instant, voila d'où naissait son arrogance, elle nageait depuis tant de temps, dans le :" faire comme si" ; ne pas montrer sa trouille, et finalement faire comme eux. Elle le savait pourtant, pour une tête qui ne revient pas, pour un bout de pain volé, pour ne pas crever de faim, parce que vous n'avez ni nom, ni famille, ni toit, parce que vous êtes né, là, au milieu d'une rue, au milieu de rien, déjà, rien que pour cela, selon cette classe si bien pensante, si charitable, si Aristotélicienne, vous méritiez de mourir.

Des regrets ? Elle n'en avait aucun et préférait largement sa vie tout comme l'horizon, à la vie de tout ces pantins bien dociles qui courbaient l'échine afin de payer des dîmes folles pour un Roy qui lui, se pavanait dans un château.

Devenir comme ceux là ? Jamais !

Alors ce jour, pourquoi ferait elle confiance ? Fera t-elle confiance à ce type qui donne une impression d'humanité ? N'est ce pas plutôt un simple leurre ? Elle le regardait sans le voir tout en y songeant, quant la vérité éclata aussi brillante qu'une lame d'acier. Lui ne cogne pas, mais préfère donner ripaille au loups aussi elle se douta alors fort bien comment elle finirai. Cependant elle avait gagné un nom. L'esmeut se prénommait apparemment Toto. Toto... comme si c'était un nom....Elle aurait pu presque en rire si son écœurement n'avait pas été entier , mais selon toute évidence, il devait sonner mieux que Fluteuse à ses esgourdes.

Ses prunelles reviennent se poser sur la table, sa flute est la, éparses, inutile, et anéantie tout comme l'est depuis bien longtemps l'amie qui lui a donné, son amie, sa confidente, sa sœur Laudry. D'écœurer Aure ressent monter une haine, puis la relève reprends " le flambeau" et lui pose les mêmes questions que l'autre. D'une voix morne elle lui répondit alors :


Moi, c'était Fluteuse, l'autre à pas voulu me croire..... à présent, j'ai plus d'nom.. Alors, appelles moi Laudry..
C'que j'étais v'nu faire ?
Juste voir l'accueil chaleureux des gens d'ici...
J'ai vu...
J'pourrai r'partir.... mais maintenant j'ai aut' chose à y faire.
Retrouver un esmeut..


Elle ne le regardait même pas dans le blanc des yeux, non, ses prunelles ne quittait pas les guibolles du type qui pendouillaient dans le vide . En tête une pensée, d'un seul coup de l'une d'entre elle, et c'est le sol qu'elle verrait de bien prés, ses dernières paroles pouvant lui valoir bien plus qu'un coup de poing . Alors, calmement, elle se releva, recula et se posta debout derrière la chaise. Puis enfin elle ajouta :

Si vous voulez bien m'redonner ma flute..

De l'aide de sa part pour la réparer, elle n'en voulait pas. A quoi bon à présent. A chaque fois qu'elle la verrai, c'est un autre souvenir qu'elle aurait en tête.

Le souvenir d'un gémédée de godinette, dont elle n'avait plus qu'une envie : crever.


Marsou a écrit:
Il l'écouta mais la vit fixer Toto qui partait; dans ses yeux de la haine et de la colère. Pour sure qu'il n'allait pas de suite lui dire de passer son chemin! Il était bien décidé à lui faire comprendre que dans son village, nul place pour les voyous et meurtriers.

Marsou hausse le ton un court instant pour lui faire comprendre que ce qu'il va dire est important !


NON ! Vous resterez ici tant que vous ne serez pas calmés !
J'ai nullement envie de retrouver un corps dans mon village et nullement envie de revoir violence ici...


Et si j'vous ennuie avec mes questions c'est par sécurité pour les habitants et visiteurs de ce village ! Si j'laisse entrer un tueur de femme possédant une flûte vous seriez bien mal à l'aise alors arrêtez un peu de vous méfier comme ça !
Vous me connaissez même pas et vous vous méfiez de moi parce que j'fais juste le recensement faut p't'être un jour ouvrir les yeux et voire que chaque personne est différente l'une de l'autre, pareillement vous dites que vous v'nez voir l'accueil chaleureux des gens et vous vous arretez à une personne ! Faudrait p't'être vous remettre en question !


Après lui avoir fait un peu la morale, il se rassit sur le coin de la table.
Marsou vit bien que la flûte même brisée lui tenait à cœur alors il lui demanda simplement :


Et dites moi un peu comment la personne qui vous a donné cette flute vous appelait t-elle?


Marsou pensait à croire que soit la dame se calmerait soit il la raccompagnerait aux portes de la ville car il avait nullement envie de laisser passer une furie qui voulait se venger...
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MessageSujet: Re: Accueil des visiteurs   Mar 12 Avr - 11:38

Aure. a écrit:

Debout derrière cette chaise, ses mains tiennent le dossier. Pas de rage dans ses yeux, juste de l'indifférence au contraire de son cœur.

Le planter ?
Elle le ferra. Ici. Ailleurs. Ce jour où dans un mois, une année, elle a tout son temps après tout. Les prunelles sur la flute de pan toujours, attirée, envoutée par elle, elle est si écœurée, reste son flutiau qu'elle a remisé dans sa besace. Lui, n'a strictement rien, la fable qu'elle avait raconté fut écouté à demi, à moins que l'esmeut ne fasse aucune différence entre deux bouts de bois. La " chose" n'en serait même pas étrange, ce n'est qu'un paon qui jacasse, fait la roue, et s'empourpre quand vous ne pensez pas comme lui, ne faites pas comme lui, le voudrait. En repensant à lui, ses mains enserrent un peu plus la chaise dont les jointures de ses doigts en deviennent blanches quand subitement, la voix en face d'elle s'élève, monte d'un ton, puis de plusieurs.
Pas bouger lui dit il.. Se calmer, et pas bouger...

Calme, elle l'est; du moins en apparence il est vrai, et pour le lui prouver, un vague sourire mesquin se dessine sur ses lèvres.
Il ne veux pas lui laisser passer ces portes ? Soit. Elle peut faire demi tour, ce qu'elle veux, c'est sa flute de pan, c'est tout, pour le reste elle n'a nullement besoin de conseil. Néanmoins le type continue son laïus. Et doucement, à ses dires le sourire narquois d'Aure s'agrandit. Elle relâche son emprise de la chaise, sa senestre vient un court instant gratter le bas de son dos. Oui; pour sur, il serait bien reçu ceux qui viendraient l'asticoter de trop près. Cependant il continue, en mettant dans le mille, puisque, en effet, elle se méfie de lui comme de tous.
Mais comment pourrait il en être autrement de toute façon, que connait il d'elle pour ainsi la juger ? Que sait il ? Rien.. Il pense savoir très certainement, mais finalement, il s'en bat le coquillard allégrement, et quand son tour de garde sera terminé, il rentrera dans son petit chez lui, en oubliant même sa tête. Alors à quoi cela lui sert il de faire dans le bon samaritain ? Aurait il une dette à payer à Aristote , au curé ? Puis il termine presque en beauté, en lui disant, à elle, de se remettre en question.
Bravo, la leçon de morale est parfaite, le seul point sombre qu'Aure y voit, est que l'autre esmeut, a juste eu le droit à un vague : va t'reposer, et c'est pourtant bien lui ,qui lui a refilé le coup de poing et cassé sa flute. Aussi donc, oui, elle n'a vu que deux personnes, un sanguinaire qui a le droit de tabasser, et un samaritain qui se prends pour Aristote lui même, charmant échantillon finalement qui lui donne de moins en moins envie d'aller voir plus loin.

Regard qui se retourne sur sa flute, regard désespéré, trop de souvenir viennent de se briser, elle fronce les sourcils de tristesse, ses yeux commencent à s'embrumer ce qu'elle n'apprécie pas du tout. Geste rageur de son poignet qui essuie son œil gauche, s'en vouloir de craquer ainsi, par conséquent elle se mord le bout de la lèvre, puis se redresse de tout son haut.
Ne craque pas ! Ne craque pas ! Pas la ! Pas d'vant ceux la !
Cette pensée lui martèle le crane comme les papillons viennent mourir sur le verre d'une lanterne, mais ses yeux ne veulent rien savoir. Elle prends alors une grande bouffée d'air dans l'espoir de reprendre le contrôle mais pour arranger ces affaires, le type lui pose la question qui balaie tous ces efforts.
En d'autre circonstance, c'est un rire étranglé qui serait monter de sa gorge en voyant là, la diplomatie du type et sa question, si bien détournée; mais vautrée dans les pensées d'une amie si chère, effondrée dans ses souvenirs de feu de camp si merveilleux, de chant, de musique, de danse, elle n'y prête nullement attention et répond simplement d'une voix morne tout juste audible :


Aure..

Le regard embué se porte sur le visage du type, un voile se forme derrière ses paupières, un vague sourire lointain se dessine et une pensée : pardon Laudry...
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MessageSujet: Re: Accueil des visiteurs   Mer 13 Avr - 8:24

Marsou a écrit:
Marsou eut enfin son nom, fichu nom qui a engendré tant de conflit inutile.
Et la voila elle qui jouait la dure, l’intouchable mais apparemment une fois de plus les apparences sont souvent trompeuses, elle commençait à s’effondrer.
Ses yeux se remplissaient de larmes qu’elle contenait par je ne sais quel moyen.
Hélas pour elle, à chaque clignement d’œil, les gouttes coulées de ses yeux et tombées sur sa joue avant d’être de suite essuyer d’un revers de manche.

Toujours fière et droite dans toutes circonstances, preuve là d’une grande souffrance cachée derrière une carapace énorme.
La souffrance qui change un homme ou une femme comme celle de Toto qui lui a fait perdre son sang froid et à oser maltraiter une dame quelle qu'elle soit !
Enfin, c’est ce qu’il aimait en déduire de ses deux comportements si étranges au premier abord mais si touchant de sincérité et de vérité si on cherchait à les comprendre.

Touchante malgré son allure déplorable, son visage souillon mais peu importe à quoi elle ressemblait, il ne savait quel passé l’avait rendu dans cet état et puis pour sure que Marsou et l’apparence ça faisait deux et il s’en foutait pas mal.
Il préférait largement l’âme humaine à l’apparence, pour lui c’est essentiel...


Bon ma ‘tite dame j’vais pas vous embêter plus que ça !
J’ai votre nom Aure je marque vagabond mais rien de mal, j’vous fais confiance et j’espère que vous respecterez celle-ci. J’la donne une fois, à vous de voir c’que vous en faites !

Marsou reprit la chaise doucement en attendant qu’elle la lâche avant de la saisir et alla s’installer derrière la table puis il nota sur la dernière ligne Aure, vagabonde, en visite dans notre village.
Il releva la tête, lui demanda d’avancer et lui redonne sa flûte cassée avec les deux morceaux enlevés.


Désolé pour vot’ flûte… Bon séjour et faites pas trop de bêtises !

Il la regarde de son bureau, espère qu’elle comprendra que dans la vie y’a pas que des drôles et lui sourit, un sourire qui sonnait comme un bienvenu après une altercation et au début pas très gai !

Aure. a écrit:
Une impression de n'avoir plus qu'un nez sur le visage, tout autant que l'impression qu'il ai changé de place; Aure ne sentait plus que lui et ses larmes qui, bien malgré elle, tombaient en goute à goute et qu'elle essuyait d'un revers de manche où de la paume de sa main.

Ne pas craquer, elle n'avait pas réussie, et évidement s'en voulait pour cela. Le type en face d'elle la regardait, compatissant, lui semblait il, pour ne pas dire avec pitié, et cela non plus, elle n'aimait guère. De sa pitié, elle n'en voulait pas, elle ne le connaissait pas, lui de même, alors elle n'attends plus qu'une chose, qu'il lui dise de décaniller où de passer, mais qu'il cesse avec ces bons sentiments dégoulinant et ma foi, tout aussi écœurant qu'un coup de poing.

Contre toute attente, il lui ouvre toute grande l'entrée de ce village, dont étrangement, elle n'a plus aucune envie d'en faire le tour. Voir, elle venait de la faire, et cela lui suffisait amplement.

Il lui donne sa confiance.. Génial... pensa t'elle. Si tu pouvais m'refourger un bout d'viande; j'préfér' rai.. . Son laïus lui fit lever un instant les yeux au ciel, puis enfin, le moment tant attendu arriva.

Délicatement, elle repris l'objet tant convoité. De ses paumes de main ouvertes, elle la contempla en soupirant. Les deux plus grands tubes étaient en morceaux, les autres encore entiers, peut être réussirait elle à la réparer finalement. Elle releva les yeux vers le garde, ouvrit la bouche comme pour parler, mais n'attrapa qu'une bouffée d'air avant de la refermer. Non, même si il lui avait proposé son aide, elle essaiera seule, et si elle n'y arrive pas, alors, elle avisera.

Sa dague à rouelle toujours planquée derrière son dos; sa ciguë et sa belladone bien rangée dans un de ces coffret, elle fit quelques enjambées en direction de la rue principale avant de se retourner, regarder de nouveau un garde qui pouvait d'ailleurs bien noter ce qu'il voulait, ne sachant pas lire elle même, elle n'aurait pu le contredire. Regard qui se veux scrutateur, afin de ne pas oublier ses traits, après tout, sa compassion pourrait surement l'aider un de ces jours.

Sans prononcer un seul mot, que lui dire d'ailleurs; merci ? Elle ne voulait pas s'abaisser jusqu'à ce stade, non pas par fierté, mais simplement en étant plus que certaine qu'il n'avait rien à cirer d'elle, aussi elle se retourna et reprit sa démarche toujours la même, légère et dansante mais sa main se leva comme pour lui dire :
Merci, et a la prochaine...

Dans ce geste, elle lui avait tout dit, et pour Aure, c'était déjà beaucoup.
A présent le village s'affichait devant elle, ne lui restait plus qu'à épier un esmeut, et voir ce qu'elle pouvait faire, peut être ne serait-il pas superflus pour elle, d'aller chercher ses anciens amis..
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